Co-auteur
  • LAZAR Marc (5)
  • BERGOUNIOUX Alain (2)
  • POIGNANT Bernard (1)
  • CONORD Fabien (1)
  • Voir plus
Type de Document
  • Partie ou chapitre de livre (10)
  • Article (8)
  • Contribution à un site web (7)
  • Compte-rendu d’ouvrage (6)
  • Voir plus
En Europe, il est fréquent d'associer les socialistes à la puissance de l'État. Ce stéréotype d'une gauche «malade de l'État», s'il est commode, est pourtant historiquement faux, et c'est ce que démontrent les auteurs de cet essai. Proposant une mise en perspective du rapport des socialistes européens à la puissance publique dans la longue durée, ils retracent les grands moments d'une relation complexe et ambiguë, de la critique de l'État bourgeois avant 1914 à la montée des influences néolibérales depuis les années 1980. Une réflexion d'autant plus pertinente que la pandémie de Covid-19 semble annoncer le retour du Welfare State. Profondément divisés sur la question de l'État, les socialistes saisiront-ils cette opportunité ?

in La Revue Tocqueville Publié en 2021-06
4
vues

0
téléchargements
En 1976, dans un témoignage résumant bien l’état d’esprit de nombreux grands commis de la Libération, François Bloch-Lainé pouvait écrire : « j’ai choisi de servir un maître et un seul : l’État. Un maître dont les agents jouissent d’une indépendance, d’une liberté qu’on trouve peu dans d’autres métiers ». Si ce récit « héroïsé » ne doit pas être pris au pied de la lettre, il renvoie toutefois à une période, celle des années de croissance d’après-guerre, où prédominait la perception – biaisée mais solidement enracinée dans l’imaginaire collectif – d’un État centralisé et interventionniste se situant au-dessus des intérêts particuliers. Depuis une vingtaine d’années, de nombreux travaux en sciences sociales ont cependant remis en question l’idée d’un exceptionnalisme de l’État français, longtemps présenté par ses principaux acteurs – et certains chercheurs – comme l’archétype de l’État fort, héritier d’une tradition jacobine et napoléonienne centralisatrice et garant de l’intérêt général.

18
vues

0
téléchargements
Dans la nuit suivant son élection, le 7 mai 2017, Emmanuel Macron aurait, selon certains commentateurs, rédigé la préface de l’ouvrage consacré par Jean‑Paul Huchon à Michel Rocard. Quelle que soit la genèse de son écriture, ce court texte rappelle que l’héritage de la « deuxième gauche », mouvement social, intellectuel et politique dont Michel Rocard fut la principale incarnation, continue d’être revendiqué...

32
vues

0
téléchargements
L'acuité de la conscience de crise dans les sociétés occidentales de la deuxième moitié des années 970 induit un nouveau rapport des hommes politiques - et des citoyens - à l'économie. Constatant que les grandes constructions idéologiques ne font plus recette, les professionnels de la politique se présentent désormais comme d'humbles messagers du réel, construisant leurs programmes en fonction de données statistiques étayées. Les querelles de chiffres deviennent les guerres théologiques de la société moderne; Les responsables politiques avancent "camouflés en fait, en données et en événements." ...

De la fin du XIXe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le Parti ouvrier belge (POB) joue un rôle de premier plan dans les débats économiques de la socialdémocratie ouest-européenne. Personnifiée par la figure charismatique d’Émile Vandervelde (qui n’avait pas usurpé son surnom de « Patron »), cette organisation solidement enracinée dans les milieux syndicaux et coopérateurs compte environ 600 000 adhérents en 1931, ce qui en fait le deuxième parti de l’Internationale ouvrière et socialiste (refondée en 1923) derrière le Parti social-démocrate allemand (SPD) alors en crise. Dans un contexte difficile, marqué par la concurrence des idéologies fasciste et communiste et le chômage de masse provoqué par la Grande Dépression, une nouvelle génération de militants et d’experts socialistes belges plaide, autour d’Henri de Man, pour une refonte de l’approche économique et de la stratégie politique de leur parti. Un concept leur sert à la fois d’armature théorique et d’étendard de rassemblement : le plan.

in The Conversation Publié en 2020-10
21
vues

0
téléchargements
En cette rentrée, François Hollande, Lionel Jospin et Anne Hidalgo ont, chacun de leur côté, réclamé une social-démocratie rénovée, soulignant en creux que la crise du socialisme français ouverte par la présidence Hollande était loin d’être résorbée. Au cours des cinq années d’exercice du pouvoir, la démission de plusieurs ministres, l’émergence de « frondeurs » au sein du groupe parlementaire et la division du Parti socialiste (PS) au moment de l’élection présidentielle de 2017 ont profondément fracturé cette famille politique. [...]

Publié en 2020-10 Nom de la conférence cycle d'histoire
58
vues

0
téléchargements
La table ronde sur le rôle du conseiller politique a réuni Bernard Poignant, ancien député-maire de Quimper et conseiller auprès de François Hollande à l’Élysée, Marc Lazar, directeur du Centre d'histoire de Sciences Po (CHSP), Mathieu Fulla, historien au CHSP, spécialiste du socialisme, et Odile Gaultier-Voituriez, responsable de la coordination archivistique et documentaire du CEVIPOF et du CHSP. Les AHC conservent en effet les archives de Bernard Poignant au niveau national, comme conseiller d’hommes politiques socialistes de premier plan (Michel Rocard et Lionel Jospin), puis comme conseiller de François Hollande à l’Elysée. Le grand intérêt du fonds est notamment lié à la présence de nombreux cahiers très riches tenus par Bernard Poignant au fur et à mesure de sa vie politique, où il consignait aussi bien les échanges quotidiens que les notes de réunions. La table ronde modérée par Marc Lazar a mis en perspective le rôle politique du conseiller au prisme du témoignage de Bernard Poignant, de la présentation des archives par Odile Gaultier-Voituriez et de l'analyse historique par Mathieu Fulla, sur le thème Gouverner.

Les jeux d’échelles spatiaux et temporels constituent depuis longtemps des outils précieux que l’histoire politique a su intégrer. Dans la décennie 1980, moment de renouvellements importants de la discipline, René Rémond et nombre de ses élèves ont ainsi reconnu leur dette à l’égard des grandes thèses « labroussiennes » d’histoire régionale, comme celles de Maurice Agulhon sur le Var, de Paul Bois sur la Sarthe ou encore d’Alain Corbin sur le Limousin. Issu d’un colloque tenu à Rennes en novembre 2015, l’ouvrage collectif dirigé par l’historien Gilles Richard et la politiste Sylvie Ollitrault recourt à son tour à cette approche du politique par les territoires, en l’appliquant aux « années d’alternance » 1984-1988. Le livre s’inscrit dans une double filiation historiographique : celle des travaux sur les mutations et recompositions du système partisan français dans le second xxe siècle ; celle des recherches sur le premier septennat mitterrandien impulsées depuis la fin des années 1990 par l’Institut François Mitterrand, visant à approcher cette séquence brève mais intense à la fois « par le haut » et « par le bas ». [...]

in Michel Rocard Premier ministre Sous la direction de BERGOUNIOUX Alain, FULLA Mathieu Publié en 2020-09
3
vues

0
téléchargements

in Michel Rocard Premier ministre Sous la direction de BERGOUNIOUX Alain, FULLA Mathieu Publié en 2020-09
BERGOUNIOUX Alain
2
vues

0
téléchargements

Suivant