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Louis-Adolphe Bertillon (1821-1883) a contribué à faire reconnaître la démographie comme discipline scientifique en France. Médeçin de son état, ami de Michelet, il a été membres de plusieurs sociétés savantes dont celle d'anthropologie, de sociologie et celle de statistiques, ainsi que directeur du Service statistique de la ville de Paris. En étudiant la taille moyenne des conscrits du Doubs, il arrive à des conclusions qui seront plus tard remises en cause, provoquant au fil du temps une controverse. Le problème vient d'une mauvaise compréhension de la production des données, notamment de la conversion centimètres / pouces faite par l'armée. Diapositives présentées lors d'une communication faite dans le cadre du séminaire scientifique de l'OSC le vendredi 20 juin 2020.

in Revue française de sociologie Publié en 2019-04
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Dans le format concis de la collection « Repères », D. Bedoin, qui enseigne les sciences de l’éducation à l’université de Rouen, propose une actualisation des connaissances et des débats à propos de l’organisation sociale du « monde des sourds ».

En tant que directeur de la statistique au ministère égyptien de la justice, René Maunier a rédigé et calligraphié lui-même, en 1918, un « album graphique » décrivant les évolutions des crimes, délits et infractions enregistrés par les « juridictions indigènes » de 1890 à 1918. Cet ensemble de tableaux, courbes, cartes et histogrammes est précédé d’une « note explicative » dans laquelle l’auteur énonce les principes qu’il a suivis et passe en revue la littérature sur la statistique criminelle en Égypte. Dans sa présentation, Alain Chenu invite à réévaluer à la hausse l’importance du recours de Maunier aux méthodes statistiques, et examine les raisons pour lesquelles il va ensuite s’en détourner.

in Dictionnaire des inégalités et de la justice sociale Sous la direction de SAVIDAN Patrick Publié en 2018-10
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Dans cet ouvrage, Sébastien Mosbah-Natanson se donne un objectif ambitieux : revisiter l’histoire de la naissance de la sociologie française. Son livre s’ouvre sur dix citations des années 1893 à 1912 émanant de Célestin Bouglé, Gabriel Tarde, Émile Durkheim, François Simiand, Charles Seignobos, René Worms, Henri Hauser, Gaston Richard, tous ces auteurs évoquant la mode ou la vogue que la sociologie connaît autour des années 1900. Certains la regrettent, d’autres non, mais ils s’accordent pour considérer que la réputation de la sociologie peut provenir de deux univers différents, le monde académique, ou un espace plus vaste, en voie de consolidation depuis les débuts de la IIIe République, celui de l’opinion, du débat public.

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La féminisation de l’enseignement supérieur français va croissante : la discipline « sociologie, démographie » illustre bien cette évolution puisqu’en 2012 44 % des enseignants-chercheurs en « sociologie, démographie » sont des femmes alors que ce taux ne s’élevait qu’à 24 % en 1984. Pourtant, cette féminisation croissante cache la persistance d’un plafond de verre. Cet article en montre l’existence et cherche à l’expliquer. À cet effet, la carrière des enseignants-chercheurs est analysée étape par étape (qualification, accès au corps des maîtres de conférences, éventuelle qualification comme professeur, accès éventuel à ce corps) à l’aide de données individuelles concernant la période 1984-2013. Si l’accès au corps des maîtres de conférences ne semble pas (ou plus) être entaché d’une inégalité défavorable aux femmes, ce n’est pas le cas de l’accès au corps des professeurs : le plafond de verre se situe sur le chemin qui mène les maîtres de conférences au statut de professeur.

in Les sociologies françaises Sous la direction de DEMAZIÈRE Didier, LORRAIN Dominique, PARADEISE Catherine Publié en 2015-12
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Consacrée à l’étude de rapports sociaux qui se nouent autour de la chasse, cette thèse se veut une contribution à une sociologie des modes de vie qui, prenant en charge l’inscription spatiale du social, permet de donner concrètement à voir la dimension relationnelle de la construction des classes sociales. La constitution des mondes de la chasse à l’échelle nationale est d’abord retracée et mise en perspective aux plans historique et socio-démographique. L’attention est en particulier orientée vers les transformations des conditions de la chasse en lien avec les évolutions récentes des espaces ruraux et périurbains. Les deuxième et troisième parties de la thèse se fondent principalement sur l’analyse de matériaux recueillis, selon des méthodes de type ethnographique, sur deux espaces contrastés : le Germanois (Côte-d’Or) et les environs bellifontains (Seine-et-Marne). Sur chaque terrain, différents groupements cynégétiques ont été observés : sociétés communales de chasse, groupes de chasse à tir privés, équipages de chasse à courre. Les manières dont leurs adhérents, qui appartiennent à des classes et des fractions de classes diverses, embrassent les enjeux auxquels ils sont confrontés – au premier rang desquels la dégradation de l’image de la chasse et l’environnementalisation de sa pratique – sont restituées. L’analyse se resserre ensuite autour des modalités organisationnelles et des logiques d’investissement dans la chasse privilégiées par les représentants de certaines fractions de classes ; celles-ci permettent de rendre compte des significations de leur engagement et de les réinscrire dans les styles de vie qui sont les leurs.

Depuis l'élargissement de l'Union Européenne à dix nouveaux États membres Aurore Flipo (OSC)d'Europe Centrale et Orientale en 2004, les migrations intra-européennes ont suscité un regain d'intérêt dans le champ de la sociologie. Tout d’abord, le cadre institutionnel instauré par le droit de libre-circulation des travailleurs au sein de l’Union Européenne constitue une configuration inédite. Par ailleurs, l’intensité des mouvements de travailleurs au sein de l’espace européen, en particulier au cours des années 2000-2008 et de l’Est à l’Ouest de l’Europe a donné naissance à de nouveaux flux migratoires, aussi importants que rapides. À partir de l'analyse comparée des pratiques migratoires de jeunes Polonais et Roumains au Royaume-Uni et en Espagne, cette thèse entend interroger l'existence et la définition de « nouvelles » migrations de travail en Europe. Portant sur les jeunes de 18 à 30 ans, cette étude interroge les conséquences de la mobilité sur les trajectoires, aussi bien professionnelles que personnelles, et constitutives d’une instance de socialisation particulièrement marquante (l’entrée dans la vie adulte et, bien souvent, la primo-insertion au monde du travail). A cet effet, elle mobilise des techniques d’analyse quantitatives (analyse des flux migratoires et des Labour Force Surveys) et qualitatives, et au travers d’entretiens menés auprès des jeunes migrants. Par l’articulation entre données quantitatives et données qualitatives, l’étude entend mettre en avant la structuration temporelle des projets de mobilité, et l’imbrication entre projets individuels et structures d’opportunité dans l’espace européen. In fine, l'étude démontre la nécessité de distinguer les pratiques de mobilité, qui se caractérisent par une forte diversité et des usages sociaux distincts, classés et classants, dans un champ de l'international transformé par la libre-circulation ; des structures du marché du travail dans lesquelles s’effectue la mobilité des travailleurs témoignant d’une forte continuité historique. L'analyse suggère que l'augmentation de la mobilité intra-européenne s'explique par des politiques sectorielles actives d'immigration de travail dans certains pays couplée à la précarisation des conditions de vie et en particulier des conditions d'entrée sur le marché du travail pour les jeunes dans d'autres pays. L'analyse des pratiques de mobilité, de son côté, met en évidence la sociogenèse des inégalités face à la possibilité de transformer la mobilité spatiale en ressource de mobilité sociale.

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