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La décision de la Réserve fédérale du 16 décembre 2008 finira de convaincre ceux qui doutent encore que la crise économique n’est pas d’une ampleur considérable. Alors que nous anticipions une croissance annuelle en 2009 de 3,1 % pour l’économie mondiale et de 0,4 % pour l’économie française (cf. « Les promesses de l’ombre », Lettre de l’OFCE, n° 302, 2008), notre nouvelle prévision est de 1,6 % pour le monde et – 0,4 % pour la France (tableau 1) (...).

in Lettre de l'OFCE Publié en 2008-04-22
SCHWEISGUTH Danielle
REYNÉS Frédéric
COCHARD Marion
LEMOINE Matthieu
VERONI Paola
FALAH Amel
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Pour la première fois depuis le début des années 2000, l’économie mondiale affronte une crise susceptible d’infléchir sa trajectoire de croissance. Les angoisses liées à l’onde de choc de la crise immobilière et financière aux États-Unis ont supplanté les inquiétudes nourries par l’accumulation des déséquilibres économiques, les tensions géopolitiques ou l’envolée du prix du pétrole et des matières premières (...).

in Revue de l'OFCE Publié en 2004-10
BAUDCHON Hélène
CHAUVIN Valerie
CHEVILLON Guillaume
DUPONT Gaël
FALAH Amel
LEMOINE Matthieu
VERONI Paola
SCHWEISGUTH Danielle
STANCANELLI Elena
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La reprise de l’économie mondiale est maintenant engagée sur un rythme de croisière. En 2004, la croissance rejoindrait presque 5 %, après avoir déjà atteint 4 % en 2003. L’expansion est largement diffusée à l’ensemble des zones, tant au continent américain, emmené par les États-Unis, qu’à l’Asie, impulsée par la croissance chinoise et le renouveau japonais. Même l’Europe, longtemps restée à l’écart, participe aujourd’hui aux festivités. En 2005, cette croissance, en léger retrait par rapport à celle de 2004, se poursuivrait à un rythme encore soutenu de 4,2 %. Les désordres consécutifs à la formation, puis à l’éclatement de la bulle Internet, appartiennent maintenant à l’histoire. Les entreprises ont rétabli leur situation après plusieurs années d’assainissement et de gains de productivité, et disposent de confortables excédents, plutôt utilisés au désendettement et à la distribution de dividendes qu’à l’engagement de dépenses d’investissement. En contrepartie, les ménages font les frais du comportement malthusien des entreprises, et là où la hausse de l’immobilier fait défaut pour soutenir la consommation, comme en Allemagne, la croissance est moindre. Forte croissance ne va naturellement pas sans tensions et déséquilibres. Les hausses spectaculaires du baril de pétrole et des matières premières inquiètent, à l’excès sans doute car les économies d’aujourd’hui sont mieux à même d’y faire face qu’il y a trente ans. Le risque majeur n’est pas celui des approvisionnements, mais celui lié aux déséquilibres des balances courantes. Que les excédents européen et asiatique cessent de financer le déficit américain, et le dollar décrocherait brutalement, plongeant l’économie américaine, puis mondiale, dans le ralentissement, voire la récession si la hausse des taux d’intérêt n’était plus maîtrisée et conduisait à un krach immobilier.

in Revue de l'OFCE Publié en 2004-04
STANCANELLI Elena
CHAUVIN Valerie
CHEVILLON Guillaume
BAUDCHON Hélène
DUPONT Gaël
SCHWEISGUTH Danielle
LEMOINE Matthieu
VERONI Paola
FALAH Amel
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La parité euro/dollar a connu d’amples mouvements ces cinq dernières années, d’abord dans le sens d’une appréciation du dollar à la fin des années 1990, puis dans celui d’une appréciation de l’euro à partir du début de l’année 2002. Au-delà de ces tendances, le marché des changes s’est montré plutôt volatil, souvent en déconnexion vis-à-vis des fondamentaux dans un jeu spéculatif nourri par les interventions des banques centrales asiatiques. Le dollar a cessé de s’apprécier du fait des suites du contre-choc de la « nouvelle économie » et de la réapparition des déficits jumeaux. La faiblesse du dollar est indissociable des craintes concernant la soutenabilité de ces déficits. Cependant, la désaffection à l’égard du billet vert ne s’est pas traduite par une chute brutale de son taux de change grâce, entre autres, aux interventions des banques centrales asiatiques. L’incertitude qui règne sur le marché des changes incite les acteurs à s’éloigner des fondamentaux et à adopter des comportements moutonniers, qui amplifient encore la déconnexion des marchés aux fondamentaux. Ainsi, seuls les changements observés ou attendus de la politique monétaire ont un effet conforme à la théorie économique. Cette dérive spéculative des marchés est mise en évidence par une approche économétrique, où la parité euro/dollar est confrontée à l’évolution de ses déterminants au sein d’une relation de cointégration. Heureusement, on observe depuis la fin 2003 un retour en grâce des fondamentaux : la restauration progressive de l’attractivité des États-Unis (par l’amélioration du déficit courant et le dynamisme de la croissance américaine) pourrait enfin être appréciée à sa juste valeur. Combinée au resserrement de la politique monétaire américaine, cela justifierait l’amorce d’une réappréciation du dollar.

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Alors que la phase de baisse des taux directeurs s’est achevée selon les pays entre la fin 2008 et mai 2009 à des niveaux très bas (0,1 % au Japon, entre 0 et 0,25 % aux États-Unis, 0,5 % au Royaume-Uni, 1 % dans la zone euro), les stratégies d’interventions directes des grandes banques centrales sur les marchés financiers ont pris progressivement le relais à partir de l’automne 2008. Face aux difficultés de transmission de la politique monétaire conventionnelle aux marchés monétaires et financiers, les grandes banques centrales ont non seulement injecté directement les liquidités nécessaires au refinancement du secteur bancaire, mais aussi procédé à des rachats d’actifs publics et privés pour combler les dysfonctionnements de certains marchés financiers. Depuis le printemps 2009, la confiance semble enfin être revenue sur les marchés interbancaires : l’écart entre le taux interbancaire à 3 mois et le swap à 3 mois du taux au jour le jour était revenu début octobre à 13 points de base aux États-Unis, à 16 points au Royaume-Uni et à 29 points dans la zone euro. À l’horizon 2010, les banques centrales continueront à veiller à assurer un fonctionnement sans tensions des marchés interbancaires et ne réduiront que très progressivement leurs opérations non conventionnelles. Sous nos hypothèses de croissance et d’inflation modérées, les taux d’intérêt directeurs resteraient inchangés aux États-Unis, au Japon et dans la zone euro jusqu’à la fin 2010 ; au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre donnerait le signal quasiment symbolique de la sortie de crise en augmentant de 0,25 point son taux de base en fin d’année. Les politiques monétaires accompagneraient une sortie de crise en douceur.

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En dépit de l’amélioration généralisée de la conjoncture, les banques centrales des grands pays industrialisés n’ont pas mis un terme aux mesures non conventionnelles adoptées en réponse à la crise financière. Les écarts de production étant très négatifs et le chômage restant élevé, le risque de déflation n’est toujours pas écarté, aux États-Unis en particulier. En Europe, aux États-Unis et au Japon, les banques centrales n’ont pratiquement plus de marges de manœuvre pour baisser les taux d’intérêt et s’appuient sur le maintien des mesures non conventionnelles pour stimuler l’économie. L’aversion pour le risque demeure, les agents privilégiant toujours la liquidité et les actifs sans risque. Il semble bien que l’économie mondiale soit au bord d’une trappe à liquidité. En conséquence, les grandes banques centrales maintiendraient les taux directeurs à leur niveau plancher en 2010 et 2011. Certaines mesures non conventionnelles arriveront prochainement à échéance mais de nouveaux programmes d’achats de titres publics pourraient être lancés si la croissance n’est pas suffisamment solide. C’est ce qui se dessine depuis la fin de l’été aux États-Unis. Au final, la déflation serait évitée mais la croissance resterait faible, nécessitant toujours le soutien de politiques monétaires accommodantes.

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Cet article analyse les politiques conduites par les différentes banques centrales pour sortir de la crise. La Réserve fédérale des États-Unis et la Banque du Japon ont lancé de nouveaux programmes de mesures non conventionnelles. La Banque d’Angleterre a maintenu le statu quo. Quant à la Banque centrale européenne (BCE), elle est intervenue pour enrayer le mouvement de spéculation sur les dettes souveraines en achetant des titres publics mais, en même temps, elle a réduit le nombre de ces opérations de refinancement à long terme. Ces divergences se sont accentuées en début d’année 2011 après qu’une nouvelle flambée du prix du pétrole ait provoqué une accélération de l’inflation. Pourtant, si l’inflation est bien repartie à la hausse, il est erroné de considérer qu’il y a des tensions inflationnistes. L’inflation sous-jacente est en effet toujours au point mort et le niveau de chômage ne fait pas craindre d’effets de second tour. La BCE, en décidant une hausse des taux d’intérêt par crainte des tensions inflationnistes, pourrait donner le signal d’un mouvement plus général de hausse des taux. Cette décision pourrait fragiliser la reprise et aboutirait à un policy-mix franchement restrictif. Aux États-Unis, la hausse des taux serait plus tardive et motivée par un objectif de normalisation de la politique monétaire plutôt que par le souci de lutter contre un regain éphémère de l’inflation. Quant au Japon, le tsunami puis l’accident nucléaire écartent la perspective d’une orientation moins expansionniste de la politique monétaire. Ces divergences se répercuteraient sur le marché des changes. Si le terme de « guerre des monnaies » semble exagéré, il n’en demeure pas moins que l’intransigeance de la BCE infligera une double peine aux États membres de la zone euro qui subiront une nouvelle phase d’appréciation de l’euro. Enfin, dans de nombreux pays émergents, la reprise plus franche de la croissance et de l’inflation ont conduit plusieurs banques centrales à resserrer dès l’année 2010 leur politique monétaire provoquant des mouvements de capitaux et donc une appréciation de certaines monnaies (Singapour, Brésil, Mexique, Corée du Sud, Chine...).

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2013-10
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Après la reprise de 2010 et le ralentissement de 2011 et 2012, la croissance repart depuis quelques trimestres, entraînée notamment par le Brésil qui pèse pour plus d’un tiers de la zone. Pour autant, les performances restent mauvaises et les difficultés rencontrées sont nombreuses. La région se heurte de plus en plus à des contraintes de capacités productives. Dans ce contexte, le retrait des capitaux étrangers qui a suivi l’annonce de la réserve fédérale sur un changement de cap de sa politique monétaire durcit les conditions de financement de la région. Mais il s’agit davantage d’un retour à la normale qu’une crise de défiance des investisseurs étrangers vis-à-vis de la région. Il n’en demeure pas moins que plusieurs pays doivent trouver les moyens de dépasser les blocages auxquels ils sont de plus en plus confrontés, celui du manque d’investissement notamment. La croissance resterait donc contrainte autour de 2,8 % en 2013 et 2014.

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2012-05
COCHARD Marion
FALAH Amel
SCHWEISGUTH Danielle
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Le retournement du commerce international, la crise de confiance et les politiques monétaires restrictives mises en place en 2010 et 2011 ont eu raison de la vigueur de la croissance en Asie et en Amérique latine. Les écarts de production étaient refermés depuis plus d’un an et les signes de surchauffe inflationniste apparaissaient. Le ralentissement a donc permis d’éloigner ce risque. Le ralentissement des exportations a commencé à mordre sur l’investissement mais la demande intérieure a plutôt bien résisté. Dans l’hypothèse d’un atterrissage brutal de la croissance en 2012, des marges de manoeuvre existent. Le ralentissement des pressions inflationnistes a déjà permis d’engager la détente monétaire ou de mettre fin à la hausse. Parallèlement, bénéficiant de situations budgétaires relativement saines, les pays d’Asie mettent en place des politiques de soutien à la croissance. En Amérique latine, la relance budgétaire n’est pas à l’ordre du jour, à l’exception du Brésil qui y a déjà recourue. À l’inverse, le diagnostic est beaucoup plus sombre dans les pays d’Europe de l’Est. Le choc est d’autant plus difficile à absorber que leur dépendance commerciale et financière à l’égard de la zone euro est plus importante et que leur écart de production n’a cessé de se creuser depuis 2008. La demande intérieure demeure paralysée par l’insolvabilité de nombre d’agents privés endettés en devises, alors que chaque secousse produite par la crise de la dette conduit à de nouvelles dépréciations de change. La politique monétaire ne s’assouplira qu’à la marge. Dans un contexte de contrainte budgétaire extrêmement forte, les marges de manoeuvre apparaissent donc faibles, et l’Europe de l’Est semble aujourd’hui condamnée à attendre le retour de la croissance à ses frontières

in Lettre de l'OFCE Publié en 2004-07
BAUDCHON Hélène
CHEVILLON Guillaume
DUPONT Gaël
SCHWEISGUTH Danielle
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Les premières années d’existence officielle de l’euro n’ont pas été un long fleuve tranquille. Alors qu’une appréciation était légitimement attendue, l’euro s’est au contraire régulièrement déprécié vis-à-vis du dollar, de son introduction en janvier 1999 jusqu’à la fin 2001. La dégradation du déficit courant américain à cette époque et la baisse plus importante outre-Atlantique du rendement des actions étaient pourtant largement défavorables au billet vert. Le dollar aurait alors puisé sa force dans les anticipations de croissance potentielle plus forte associées à la « nouvelle économie ». Et de telles anticipations ne sont pas prises en compte (ou de manière incomplète) dans une modélisation traditionnelle du taux de change (...).

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