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The years 1998 to 2004 of Vajpayee’s government saw a turning point in India-U.S. relations. Although the first major decision this government made – the 1998 nuclear testing – brought on immediate sanctions from the United States, the warming detectible afterward has not waned. In January 2004, the two countries launched a joint initiative baptized Next Step in the Strategic Partnership (NSSP), a development to which Ambassador Blackwill - a close advisor to George W. Bush whose team in Washington he later joined - made a significant contribution (...).

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L'lnde se présente comme « la plus grande démocratie du monde » ; de fait, cet autre empire du milliard qui organise des élections libres depuis plus d’un demi-siècle a pris l’habitude de l’alternance depuis 1977, jouit d’une presse libre et connaît une justice au moins aussi indépendante que sous nos latitudes.Longtemps cette démocratie a été conservatrice. L'influence de Gandhi — réformateur moins radical que ne le dit l’hagiographie occidentale — et la sociologie très élitiste des dirigeants du Congrès, le parti dominant au lendemain de l’indépendance, ont beaucoup contribué au statu quo. Mais les vraies racines du mal étaient ailleurs, dans l’agencement vertical d’une société de caste qui permettait depuis des siècles à une minorité d’hommes bien nés de gouverner sans partage. Cet ordre hiérarchique a été ébranlé, dès l’époque coloniale, non seulement par la pénétration des idées d’égalité et de liberté, mais aussi et surtout par les politiques de discrimination positive mises en oeuvre par les Britanniques en faveur des intouchables et des basses castes. Après l’indépendance, le Congrès s’est efforcé de circonscrire ces mesures au maximum, mais les basses castes y ont trouvé un objectif de mobilisation collective qui leur a finalement permis de former un front uni à partir de 1990.Désormais, les castes ne font plus système ; elles sont une collection de groupes d’intérêt en concurrence pour une part du pouvoir. La vieille logique clientéliste s’effondre, qui amenait la paysannerie ou les ouvriers endettés à voter pour des notables ruraux ou des magnats locaux du Congrès. À la place, des partis de basse caste prennent leur essor et s’emparent du pouvoir à travers toute l’Inde du Nord. C’est une véritable révolution silencieuse, unique en son genre : une révolution sans effusion de sang, aussi légaliste que l’ont toujours été les leaders de basse caste à l’instar de leur modèle à tous, Ambedkar.L'lnde accède à une démocratie enfin digne de ce nom, et ce, paradoxalement, par la caste car celle-ci, point d’application des mesures de discrimination positive, aura été le cadre et le levier des mobilisations de la plèbe indienne, la structure collective qui a permis d’agréger les intérêts du grand nombre.

in Politique étrangère Publié en 1996
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Les élections indiennes d'avril-mai ont vu le Congrès subir une défaite historique : l'ancien parti dominant ne sera sans doute pas en mesure de gouverner seul avant longtemps ; or les électeurs ne lui ont pas désigné de successeur véritable. Certes, le BJP, réputé pour son nationalisme hindou, est devenu la première force au parlement mais il stagne en termes de suffrages exprimés et ne paraît pas à même de remporter une majorité des sièges en raison de la fragmentation croissante de Pélectorat qu'illustre bien l'essor des partis régionaux. L'ère post-congressiste dans laquelle entre l'Inde sera sans doute marquée par le règne des coalitions.

Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
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Un demi-siècle après le règne flamboyant de Nehru, l'Inde est de retour sur la scène internationale. Les successeurs immédiats de Nehru avaient été contraints de se concentrer sur leur région, l'Asie du Sud, théâtre de tant de guerres au cours des années 1960-1980. Si la vision du monde de Nehru était plutôt globale et idéaliste, celle de sa fille et de son petit-fils se révéla donc plutôt régionale et réaliste. Depuis les années 1990, l'Inde est travaillée par une nouvelle volonté de puissance. Elle est devenue une puissance nucléaire de fait et a accru sa force de frappe militaire dans l'océan Indien. Avec Manmohan Singh, elle poursuit une stratégie pragmatique, entre soft power et realpolitik, visant à faire de ce pays-continent un acteur majeur du monde global. Rassemblant certains des meilleurs spécialistes de l'Inde, cet ouvrage synthétique nous livre une analyse magistrale de la politique étrangère indienne et des relations que l'Union indienne entretient avec le reste du monde depuis soixante ans. Dirigé par Christophe Jaffrelot, directeur du CERI (Sciences Po/CNRS) et directeur de recherche au CNRS. Avec Nicolas Blarel, doctorant au département de science politique de l'université d'lndiana-Bloomington; Laurent Gayer, chercheur au CNRS/CSH et chercheur associé au Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS/EHESS); Jean-Luc Racine, directeur de recherche au CNRS/CEIAS; Joël Ruet, chercheur au CNRS/LATTS (ENPC-ParisTech); Isabelle Saint-Mézard, docteur en science politique et enseignante à I'Inalco et à Sciences Po; et Ingrid Therwath, docteur en science politique et responsable de la zone Asie du Sud pour Courrier international.

in Pakistan at the Crossroads. Domestic Dynamics and External Pressures Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2016-04
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[Book abstract] In Pakistan at the Crossroads, top international scholars assess Pakistan's politics and economics and the challenges faced by its civil and military leaders domestically and diplomatically. Contributors examine the state's handling of internal threats, tensions between civilians and the military, strategies of political parties, police and law enforcement reform, trends in judicial activism, the rise of border conflicts, economic challenges, financial entanglements with foreign powers, and diplomatic relations with India, China, Iran, Saudi Arabia, Afghanistan, and the United States. In addition to ethnic strife in Baluchistan and Karachi, terrorist violence in Pakistan in response to the American-led military intervention in Afghanistan and in the Federally Administered Tribal Areas by means of drones, as well as to Pakistani army operations in the Pashtun area, has reached an unprecedented level. There is a growing consensus among state leaders that the nation's main security threats may come not from India but from its spiraling internal conflicts, though this realization may not sufficiently dissuade the Pakistani army from targeting the country's largest neighbor. This volume is therefore critical to grasping the sophisticated interplay of internal and external forces complicating the country's recent trajectory.

Les cinq essais nucléaires auxquels l'Inde a procédé les 11 et 13 mai derniers ont immédiatement suscité la désapprobation et l'inquiétude de part le monde, d'autant plus que le Pakistan répliquait quinze jours plus tard en faisant de même (...).

India has long been dominated by the upper castes, most notably the Brahmins and the warrior castes whose influence permeates society at every level. Since the 1960s a new assertiveness has characterised this formerly silenced majority (the lower castes comprise more than two-thirds of the Indian population). Its growing political consciousness was first epitomised by Charan Singh’s efforts to build a peasant movement and then by the demand for job quotas for the low castes that V.P.Singh articulated in the late 1980s and early 1990s. Today, many official posts are ‘reserved’ for ‘Other Backward Classes’, namely the lower castes. India’s most populous state, Uttar Pradesh is controlled by lower caste politicians, as is Bihar, and lower caste representation in national politics is growing inexorably. The author of this text argues that this trend constitutes a genuine ‘democratisation’ of India and that the social and economic effects of this ‘silent revolution’ are bound to mutiply in the years to come.

in Religions, Nations, and Transnationalism in Multiple Modernities Publié en 2017-04
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There is apparently a contradiction between the Hindu nationalists’ deep attachment to the national territory that they look as a sacred land (punyabhoomi) and their transnational agenda that has resulted in the development of a dense network of affiliates across the globe. This contradiction finds its explanation in the ethno-religious conception of the nation that the Hindutva movement is cultivating since its inception in the 1920s. Not only do the borders of the Hindu territory not coincide with that of the Indian state because Hindu sacred sites are located in neighboring countries like Nepal, but also Hindus of the diaspora are seen as members of the national community, even if they are not citizens of India. This chapter will focus on the specificities of the ethno-religious nationalist discourse of the Hindutva forces as well as on the techniques it has deployed to relate to the Hindu diaspora in the West as well as in other regions of the world.

Depuis plus de 50 ans, la question du Cachemire constitue non seulement une source de tension majeure entre l’Inde et le Pakistan mais aussi le point de départ possible d’une crise nucléaire régionale. Elle est alimentée par les actes de terrorisme qui touchent le Jammu et Cachemire, à l’instigation de groupes basés au Pakistan. En dépit des pressions américaines dans le cadre de la lutte contre le terrorisme depuis le 11 septembre 2001, Islamabad a réussi à poursuivre son soutien à ces mouvements. Du côté indien pourtant, une nouvelle fenêtre d’opportunité s’est ouverte avec les élections d’octobre au Jammu et Cachemire. Elles ont, en effet, amené au pou- voir à Srinagar un gouvernement décidé à avancer sur la voie de la réconciliation des commu- nautés ethnico-religieuses de l’Etat et de la résolution du conflit avec le gouvernement central indien. Même si des progrès sont enregistrés sur ce plan dans les mois qui viennent, tout règlement négocié entre l’Inde et le Pakistan ne pourra intervenir qu’avec l’abandon du terrorisme trans- frontalier. C’est la condition posée par l’Inde à la reprise du dialogue bilatéral, au point mort depuis la crise de Kargil à l’été 1999. Le contexte international post-11 septembre offre aujour- d’hui une possibilité d’agir de manière positive sur ce conflit larvé en soutenant l’initiative indienne et en exerçant une pression diplomatique sur le Pakistan pour que la lutte contre le terrorisme s’applique également au Cachemire.

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Depuis sa naissance en 1925, la principale organisation des nationalistes hindous, le Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), a toujours été moins intéressée à prendre le pouvoir qu'à transformer la société. Son objectif est de réhindouiser les esprits autour d'une ligne nationaliste, par le travail à la base. Afin d'atteindre les intouchables, généralement peu attirés par les valeurs brahmaniques, le RSS a lancé des programmes de travail social. Cette stratégie de bienfaisance reflète le sens esthétique du dévouement chez les militants du RSS. Son but n'est nullement d'émanciper les intouchables du système des castes, mais de désamorcer les revendications égalitaires croissantes des basses castes en leur montrant que les hautes castes peuvent leur venir en aide. Toutefois, les efforts du RSS pour hindouiser les intouchables et pour les maintenir dans une hiérarchie sociale présentée comme harmonieuse, ne réussissent bien que chez certaines castes d'intouchables.

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