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in Institut Montaigne Publié en 2021-04-27
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In India, daily cases of infection due to Covid-19 have passed a record number of 350 000, the pandemic killing officially about 2,500 people every day, including young men and women. This humanitarian disaster is partly due to the way the Covid-19 virus has mutated: the new "Indian variant" appears to be both more contagious and more deadly. But this catastrophe is also man-made and reflects trends which had already been pointed out during the first wave, one year ago. On March 31, 2020, I had called the Covid-19 pandemic a "global time bomb". Issues I highlighted then need to be revisited again. The way the government of India dealt with the pandemic reflects three dimensions of India’s dysfunctional governance that were there before: the present crisis, like an acid test, accentuates existing features. It is revealing of the wandering of decision-makers and the grasp of Hindu nationalism over India’s politics and society, it shows that for the country’s rulers power can be pursued at any cost and that no institution can resist them, and finally, it highlights the crisis of federalism.

La notion d’Indo-Pacifique est en passe de structurer le discours géostratégique non seulement de nombreux pays de la région (à commencer par le Japon – son berceau originel – et l’Australie), mais aussi de plusieurs pays occidentaux. Les Etats-Unis ont déjà rebaptisé leur United States Pacific Command en United States Indo-Pacific Command. En Europe, la France a été l’un des premiers pays de l’UE à faire de l’Indo-Pacifique une de ses priorités géopolitiques, comme en a témoigné le discours d’Emmanuel Macron du 2 mai 2018 à Garden Island (Sydney). Depuis, l’Allemagne a formulé sa propre vision de la zone en octobre 2020, suivie peu après par les Pays Bas. A cette liste de pays européens, il faut ajouter le Royaume-Uni qui cherche lui aussi à se tourner vers l’Asie, notamment pour amortir les conséquences du Brexit.

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Depuis l’automne dernier, l’Inde est secouée par des manifestations d’agriculteurs qui contestent vivement l’adoption, en septembre 2020, de trois lois pensées comme un tournant vers la libéralisation du secteur agricole du pays et perçues comme la fin des vieilles réglementations dans le cadre desquelles un prix minimal était garanti par l’État aux agriculteurs sur certaines denrées de base. Au-delà des purs enjeux pour le secteur, cette protestation, sa durée et son ampleur posent la question d’un mouvement politique plus large, aux possibles conséquences à l’international. Christophe Jaffrelot, directeur de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris et au CNRS, a pour nous répondu à trois questions ; la leçon qu’il en tire est claire : cette agitation, si elle est davantage sociale que politique, est aussi "dirigée contre la classe dirigeante indienne au sens large".

in Illiberalism Studies Program Publié en 2021-02-24
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An interview with Christophe Jaffrelot on India’s growing national-populism, February 8, 2021. .

in India Exclusion Report 2019–2020 Publié en 2021-02-08
LALIWALA Sharik
THAKKA Priyal
DESAI Abida
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[...] This chapter is organized into five sections. First, we provide a history of Juhapura, coeval with incidents of large-scale anti-Muslim violence in postcolonial Ahmedabad, which resulted in segregated living zones. We particularly examine the development of Juhapura in light of State-enforced discriminatory laws such as the Disturbed Areas Act 1991 and the post-2002 migration of middle-class and wealthy Muslims to the ghetto. In the second section, we show how elite migration to Juhapura has allowed its residents to negotiate with the state and bring limited improvements to the delivery of public services, despite the majoritarian character par excellence of the State in Gujarat. However, as we show in the third section, the arrival of rich, educated Muslims in Juhapura has not necessarily resulted in the emancipation of poor, lower-caste Muslims. Here, we focus on the creation of class and sect-specific ‘citadels’, representing fractured solidarities within Juhapura, to highlight the non-linear nature of citizenship in Juhapura. Lower-class Muslim women have crucially resisted elite and orthodox tendencies within Juhapura, signifying a merger, even if limited, of class, caste and gender in Juhapura. Then, we suggest a few recommendations to improve the state of religious fragmentation within the society of Ahmedabad as well as to enhance Juhapura’s public infrastructure and political representation. Finally, after summarizing our findings, we conclude that the current state of affairs in Juhapura is a result of the post-1990 transformation in the nature of the State in Gujarat from a de facto Hindu Rashtra (Hindu Nation) towards a de jure one, with legal mechanisms facilitating discrimination against Muslims. In the post-2014 environment of nation-wide hegemony of Hindutva politics, this legally sanctioned form of Hindu Rashtra—‘the Gujarat Model’—has been replicated across India, alongside deepening of the Hindutva ideology. [...]

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Il y a cinq ans encore, l'Inde était saluée par le Fonds monétaire international (FMI) comme un des moteurs de la croissance mondiale, avec un taux qui dépassait 7% - et qui la plaçait dans le trio de tête. Entre 2016 et 2019, l'érosion constante de son dynamisme économique avait fait tomber le taux de croissance à 4,2%. La crise de la Covid-19 a précipité celle de l'économie indienne, dont le taux de croissance, devenu négatif, devrait s'établir à -10% en 2020, ce qui la placerait, d'après le FMI, au 164e rang mondial (sur les 193 Etats pris en compte). Au-delà des aspects conjoncturels de cet accès de faiblesse, l'économie indienne est "plombée" par des facteurs structurels qui finissent par alimenter les doutes des observateurs les plus avertis...

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2021-01
THAKKER Hemal
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La pandémie, en privant les Indiens d’emploi, a fortement aggravé la pauvreté, notamment à la campagne. Pour y faire face, le gouvernement a mis en place une aide a minima -- La crise du Covid agit en Inde comme un révélateur (au sens de la photographie argentique) de tendances latentes, ou, pour les amateurs de métaphores venues de la physique, comme un accélérateur de particules. Elle a accentué l’autoritarisme du pouvoir et la stigmatisation des musulmans (14 % de la population) accusés de propager la maladie. Elle a aussi mis en évidence la fragilité des résultats qu’enregistrait le pays en matière de lutte contre la pauvreté. En 2019, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) indiquait que l’Inde avait réussi à sortir 271 millions de personnes de la pauvreté entre 2006 et 2016. Mais la même année, l’Insee indien, le National Sample Survey, indiquait, lui, que la part d’Indiens vivant sous le seuil de pauvreté avait recommencé à augmenter à cause de la paupérisation des campagnes (où vivent encore deux tiers du 1,4 milliard d’Indiens). Le Covid a amplifié ce processus d’une façon dramatique...

Débat à l'occasion de la publication de l'étude n°251 "L’identification biométrique de 1,3 milliard d’Indiens. Milieux d’affaires, Etat et société civile" de Christophe Jaffrelot et Nicolas Belorgey dans la collection "Les Études du CERI".

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In June 1975 Prime Minister Indira Gandhi imposed a state of emergency, resulting in a 21-month suspension of democracy. Jaffrelot and Anil explore this black page in India’s history, a constitutional dictatorship of unequal impact, with South India largely spared thanks to the resilience of Indian federalism. India’s First Dictatorship focuses on Mrs Gandhi and her son, Sanjay, who was largely responsible for the mass sterilisation programmes and deportation of urban slum-dwellers. However, it equally exposes the facilitation of authoritarian rule by Congressmen, Communists, trade unions, businessmen and the urban middle class, as well as the complacency of the judiciary and media. While opposition leaders eventually closed ranks in jail, many of them—especially in the RSS—tried to collaborate with the new regime. Those who resisted the Emergency, in the media or on the streets, were few in number. This episode was an acid test for India’s political culture. While a tiny minority of citizens fought for democracy during the Emergency, in large numbers the people bowed to the strong woman in power, even worshipped her. Equally importantly, Hindu nationalists were endowed with a new legitimacy. Yet, the Emergency was neither a parenthesis, nor so much a turning point but a concentrate of a style of rule that is very much alive today.

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Entretien avec Christophe Jaffrelot et Nicolas Belorgey, auteurs de la 251e Etude du CERI intitulée "L’identification biométrique de 1,3 milliard d’Indiens. Milieux d’affaires, Etat et société civile" (novembre 2020). Propos recueillis par Corinne Deloy.

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