Co-auteur
  • DIECKHOFF Alain (8)
  • GAYER Laurent (7)
  • VERNIERS Gilles (4)
  • KOHLI Atul (3)
  • Voir plus
Type de Document
  • Partie ou chapitre de livre (75)
  • Article (62)
  • Livre (38)
  • Article de presse ou magazine (20)
  • Voir plus
in Ceriscope Puissance Sous la direction de DURAND Marie-Françoise, LEQUESNE Christian Publié en 2013-11
14
vues

14
téléchargements
L'Inde, à la faveur de la croissance économique qu'elle a connue au cours de la dernière décennie, a accumulé plusieurs des attributs de la puissance (notamment une certaine force de frappe militaire) qui se sont ajoutés à ses atouts traditionnels (notamment le rayonnement de sa culture et le soft power qu'elle retire de son statut démocratique). Mais cette puissance nouvelle est en quête de sens. Un paradoxe si l’on se rappelle que l'Inde de Nehru avait un message pour le monde au moment où elle n'avait pas les moyens d'agir sur lui ; si ces moyens existent davantage aujourd'hui, le pays est passé de la Moralpolitik à une Realpolitik sans contenu clair. A cette évolution s'ajoute la tension qui travaille sa politique étrangère entre un souverainisme hérité du tiers-mondisme que New Delhi réinvestit dans son partenariat avec les BRICS et un tropisme pro-américain que promeuvent sa diaspora et ses milieux d'affaires. Tiraillée entre plusieurs tentations, l'Inde se réfugie souvent dans l'abstention au sein des instances multilatérales.

25
vues

0
téléchargements
Le nombre de victimes de guerres civiles, guérillas ou répressions militaires ne cesse d'augmenter dans le sous-continent indien, malgré l’absence de guerres interétatiques depuis dix ans. Ces conflits impliquent des milices au style paramilitaire, dont cet ouvrage dévoile l’idéologie, la sociologie et les stratégies. Très influentes en Inde et au Népal, les organisations maoïstes se disent révolutionnaires. Mais le peuple qu’elles aspirent à libérer se compose souvent de basses castes et de tribus, si bien que leur guérilla apparaît plus ethnique qu’universaliste. Elles rejoignent en cela les mouvements d’émancipation nationale dont la vocation est d’obtenir l’indépendance politique de communautés linguistiques, religieuses ou tribales. Mais, au Sri Lanka, au Cachemire ou en Birmanie, ces groupes sont aussi des mouvements d’oppression nationale. C’est encore le cas des mouvements nationalistes ou religieux en Inde, au Pakistan et au Bangladesh, où les milices islamistes, nationalistes hindoues ou sikhes exercent un contrôle brutal sur leur communauté au moyen d’une véritable police culturelle. Milices et États entretiennent des relations complexes. Parfois en passe de devenir de véritables États dans l’État, les milices sont également instrumentalisées par les puissances publiques pour relayer leur autorité au niveau local.

in Muslims in Indian cities: trajectories of marginalisation Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, GAYER Laurent, JAFFRELOT Christophe Publié en 2012-04
WÜLBERS Shazia Aziz
9
vues

0
téléchargements
Before 1947, Bhopal was known as the second largest Muslim state after Hyderabad. Its rulers left an ambivalent legacy so far as the Hindu-Muslim relations were concerned. The city was not a riot-prone area and it never became one. But Muslims were at its helm anyway until the Nawab was in office and this balance of power gave this community a special status...

in Milices armées d'Asie du Sud Sous la direction de GAYER Laurent, JAFFRELOT Christophe, GAYER Laurent, JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
0
vues

0
téléchargements
[Résumé du volume] Le nombre de victimes de guerres civiles, guérillas ou répressions militaires ne cesse d'augmenter dans le sous-continent indien, malgré l’absence de guerres inter-étatiques depuis dix ans. Ces conflits impliquent des milices au style paramilitaire, dont cet ouvrage dévoile l’idéologie, la sociologie et les stratégies. Très influentes en Inde et au Népal, les organisations maoïstes se disent révolutionnaires. Mais le peuple qu’elles aspirent à libérer se compose souvent de basses castes et de tribus, si bien que leur guérilla apparaît plus ethnique qu’universaliste. Elles rejoignent en cela les mouvements d’émancipation nationale dont la vocation est d’obtenir l’indépendance politique de communautés linguistiques, religieuses ou tribales. Mais, au Sri Lanka, au Cachemire ou en Birmanie, ces groupes sont aussi des mouvements d’oppression nationale. C’est encore le cas des mouvements nationalistes ou religieux en Inde, au Pakistan et au Bangladesh, où les milices islamistes, nationalistes hindoues ou sikhes exercent un contrôle brutal sur leur communauté au moyen d’une véritable police culturelle. Milices et États entretiennent des relations complexes. Parfois en passe de devenir de véritables États dans l’État, les milices sont également instrumentalisées par les puissances publiques pour relayer leur autorité au niveau local.

in Muslims in Indian cities: trajectories of marginalisation Sous la direction de GAYER Laurent, JAFFRELOT Christophe, GAYER Laurent, JAFFRELOT Christophe Publié en 2012-04
2
vues

0
téléchargements
Indian Muslims are a peculiar minority. First by their sheer number: with 13.4% of the total Indian population according to the 2001 Census, they are more than 138 million, making India the third largest Muslim country in the world (slightly behind Pakistan) - and the 2011 Census should give a much higher figure, around 170 million. Beyond their demographic weight, the Muslims of India stand out among the country's minorities for their troubled legacy. The lost children of India's Partition, Indian Muslims bear the stigma of the past...

in Muslims in Indian cities: trajectories of marginalisation Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, GAYER Laurent, JAFFRELOT Christophe Publié en 2012-04
6
vues

0
téléchargements
Ahmedabad, as evident from its very name, carries a distinctively Muslim legacy that the ruling party in the city and in the state, the Hindu nationalist BJP, tries to conceal by using more and more often the name "Amdavad" or even Karnavati. It was built by a Sunni ruler, Ahmed Shah, in 1411, and remained the capital of the sultanate of Gujarat that he ruled until 1422...

in Cultures of voting. The Hidden History of the Secret Ballot Sous la direction de PELS Peter, BRIQUET Jean-Louis, BERTRAND Romain Publié en 2007
9
vues

0
téléchargements

Cette thèse étudie les processus de marginalisation dans trois mahallas (quartier) musulmans de la ville fortifiée de Jaipur, au Rajasthan (Inde) en comparant trois niveaux d’interaction entre les pouvoirs publics et les habitants de ces quartiers ; a) la conservation du patrimoine dans la ville fortifiée, b) la collecte des ordures et c) le recrutement des musulmans Bhisti dans la municipalité de Jaipur (JMC). Ces trois questions sont fortement marquées par le contexte de la néo-libéralisation et de la politique de mise en œuvre d’une « World Class Heritage City ». Pris ensemble, ces trois cas permettent de mieux comprendre les processus de marginalisation urbaine à l’échelle mondiale ; ce qu’ils sont, comment-ils fonctionnent, et les réactions qu’ils suscitent. Il s’agit alors de saisir comment les vies urbaines marginales se construisent et se reconstruisent en réarticulant continuellement l’infrastructure, la topographie, la régulation des relations sociales et les inégalités. Ce faisant, ce travail applique une approche multidisciplinaire et par le bas. L’hypothèse avancée ici est que la marginalisation dans les quartiers musulmans de la ville fortifiée de Jaipur est un processus continu qui est intégré à la fois dans l'infrastructure politique (McFarlane et Rutherford 2008) et dans la politique d'infrastructure (Young et Keil 2010) et traversé par des rapports de pouvoirs selon des temporalités, sites et échelles divers.

in L'Enjeu Mondial, Les pays émergents Sous la direction de JAFFRELOT Christophe, JAFFRELOT Christophe Publié en 2008
SGARD Jérôme
BOYER Robert
1
vues

0
téléchargements
Dans l’entretien qu’il nous accorde ici, Robert Boyer situe l’analyse à la croisée de la conjoncture économique et des tendances lourdes d’un monde globalisé où les pays émergents jouent déjà un rôle de premier plan.

8
vues

0
téléchargements
La nation regarde vers l’Etat tandis que le nationalisme est une idéologie qui se contente parfois de promouvoir l’identité d’un groupe en relation avec d’autres. Les théories du nation-building n’expliquent donc pas le nationalisme. D’autres théories matérialistes y parviennent néanmoins, comme celle de Gellner où le nationalisme est le résultat de conflits socio-ethniques, mais où les ressorts internes de l’idéologie restent dans l’ombre. Les théories présentant le nationalisme comme un produit d’exportation d’origine occidentale ne font pas mieux, à la différence de celles qui l’ancrent dans un processus de réforme socio-culturelle. L’intelligentsia, qui a engagé ce processus pour résister à un Occident qui la fascine mais qu’elle perçoit comme une menace, développe finalement une attitude nationaliste car il n’a jamais été question pour elle d’imiter l’Occident mais de réhabiliter sa culture en y incorporant des traits prestigieux de l’Occident à travers l’invention d’un Age d’Or, la pierre de touche du nationalisme. Cette approche trouve un parfait équivalent dans les théories de l’ethnicité, non pas celles qui appliquent le paradigme primordialiste, mais celles qui se concentrent sur la création des frontières entre groupes. Barth souligne à cet égard le rôle décisif de la relation à l’autre et le peu d’importance des contenus culturels – par rapport aux frontières des groupes – dans la formation des identités ethniques, à telle enseigne que sa théorie de l’ethnicité présente plus d’affinité avec certaines théories du nationalisme que celle-ci et les théories de la nation. Toutefois, on peut construire un modèle intégré du nationalisme en organisant les différentes théories en séquence. Si les théories fondées sur le rôle de l’idéologie viennent ici en premier, la création d’un mouvement nationaliste implique l’exacerbation de conflits socio-ethniques et la massification du nationalisme, un processus de nation-building.

Suivant