Coauthor
  • JUDT Tony (2)
  • BARB Amandine (2)
  • VAÏSSE Justin (2)
  • WILLAIME Jean-Paul (1)
  • Show more
Document Type
  • Article (19)
  • Book (16)
  • Part or chapter of a book (10)
  • Newspaper article (6)
  • Show more
in Critique internationale Publication date 2000-06
3
views

0
downloads
A l'approche des élections présidentielles américaines, les candidats élaborent leur programme de politique étrangère, qui implique aussi une analyse du bilan du Président sortant. Après la guerre froide, il n'est plus si aisé de définir l'intérêt national, comme l'ont montré les hésitations de Bush-père ainsi que l'évolution de la politique clintonienne, les débats au Congrès et les débats d'experts qu'elle a occasionnés. Si le programme du candidat Bush est d'un réalisme assez classique (hiérarchisant notamment les problèmes selon une échelle où les droits de l'homme occupent une place relativement modeste), on peut se demander si, après la guerre froide, accorder, comme jadis, la priorité aux risques de grands affrontements est vraiment plus réaliste qu'une approche plus fine, qui reconnaîtrait que les plus grands dangers gisent peut-être dans des foyers de crises apparemment "périphériques".

in Les Dossiers du CERI Sous la direction de LACORNE Denis Publication date 2009-05
5
views

0
downloads
Il est encore trop tôt pour juger du succès de l’administration Obama. Cent jours se sont écoulés sans heurt ni surprise, ce qui est déjà un résultat positif. L’hyperactivité d’un président, présent sur tous les fronts intérieurs comme extérieurs, est d’autant mieux acceptée acceptée par les Américains qu’elle est corrigée par l’apparente modération de ses propos et un calme, un sang-froid dans les négociations internationales qui illustrent la force de son caractère. Sommaire : - Quelle réforme de l’assurance-maladie aux Etats-Unis ? par François Vergniolle de Chantal - La question religieuse sous la présidence Obama par Amandine Barb - Organizing for America augure-t-il d’un renouveau de la politique américaine ? par Audrey Célestine - L’Amérique de Barack Obama à l’aune de la multipolarité, par Alexandra de Hoop Scheffer

Pour répondre à cette question, les historiens de la « destinée manifeste » des États-Unis et de leur expansion impériale à la fin du XIXe siècle ont souvent attribué un rôle prépondérant au providentialisme protestant et à la mission civilisatrice, exprimés au moment de la guerre hispano-américaine de 1898. D’autres historiens se sont penchés sur le moralisme protestant du Président Wilson et sur la justification qu’il donna de la participation de son pays à la première guerre mondiale en utilisant le slogan « une croisade pour la démocratie » .Cependant, l’intérêt pour les explications religieuses des guerres ou des conflits de civilisation a fortement décliné au lendemain du second conflit mondial. John Lewis Gaddis, l’un des meilleurs historiens de la Guerre froide, ne consacre que quelques lignes à la religion dans un des trois ouvrages qu’il a rédigés sur cette période, tout en admettant que les conflits religieux contiennent en germe le risque de « désorganiser l’ordre international ».Et si le politiste Samuel P. Huntington donne un rôle essentiel à la religion dans son analyse très réductionniste du « choc des civilisations » , son ouvrage polémique est atypique. Comme le remarque le théoricien des relations internationales Robert O. Keohane, dans un livre de synthèse publié au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, la religion demeure le parent pauvre des relations internationales. Selon lui, les modèles explicatifs proposés sont trop sécularisés pour donner une place satisfaisante aux motivations religieuses ou à des visions du monde marquées par des positions intégristes ou fondamentalistes. R.O. Keohane et ses disciples appellent donc à une nouvelle conceptualisation des relations internationales qui serait mieux à même d’expliquer les phénomènes de violence religieuse et de théoriser sur la signification profonde d’un hypothétique « retour » du religieux. [Premier paragraphe]

French anti-Americanism has never been as much the focus of debate as it is today. This is true both in France, where a crop of books has appeared on the subject, and in the United States, for reasons linked to the French refusal to support the American invasion of Iraq. Some authors have underlined the unchanging nature of the phenomenon, defining anti- Americanism as a historical “constant” since the 18th century, or again an endlessly repetitive “semantic block” to use Philippe Roger’s expression. Others, like Jean-François Revel, have tried to show what lay hidden behind such a fashionable ideology: a deep-rooted critique of economic liberalism and American democracy (...).

En Amérique, tout semble imprégné de valeurs et de références religieuses : la politique, la morale, l'enseignement et jusqu'à la vie intime. Comme si l'esprit des premiers puritains continuait à régenter les lois et les mœurs de cette vieille démocratie. C'est ce rapport entre religion et politique, constitutif de l'identité nationale américaine depuis trois siècles, qu'explore le présent ouvrage. Il analyse la foi des pèlerins, la montée en puissance des sectes évangéliques, la « guerre des Bibles » entre catholiques et protestants au XIXe siècle, l'invocation du Credo anglo-protestant contre l'afflux des nouveaux immigrés, l'annonce de la « mort de Dieu » dans les années 1930, ou l'usage plus récent du fondamentalisme religieux à des fins électorales... Au fil des chapitres, il met en évidence deux conceptions rivales de la nation : l'une, séculière, qui puise ses racines dans l'héritage des Lumières ; l'autre baignée dans la culture des puritains et ses avatars. Dès l'origine, les Fondateurs ont érigé un « mur de séparation » entre l'Église et l'État – qui sera parfois ébranlé et toujours reconstruit. Mais cet essai ne se limite pas au seul discours de l'Amérique sur elle-même. Il ne cesse de solliciter, de Voltaire à Sartre, le regard tantôt avisé et plus souvent biaisé des Français, séduits par l'exotisme d'une Amérique si étrangère à leur tradition nationale et à leurs habitudes de pensée.

in La présidence impériale. De FranklinD. Roosevelt à George W. Bush Sous la direction de LACORNE Denis, VAÏSSE Justin, LACORNE Denis Publication date 2007
2
views

0
downloads

A la recherche d'une identité nouvelle, les fondateurs de la République américaine n'hésitèrent pas, dans un premier temps, à s'identifier à Rome et à ses héros, tels Cincinnatus, Brutus, et Publicola. Mais le modèle romain, redécouvert à la lecture de Montesquieu, était problématique : la République n'était possible que sur un petit territoire. Des critiques de la Constitution fédérale de 1787, comme Brutus, s'emparèrent des arguments de Montesquieu pour discréditer l'œuvre des constituants de Philadelphie. Ces derniers réagirent en mettant littéralement Montesquieu la tête à l'envers. La République, prétendirent-ils, n'était concevable que sur un grand territoire, dans un cadre fédéral. Le retour à l'antique prôné par les antifédéralistes était absurde et dangereux, d'autant plus que la cité antique ignorait tout du grand principe fondateur de la République américaine : le régime représentatif. C'est sans doute pourquoi l'idéologue Destutt de Tracy, le plus sévère des critiques de Montesquieu et l'avocat passionné du « refus de Rome », est érigé au rang de « philosophe » de l'Amérique par Jefferson, son traducteur et admirateur.

in Revue française de science politique Publication date 1989
5
views

5
downloads
Une présidence hamiltonienne : la politique étrangère de Ronald Reagan. Denis Lacorne. II n'est plus possible, au lendemain du Watergate, d'écrire sur la politique étrangère des États-Unis sans faire référence aux rapports conflictuels qui opposent le président au Congrès. A une « présidence impériale », justement dénoncée dans les années 1960, succédait une présidence affaiblie, en but aux assauts d'un Congrès qui cherchait à réétablir son ancienne prééminence. Face au « déséquilibre » produit par un Congrès dominateur, le président Reagan a tenté d'inverser la balance au profit de l'exécutif. Il n'y a réussi qu'imparfaitement, au prix d'une incessante confrontation avec un Congrès revigoré, comme l'illustrent la question de l'entrée en guerre des États-Unis, la crise de l'Irangate, et les tentatives de réinterprétation du traité des missiles antibalistiques. La présidence « restaurée » par Reagan n'est pas la « présidence impériale », mais plutôt une « présidence énergique », ou encore « hamiltonienne », puisqu'elle se rattache à une conception du pouvoir inaugurée, dès la fin du 18e siècle, par le plus monarchique des Pères fondateurs : Alexander Hamilton.

22
views

0
downloads
Débat classique que celui des relations entre langue et politique. Il est de longue date au cœur de la réflexion sur le nationalisme. Il se trouve aujourd'hui relancé par la revendication du multiculturalisme ou au contraire la défense de la citoyenneté « républicaine », par les conflits identitaires, par la construction de l'Union européenne, par le développement d'internet. En France c'est la question corse qui le place au centre de l'affrontement électoral. Mais il est peu d'États au monde où le problème de la langue ne se pose pas en termes politiques. Qu'il s'agisse d'États monolingues, hégémoniques et arrogants, comme le furent les constructeurs de la tour décrits dans la Genèse, ou d'États bilingues, voire multilingues, semblables aux nations dispersées par la colère de Dieu, après la destruction de Babel. À une époque où l'anglais est en passe de devenir la langue véhiculaire des pays de l'Union, sans qu'il y ait jamais eu de politique linguistique européenne clairement formulée, il est important de s'interroger sur la signification même d'une langue dominante, sur les phénomènes complexes de naissance, de déclin, de renaissance linguistique, sur les conditions historiques et les facteurs socio-économiques qui favorisent tantôt des situations d'hégémonie linguistique, favorables au monolinguisme, tantôt des situations de pluralité linguistique, débouchant sur des formes stables de bilinguisme ou de multilinguisme. Voyage à l'ombre de Babel, en France, en Californie, au Canada, en Belgique, en Suisse, en Israël, en Ukraine, en Lituanie, en Biélorussie, dans l'ancienne Yougoslavie... et dans le virtuel.

in Alternatives internationales. Hors-série Publication date 2004-11
PIOT Olivier
1
views

0
downloads
L'arrogance de l'équipe Bush se nourrit de la conviction d'agir pour le Bien. En désinformant une population largement indifférente au monde, elle prend la forme d'un messianisme qui s'appuie sur la puissance économique et militaire des États-Unis.

Next