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Publié en 2005-01
BAUDCHON Helene
GAFFARD Jean-Luc
MUSSO Patrick
AGLIETTA Michel
BORGY Vladimir
CHATEAU Jean
JUILLARD Michel
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In sharp contrast with the buoyant economic dynamism observed in most other areas of the world, slow growth and persistently high unemployment have been characterizing the European Union (EU) economy for a number of years. This report investigates some of the possible causes of this poor macroeconomic performance, analyzing in depth the hypotheses of technological backwardness and of inappropriate economic policies, as major determinants of potential growth. It then proposes some contrasted scenarios for economic and social policies in the EU and explores, with the help of the INGENUE, overlappinggenerations, general-equilibrium model of the world economy, some of the possible long-term evolutions of economic growth and other macroeconomic indicators for various scenarios. In particular, we look at the aggregate economic consequences over the next decades of various ways in which the combination of policies being implemented and the recent enlargement of the European Union may affect the growth potential of the area. More specifically, among the many possible changes that may be forthcoming with this new EU enlargement, we simulate the changes in the time-path of macroeconomic variables resulting from the achievement of the “Lisbon strategy” objective of higher employment rates in the EU, from faster technological convergence of Eastern European economies towards Western European levels of total factor productivity (TFP), and from larger migration flows from Eastern European new members to the EU-15 countries. Although the consequences may in some cases be quite large for the enlarged EU economy, the induced effects on the rest of the world are, in all cases, relatively small, due to the small weight of Eastern Europe in the world economy and population.

in Dictionnaire de la pensée écologique Sous la direction de BOURG Dominique, PAPAUX Alain Publié en 2015-09
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in La croissance : réalités et perspectives Sous la direction de DE KEULENEERS Eric, RENTIER Bernard, ARTIGE Lionel, BOULANGER Paul-Marie, BRÉCHET Thierry, CASSIERS Isabelle, DE LA CROIX David, DONNAY Philippe, MARÉCHAL Kevin, TOUZRI Abdelfattah Publié en 2016-01
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Sujet qui s'annonce par un mot simple, la croissance est certainement un sujet de débat. Elle est parfois présentée comme une réponse facile à des questions fondamentales de société : pour sortir de la crise, résoudre le problème de la dette, créer des emplois, la croissance est avancée comme une réponse un peu incantatoire, et pourtant, ce concept de croissance amène en réalité beaucoup de questions. Le Congrès des économistes 2015 aborde la croissance économique de façon très large, car l’origine de la croissance économique fait intervenir des phénomènes d’ordres divers ; il est bon que nous nous penchions sur l’apparition de la croissance économique, ainsi que sa finalité, et que nous essayions d’en examiner les ressorts à travers l’histoire et dans le cadre des objectifs de notre société contemporaine. La croissance économique semble, à chaque période où elle est apparue, avoir été plutôt un phénomène spontané, mais certaines mesures influencent sans doute le niveau et le type de croissance économique. Les conséquences de ces mesures semblent cependant très différentes selon les contextes. Il est donc important d’analyser ces mesures, leur pertinence et leurs conséquences, tant à court qu’à long terme. En supposant que des décisions de politique économique puissent influencer la croissance, doivent-elles viser un niveau de croissance, et alors lequel ? La fixation d’objectifs d’équilibre fiscaux ou monétaires stricts semble plutôt réduire la croissance, mais il faut aussi s’interroger sur les limites en matière d’endettement et de création monétaire. Des objectifs en matière de protection de l’environnement peuvent représenter une limite à la croissance, mais aussi être un vecteur de croissance à certaines conditions. [Résumé des actes]

in Revue de l'OFCE Sous la direction de LAURENT Eloi Publié en 2016-02
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Le PIB, comme les indicateurs économiques conventionnels dont il est l’étendard, perd à grande vitesse sa pertinence dans notre début de 21esiècle pour trois raisons fondamentales. Tout d’abord, la croissance économique, si forte dans les décennies d’après-guerre (1945-1975), se dissipe peu à peu dans les pays développés et devient en conséquence un objet de poursuite de plus en plus vain pour les politiques publiques (comme l’illustre la reprise poussive en France et en Europe). Ensuite, les bien-être objectif et subjectif – c’est-à-dire ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue – sont de plus en plus déconnectés de la croissance économique. Enfin, la croissance du PIB ne nous dit rien de la soutenabilité environnementale, c’est-à-dire de la compatibilité entre notre bien-être d’ aujourd’hui et la vitalité à long terme des écosystèmes dont nos sociétés dépendent en dernier ressort, alors que c’est à coup sûr l’enjeu majeur de notre siècle .

in Annales des Mines. Responsabilité Environnement Publié en 2015-07
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L’idée de justice environnementale est née aux États-Unis d’Amérique dans les années 1970, dans un contexte d’activisme civique et de lutte pour l’égalité raciale. Elle a mis plusieurs décennies pour commencer à être discutée sur le vieux continent plus imprégné par une tradition des droits sociaux. Aussi, la question à laquelle cet article s’attachera à répondre est : « Quelle forme concrète pourrait prendre un État-providence qui viserait non plus seulement le progrès social, mais aussi le progrès social-écologique ? ». À partir du moment où l’on constate une intrication de plus en plus étroite entre enjeux sociaux et défis environnementaux, l’État devient légitime à assumer une fonction d’allocation, de redistribution et de stabilisation dans le but de couvrir les divers risques sociaux-écologiques.

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Le « grand débat national », décidé et organisé par le pouvoir exécutif, va connaître son épilogue dans les prochaines semaines. Engendré par la révolte des « gilets jaunes » contre l’iniquité fiscale, il était logique qu’il suscite une réflexion sur la réforme de la fiscalité carbone, suspendue en décembre 2018, qui se trouve au point d’intersection exact entre les deux thèmes les plus débattus en ligne par les Français : « la transition écologique » et « la fiscalité et les dépenses publiques ». Nous ajoutons aujourd’hui une dimension supplémentaire à ce débat en proposant d’instituer pour 2020 une contribution climat anti-précarité énergétique. C’est l’occasion d’éclairer pour les citoyens et les décideurs certaines des options de réforme en présence, avant, éventuellement, de trancher. Le Tableau 1 présente les caractéristiques des quatre propositions les plus abouties et détaillées présentées ces dernières semaines, dont la nôtre (il en existe bien d’autres).

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Le e PIB, comme les indicateurs économiques conventionnels dont il est l’étendard, perd à grande vite sse sa pertinence dans notre début de 21e siècle pour trois raisons fondamentales. Tout d’abord, la croissance économique, si forte dans les décennies d’après-guerre (1945-1975), se dissipe peu à peu dans les pays développés et devient en conséquence un objet de poursuite de plus en plus vain pour les politiques publiques (comme l’illustre la reprise poussive en France et en Europe). Ensuite, les bien-être objectif et subjectif – c’est-à-dire ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue – sont de plus en plus déconnectés de la croissance économique. Enfin, la croissance du PIB ne nous dit rien de la soutenabilité en vironnementale, c’est-à-dire de la compatibilité entre notre bien-être d’ aujourd’hui et la vitalité à long terme des écosystèmes dont nos sociétés dépendent en dernier ressort, alors que c’est à coup sûr l’en jeu majeur de notre siècle

in Problèmes économiques Publié en 2014-11
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L'État-providence, c’est-à-dire la mutualisation démocratique des risques sociaux, est une grande réussite historique : il a non seulement favorisé le développement économique en sous-tendant et consolidant les institutions marchandes, mais, depuis qu’il a pris son essor dans la seconde moitié du XXe siècle, il a ouvert une ère de développement humain sans précédent, en agissant comme contrepoids à ces mêmes institutions marchandes. La part de la redistribution sociale dans le revenu national a été multipliée par 10 au cours du XXe siècle dans les sociétés qui ont pu en faire le choix grâce aux avancées de la démocratie, pour un coût économique minime et un bénéfice humain maximal. L’État-providence ne doit donc pas être dénigré pour ce qu’il coûte, mais célébré pour ce qu’il rapporte. Mais, s’il importe de protéger l’État-providence contre toutes les mythologies économiques, nous devons également le réinventer. Car l’assurance sociale qu’il nous offre constitue un atout majeur pour affronter les crises écologiques du siècle qui s’ouvre. L’État providence peut garantir le progrès social-écologique comme il garantit depuis plus d’un siècle le progrès social.

in Revue de l'OFCE Publié en 2005-04
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Peter H. Lindert est professeur d’économie à UC Davis et chercheur associé au NBER. Spécialiste d’économie politique et d’histoire économique — ses recherches actuelles portent notamment sur la dynamique des inégalités — et bon connaisseur des questions européennes, il est également réputé pour avoir co-signé un des meilleurs manuels d’économie internationale sur un marché pourtant très concurrentiel. Avec Growing Public, il nous propose un manuel de progrès social. [Premier paragraphe]

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