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in Lettre de l'OFCE Publié en 2004-07
BAUDCHON Hélène
CHEVILLON Guillaume
DUPONT Gaël
SCHWEISGUTH Danielle
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Les premières années d’existence officielle de l’euro n’ont pas été un long fleuve tranquille. Alors qu’une appréciation était légitimement attendue, l’euro s’est au contraire régulièrement déprécié vis-à-vis du dollar, de son introduction en janvier 1999 jusqu’à la fin 2001. La dégradation du déficit courant américain à cette époque et la baisse plus importante outre-Atlantique du rendement des actions étaient pourtant largement défavorables au billet vert. Le dollar aurait alors puisé sa force dans les anticipations de croissance potentielle plus forte associées à la « nouvelle économie ». Et de telles anticipations ne sont pas prises en compte (ou de manière incomplète) dans une modélisation traditionnelle du taux de change (...).

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Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment d’optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de l’humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l’interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l’intérêt n’est qu’anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu’elle consiste à déduire des informations dont on dispose sur le présent une vision de l’avenir. Elle ne peut être formulée en dehors d’un cadre général d’interprétation, c’est-à-dire d’une théorie qui met en relation les informations que l’on privilégie et les variables que l’on cherche à prévoir. Parmi ces informations, certaines, cruciales, ne sont pas vraiment disponibles car, pour l’essentiel, elles dépendent de décisions à venir et qu’il n’existe pas vraiment de théorie permettant de déduire des données existantes ce que seront ces décisions. Il faut donc formuler des hypothèses alternatives et retenir celles qui nous paraissent les plus vraisemblables. Dès lors, les erreurs de prévision peuvent avoir au moins trois origines : une insuffisance d’information sur le présent, une mauvaise spécification théorique, la non réalisation de certaines hypothèses. De surcroît, il existe une incertitude irréductible au sens ou certains événements sont imprévisibles, alors même que leur conséquence sur l’activité économique est déterminante. Voilà pourquoi les chiffres associés à une prévision sont éminemment fragiles, qu’ils doivent être considérés comme conditionnels aux hypothèses que l’on formule, aux données dont on dispose et au cadre théorique dans lequel on raisonne. Il m’a donc semblé nécessaire que les prévisions réalisées par l’OFCE soient publiées en même temps qu’un débat autour de ces prévisions. Cela offre le double avantage de rendre explicite le doute inhérent à tout exercice de prévision pour les raisons déjà exposées, et de participer au pluralisme nécessaire à l’indépendance et au sérieux des études économiques. Une prévision, pour rigoureuse qu’elle soit, n’est pas un exercice mécanique au terme duquel la vérité serait révélée, mais une « histoire » raisonnée du futur délivrant des résultats incertains. Il est utile d’en comprendre d’emblée les limites, pour ne point s’en servir comme d’un argument d’autorité, à l’instar de ce qui est trop fréquemment le cas.

in Revue de l'OFCE Publié en 2010-04
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Principale conséquence de la crise économique que nous traversons, la situation du marché du travail s’est fortement dégradée dans l’ensemble des grands pays développés. À l’exception de l’Allemagne, le rythme de hausse du chômage au cours de cet épisode récessif a été deux fois plus violent que celui observé au cours des « petites » crises précédentes. Ce fort impact sur le chômage masque pourtant une relative résistance face à un choc de production d’une ampleur sans précédent depuis les années 1930. Cette résistance du chômage tient d’abord à l’impact encore faible et inachevé de la crise sur l’emploi. Elle s’explique aussi par les comportements d’activité qui amortissent traditionnellement les chocs d’emploi du fait du découragement induit d’une partie de la population active. Nous détaillons la réaction des marchés du travail dans sept grands pays : Allemagne, France, Italie, Espagne, Royaume-Uni, États-Unis et Japon. Dans un premier temps, nous montrons qu’à l’exception de l’Espagne et des États-Unis, l’ajustement de l’emploi n’y est pas achevé. Puis, nous montrons que les écarts d’ajustement de l’emploi s’expliquent en partie par le recours à la flexibilité interne des entreprises (modification du temps de travail et des coûts salariaux). Enfin, nous analysons l’impact de la dégradation du marché de l’emploi sur le chômage en étudiant les comportements d’activité. Il convient toutefois de garder à l’esprit que la crise est loin d’être terminée, et que les chiffres disponibles sont encore provisoires. Ce n’est qu’à la fin du cycle que l’on saura si les marchés du travail ont réagi différemment à la crise actuelle.

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La comparaison des marchés du travail montre que le taux de chômage européen n'est pas le résultat d'un fonctionnement différent du marché du travail mais plutôt le résultat de chocs macro-économiques plus importants, notamment après 2011. Le premier facteur de la hausse du chômage européen est la politique fiscale restrictive menée de 2011 à 2014. Ces évolutions moyennes cachent cependant de fortes divergences au sein de la zone euro. Entre 2007 et 2017, le taux de chômage allemand a baissé de quatre points par rapport à la moyenne de la zone euro alors que le taux de chômage espagnol a augmenté de six points.

Ce travail évalue différentes caractéristiques de l’impact de l’évolution du prix du baril de pétrole sur l’activité économique en France. Nous montrons qu’il existe un décalage de cet impact sur le PIB, qui serait en moyenne, sur la période 1985-2015, de 4 trimestres. L’effet, à la baisse comme la hausse, n’est significatif que pour des variations des prix du pétrole supérieures à 1 écart-type. L’effet asymétrique est extrêmement faible : l’effet est identique dans le cas d’une hausse ou d’une baisse de ce dernier.

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Face à la montée du risque de déflation en zone euro, renforcée par l’appréciation continue de l’euro face aux autres monnaies entre mi-2012 et mi-2014, les dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE) ont entamé un tournant dans la mise en œuvre de la politique monétaire avec l’annonce en mars 2014 de nouveaux assouplissements quantitatifs suivie de leur mise en place à partir de janvier 2015. Ces assouplissements ont favorisé la baisse du taux de change de l’euro face aux autres monnaies [Blot et al., 2015], elle-même susceptible d’apporter un soutien précieux aux économies de la zone euro via un regain de compétitivité-prix vis-à-vis des concurrents hors de la zone. Quelles seraient dès lors les conséquences pour l’économie française d’une dépréciation de l’euro face aux autres monnaies ? Nous revenons brièvement sur les évolutions passées du taux de change de l’euro. Puis nous présentons les effets attendus d’une dépréciation de 10 % de l’euro face aux autres devises à l’aide du modèle e-mod.fr — modèle macro-économétrique pour l’économie française. [premier paragraphe du chapitre]

Sous la direction de HEYER Eric Publié en 2014-09
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Chaque année, l'OFCE propose dans la collection « Repères » un bilan accessible et rigoureux de l'économie française. L'édition 2015 présente l'état de la conjoncture, les principales tendances et les grands problèmes. Que peut-on attendre du Pacte de responsabilité en termes d'emploi et de compétitivité ? La séparation des activités bancaires est-elle inutile ? Quelles sont les évolutions du temps partiel en France ? La réforme fiscale est-elle un mythe ? Que doit-on attendre de la conférence Climat 2015 ? Quelles seraient les conséquences d'une sortie de la zone euro ? Taxi contre VTC : la victoire du lobby contre l'innovation ? Quelle est la politique du logement locatif en France ?

Sous la direction de HEYER Eric Publié en 2009
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Nous sommes au coeur de la première grande crise de la mondialisation. Aucune zone n’est épargnée et n’échappera à une brutale et franche chute de son activité, la plus violente depuis les années 1930. Cette crise intervient au moment où la croissance française, dans le sillage de celle observée ailleurs en zone euro, reprenait des couleurs après être restée engluée dans une croissance médiocre suite au ralentissement marqué de l’économie mondiale en 2001 : l’ajustement nécessaire des bilans et des appareils de production des entreprises après l’euphorie de la fin des années 1990 a été d’autant plus laborieux qu’aucun instrument macro-économique n’a été mobilisé pour maintenir la croissance à flot. L’appréciation de l’euro, inévitable sans politique de change, des politiques non coordonnées voire non coopératives et une politique budgétaire corsetée n’ont évidemment rien arrangé au marasme de l’après-bulle Internet. L’Union européenne apparaît aujourd’hui très faible, prisonnière de leaderships politiques myopes, fragmentée par de nombreuses politiques économiques choisies par les 27 États membres. La crise, en revanche, pourrait être l’occasion de mettre en oeuvre de nouvelles politiques communes sur la cohésion sociale, le secteur financier, la politique fiscale. La crise encore pourrait être l’occasion d’une réinvention de la politique qui prend acte de la limite de la centralité nationale en acceptant la perte du contrôle illusoire sur la société. Y aurait-il une fatalité européenne rendant les phases de croissance toujours plus brèves et moins intenses en France et en Europe qu’aux États-Unis ? Ou alors le chômage et la faible croissance ne sont-ils que les résultats de choix peu judicieux ? L’examen de notre histoire macroéconomique récente fournit assurément quelques éléments de réponse aux questions sur la dynamique en cours. Cet ouvrage, dans une première partie, analyse l’économie française dans toutes ses composantes, en situant les années 2009 et 2010 dans les évolutions de longues périodes. La seconde partie propose des analyses plus approfondies de certains thèmes qui constituent des aspects majeurs des débats actuels. Quelle est la situation des banques et quel est leur comportement dans la crise ? Allons-nous vers un nouveau Bretton Woods ? Le Plan automobile répond-t-il au besoin du secteur ? La réforme de l’indemnisation chômage est-elle adaptée à la conjoncture actuelle ? Notre modèle social est-il un atout pour les années à venir ? Et, en son sein, quelles réformes seraient nécessaires ?

in Revue de l'OFCE Publié en 2003-04
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Le modèle de croissance asiatique d’industrialisation par les exportations, après une crise de doutes (1997) et un retour euphorique de flamme (1999) qui a masqué ses limites et différé de nécessaires réformes, a vu sa vulnérabilité au cycle mondial confirmée en 2001. En 2002, l’Asie retrouve un rythme de croissance soutenu proche de 6 %. [Premier paragraphe]

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