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Comparé aux autres pays de l'OCDE, le capital public en France est élevé ainsi que la qualité des infrastructures. Mais la tendance depuis dix ans n'est pas favorable. L'investissement public brut est sur une tendance décroissante depuis maintenant plusieurs années. Le taux de croissance de l'investissement public net montre une chute plus importante encore. Cela signifie que la dépréciation du capital public et des infrastructures n'est que très partiellement compensée. La valeur patrimoniale des administrations publiques est encore positive mais a subi une chute importante et atteint un point bas inquiétant. En effet, la dette publique a cru plus vite que le capital public. En plus des effets de long terme, les analyses montrent que l'investissement public a l'avantage de stimuler l'activité économique à court terme. Pendant la période de crise de la Covid-19, il faut s'attendre à des effets positifs importants en France du fait de la situation économique courante. L'investissement public est presque autofinancé en période de récession. Les collectivités locales sont le premier investisseur public. Elles réalisent près de 70 % de l'investissement public civil. L'investissement public pour les ouvrages de génie civil, le logement, l'éducation et la protection de l'environnement est principalement réalisé par les collectivités locales. Trois fonctions de l'investissement public demandent un effort particulier. La première est la maintenance des infrastructures existantes, en particulier de génie civil. La seconde est la transition énergétique et l'investissement pour la biodiversité, dont les montants totaux nécessaires sont élevés. Enfin la troisième concerne les infrastructures de l'économie numérique. Le plan de relance de 100 milliards d'euros indique une inflexion encore modeste en faveur de l'investissement public. En effet, les montants nécessaires sont élevés sur plusieurs années. À court terme, l'enjeu essentiel est la mise en œuvre rapide de l'investissement public afin de bénéficier à la fois des effets de court et long terme.

in OFCE Policy Brief Publié en 2020-06-18
HOLZNER Mario
WATT Andrew
WITTWER Jérôme
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■The Recovery Fund recently proposed by the EU Commission marks a sea-change in European integration. Yet it will not be enough to meet the challenges Europe faces. There has been much public debate about financing, but little about the sort of concrete projects that the EU should be putting public money into.■Here we propose a 10-year, €2tn investment programme focusing on public health, transport infrastructure and energy/decarbonisation. ■It consists of two pillars. In a national pillar Member States — broadly as in theCommission proposal — would be allocated €500bn. Resources should be focused on the hardest-hit countries and front-loaded: we suggest over a three-year horizon.■The bulk of the money —€1.5tn — would be devoted to finance genuinely European projects, where there is an EU value added. We describe a series of flagship initiatives that the EU could launch in the fields of public health, transport infrastructure and energy/decarbonisation. ■We call for a strengthened EU public health agency that invests in health-staff skillsand then facilitates their flexible deployment in emergencies, and is tasked withensuring supplies of vital medicines (Health4EU). ■We present costed proposals for two ambitious transport initiatives: a dedicated European high-speed rail network, the Ultra-Rapid-Train, with four-routes cuttingtravel times between EU capitals and regions, and, alternatively, an integrated European Silk Road initiative that combines transport modes on the Chinese model. ■In the area of energy/decarbonisation we seek to “electrify” the Green Deal. We call for funding to accelerate the realisation of a smart and integrated electricity gridfor 100%-renewable energy transmission (e-highway), support for complementary battery and green-hydrogen projects, and a programme, modelled on the SURE initiative, to co-finance member-state decarbonisation and Just Transition policies.■The crisis induced by the pandemic, coming as it does on top of the financial and euro crises, poses a huge challenge. The response needs to take account of the longer-run structural challenges, and above all that of climate change. The European Union should rise to these challenges in the reform of an ambitious medium-runrecovery programme, appropriately financed. An outline of such a programme isset out here by way of illustration, but many permutations and options are available to policymakers.

Le Fonds de relance récemment proposé par la Commission européenne marque un changement radical dans l’intégration européenne. Mais cela ne suffira pas pour relever les défis auxquels l’Europe est confrontée. Le financement a fait l’objet de nombreux débats, mais peu de choses ont été dites sur le type de projets concrets auxquels l’UE devrait consacrer le Fonds de relance. Nous proposons dans le Policy Brief OFCE, n° 72, un programme d’investissement de 2 000 milliards d’euros sur dix ans, axé sur la santé publique, les infrastructures de transport et l’énergie/décarbonisation. [Premier paragraphe]

Publié en 2020-03
GAFFARD Jean-Luc
AMENDOLA Mario
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Le temps est le grand absent de la théorie économique. Telle est la thèse de ce livre qui dénonce l’impuissance des économistes à proposer des remèdes adéquats face à l’instabilité actuelle ou, tout simplement, à saisir l’économie dans sa réalité, toujours singulière et mouvante. Renvoyant dos à dos néoclassiques et kéneysiens, s’opposant à l’idée que le retour à l’équilibre est la fin de l’histoire, les auteurs soulignent que les phénomènes économiques sont faits d’incertitude et d’irréversibilité. Ils montrent que le regard sur les acteurs économiques se trouve radicalement modifié par la prise en compte du temps : l’entrepreneur, initiateur de ruptures, redevient un arbitre entre le court et le long terme ; la monnaie et le crédit sont vus comme des ponts indispensables vers le futur ; les pouvoirs publics sont appelés à renouer avec leurs fonctions de régulation. Les économies de marché se voient ainsi dotées d’une nouvelle capacité de résilience qui réside principalement dans cette maîtrise – décisive – des horloges multiples.

Au cours des années 1990, l’Italie, comme la Suède et la Pologne, a mis en place le système notionnel à cotisations définies : d’une part, le régime continue à être financé par répartition (le paiement des pensions est assuré par les cotisations sociales des travailleurs actuels) ; d’autre part, un compte virtuel est établi pour chaque travailleur, sur lequel s’accumulent ses cotisations sociales, avec un rendement – comptabilisé annuellement sur le solde – égal à la croissance moyenne du PIB sur les cinq dernières années. [Premier paragraphe]

in Journal of Evolutionary Economics Publié en 2019-07
CARDACI Alberto
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Our paper investigates the impact of rising inequality in a two-country macroeconomic model with an agent-based household sector characterized by peer effects in consumption. In particular, the model highlights the role of inequality in determining diverging balance of payments dynamics within a currency union. Inequality may drive the two countries into different growth patterns: where peer effects in consumption interact with higher credit availability, rising income inequality leads to the emergence of a debt-led growth. Where social norms determine weaker emulation and credit availability is lower, an export-led regime arises. Eventually, a crisis emerges endogenously due to the sudden-stop of capital flows from the net lending country, triggered by the excessive risk associated with the dramatic amount of private debt accumulated by households in the borrowing country. Monte Carlo simulations for a wide range of calibrations confirm the robustness of our results.

in Prosperità Sous la direction de KEYNES John Maynard Publié en 2019-05
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in Gli ultimi giorni dell'Unione Sous la direction de KRASTEV Ivan Publié en 2019-02
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Du haut de ses vingt ans, l’euro aura connu une adolescence difficile. Les divergences croissantes, les politiques d’austérité et leur coût réel, le refus d’accompagner l’austérité dans les pays de la périphérie par des politiques expansionnistes au centre, qui en auraient minimisé l’impact négatif, tout en soutenant l’activité dans la zone euro dans son ensemble et enfin, la reconnaissance tardive du besoin d’intervention, avec une politique monétaire d’assouplissement quantitatif qui a commencé en Europe très en retard par rapport aux autres grands pays, et une relance budgétaire, le plan Juncker, elle aussi tardive et insuffisante, n’ont pas contribué au succès de l’euro.

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At age twenty, the euro has gone through a difficult adolescence. The success of the euro has not been aided by a series of problems: growing divergences; austerity policies with their real costs; the refusal in the centre to adopt expansionary policies to accompany austerity in the periphery countries, which would have minimized austerity’s negative impact, while supporting activity in the euro zone as a whole; and finally, the belated recognition of the need for intervention through a quantitative easing monetary policy that was adopted much later in Europe than in other major countries; and a fiscal stimulus, the Juncker plan, that was too little, too late. (First paragraph)

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