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Publié en 2020-03
GAFFARD Jean-Luc
AMENDOLA Mario
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Le temps est le grand absent de la théorie économique. Telle est la thèse de ce livre qui dénonce l’impuissance des économistes à proposer des remèdes adéquats face à l’instabilité actuelle ou, tout simplement, à saisir l’économie dans sa réalité, toujours singulière et mouvante. Renvoyant dos à dos néoclassiques et kéneysiens, s’opposant à l’idée que le retour à l’équilibre est la fin de l’histoire, les auteurs soulignent que les phénomènes économiques sont faits d’incertitude et d’irréversibilité. Ils montrent que le regard sur les acteurs économiques se trouve radicalement modifié par la prise en compte du temps : l’entrepreneur, initiateur de ruptures, redevient un arbitre entre le court et le long terme ; la monnaie et le crédit sont vus comme des ponts indispensables vers le futur ; les pouvoirs publics sont appelés à renouer avec leurs fonctions de régulation. Les économies de marché se voient ainsi dotées d’une nouvelle capacité de résilience qui réside principalement dans cette maîtrise – décisive – des horloges multiples.

Au cours des années 1990, l’Italie, comme la Suède et la Pologne, a mis en place le système notionnel à cotisations définies : d’une part, le régime continue à être financé par répartition (le paiement des pensions est assuré par les cotisations sociales des travailleurs actuels) ; d’autre part, un compte virtuel est établi pour chaque travailleur, sur lequel s’accumulent ses cotisations sociales, avec un rendement – comptabilisé annuellement sur le solde – égal à la croissance moyenne du PIB sur les cinq dernières années. [Premier paragraphe]

in Journal of Evolutionary Economics Publié en 2019-07
CARDACI Alberto
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Our paper investigates the impact of rising inequality in a two-country macroeconomic model with an agent-based household sector characterized by peer effects in consumption. In particular, the model highlights the role of inequality in determining diverging balance of payments dynamics within a currency union. Inequality may drive the two countries into different growth patterns: where peer effects in consumption interact with higher credit availability, rising income inequality leads to the emergence of a debt-led growth. Where social norms determine weaker emulation and credit availability is lower, an export-led regime arises. Eventually, a crisis emerges endogenously due to the sudden-stop of capital flows from the net lending country, triggered by the excessive risk associated with the dramatic amount of private debt accumulated by households in the borrowing country. Monte Carlo simulations for a wide range of calibrations confirm the robustness of our results.

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At age twenty, the euro has gone through a difficult adolescence. The success of the euro has not been aided by a series of problems: growing divergences; austerity policies with their real costs; the refusal in the centre to adopt expansionary policies to accompany austerity in the periphery countries, which would have minimized austerity’s negative impact, while supporting activity in the euro zone as a whole; and finally, the belated recognition of the need for intervention through a quantitative easing monetary policy that was adopted much later in Europe than in other major countries; and a fiscal stimulus, the Juncker plan, that was too little, too late. (First paragraph)

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Du haut de ses vingt ans, l’euro aura connu une adolescence difficile. Les divergences croissantes, les politiques d’austérité et leur coût réel, le refus d’accompagner l’austérité dans les pays de la périphérie par des politiques expansionnistes au centre, qui en auraient minimisé l’impact négatif, tout en soutenant l’activité dans la zone euro dans son ensemble et enfin, la reconnaissance tardive du besoin d’intervention, avec une politique monétaire d’assouplissement quantitatif qui a commencé en Europe très en retard par rapport aux autres grands pays, et une relance budgétaire, le plan Juncker, elle aussi tardive et insuffisante, n’ont pas contribué au succès de l’euro.

Les règles budgétaires européennes fixent un certain nombre de contraintes sur les finances publiques des États membres. Ceux-ci doivent respecter un plafond de déficit et de dette et s'engager sur un objectif de solde structurel à moyen terme. Ils doivent aussi respecter une variation du solde structurel et limiter la progression des dépenses publiques. En parallèle, à l'ajout de nouvelles contraintes, les dernières réformes de la gouvernance ont introduit des flexibilités afin de mieux adapter la réponse aux chocs macroéconomiques. Le cadre est ainsi devenu plus complexe mais il n'a pas permis d'éviter la crise des dettes souveraines dans la zone euro. De nombreuses propositions de réforme des règles sont actuellement en débat. Le FMI a proposé une philosophie de réforme pour un meilleur équilibre entre flexibilité, simplicité et contrainte. Cette philosophie a été introduite dans le cadre de la zone euro par quatorze économistes franco-allemands. Ils proposent de rebâtir les règles budgétaires autour d'une règle de dépenses publiques avec un mécanisme correcteur de la dette. Nous analysons les propriétés macroéconomiques de cette proposition. Selon les simulations réalisées à partir du modèle iAGS, la règle de dépense est inapplicable à des pays ayant un niveau de dette trop éloigné de 60 % mais qui présentent des soldes structurels positifs, tels l'Italie ou le Portugal. Pour ces pays la règle provoque des efforts irréalistes qui aboutiraient à une très forte décroissance de la dette, l'amenant en terrain négatif assez rapidement. Ceci est accentué par le fait que la règle proposée est asymétrique. À nos yeux, une règle budgétaire, même réformée, ne suffira pas pour sortir de la synchronisation des politiques budgétaires et aller vers une véritable coordination. La tension existe entre une gouvernance par les règles et une gouvernance par la coordination. L'analyse des règles actuelles et de la proposition des quatorze économistes franco-allemands nous conduit à plaider pour la seconde option. L'hétérogénéité des pays européens rend impossible l'imposition à tous d'une règle simple. Il faut dès lors augmenter l'intensité de l'analyse économique portant sur la situation de chaque pays pour donner les moyens à une institution de prendre des décisions informées et de fournir des recommandations sur moyenne période. La contrepartie de cette agilité est un contrôle plus important de la soutenabilité des finances publiques. De manière plus opérationnelle, les interactions au sein du Semestre européen pourraient jouer ce rôle-là. Cette instance pourrait devenir le moment où l'on définit et l'on met en place conjointement la stratégie de croissance de l'Union, et où l'on établit la contribution de chaque pays à l'objectif commun.

Les règles budgétaires européennes fixent un certain nombre de contraintes sur les finances publiques des États membres. Ceux-ci doivent respecter un plafond de déficit et de dette et s’engager sur un objectif de solde structurel à moyen terme. Ils doivent aussi respecter une variation du solde structurel et limiter la progression des dépenses publiques. En parallèle, à l’ajout de nouvelles contraintes, les dernières réformes de la gouvernance ont introduit des flexibilités afin de mieux adapter la réponse aux chocs macroéconomiques. Le cadre est ainsi devenu plus complexe mais il n’a pas permis d’éviter la crise des dettes souveraines dans la zone euro. De nombreuses propositions de réforme des règles sont actuellement en débat. Le FMI a proposé une philosophie de réforme pour un meilleur équilibre entre flexibilité, simplicité et contrainte. Cette philosophie a été introduite dans le cadre de la zone euro par quatorze économistes franco-allemands. Ils proposent de rebâtir les règles budgétaires autour d’une règle de dépenses publiques avec un mécanisme correcteur de la dette. Nous analysons les propriétés macroéconomiques de cette proposition. Selon les simulations réalisées à partir du modèle iAGS, la règle de dépense est inapplicable à des pays ayant un niveau de dette trop éloigné de 60% mais qui présentent des soldes structurels positifs, tels l’Italie ou le Portugal. Pour ces pays la règle provoque des efforts irréalistes qui aboutiraient à une très forte décroissance de la dette, l’amenant en terrain négatif assez rapidement. Ceci est accentué par le fait que la règle proposée est asymétrique. En revanche, en cas de choc de demande ou d’inflation non anticipé, la règle a les bonnes propriétés contra-cycliques. À nos yeux, une règle budgétaire, même réformée, ne suffira pas pour sortir de la synchronisation des politiques budgétaires et aller vers une véritable coordination. La tension existe entre une gouvernance par les règles et une gouvernance par la coordination. L’analyse des règles actuelles et de la proposition des quatorze économistes franco-allemands nous conduit à plaider pour la seconde option. L’hétérogénéité des pays européens rend impossible l’imposition à tous d’une règle simple. Il faut dès lors augmenter l’intensité de l’analyse économique portant sur la situation de chaque pays pour donner les moyens à une institution de prendre des décisions informées et de fournir des recommandations sur moyenne période. La contrepartie de cette agilité est un contrôle plus important de la soutenabilité des finances publiques. De manière plus opérationnelle, les interactions au sein du Semestre européen pourraient jouer ce rôle-là. Cette instance pourrait devenir le moment où l’on définit et l’on met en place conjointement la stratégie de croissance de l’Union, et où l’on établit la contribution de chaque pays à l’objectif commun.

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We introduce a macroeconomic model with heterogeneous households and an aggregate banking sector in order to analyze the impact of rising income inequality under different credit scenarios. Growing inequality produces debt‐led consumption boom dynamics when the banking sector is characterized by a lower capital requirement and a higher willingness to lend. Instead, when inequality rises but the banking sector is highly regulated, aggregate demand and output fall. Our results also yield new insights on the appropriate fiscal policy reaction to stabilize the economy: acting on the progressivity of the tax system seems more effective than a proactive countercyclical fiscal policy.

The New Consensus that has dominated macroeconomics since the 1980s was based on a fundamentally neoclassical structure: efficient markets that on their own converged on a natural equilibrium with a very limited role for macroeconomic (mostly monetary) policy to smooth fluctuations. The crisis shattered this consensus and saw the return of monetary and fiscal activism, at least in academic debate. The profession is reconsidering the pillars of the Consensus, from the size of the multipliers to the implementation of reform, including the links between business cycles and trends. It is still too soon to know what macroeconomics will look like tomorrow, but hopefully it will be more eclectic and open.

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