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The Republic of China that retreated to Taiwan in 1949 maintains its de facto, if not de jure, independence yet Beijing has consistently refused formally to abandon the idea of reunifying Taiwan with China. As well as growing military pressure, the PRC’s irredentist policy is premised on encouraging cross-Strait economic integration. Responding to preferential measures, Taiwanese industrialists have invested massively in the PRC, often relocating their businesses there. Fragments of a nation torn apart by contradictory claims, these entrepreneurs are vectors of a new form of unification imposed by the Chinese Communist Party, promoted but postponed on the island by the Nationalist Party, and rejected by Taiwanese pro-independence parties. Within what can be described as an unfinished civil war, socio-economic dynamics remain embedded in conflicts over sovereignty. Transnational actors have freed themselves from security constraints, thereby benefiting economically from reforms in China and ultimately restructuring politics in Taiwan itself, and, in so doing, relations between Beijing and Taipei. A fictitious depoliticization has governed the opening of the Sino-Taiwanese border in order to postpone any resolution of the sovereignty issue. Mengin’s startlingly original book highlights the competing, and fragmented, elements within one of the world’s most intractable territorial disputes.

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The essays in this volume explore the new power struggles created in China, Taiwan, and Hong Kong through information technology. The contributors analyze the interaction between the development of information technologies and social logic on the one hand and processes of unification and fragmentation on the other. They seek to highlight the strategies of public and private actors aimed at monopolizing the benefits created by the information society-whether for monetary gain or bureaucratic consolidation-as well as the new loci of power now emerging. The book is organized around two main themes: one exploring societal change and power relations, the second examining the restructuring of Greater China's space. In so doing, the book seeks to shed light on both the state formation process as well as international relations theory.

Après la proclamation de la République populaire de Chine le 1er octobre 1949 à Pékin, le gouvernement nationaliste était officiellement transféré à Taiwan le 7 décembre suivant, Taipei devenant la nouvelle capitale provisoire de la République de Chine. Les Etats du bloc socialiste, des pays asiatiques récemment indépendants, telle l’Inde, ou quelques chancelleries du bloc occidental − sept en Europe dont le Royaume-Uni, membre permanent du Conseil de sécurité − ont aussitôt reconnu la Chine populaire. Mais le déclenchement de la guerre de Corée a freiné la reconnaissance du régime communiste et limité sa participation aux instances internationales, notamment aux Nations unies, où le gouvernement de Taipei a continué d’occuper le siège de la Chine. Il faudra attendre les signes précurseurs, en 1970, d’une future normalisation sino-américaine pour que la quasi-totalité des chancelleries se tournent vers Pékin et rompent avec Taipei, une majorité se dégageant à l’ONU le 25 octobre 1971 pour y troquer une Chine contre l’autre. Ce processus signe la spécificité de la partition de la Chine : contrairement aux autres partitions cristallisées par la guerre froide, comme celles de l’Allemagne et de la Corée, il n’y a jamais eu coexistence à Taiwan, tant au niveau bilatéral qu’au niveau multilatéral, de deux Etats mais substitution de l’un à l’autre, chacun représentant tour à tour l’ensemble du territoire chinois, continental et insulaire...

in Taiwan in the 21st Century: Aspects and limitations of a Development Model Publié en 2007
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Bien que la Chine populaire revendique sa souveraineté sur l’île de Taiwan, celle-ci jouit d’une indépendance de fait : outre le « miracle économique » et le plus haut niveau de vie en Asie après le Japon dès les années 1970, il y a la démocratisation du régime à partir de la fin des années 1980 avec l’instauration du multipartisme, des institutions représentatives élues au suffrage universel et régulièrement renouvelées, l’alternance, un contrôle étroit du législatif sur l’exécutif et une protection des libertés publiques. Tenter d’analyser cette démocratie en convoquant non seulement le statut non reconnu de cet Etat mais aussi son passé colonial peut paraître relever de l’argutie scientifique (...).

On 16 May 1997 in Beijing, Jiang Zemin and Jacques Chiracsigned a Sino-French Declaration for a Global Partnership. This long text of about ten pages codifies the whole of Paris-Beijing relationship both as to bilateral and international relations. Recalling their specific responsabilities as permanent members of the UN security council and their common concern for independence, the two sides commit themselves to developing multipolarity (...)

Une ou plusieurs Chines ? Derrière la politique de réunification nationale engagée par Pékin et la reprise des échanges inter-chinois, il y a les trajectoires singulières de Taiwan et Hong-Kong. Ces trajectoires ont d'ailleurs été souvent faite d'emprunts en provenance du continent mais aussi d'hybridations multiples.

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Comment l’Etat-Parti chinois renouvelle-t-il son élite et maintient-il sa cohésion dans la période post-Maoïste ? Il s’agit d’une question fondamentale pour comprendre l’évolution du système politique chinois. Or, les explications fournies par la littérature sur la question sont loin d’être satisfaisantes. J’aborde ces questions à travers une étude unique du rôle joué par la Ligue des Jeunesses Communistes dans le recrutement et la promotion des cadres de l’Etat-Parti depuis les années 1980. Je montre que du fait de la situation politique de l’après Révolution Culturelle et des besoins en jeunes soutiens de certains dirigeants, un système de « mobilité sponsorisée » s’est développé afin de renouveler l’élite politique chinoise. Des étudiants sont recrutés dès l’université et formés par les organisations de jeunesse du Parti. Ils sont alors placés sur une filière de promotion rapide, avec des opportunités de carrière et de formation uniques. Ce qui les conduit à des postes de dirigeants au sein de l’Etat-Parti. Par ailleurs, à travers les différentes étapes du processus de « mobilité sponsorisée », les jeunes recrues développent un rôle spécifique en tant que futurs cadres dirigeants et transforment leurs cercles de sociabilité. En conséquence, ils renforcent leur engagement politique et donc leur intérêt personnel à la survie du régime. Enfin, la nature décentralisée de l’Etat-Parti, et de ses organisations de jeunesse ; rend difficile pour les jeunes recrues d’établir des groupes cohésifs qui pourraient s’organiser contre l’Etat-Parti lui-même.

in Sociétés politiques comparées Publié en 2017-05
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La mobilité transnationale des 23 millions de Taiwanais est inversement proportionnelle au degré de reconnaissance de leur Etat. Dans leur cas, la tension qui est au fondement des documents de voyage entre liberté de circulation et impératif d’ordre sécuritaire est déplacée : il s’agit moins de surveiller des individus que de veiller à ne pas reconnaître leur Etat. L’analyse des passeports, visas et papiers d’identification des Taiwanais à l’étranger met en évidence des logiques de neutralisation, d’inversion et de suspension propres à l’hétérotopie foucaldienne afin de résoudre cette tension déplacée, l’exception taiwanaise ayant in fine valeur d’indice. Le raisonnement suit une double diachronie : celle du périple dans ses trois moments successifs – le départ, l’entrée et le séjour à l’étranger – et, au sein de chacun d’entre eux, celle des réglementations adoptées par les Etats étrangers pour attirer les ressortissants d’un Etat qu’ils refusent de reconnaître.

« La Chine des Han, contemporaine de l’Empire romain, lui est assez comparable par son envergure et ses accomplissements. Le règne de la dynastie mandchoue en Chine de 1644 à 1912, en particulier, peut être comparé à celui de la dynastie mogole en Inde de 1526 à 1858, au shogunat Tokugawa du Japon entre 1600 et 1868, ou bien à la dynastie Romanov en Russie de 1613 à 1917. On pourrait encore le comparer à l’Empire ottoman entre le début du XIIIème siècle et le XVème », écrit John Fairbank (...).

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