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in Alternatives économiques. Hors-série Publication date 2020-01-31
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La volonté de faire des économies budgétaires a brouillé la lisibilité de la réforme des retraites, qui affichait pourtant une promesse de simplification. Pour mieux comprendre les termes du débat, retour sur quatre points clés.

In the coming decades, the countries of the South will be facing the aging of the population faster than the countries of the North. This will have long-term economic consequences for the South but also for the North through the changing of international capital flows. To study the latter, we build a simple two-region two-period OLG model, assuming fully integrated financial markets. This allows us to determine the analytical expression of the world interest rate dynamics at general equilibrium and the resulting capital flows accruing to each of the two regions (the North and the South). From there, we analyse how a reduction in either fertility or mortality alters the magnitude of the international capital flows. Contradictory effects are evidenced. To clear up any ambiguity and to study the South's demographic transition, which involves a succession of shocks, we propose numerical simulations. Even if the results stress that the institutional context and technological catching-up may matter, they suggest in a rather general way that the declines in both fertility and mortality tend to reduce the relative capital needs of the Southern economies and consequently their capital inflows. This, in turn, would be beneficial to the North's productive capacity, which should then hold more capital.

L‘adoption d‘un système universel de retraite par points modifie le lien entre les revenus du travail et la pension de retraite. Cette étude propose de mesurer l‘impact possible d‘un tel changement dans différents contextes de trajectoire salariale. Nous identifions sept cas-types suffisamment stylisés pour caractériser les principales propriétés du système actuel pour des salariés du secteur privé ayant eu des carrières complètes. Pour aborder la transition, nous proposons deux méthodes de valorisation des droits acquis dans l‘ancien système. La première est la conversion immédiate des droits en points. La seconde consiste à faire cohabiter les règles de calcul (imbrication) et à attribuer une pension acquise avant réforme au prorata de la durée de cotisation dans l‘ancien système. L'étude s'intéresse également à la générosité du système, à l'arbitrage entre contributivité et solidarité du système. Un scénario de générosité constante et un scénario de générosité réduite sont respectivement étudiés. A générosité constante, nous montrons qu‘un impact différencié (et donc une redistribution) s‘observe, indépendamment du niveau de revenu, au profit de la carrière peu dynamique et au détriment de la carrière plus dynamique. Pour des carrières avec des mauvaises années cotisées, des baisses sensibles sont à craindre. Toutefois, pour les carrières avec des faibles salaires, une hausse de la pension minimum est en mesure de limiter l‘impact de ces baisses voire au contraire conduire à une pension effectivement perçue plus élevée. S'agissant de la transitions, la méthode de valorisation des droits acquis n‘est pas neutre. La conversion est plutôt avantageuse pour la carrière peu dynamique tandis que l‘imbrication des règles est plus généreuse pour la carrière dynamique. Si l‘adoption de la réforme systémique est associée à une baisse de la générosité, des baisses importantes de pension sont obtenues dans tous les cas étudiés. Pour les salariés les plus modestes, ces baisses potentielles peuvent être compensées voire surcompensées par une hausse adéquate de la pension minimum.

in Alternatives économiques. Hors-série Publication date 2019-02
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La réforme annoncée du système de retraite prévoit la création d'un régime unique et d'une pension à points. La transition sera longue et les contraintes à lever nombreuses. L’année 2019 devrait en théorie aboutir à la rédaction d’un projet de loi pour réformer notre système de retraite. Le système actuel repose sur une multitude de régimes et cette structuration complexe nuit aujourd’hui à sa lisibilité. Une grande majorité de Français est favorable à sa remise en cause puisque, selon une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 84 % d’entre eux exprimaient en 2017 le souhait d’un socle de retraite commun. Le projet gouvernemental de réforme revendique l’établissement d’"un système universel de retraite, plus simple, plus juste, pour tous". Il s’est assigné deux objectifs principaux. Tout d’abord, la fusion de l’ensemble des régimes existants en un régime unique, dont la mise en place est prévue en 2025. Ensuite, la création d’une nouvelle pension de retraite à points selon le principe : "Un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé."

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The “Great Recession” that began in 2008 plunged the economy into longlasting stagnation with high unemployment, depressed output and very low inflation. This crisis, whose exceptional duration is difficult to explain using the theoretical tools of contemporary macroeconomics, invites us to enrich fundamental analysis. Conceptualizing secular stagnation is then based on the introduction of market imperfections such as credit rationing on the financial market as well as nominal rigidities on the labour market. The resulting equilibrium is characterized by the underemployment of factors of production (high unemployment, low capital accumulation) associated with a fall in prices (deflation) and monetary policy that is inactive because of the zero lower bound constraint on the key rate. In a period of secular stagnation, the impact of economic policies is affected, and many Keynesian properties appear: a deflationary impact of supply policies, ineffective conventional monetary policy and a positive effect of public spending, although limited by the crowding out of private investment.

Le passage au prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu prévu en France pour l'année 2019 introduit deux modifications fiscales. D'abord, puisque les impôts prélevés en 2018 le seront sur la base des revenus 2017 et ceux de l'année 2019 sur ceux de l'année 2019, les revenus 2018 ne seront pas fiscalisés, laissant ainsi place à une « année blanche ». Ensuite, les contribuables perdront l'avantage du paiement de l'impôt avec une année de décalage, caractérisant ainsi une hausse implicite d'impôt. Dans cet article, nous évaluons l'impact respectif de ces deux effets. Nous montrons que l'année blanche seule se traduit par une baisse annuelle des recettes fiscales proportionnelle à la différence entre le taux d'intérêt nominal et le taux de croissance des recettes fiscales. Ensuite, lorsqu'on tient compte de la hausse fiscale implicite, nous montrons comment l'Etat voit ses rentrées fiscales totales augmenter relativement au taux de croissance nominal de l'économie. Pour ce qui est des contribuables,nousmontronsquele prélèvementàla source aboutit à un impact inégalitaire, toujours en faveur des générations les plus âgées au détriment des nouveaux et potentiellement des futurs contribuables.

in Ecoflash Publication date 2018-03
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a stagnation séculaire peut être liée, côté offre, à l’affaiblissement de la productivité entamé dans les années 1970. D’un autre côté, une demande insuffisante peut générer une double spirale, déflationniste et de l’épargne de précaution, et s’accompagner d’une hausse durable du chômage, en cas de rigidité nominale à la baisse des salaires. La première explication se heurte aux effets inflationnistes, prédits mais non observés. Et, associée à un pessimisme technologique, un monde sans croissance à long terme apparaît alors comme inéluctable. Selon la seconde explication, la sortie de la stagnation séculaire nécessite des politiques budgétaire et monétaire (non conventionnelle) expansionnistes et suffisamment massives, afin de faire remonter la demande globale et le niveau d’inflation.

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When studying attitudes towards redistribution, surveys show that individuals do care about fairness. They also show that the cultural environment in which people grow up affects their preferences about redistribution. In this article we include these two components of the demand for redistribution in order to develop a mechanism for the cultural transmission of the concern for fairness. The preferences of the young are partially shaped through the observation and imitation of others’ choices. More specifically, observing during childhood how adults have collectively failed to implement fair redistributive policies lowers the concern during adulthood for fairness or the moral cost of not supporting fair taxation. Based on this mechanism, the model exhibits a multiplicity of history-dependent stationary states that may account for the huge and persistent differences in redistribution observed between Europe and the United States. It also explains why immigrants from countries with a preference for greater redistribution continue to support higher redistribution in their destination country.

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