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in Alternatives économiques Publication date 2015-01
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premier paragraphe : Pendant que la gauche présidentielle est au trente-sixième dessous sondagier et que la gauche de gouvernement fait fuir ses électeurs, les économistes progressistes semblent amorcer une importante phase de renouvellement intellectuel. Il ne s’agit pas pour eux de proposer un aménagement "plus à gauche" de la politique du gouvernement, à l’image de ce que font les députés frondeurs. Pas plus que d’étaler sur la table un projet bien ficelé pour les élections de 2017. Les chercheurs qui se mobilisent aujourd’hui ont plus d’ambition : il s’agit ni plus ni moins que de refonder une nouvelle pensée économique et sociale. Il n’y a pas de plan préétabli en la matière, chacun travaille encore dans son coin. Mais à la lecture des différents travaux sortis ces derniers mois, on note une volonté nette de proposer de nouvelles façons de penser l’emploi, les droits sociaux et l’entreprise.

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En s’appuyant sur la littérature existante, cet article décrit les transformations de la position des femmes sur le marché du travail aux États-Unis tant sous l’angle quantitatif que qualitatif. Les tendances sont mises en perspectives avec celles qu’ont connues la France et la Suède. Globalement, les inégalités entre les sexes dans la sphère professionnelle se sont fortement résorbées sur une longue période. Mais en moyenne elles restent plus marquées aux États-Unis qu’en Suède et qu’en France, même si les Américaines les plus qualifiées bénéficient d’un traitement plus favorable du point de vue du déroulement de carrière que leurs homologues françaises et suédoises. Deux traits marquants ressortent de cette étude. Tout d’abord la réduction moyenne des inégalités entre les sexes aux États-Unis s’est appuyée sur l’explosion des inégalités sociales à partir des années 1980. Ensuite, cette réduction des inégalités entre les sexes ne concerne pas toutes les femmes : pour les moins qualifiées les améliorations sont modestes, voire inexistantes sur certains points, et donc les inégalités entre les femmes qualifiées et celles n’ayant pas de diplôme ont augmenté.

Vues depuis le taux d’emploi, les femmes françaises travaillent moins que les femmes allemandes : en 2017 le taux d’emploi des femmes âgées de 15 à 64 ans était de 67,2% en France contre 75,2% en Allemagne. Mais cet indicateur couramment utilisé ignore que les femmes allemandes mobilisent plus le temps partiel que les françaises pour articuler leurs temps. Ceci tient au fait que le sous-emploi et la régulation du marché du travail diffèrent dans les deux pays, avec en particulier une offre abondante de mini jobs à temps partiel en Allemagne qui affecte davantage les femmes que les hommes. Par ailleurs, les différences en termes de politiques d’articulation vie familiale-vie professionnelle dans les deux pays permettent une prise en charge de la petite enfance plus étendue en France qu’en Allemagne et induisent un recours au temps partiel par les Allemandes. Pour comparer la situation de l’emploi des femmes en France et en Allemagne, nous utilisons des indicateurs qui prennent en compte le temps de travail, que nous calculons par âge pour illustrer une perspective de cycle de vie[1]. Les résultats confirment que les Allemandes travaillent davantage à temps partiel que leurs homologues françaises et ceci est particulièrement marqué aux âges de la maternité. Ces différences de temps de travail des femmes expliquent que les écarts de salaires hommes/femmes soient plus élevés en Allemagne qu’en France.

in OFCE Le Blog Publication date 2019-02
ALLEGRE Guillaume
PUCCI Muriel
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Le passage à l’imposition à la source en janvier 2019 a modifié le mode de prélèvement de l’impôt sur le revenu (IR) en appliquant un paiement de l’impôt directement sur la fiche de paie individuelle. Mais, les couples mariés ou pacsés déclarent toujours leurs revenus conjointement et se voient attribuer deux parts fiscales (système de quotient conjugal, qui applique au barème de l’IR le revenu moyen du couple), alors que les couples vivant en union libre déclarent leurs revenus séparément avec une part fiscale chacun. Ainsi, le mode de prélèvement de l’IR a été individualisé alors que son calcul reste fondé sur les revenus du couple pour ceux qui sont mariés ou pacsés. Ce mode de prélèvement applique par défaut le taux moyen du couple aux deux salaires. Lorsque les revenus des deux époux ou pacsés sont très différents, cela ampute alors fortement le salaire net d’IR de celui, ou le plus souvent de celle, ayant le revenu le plus faible et réduit fortement l’IR de son conjoint mieux rémunéré. Les couples mariés ou pacsés peuvent réduire le taux d’imposition appliqué au revenu le plus faible en optant pour les taux d’imposition individualisés. Dans ce cas, celui qui a le revenu le plus faible se voit appliquer le taux d’imposition calculé sur ses seuls revenus et son conjoint bénéficie seul de l’avantage de l’imposition commune, le montant global d’impôt dû par le couple restant inchangé. Ce mode d’imposition commune est le plus souvent plus avantageux que l’imposition séparée lorsque les revenus des conjoints sont inégaux. Le prélèvement à la source aura peut-être la vertu de mettre au jour une partie des effets de l’imposition commune et du quotient conjugal.

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Les politiques de lutte contre les inégalités visent à prévenir ou corriger des différences de positions économiques et/ou sociales considérées comme injustes au regard des valeurs d’une société. Selon le type d’inégalité considéré et suivant le contexte social dans lequel elle se construit, plusieurs catégories d’actions peuvent être mises en œuvre par les pouvoirs publics. Hélène Périvier en dresse un panorama en s’appuyant sur des exemples précis. Si l’offre de services publics et les politiques de redistribution constituent les dispositifs de réduction des inégalités les plus classiques, elles se révèlent inefficaces lorsque les inégalités résultent de modèles culturels plus ou moins discriminatoires. Plus adaptées à ce cas, les politiques de discrimination positive ou d’affirmative action soulèvent néanmoins plusieurs interrogations.

in Travail et genre dans le monde Publication date 2013
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L’objet de cet article est de montrer, à travers les exemples états-unien et français, comment l’État social façonne la division sexuée du travail et comment il s’adapte aux exigences économiques. Le choix de ces deux pays permet de montrer que, malgré des contextes économiques, sociaux et historiques différents, une lecture sexuée commune des relations entre État social et développement économique est pertinente. L’émergence d’un État, garant de droits sociaux liés aux risques individuels, a permis d’accompagner le développement des économies industrielles de la fin des xixe et xxe siècles. Cette logique économique et sociale repose sur une division sexuée du travail : les hommes en charge du travail productif au sens marchand du terme et les femmes du travail reproductif (gestion de la famille), avec la promotion de la norme de « monsieur Gagne-Pain et madame Au-Foyer ». La société salariale a été un moteur de la croissance économique, tout comme elle a été portée par le plein-emploi issu du développement économique. Les exigences des femmes en termes d’émancipation mais aussi les contraintes économiques liées aux besoins croissants de main-d’ œuvre ont conduit à amender le fameux modèle « monsieur Gagne-Pain et madame Au-Foyer ». Au rythme des crises économiques et des contraintes budgétaires, les politiques publiques qu’elles soient sociales, fiscales ou familiales ont été réformées sans qu’un modèle égalitaire ne soit jamais réinventé en remplacement du modèle « monsieur Gagne-Pain et madame Au-Foyer ». La division sexuée du travail est restée défavorable aux femmes et, finalement, le modèle social de « madame Au-Foyer » a laissé place à celui de « madame Gagne-Miettes ». Ainsi, l’analyse portera tout d’abord sur le processus qui a conduit à l’invention de l’archétype « monsieur Gagne-Pain et madame Au-Foyer », puis s’attachera à exposer les mutations de ce modèle en réaction aux évolutions économiques, sociales et politiques. Si le degré de dépendance des femmes vis-à-vis de leur conjoint ou de l’État s’est fortement réduit au cours du xxe siècle, aucun paradigme social égalitaire n’a été inventé dans les deux pays. -- 1er paragraphe

in Economie et statistique Publication date 2010-08
GOULARD DE CURRAIZE Yves
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Destinée à corriger les situations de précarité liées à la monoparentalité, l’allocation de parent isolé (API) a été instituée en 1976. Pour certains, elle serait susceptible d’avoir dissuadé les mères isolées de jeunes enfants de travailler. On se propose de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse en assimilant cette réforme à une expérience naturelle permettant d’appliquer la méthode de double différence. Cette méthode consiste à calculer l’évolution du taux d’emploi avant et après la création de ce dispositif pour deux groupes de femmes : un groupe test éligible à l’allocation (les mères isolées dont le plus jeune enfant a moins de 3 ans), et un groupe témoin non affecté mais dont les caractéristiques sont proches (les mères isolées dont le plus jeune enfant est âgé de 7 à 9 ans). La différence entre l’écart de taux d’emploi des deux groupes avant et après 1977 est attribuée à la réforme. L’estimation d’un modèle Logit permet de contrôler l’effet des différences observables. Par ailleurs, ce modèle prend en compte la dégradation du marché du travail à laquelle les mères isolées de jeunes enfants ont été tout particulièrement exposées. L’estimation du modèle sur les données de l’enquête Emploi montre que le recul du taux d’emploi des mères isolées de jeunes enfants s’explique en grande partie par la montée du chômage de masse. Une estimation sur les données du recensement confirme ce résultat. Finalement, la réaction de l’offre de travail des mères isolées a été faible au regard de la désincitation potentiellement introduite par l’API.

in Revue de l'OFCE Sous la direction de TIMBEAU Xavier Publication date 2016-12
FEIGL Georg
MARTERBAUER Markus
REHM Miriam
SCHNETZER Matthias
ZUCKERSTÄTTER Sepp
ANDERSEN Lars
NISSEN Thea
DAHL Signe
HOHLFELD Peter
LOJAK Benjamin
THEOBALD Thomas
TRUGER Achim
ALLEGRE Guillaume
LEBAYON Sabine
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While a Grexit was avoided in the summer 2015, the same was not true for a Brexit, as on 23 June 2016 British voters chose to leave the EU. This should, however, be a slow process since the United Kingdom and the European Union have a period of two years following notification by the British government of its decision to implement Article 50 of the Treaty on the European Union to come to an agreement specifying the conditions for withdrawal. This is triggering a new political crisis in Europe that will have long-term implications, as the agreement will redefine not only trade relations between the EU and UK but also the conditions governing the movement of people.

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Le gouvernement engage une réflexion sur une réforme du congé de paternité. Un rapport vient d’être demandé à l’Inspection générale des affaires sociales. Aujourd’hui, les pères salariés[1] ont droit à 11 jours calendaires consécutifs au titre du congé de paternité. Indemnisé par la Sécurité sociale dans les mêmes conditions que celles du congé de maternité, le congé de paternité est optionnel. Un allongement de la durée de ce congé est envisagé alors que l’idée de le rendre obligatoire semble être écartée, au vu des déclarations de Marlène Schiappa, Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de Muriel Pénicaud, Ministre du Travail. [Premier paragraphe]

in OFCE Le Blog Publication date 2017-03
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Traité de Rome : Article 119, Titre VIII, « Politique sociale, éducation, formation professionnelle et jeunesse », chapitre 1 : « Dispositions sociales » : Chaque État membre assure au cours de la première étape, et maintient par la suite, l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins pour un même travail. [Premier paragraphe]

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