Co-auteur
  • MATHIEU Catherine (102)
  • CORNILLEAU Gerard (21)
  • CREEL Jérôme (19)
  • CHAGNY Odile (18)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (198)
  • Partie ou chapitre de livre (38)
  • Working paper (28)
  • Contribution à un site web (16)
  • Voir plus
in Revue de l'OFCE Publié en 1999-10
BOUSSEMART Jean-Michel
MAAREK Gérard
FAYOLLE Jacky
PASSET Olivier
SIGOGNE Philippe
1
vues

0
téléchargements
Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l'interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l'intérêt est anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu'elle consiste à déduire des infor mations dont on dispose sur le présent une vision de l'avenir. Elle ne peut être formulée en dehors un cadre général d'interprétation, c'est-à-dire d'une théorie qui met en relation les informations que l'on privilégie et les variables que on cherche à prévoir. Parmi ces informations, certaines cruciales, ne sont pas vraiment disponibles car, pour l'essentiel, elles dépendent de décisions à venir et qu'il n'existe pas vraiment de théorie permettant de déduire des données existantes ce que seront ces décisions. Il faut donc formuler des hypothèses alternatives et retenir celles qui nous paraissent les plus vraisemblables. Dès lors, les erreurs de prévision peuvent avoir au moins trois origines : une insuffisance d'information sur le présent, une mauvaise spécification théorique, la non réalisation de certaines hypothèses. De surcroît, il existe une incertitude irréductible au sens ou certains événements sont imprévisibles, alors même que leur conséquence sur l'activité économique est déterminante. Voilà pourquoi les chiffres associés une prévision sont éminemment fragiles, qu'ils doivent être considérés comme conditionnels aux hypothèses que on formule, aux données dont on dispose et au cadre théorique dans lequel on raisonne. Il m'a donc semblé nécessaire que les prévisions réalisées par l'OFCE soient publiées en même temps un débat autour de ces prévisions. Cela offre le double avantage de rendre explicite le doute inhérent à tout exercice de prévision pour les raisons déjà exposées, et de participer au pluralisme nécessaire à l'indépendance et au sérieux des études économiques. Une prévision, pour rigoureuse elle soit, n'est pas un exercice mécanique au terme duquel la vérité serait révélée, mais une « histoire » raisonnée du futur délivrant des résultats incertains. Il est utile d'en comprendre d'emblée les limites, pour ne point s'en servir comme d'un argument autorité, à l'instar de ce qui est trop fréquemment le cas.

in Bank I Kredyt (Bank and Credit) Publié en 2007-08
1
vues

0
téléchargements
The alleged undervaluation of the renminbi has been the subject of intensive academic research over the past few years. Using equilibrium exchange rate models many authors have concluded that the renminbi is undervalued by 15 to 30% against the US dollar. Yet China has been experiencing strong economic growth for a decade and does not seem to suffer from the supposed misalignment of its exchange rate, with low inflation rate and current account surpluses. The estimations assume that the economy is at full-employment, a strong hypothesis for China, where unemployment amounts to 150 million people. This article claims that a low exchange rate is suited for the objectives of Chinese economic policy. The exchange rate can be undervalued according to traditional models and in equilibrium compared to the government’s policy objectives as shown by a theoretical model.

in Cahiers français Publié en 2005-11
3
vues

0
téléchargements
De par son poids dans l’économie nationale, le budget de l’État constitue un levier essentiel d’action sur la conjoncture. Déconsidérée en raison de son incapacité à enrayer la montée du chômage et de l’impuissance des pouvoirs publics à juguler les déficits, la politique budgétaire présente néanmoins des vertus en matière de relance économique. Ce faisant, son efficacité dépend d’une bonne coordination avec la politique monétaire. En ce sens, le cas européen constitue, selon Henri Sterdyniak, une illustration des dérives d’une vision monétariste de la politique budgétaire encadrée par des règles contestables.

in Regards croisés sur l’économie Publié en 2007
6
vues

6
téléchargements
La fiscalité au sens large, c'est-à-dire en incluant les cotisations sociales, prélève 44 % du PIB en France. Elle joue donc un rôle crucial, tant par sa masse que par sa structure, pour déterminer les revenus et orienter les comportements des agents économiques. Pour certains, la fiscalité française, trop pesante, trop redistributive, étouffe l’initiative privée ; elle doit être allégée et rendue plus neutre. Pour d’autres, au contraire, il faut l’utiliser pour compenser la croissance des inégalités induite par l’évolution économique et pour favoriser l’activité en France en aidant les entreprises innovantes comme les secteurs en difficulté. En même temps, la mondialisation met en péril les recettes fiscales des pays à fort taux d’imposition, puisque les entreprises et les contribuables les plus riches peuvent, de plus en plus facilement, choisir de s’installer ou de se faire imposer dans les pays à fiscalité plus favorable. La fiscalité française, avec son ampleur et ses charmes mais aussi ses complications, ses niches fiscales et ses taux élevés, apparaît ainsi comme un édifice en péril. Quelles sont les principales caractéristiques, impôt par impôt, du système fiscal français ? Quelles sont les réformes envisageables pour répondre aux défis actuels ? Ce sont les deux questions auxquelles répond avec exhaustivité Henri Sterdyniak, professeur associé à l’université de Paris-Dauphine et économiste à l’OFCE.

in Annales de l'INSEE Publié en 1980-10
ARTUS Patrick
STERDYNIAK Henri
0
vues

0
téléchargements
L'influence du profit et de la structure financière des entreprises sur leur comportement, fait l'objet dans cet article d'une analyse théorique et empirique, centrée sur la détermination de l'investissement et la formation des prix. Les équations alternatives obtenues, introduites dans un modèle macroéconomique, conduisent 'a des effets variantiels parfois différents; l'incertitude qui affecte certains résultats des modèles est alors illustrée.

in ECONOMIES ET SOCIETES (Paris) Publié en 1986-01
FÉROLDI Mathieu
0
vues

0
téléchargements
L’article examine les conséquences de 39 mesures de politique économique selon deux modèles macro-économiques DMS et METRIC. Il en déduit les politiques optimales, selon chacun de ces modèles, pour maximiser l’emploi sans dégrader le solde extérieur ni le solde des administrations. Les deux modèles préconisent la réduction de la durée du travail, l’embauche dans l’administration, les économies d’énergie et la relance du bâtiment mais DMS met l’accent sur la restauration du profit des entreprises et METRIC sur les mesures favorisant la substitution travail/capital.

in Cahiers français Publié en 1999-07
HUGOUNENQ Réjane
1
vues

0
téléchargements
Compte tenu des difficultés récurrentes de financement de la protection sociale, ne convient-il pas d'affirmer des choix et des priorités, en réorientant par exemple les efforts vers la protection des plus démunis ? Certains ont pu mettre en avant cet objectif en préconisant l'accroissement des prestations sous conditions de ressources, c'est-à-dire versées aux ménages dont les revenus demeurent inférieurs à un certain seuil. Cet article présente les principaux enjeux de cette question en examinant les logiques redistributives à l’œuvre dans le système actuel de protection sociale. Il souligne en particulier le danger de rompre le consensus existant aujourd'hui en matière de contributions, certains pouvant refuser à l'avenir de financer un système dont ils ne bénéficieraient plus.

Depuis trente ans, le poids de la dette publique dans le PIB a progressé de façon conséquente dans les économies avancées, avec, dans la plupart des pays, une période de stabilisation, voire de régression, de la fin des années 1990 à la crise. La baisse ou la stagnation de l’endettement public a toutefois souvent été compensée par une explosion de l’endettement privé, en particulier des ménages, favorisé par le développement d’innovations financières ainsi que par des politiques monétaires accommodantes. Les crises récentes des subprimes et des dettes souveraines ont rappelé les effets ambivalents de l’endettement sur la stabilité macroéconomique : si le crédit favorise la croissance en soutenant la demande globale, l’accumulation excessive de dettes peut être à l’origine de crises profondes. C’est ce que montre Henri Sterdyniak, avant de replacer les mécanismes qui ont conduit aux deux crises dans le cadre de la globalisation financière : le problème ne tient pas tant à l’imprudence des ménages et au laxisme budgétaire des états qu’à l’incapacité du système financier à contenir l’emballement des marchés, dans un contexte de déséquilibres macroéconomiques mondiaux importants.

in Cahiers français Publié en 2010-11
7
vues

0
téléchargements
La crise a doublement renforcé la légitimité de la protection sociale, en réhabilitant le rôle contracyclique des prestations versées aux ménages mais aussi parce qu’elle a mis en avant les faiblesses des marchés financiers, présentés comme une alternative aux systèmes sociaux. Dans le même temps, la forte dégradation des finances publiques incite à limiter les dépenses sociales, alors même que la hausse du chômage et de la pauvreté font augmenter les besoins. Face à cette contrainte, les gouvernements sont tentés de réduire certains postes de dépense, comme les prestations familiales et la santé. Henri Sterdyniak analyse l’impact de la crise sur les comptes de la protection sociale avant de faire le point sur les stratégies possibles de retour à l’équilibre, en termes de baisse des dépenses mais également d’augmentation des recettes.

in Revue de l'OFCE Publié en 2004-01
STANCANELLI Elena
2
vues

0
téléchargements
La Prime pour l’emploi, créée en mai 2001 par le gouvernement Jospin, modifiée par le gouvernement Raffarin en 2003, vise deux objectifs : augmenter le niveau de vie des familles des « travailleurs pauvres » ; augmenter le gain à la reprise d’activité pour les sans emploi non-qualifiés. L’article présente et discute les travaux qui ont étudié les effets de cette prime. Ceux-ci reposent sur des modèles de microsimulation (à offre de travail fixe ou endogène) et non sur des données observées. Ils mesurent les effets redistributifs de la prime, son impact sur les incitations à l’emploi ou sur l’offre de travail. Certaines de ces études comparent les effets de la mesure à ceux qu’auraient d’autres mesures envisageables. Par construction, la PPE ne bénéficie pas aux ménages plus pauvres, mais aux déciles 2 à 5 de la population. Elle augmente très légèrement le gain à la reprise d’un emploi, mais peut avoir des effets pervers sur l’incitation au travail de certaines femmes en couple. Globalement, l’effet sur l’offre de travail serait positif, mais très faible (de 0,2 à 0,4 %). Les études disponibles prennent mal en compte les déséquilibres actuels du marché du travail ; elle n’analysent pas l’impact de la prime sur la structure des emplois offerts par les entreprises. La conclusion présente les réformes possibles de la PPE qui la feraient évoluer vers une pure subvention à l’emploi peu rémunéré ou vers une Allocation compensatrice de revenu.

Suivant