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Depuis le début des années 1990, les pays de l’Union européenne ont procédé à de nombreuses réformes fiscales. Disparates, celles-ci ont toutefois été influencées par des situations macroéconomiques similaires ou des impératifs communs. Dans de nombreux pays, la priorité explicite est d’améliorer la compétitivité et l’attractivité du site de production national et de rétablir les incitations à travailler plutôt que d’étendre la redistribution et les dépenses publiques. Les réformes sont maintenant d’inspiration libérale plutôt que social-démocrate. Toutefois, malgré la mondialisation et les risques de fuite de l’assiette fiscale, la part des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques dans le PIB n’a été sensiblement réduite dans aucun des pays européens. Une première préoccupation commune concerne la taxation des entreprises multinationales dans un monde de plus en plus globalisé. Faut-il appliquer la taxation à la source ou à la résidence ? Comment rendre compatibles l’autonomie nationale et la nécessité d’une cohérence européenne pour la taxation des entreprises transnationales ? Des problèmes similaires se posent pour la taxation des revenus du capital des ménages, la question de la taxation des dividendes et de l’avoir fiscal étant le pivot entre les deux problèmes. La deuxième préoccupation est la lutte contre le chômage. De nombreuses pistes ont été utilisées pour rendre les systèmes fiscaux plus favorables à l’emploi : la réduction des cotisations sociales, celles-ci étant remplacées par un prélèvement sur l’ensemble des revenus des ménages, par une taxe sur la valeur ajoutée ou par des taxes écologiques ; la baisse des cotisations sociales concentrée sur les bas salaires ; la mise en œuvre de mécanismes proches de l’impôt négatif pour réduire la désincitation au travail des non-qualifiés. Une troisième préoccupation est celle de la fiscalité écologique : celle-ci peut-elle être utilisée pour réduire les consommations d’énergie et éviter les émissions de gaz polluants, tout en fournissant un second dividende en permettant réduire la taxation portant sur le travail ? Enfin, se pose la question de l’organisation de la fiscalité locale. Peut-on concilier l’autonomie des collectivités locales, avec le souci de redistribution et d’égalité des citoyens face aux services publics à l’échelle nationale ? L’article évalue les risques de concurrence fiscale et l’urgence de l’harmonisation. Il s’interroge sur l’évolution souhaitable du système fiscal européen. Comment créer un cadre harmonisé permettant de préserver la liberté de chaque pays de maîtriser le niveau de ses dépenses publiques et le niveau de sa redistribution ?

in Revue de l'OFCE Publié en 2002-04
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La revue Économie et Statistique vient de faire paraître un article de Bruno Crépon et Rozenn Desplatz qui propose une nouvelle évaluation des effets des allègements de charges sociales sur les bas salaires. Selon cette étude, ceux-ci auraient provoqué, de 1994 à 1997, une augmentation de 460 000 du nombre d’emplois dans l’économie française. Ce chiffre est nettement supérieur aux estimations antérieures 1. Il est maintenant évoqué dans le débat public pour justifier la poursuite de la politique de baisse des charges sociales, comme axe central de la politique de l’emploi. Compte tenu de la complexité de l’article, la plupart des commentateurs se contentent de citer le chiffre tel quel : « Les experts ont parlé ». Mais quelle est la fiabilité de ce résultat ? Par quels mécanismes, ces emplois ont-ils été créés ? La réduction des cotisations sociales est-elle une arme miracle contre le chômage ? [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2001-10
AGLIETTA Michel
BETBÈZE Jean-Paul
SIGOGNE Philippe
FAYOLLE Jacky
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Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment d’optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de l’humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l’interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l’intérêt n’est qu’anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu’elle consiste à déduire des informations dont on dispose sur le présent une vision de l’avenir. Elle ne peut être formulée en dehors d’un cadre général d’interprétation, c’est-à-dire d’une théorie qui met en relation les informations que l’on privilégie et les variables que l’on cherche à prévoir. [Premier paragraphe]

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« Quelle est la part du chômage en France qui s’explique par le déficit d’emplois, celle qui est frictionnelle, celle qui proviendrait de salaires trop élevés ou de prestations sociales trop généreuses ? » est une question importante pour la conduite de la politique économique et celle des réformes structurelles. C’est la question centrale de l’article que Guy Laroque, chef du Département des études et des synthèses économiques de l’INSEE, et Bernard Salanié, chef de la Division croissance et politiques macroéconomiques, viennent de publier dans le numéro de juillet 2000 d’Économie et Statistique, la revue de l’INSEE. Cet article, intitulé : « Une décomposition du non-emploi en France », a eu un certain retentissement, compte tenu du caractère tranché de ses conclusions. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2000-10
DE BOISSIEU Christian
LONGUEVILLE Guy
SIGOGNE Philippe
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Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment d’optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de l’humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l’interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l’intérêt n’est qu’anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu’elle consiste à déduire des informations dont on dispose sur le présent une vision de l’avenir. Elle ne peut être formulée en dehors d’un cadre général d’interprétation, c’est-à-dire d’une théorie qui met en relation les informations que l’on privilégie et les variables que l’on cherche à prévoir. [Premier paragraphe]

in Regards croisés sur l’économie Publié en 2007
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La fiscalité au sens large, c'est-à-dire en incluant les cotisations sociales, prélève 44 % du PIB en France. Elle joue donc un rôle crucial, tant par sa masse que par sa structure, pour déterminer les revenus et orienter les comportements des agents économiques. Pour certains, la fiscalité française, trop pesante, trop redistributive, étouffe l’initiative privée ; elle doit être allégée et rendue plus neutre. Pour d’autres, au contraire, il faut l’utiliser pour compenser la croissance des inégalités induite par l’évolution économique et pour favoriser l’activité en France en aidant les entreprises innovantes comme les secteurs en difficulté. En même temps, la mondialisation met en péril les recettes fiscales des pays à fort taux d’imposition, puisque les entreprises et les contribuables les plus riches peuvent, de plus en plus facilement, choisir de s’installer ou de se faire imposer dans les pays à fiscalité plus favorable. La fiscalité française, avec son ampleur et ses charmes mais aussi ses complications, ses niches fiscales et ses taux élevés, apparaît ainsi comme un édifice en péril. Quelles sont les principales caractéristiques, impôt par impôt, du système fiscal français ? Quelles sont les réformes envisageables pour répondre aux défis actuels ? Ce sont les deux questions auxquelles répond avec exhaustivité Henri Sterdyniak, professeur associé à l’université de Paris-Dauphine et économiste à l’OFCE.

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Pour en finir avec la masse monétaire La diminution du rôle de la monnaie comme actif de transaction et la disparition de la distinction entre actifs monétaires et non monétaires empêchent les Banques centrales de fixer le taux d'intérêt à partir de l'évolution d'un agrégat monétaire. Les théoriciens doivent renoncer à la courbe LM pour adopter un schéma réaliste où la Banque centrale fixe le taux d'intérêt en fonction des objectifs finaux de la politique monétaire (inflation et production). Ce schéma ne crée pas d'indétermination du niveau des prix, même dans des modèles avec parfaite flexibilité des prix. L'inflation est déterminée de façon conjointe par les politiques monétaire et budgétaire.

in Cahiers français Publié en 2005-11
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De par son poids dans l’économie nationale, le budget de l’État constitue un levier essentiel d’action sur la conjoncture. Déconsidérée en raison de son incapacité à enrayer la montée du chômage et de l’impuissance des pouvoirs publics à juguler les déficits, la politique budgétaire présente néanmoins des vertus en matière de relance économique. Ce faisant, son efficacité dépend d’une bonne coordination avec la politique monétaire. En ce sens, le cas européen constitue, selon Henri Sterdyniak, une illustration des dérives d’une vision monétariste de la politique budgétaire encadrée par des règles contestables.

in Cahiers français Publié en 1999-07
HUGOUNENQ Réjane
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Compte tenu des difficultés récurrentes de financement de la protection sociale, ne convient-il pas d'affirmer des choix et des priorités, en réorientant par exemple les efforts vers la protection des plus démunis ? Certains ont pu mettre en avant cet objectif en préconisant l'accroissement des prestations sous conditions de ressources, c'est-à-dire versées aux ménages dont les revenus demeurent inférieurs à un certain seuil. Cet article présente les principaux enjeux de cette question en examinant les logiques redistributives à l’œuvre dans le système actuel de protection sociale. Il souligne en particulier le danger de rompre le consensus existant aujourd'hui en matière de contributions, certains pouvant refuser à l'avenir de financer un système dont ils ne bénéficieraient plus.

In the coming years, the share of elderly people in the whole population will strongly increase in all European Union countries. It is therefore necessary to implement a social inclusion strategy targeted towards older people both for economic and social reasons. This strategy needs to include: a substantial postponement of the retirement age, in order to reduce the burden of pensions costs and to increase total employment; an improvement in the physical condition of older workers; the maintenance of a pensioner income level close to working people’s incomes; finally, the involvement of retired people in social activities. Finland is a particularly interesting country to consider, because it has succeeded in raising strongly older workers’ employment rates and has launched extensive programmes to promote active ageing and to keep older people at work through social partners’ involvement and through an improvement of working conditions. This review aims at analysing these programmes. What are their impacts in terms of raising Finnish older workers activity rates and social inclusion? Can they serve as a model for other EU countries facing the same problems?

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