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Le président américain est plus policé, moins imprévisible que son fantasque prédécesseur, mais il maintient un discours ferme contre la Chine et resserre les relations avec les alliés traditionnels de Washington pour faire front commun face à Pékin.

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Grâce à sa campagne anti-corruption, son offensive contre les ONG, les religions et les minorités nationales, et son culte de la personnalité, Xi Jinping a renforcé son pouvoir sur le Parti et l’emprise du Parti sur la société.

in Esprit Publié en 2020-07-20
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Plan de l'article : 1) Pékin désespère de ses partisans ; 2) Pékin prend les choses en main ; 3) Sacrifier Hong Kong ?

in Esprit Publié en 2020-06-24
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[...] De juin à décembre dernier, des millions de Hongkongais ont manifesté, chaque semaine d’abord, pour exiger l’abandon d’un article prévoyant l’extradition des criminels recherchés par Pékin vers la République populaire, puis, une fois cet objectif obtenu, pour demander l’instauration d’élections au suffrage universel direct. Les dirigeants de Pékin sont convaincus qu’il n’existe pas de mouvement populaire spontané et que ce mouvement a été lancé par les États-Unis, qui veulent faire de Hong Kong un territoire indépendant pour déstabiliser le Parti. Qu’importe que les élections aux conseils de district, en novembre dernier, se soient traduites par un raz-de-marée en faveur des démocrates : ce sont les forces étrangères hostiles qui se cachent derrière ces protestations ; il faut donc mettre un terme à leurs agissements. [...]

in Politique internationale Publié en 2020-03
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Entretien avec Joshua Wong, leader du mouvement des parapluies à Hong Kong, conduit par Jean-Philippe Béja

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Depuis le début de juin de cette année, Hong Kong est secouée par d’incessantes manifestations auxquelles participe une grande partie de la population. Au départ, c’est pour protester contre une proposition de loi permettant d’extrader des « criminels » vers la Chine que des millions de personnes sont descendues dans la rue. Venant après des attaques sans cesse plus ouvertes contre les libertés de la Région administrative spéciale (Ras) – enlèvement d’éditeurs publiant des ouvrages critiques du Parti communiste chinois (Pcc), invalidation de députés prônant le localisme ou simplement la démocratie, interdiction d’un parti politique indépendantiste – qui n’avaient guère suscité de protestations, une grande partie des Hongkongais ont considéré cette nouvelle loi comme une atteinte insupportable à l’indépendance de la justice, considérée comme le fondement du système particulier de la Ras. Une fois la suspension de la proposition de loi décidée par la cheffe de l’exécutif, Carrie Lam, le mouvement a étendu ses revendications pour obtenir des garanties sur la pérennité de la formule « un pays, deux systèmes » qui régit la Ras : retrait de la proposition de loi, création d’une commission d’enquête indépendante sur les violences policières, amnistie des personnes arrêtées, retrait du qualificatif d’« émeute » (qui peut entraîner des condamnations allant jusqu’à dix ans de prison) et véritables élections au suffrage universel.

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« Hong Kong est une cité économique dont les habitants ne se préoccupent que de leur réussite individuelle et de l’efficacité de l’administration. La politique n’y a pas sa place. » Cette conclusion de Lau Siu-kai, directeur d’un think tank prochinois, et Kwan Hsin-chi, président honoraire du Civic Party, formation pro-démocratique, a été formulée en 1988. Pourtant, elle correspond encore à la perception des autorités de Pékin et du gouvernement de Hong Kong depuis la Rétrocession. C’est d’ailleurs cette idée que Deng Xiaoping avait en tête lorsqu’il a proposé en 1997 la formule « Un pays, deux systèmes », l’« autre » système permettant aux habitants de l’ancienne colonie britannique de continuer à gagner de l’argent, à danser et à parier sur les courses de chevaux. Or ni les premières ni le second n’ont compris que depuis le milieu des années 1960 déjà, depuis qu’ils se sont retrouvés coincés entre l’interdiction de s’installer au Royaume-Uni et la fermeture de la Chine en pleine Révolution culturelle, les habitants du territoire s’inquiètent de la manière dont ils sont gouvernés...

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« Hong Kong est une cité économique dont les habitants ne se préoccupent que de leur réussite individuelle et de l’efficacité de l’administration. La politique n’y a pas sa place. » Cette conclusion de Lau Siu-kai, directeur d’un think tank prochinois, et Kwan Hsin-chi, président honoraire du Civic Party, formation pro-démocratique, a été formulée en 1988. Pourtant, elle correspond encore à la perception des autorités de Pékin et du gouvernement de Hong Kong depuis la Rétrocession. C’est d’ailleurs cette idée que Deng Xiaoping avait en tête lorsqu’il a proposé en 1997 la formule « Un pays, deux systèmes », l’« autre » système permettant aux habitants de l’ancienne colonie britannique de continuer à gagner de l’argent, à danser et à parier sur les courses de chevaux. Or ni les premières ni le second n’ont compris que depuis le milieu des années 1960 déjà, depuis qu’ils se sont retrouvés coincés entre l’interdiction de s’installer au Royaume-Uni et la fermeture de la Chine en pleine Révolution culturelle, les habitants du territoire s’inquiètent de la manière dont ils sont gouvernés...

in Social Research: An International Quarterly Publié en 2019-06
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more than a whole cycle of the chinese zodiac has elapsed since the special issue of Social Research, “China in Transition,” was published in 2006. After 12 years, China’s transition is not towards democracy but towards a kind of neo-totalitarianism. During this period, Liu Xiaobo, who had written in that issue on the growing influence of civil society, was awarded the Nobel Peace Prize and died in prison, while his wife was placed under house arrest for almost a decade. The year 2008 was a watershed, as the financial crisis dealt a serious blow to the Washington Consensus, while the successful organization of the Olympic Games by Beijing impressed the world. The Chinese leadership used this opportunity to become more assertive on the international scene, presenting its regime as a credible alternative to Western democracy and the market economy that had led the world to an unprecedented crisis. Liu Xiaobo’s dream of a strong civil society capable of putting an end to the Communist Party’s dictatorship has vanished...

Dans cette thèse, je cherche à explorer pourquoi et dans quelles conditions certaines campagnes à caractère contestataires lancées spontanément par des acteurs non-gouvernmentaux peuvent survivre, se développer et persister pendant des années au sein de l’État-parti. Pour répondre aux ces questions, j’ai mené une étude comparative sur le militantisme féministe chinois et le mouvement des associations de propriétaires en utilisant principalement des méthodes qualitatives. En comparant ces deux types de mouvements, j’ai identifié une première similitude significative: dans la Chine contemporaine, des « mouvements sociaux » au sens de Charles Tilly ont vu le jour, incarnés par ces deux mouvements qui correspond parfaitement aux critères de la définition de Tilly, notamment ses principales caractéristiques d'être « soutenu » et « organisé ». En plus, je vois un certain nombre de similitudes entre ces deux mouvements : les deux mouvements comprennent deux genres de militantes: les victimes-devenues-militantes et les intellectuels. Leurs revendications sont étroitement liées aux vicissitudes engendrées par la « Réforme et Ouverture » depuis 1978. La plupart des militantes de ces mouvements préfèrent l’organisation. En général, il existe trois manières de regrouper légalement ces militantes : 1) l’enregistrement en tant que « organisation sociale » ; 2) s’établir en tant qu’entreprise commerciale ; 3) l'affiliation à une institution publique. Un certain nombre de formes d’action similaires sont adoptées, telles que l’intervention, l’aide juridique, les manifestations, l’influence sur l’élaboration de lois, les rassemblements et la formation. Les autorités chinoises adoptent une attitude répressive à l’égard de tout mouvement dirigé par des acteurs non-gouvernmentaux. Le concept de « gestion globale » est élaboré, ce qui comprends la cooptation, la collaboration, la tolérance, l’interdiction, la censure et la répression.

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