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in Global Eastern Orthodoxy. Politics, Religion, and Human Rights Edited by GIORDAN Giuseppe, ZRINŠČAK Siniša Publication date 2020-05
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The analysis of Russia's "imaginaire", which is based on spiritual and moral values anchored in a multiply defined civilization and an expanded historical tradition, makes it possible to identify the specific logics of the Russian Orthodox Church's engagement in the global world. Russia's plastic "imaginaire" has evolved in line with both Russia's foreign policy and the Church's own agenda. The Russian Orthodox Church, which has increasingly competed with the Ecumenical Patriarchate, has responded in a very specific way to the challenges of globalization. On the one hand, it conveys a religion that is largely culturalized and identity-oriented; the Russian Church positions itself in an Orthodox and Christian oriental space that is becoming more and more extensive. On the other hand, through the moralization of its message, it has increasingly global claims and contributes today to the diffusion of a global message that spreads beyond traditions. It becomes global not by adjusting its message to local cultures, but by engaging in dialogue and allying itself with other so-called "civilisations". Finally, it is extending the perimeter of its traditional space through its attitude towards compatriots and through processes of autochthonization.

La thèse étudie les actes performatifs à travers lesquels les constructions ethno-nationales sont perçues et éprouvées comme réalités stables. Son argument central est que les catégories et discours ethno-nationaux ont un pouvoir performatif : ils font quelque chose, contribuant à créer et maintenir les groupes ou communautés qu’ils semblent désigner. Même s’il s’agit de constructions du monde, elles sont vécues comme réalités dans le monde. Sur la base de cet argument, la thèse propose d’analyser les appartenances ethniques comme un « doing » (faire) performatif. Ce doing est étudié à travers le cas empirique des migrations co-ethniques de l’ancienne Union Soviétique vers l’Allemagne. A partir d’enquêtes de terrain ethnographiques, la thèse examine les actes discursifs, matériels, et corporels qui contribuent à la mise en œuvre performative de l’appartenance co-ethnique – ou plus concrètement de l’appartenance « Russe-Allemande ». Elle étudie notamment les pratiques d’identification d’agents administratifs, d’entrepreneurs ethno-politiques, de migrants, mais aussi d’objets et de dispositifs matériels, qui participent collectivement à ce travail performatif. L’effort réitératif de mise en cohérence et de réajustement de ces acteurs hétérogènes contribue à la cristallisation des identités de groupe comme des « êtres » apparemment naturels. Cependant, l’analyse montre aussi que cet « être » n’est jamais accompli, il reste nécessairement incomplet et ouvert à la ré-articulation. Ainsi, la thèse propose un cadre d’analyse mettant en relief la tension permanente entre dé-stabilisation et re-stabilisation des constructions ethniques dans un contexte de migration transnationale.

in Religion, State and Society Publication date 2020-02
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The word dukhovnost’, which is now mostly translated as ‘spirituality’, has been increasingly used in Russian discourse for almost twenty years. This exploratory article shows that it is a notion, fraught with tensions, which retains pre-Soviet and Soviet legacies alongside post-Soviet influences. Dukhovnost’ is deemed to be a creative force conveying civilisation and guaranteeing the union and harmony of the Soviet and now Russian population, transcending divisive confessional beliefs. It elevates the ‘nation’ above its multiethnic and multifaith specificities and facilitates a distinction between ‘them’ and ‘us’. It is a key element in the development of Russian patriotism. As presented by the political elite, dukhovnost’ is a system of rather vague values that may be used to form the political community. In the 2000s it has become an amorphous concept, not entirely secular, and not entirely religious.

in L'Enjeu mondial. Populismes au pouvoir Edited by DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publication date 2019-09-26
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Dans la Russie de Poutine, la morale est devenue une arme politique. Elle permet d'envisager, dans un élan patriotique, la construction d'une communauté non conflictuelle, de restreindre les libertés et d'opposer la supposée authenticité de la civilisation russe aux évolutions libérales de l'Occident.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°26 - février 2019) Edited by DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publication date 2019-05
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Les représentations sur la cohabitation des religions en Russie sont très diverses dans l’espace public russe. Si certains acteurs sociaux présentent la Fédération comme une nation majoritairement russe et orthodoxe avec des minorités non russes et non orthodoxes - la Russie étant présentée comme l’Etat national du peuple russe (au sens ethnique du terme)1, et si d’autres tentent timidement d’introduire la notion de multiculturalisme, d’autres encore mettent en avant la pluralité des nations et des religions et vantent une approche eurasienne qui assurerait la cohabitation harmonieuse et le dialogue des cultures et des religions...

in Questions internationales Publication date 2019-04
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Résumé du numéro "Le réveil des religions" : Promises autrefois à une inexorable disparition en Occident, les religions ont su résister à l’emprise de la modernité avant de retrouver une influence croissante à partir de la fin des années 1970. De quelle façon se traduit ce retour du religieux ? Comment l’interpréter ? Dans ce numéro double, Questions internationales a confié à quelques-uns des meilleurs spécialistes le soin d’analyser l’origine et les conséquences du regain religieux qui touche aussi bien l’Islam, le christianisme, le judaïsme que le bouddhisme ou l’hindouisme. La quinzaine d’articles de ce dossier met en lumière le questionnement relatif au processus de sécularisation des États et la pratique de moins en moins rationnelle des relations internationales.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°24 - décembre 2018) Edited by DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publication date 2019-01
BOUILLAUD Christophe, Sciences Po Grenoble
MOREAU Patrick
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Dans nombre de cas, le religieux est moins l’objet d’une référence directe que d’une culturalisation. Ainsi en est-il de l’invocation de l’identité chrétienne de l’Europe par nombre de populismes : elle est moins affaire de croyance que d’appartenance. C’est cette utilisation « stratégique » du religieux qui est analysée avec attention en mobilisant les expériences autrichienne, italienne et russe.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°21 - septembre 2018) Edited by DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publication date 2018-10
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Le 17 juillet dernier se célébrait le centenaire de l’assassinat de la famille royale de Russie, survenu dans la ville d’Ekaterinbourg, dans la maison Ipatiev où elle était détenue par le régime depuis l’abdication du tsar Nicolas II en 1917. Bien que le déroulé des événements soit toujours sujet à controverse parmi les spécialistes, l’histoire retient que, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, les Romanov, ainsi que les personnes qui leur étaient proches, ont été tués sur ordre de Lénine. Après un silence de plusieurs décennies sur ces événements, la Russie a peu à peu renoué avec ce passé. Ainsi, en 2000, l’Eglise orthodoxe russe décide de canoniser l’ensemble de la famille royale, tandis qu’en 2013, la justice annonce la réhabilitation des Romanov. En cette année symbolique, notre spécialiste de la Russie, Kathy Rousselet, directrice de recherche au Ceri, décrypte les enjeux actuels des commémorations de cet assassinat en analysant l’homélie délivrée à cette occasion par le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, Kirill (ou Cyrille) de Moscou, le 17 juillet 2018.

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Au-delà de la rupture de 1991, on observe actuellement en Russie des continuités avec la période soviétique. Les imaginaires politiques se brouillent. La notion de « spiritualité », que les discours officiels opposent volontiers aux valeurs libérales occidentales, remonte d’ailleurs à l’époque soviétique. L’Église orthodoxe est aujourd’hui instrumentalisée au service d’un renouveau moral de la société.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°17 - mars 2018) Publication date 2018-03
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Réélu sans surprise le 18 mars dernier avec 76,7% des suffrages exprimés, Vladimir Poutine a rempilé pour un mandat de six ans à la tête de la Fédération de Russie, le jour même de l’anniversaire de l’annexion de la Crimée, quatre ans auparavant. Malgré ce plébiscite de façade, le taux de participation de 67,5% s’est révélé en-deça des espérances du pouvoir (70%), traduisant le relatif intérêt des votants pour une élection jouée d’avance. Pourtant, en amont des suffrages des « prières pour le Président » avaient fleuri dans certaines églises orthodoxes, incitant la population à renouveler le mandat de V. Poutine. Kathy Rousselet, spécialiste de la Russie, décrypte les raisons du soutien politique qu’affichent ouvertement certains prêtres orthodoxes au maître du Kremin.

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