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Thesis Advisor CHAUVEL Louis Publication date 2014-12
CHEN Yi-Chun
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Depuis les années 1950, la société taïwanaise ne cesse de progresser en économie en réduisant les écarts de revenus entre classes sociales. En effet, ce phénomène paradoxal n'est pas un fait normal par rapport aux autres modes de développement dans le monde. Des recherches ont montré qu'il existe un rapport fort entre une société riche et égalitaire et la multiplication des classes moyennes. Des recherches qui ont envisagé ce phénomène ont porté leurs fruits, en particulier dans le domaine de l'économie. Néanmoins, cela n'est pas suffisant pour expliquer la complexité de la multiplication des classes moyennes. En effet, les classes sociales sont composées de divers éléments économiques, culturels et politiques. Il conviendrait de réfléchir sur l'histoire de Taïwan et d’explorer les significations politiques, culturelles et économiques, afin de rendre compte de la dynamique et de la formation des classes moyennes à Taïwan.

 En premier lieu, ce projet se donne pour objectif l'étude de la trajectoire de la composition des classes moyennes à Taïwan. Ensuite, dans la deuxième partie, il analysera les dynamiques variées qui contribuent à la révolution des éléments essentiels des classes moyennes au fur et à mesure du développement de la société taïwanaise. La troisième partie a pour but d'examiner "la crise des classes moyennes" de nos jours qui est principalement issue de l’inflation de diplôme, du manque de pouvoir syndical des salariés et de la libéralisation du monde économique qui se conforme à l’esprit de néo-libéralisme. Ce projet s'appuiera sur la méthode qui se définit par une démarche de la sociologie historique et une analyse des données empiriques. Les enquêtes officielles seront très utilisées, en particulier les données de Taiwan social change survey (TSCE), recueillies par Academia Sinica, les données statistiques des enquêtes menées par The Directorate General of Budget, Accounting and Statistics (DGBAS) of Executive Yuan de Taïwan, ainsi que The Luxembourg Income Study (LIS).

My dissertation, Calculating and Governing Risk in Times of Crisis. Sovereign Risk and Credit Ratings in the 1930s and 2010s, analyzes the production of international law and of market governance standards in times of crisis. My research agenda is driven by two interrelated concerns. First, I attend to inconsistencies resulting from the transfer of private risk calculation into public governance frameworks as viewed from the perspective of regulators and credit rating agencies (CRAs). Second, I investigate the interwar roots of rating-based governance in the U.S. and evaluate its role in triggering the 2008 financial crisis. From one financial crisis to another, the use of agency ratings for purposes of financial regulation is a manifestation of a larger phenomenon that I term calculative governance.Calculative governance embeds the two opposite and conflicting worlds of governance and calculation: the discrete and the automated, contracts and algorithms, the political and the epistemological. It is within this contradiction that I look at the evaluative/calculative practices that credit rating agencies (CRAs) use to produce anticipatory knowledge under high uncertainty. I additionally intervene in debates in the sociology of knowledge by studying the cognitive, organizational, and legal processes that inform the production of risk knowledge by CRAs in the sovereign debt sector. Building on a relatively new literature in the sociology of knowledge and science studies, I examine ratings as knowledge and legal devices. In doing so, I aim to redirect attention from epistemology to legal reasoning and governmentality to understand the inconsistencies that built up in sovereign ratings in the years leading up to the 2008 financial meltdown in general and the European sovereign debt crisis in particular.

La pyramide des âges et les relations intergénérationnelles qui en sont le ciment subissent des tensions profondes depuis plusieurs décennies. Jeunesse et vieillesse s’allongent, tandis qu’un fossé tend à se creuser entre les trajectoires connues par les membres de chacune des générations cœxistantes. Enfin, les transferts publics sont entrés dans une phase de restructuration. Ces recompositions ont conduit à l’émergence puis à la consolidation d’une « question générationnelle » autour de laquelle se sont articulées une nouvelle grille de lecture des phénomènes sociaux et une redéfinition des « problèmes » au centre du champ politique, médiatique et, dans une certaine mesure, du champ scientifique. En réponse aux incertitudes quant à la pérennité des transferts publics, un intérêt croissant a été porté à la « solidarité familiale » qui, en tant que source de liens sociaux, solution à la fracture générationnelle menaçante et mécanisme corrigeant les inégalités sociales au sein de la génération des bénéficiaires, a pu apparaître à la fois comme un recours social et comme une réponse théorique à ceux qui voyaient dans l’évolutions des rapports intergénérationnels l’ouverture d’un nouvel espace de conflictualité. La « solidarité familiale » tend en effet à être considérée comme une protection sociale - primaire, complémentaire ou résiduelle selon les pays. Déterminée par les besoins de ceux qui la reçoivent, elle compenserait les inégalités sociales au sein des nouvelles générations. De leur côté, les travaux comparatistes ont mis en avant la variabilité internationale des rapports familiaux, qui se traduit par des différences certaines dans les modalités de la prise d’autonomie des jeunes adultes vis-à-vis de leurs parents. Ces stratégies de recherche ont conduit à laisser dans l’ombre un aspect essentiel des transferts familiaux. C’est le constat de cet angle mort analytique qui a suscité la reproblématisation de l’étude de la « solidarité familiale » qui est à l’origine de ce travail. Elle permet de diriger le regard sociologique vers l’inégalité de la distribution des chances de mise en œuvre et de réception des transferts intergénérationnels descendants et, tout en tenant compte de son poids variable d’un pays à l’autre, de discuter des conséquences de l’intervention familiale sur la stratification des conditions d’entrée des jeunes dans la vie adulte, une période du cycle de vie au cours de laquelle se jouent des étapes décisives dans la trajectoire sociale des individus. Ces questions, qui interrogent la contribution de la « solidarité familiale » à la transmission des inégalités d’une génération à l’autre, prennent un relief particulier avec l’approfondissement de la crise économique, qui frappe particulièrement durement les pays de l’Union Européenne vus par la littérature comme des espaces caractérisés par des transferts publics limités et un haut volume de flux intrafamiliaux. La vague II de l’enquête SHARE - Survey of Health, Aging and Retirement 2006/2007 - donne accès à des données détaillées portant sur les trois principaux types de transfert intergénérationnel réalisés par les parents en direction de leurs descendants dans treize pays européens : l’entraide financière, les services rendus et le maintien des jeunes adultes au foyer parental. Ce dispositif permet donc de poser nos questions de recherche dans le cadre de contextes nationaux variés et pour des pratiques dont la prise en compte simultanée est la plupart du temps chose impossible. En alliant méthodes descriptives, multivariées et analyses factorielles, nous montrons que la variabilité internationale dans la forme et l’intensité prise par l’intervention familiale ne doit pas être appréhendée uniquement comme la manifestation de cultures ou de normes familiales spécifiques ; la diversité du recours aux transferts familiaux s’explique par l’hétérogénéité internationale des conditions objectives de l’entrée dans la vie adulte, en terme de qualité de l’intégration au marché du travail, de soutien public aux étudiants et de ressources parentales. Par-delà ces disparités dans la place prise par les flux familiaux en début de vie adulte, nos résultats indiquent que les transferts intergénérationnels qui descendent la lignée familiale constituent partout et quel que soit le type de pratique des vecteurs de transmission des inégalités d’une génération à l’autre : la mise en œuvre des dons d’argent dépend fortement des ressources des pourvoyeurs, et notamment de leur patrimoine économique ; l’aide qui transite par le biais de la cohabitation entre parents et jeunes adultes se traduit par des inégalités importantes parmi ceux qui la reçoivent, en raison de l’hétérogénéité des niveaux de vie des parents ; les services, enfin, s’ils paraissent guidés par les besoins des jeunes adultes, jouent un rôle significatif dans la reproduction intergénérationnelle de la répartition inégale de la charge du travail domestique entre les hommes et les femmes - à la très notable exception des régimes dits « sociaux-démocrates ». Au-delà de l’explicitation de la contribution des transferts familiaux à la reproduction intergénérationnelle des inégalités sociales, nos résultats fournissent des matériaux en vue d’élaborer des hypothèses sur l’évolution possible des « régimes » de transferts intergénérationnels descendants étudiés. On peut conjecturer qu’une détérioration des conditions d’accès au marché du travail pour les jeunes suisses et hollandais risquerait de provoquer dans ces pays une forte augmentation des inégalités, tandis que la prolongation de la crise pourrait engager les contextes bismarckiens « traditionnels » sur la voie d’une refamilialisation larvée, modifiant progressivement le rapport entre transferts monétaires et cohabitation dans un sens favorable à cette dernière. Dans les pays où la cohabitation était la plus longue au moment de l’enquête, appréhender celle-ci sous la forme d’une répartition du revenu parental entre un plus grand nombre d’individus met en évidence que la cohabitation, indépendamment de son éventuelle prolongation, peut contribuer à répercuter directement les difficultés accrues de la jeune génération sur les autres membres de la famille. D’une manière générale, notre stratégie de recherche et nos résultats conduisent à formuler des hypothèses originales quant à la construction sociale de la diversité des rapports familiaux en Europe et à leur évolution possible à moyen terme. Surtout, elle donne à voir dans quelle mesure s’en remettre à la « solidarité familiale » revient à faire reposer les débuts de la vie adulte sur les ressources héritées, et à renforcer leur rôle dans la production de la structure sociale dont sont porteuses les nouvelles générations.

in Social forces Publication date 2014
SCHRÖDER Martin
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This paper uses a new age period cohort model to show that among cohorts born between 1935 and 1975, cohorts born around 1950 are significantly above the income trend in most countries. However, such inequalities between generations are much stronger in conservative, continental European welfare states, compared to social democratic and liberal welfare states. As we show, this is because conservative welfare states expose some cohorts to high youth unemployment and make lifetime earnings dependent on a favorable entry into the labor market. We thus demonstrate that conservative welfare states have put the burden of adjustment to the post-1975 economic slowdown on birth cohorts that could not get stable jobs before 1975, while similar cohort inequalities are much weaker in liberal and social democratic welfare states. In these latter two welfare regimes, the burden of adjustment to the post-1975 economic slowdown was not put on the shoulders of some cohorts relative to others. Our analysis is the first to show which welfare regimes are more conducive to such inequalities between cohorts and what mechanisms lead to these material cohort inequalities.

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L’idée qu’en France les classes moyennes bénéficieraient d’une protection particulière vis-à-vis de la crise est très répandue : selon ce point de vue, les priorités sociales d’aujourd’hui seraient avant tout de l’ordre de politiques ciblées sur les plus fragiles, plus que d’une approche systémique ayant pour objet la solution des difficultés du salariat et du travail. Cette note de l'OFCE propose un tout autre diagnostic et met en évidence, à l’inverse, la remontée par capillarité des difficultés sociales des classes populaires (employés et ouvriers, qui constituent respectivement les fractions tertiaires et industrielles du salariat d’exécution) vers le noyau central de la société française (...).

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Publication date 2010 Conferance name generations in a time of crisis, France & a global perspective », Junior Sociologists pre-seminar, XVII ISA World Congress of Sociology
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The future of youth is old age, and beyond. My aim here is not to forecast the social conditions for entry into the future labor market, in the 2020s say, but rather to analyze the consequences of contemporary problems (the scarcity of jobs, unemployment, the stagnation of wages, and so on) for the life chances of youth.* I also analyze the first cohorts of adults socialized in the economic slowdown of the 1970s and 1980s to understand the long-term consequences of the crise. This essay therefore focuses on the consequences of the (dis)integration of youth in France in the context of mass unemployment and déclassement scolaire (over-education and diploma inflation) (...).

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