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in La démocratie de l'entre-soi Sous la direction de PERRINEAU Pascal, ROUBAN Luc Publié en 2017-04
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La France amorce peut-être un tournant dans la façon de considérer la place de l'individu. La tradition française a été celle de "l'individu effacé". La Déclaration des droits de l'homme, en 1789, avait soumis chaque liberté et chaque droit à la loi "expression de la volonté générale". L’État, seul habilité à définir l'intérêt général et à le contrôler, devait s'autolimiter devant la société et devant les droits fondamentaux. Le libéralisme au XIXe siècle s'est partagé entre un "libéralisme par l’État" (Guizot et ses amis, puis l'orléanisme) et un libéralisme faisant confiance à l'individu, par les garanties du constitutionnalisme et de l'autorité judiciaire. Seul a gouverné le libéralisme étatique, qui a ensuite largement influencé la pensée républicaine. Ce n'est que récemment que la confiance dans l'individu tend à concurrencer la vieille conception : la mondialisation, la perspective singulière d'un candidat comme Emmanuel Macron, l'essor des stat-up, de l'ubérisation, la concurrence pour les identités dans la société remettent en question l’État mobilisateur, instructeur, administrateur. Mouvement durable ou phase passagère ?

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La logique des primaires se révèle contradictoire avec les institutions, la fonction présidentielle de la Ve République. Le jeu médiatique, la compétition individuelle sous le regard des caméras engendre la parcellisation du programme à envisager et l'éclatement des partis politiques. Cet article, écrit avant même la désignation de François Fillon, en novembre 2016, montre les exigences attachées au président dans l'actuelle Constitution de 1958 (et 1962), du point de vue du droit public et de l'histoire. L'auteur se livre à un certain nombre de pronostics sur les conséquences d'une logique de parcellisation extrême et de crise de la raison politique. Il explique notamment que les candidats qui vont s'inscrire en-dehors des primaires (droite et gauche) ont un champ d'action probablement prometteur.

in Nichifutsu Bunka, maison Franco-Japonaise Publié en 2017-03
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Pour comprendre les questions actuelles sur la laïcité, il convient d'adopter un regard sur la longue durée. On examine la question du rapport entre le religieux et le politique depuis la Révolution française (la Constitution civile du clergé, le culte de l'Etre supême, le Concordat), pour expliquer ensuite les choix de Jules Ferry en matière d'école. On examine les positions prises par la gauche française, par exemple l'appel à un pouvoir spirituel chez Jaurès (livre posthume) ou à une religion laïque depuis Ferdinand Buisson jusqu'à Vincent Peillon.

La Révolution française développe deux modes de la régénération : constitutionnel, coactif par la Terreur. Mais le mythe de la "deuxième naissance" est un mythe de l'Occident que l'on retrouve dans la philosophie, la religion, la politique. Soit il s'agit de répondre à la question "Qui nous a engendrés ?", soit il faut reconnaître l'autorité légitime.

in Commentaire Publié en 2016
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Pour les Français, évoquer la laïcité en remontant le cours de son histoire demande de parler de Jules Ferry et des grandes lois scolaires (1881-1882 principalement), ainsi que de la loi de séparation des Églises (au pluriel) et de l’État, de 1905, qui, cependant, ne faisait pas référence à la laïcité. Afin de mesurer les décalages entre l’usage du terme chez Jules Ferry et les réalités de notre époque, il faut d’abord revenir au moment de création scolaire.

À partir de la notion de régénération, tant utilisée dans la Révolution française, voici une enquête sur la fusion du religieux et du politique provoquée par cette vision. En effet, le discours des acteurs est obligé de passer par cette idée et même cette idéologie régénératrice, qui traverse toute la Révolution : depuis la désastreuse Constitution civile du clergé jusqu’au coup d’arrêt donné par le concordat de Bonaparte, après diverses tentatives d’établir une autre religion, dont le fameux culte de l’Être suprême chez Robespierre. Avec les outils de la philosophie, de l’analyse de discours, de la théologie et de l’histoire, l’auteur compare deux tendances de l’idéologie régénératrice : l’une se veut au service de l’individu, l’autre recherche la communauté régénérée qui contraindra l’« individu égoïste », y compris par la Terreur. En réalité, dans les deux cas, il s’agit d’avancer vers une autorité nouvelle, mais, paradoxalement, en retournant à un Paradis perdu, un Principe bafoué, une Nature bienveillante. Marx hérite de ce projet régénérateur, bien qu’il s’en défende et élabore sa critique à l’aide de Hegel, de Feuerbach et de l’économie politique. Notre laïcité reste ambiguë, car la République porte le poids des conflits et des relations de mimétisme avec l’Église.

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Une sorte de dialogue entre Tocqueville et Guizot a existé, sans être étudié, sur la notion d’aristocratie en Amérique comme en France. Pour Guizot, la République des États-Unis n’est pas une démocratie, car les « gentlemen » sont présents à divers niveaux, tandis que, pour Tocqueville, seuls les « lawyers « constituent un élément aristocratique. En réalité, la controverse a existé avant et après la révolution américaine, du fait notamment de John Adams, futur président des États-Unis. Ce débat est plutôt un révélateur de la France et de sa façon de considérer les élites et l’État.

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On propose ici un modèle bidimensionnel de la représentation à partir de l’expérience de la Révolution française et de la compétition des discours pour « représenter le peuple ». Ce modèle est mis en échec par la représentation de 1793-1794, de type organiciste et antipluraliste.

in Republikaner Liberalismus Sous la direction de LEMBECKE Oliver, WEBER Florian Publié en 2013-12
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