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in Tocqueville et le présent de la démocratie Sous la direction de MATSUMOTO Reiji, MIURA Nobutaka, UNO Shigeki Publié en 2009
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A literary criticism is presented of volume 1 and 2 of the book "De la démocracie en Amérique," by Alexis de Tocqueville. The author examines differences between the U.S. and France, whether Tocqueville's fears were well founded, and how his thoughts compare in a globalized contemporary world. Topics include the relationship between associations and public opinion, how associations influence politics, and French farmer and member of the anti-globalization movement, José Bové.

in Revue française de science politique Publié en 1983-12
JAUME Lucien
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Le concept hobbien de «personne fictive ou artificielle» sous-tend une vision originale de la représentation. Le concept superpose trois noyaux sémantiques et organise un surprenant renversement: si la « multitude » institue contractuellement l'Etat, c'est l'Etat qui institue « le peuple ». Il ne peut donc s'agir dans le Léviathan, ni de ce qu'on appelle habituellement une pure « métaphore », organiciste et artificialiste, ni d'une vision juridique de l'Etat à titre de « personne morale ». Avec Hobbes, l'Etat devient « fictif », c'est-à-dire humain, sécularisé et institué, mais réel, de cette réalité incontour-nable qui fait que les hommes obéissent à ce qu'ils ont créé. A la fois précurseur d'un gouvernement au nom du Peuple (dont la France révolutionnaire proclamera l'existence), et modèle pur du Pouvoir, le Léviathan devrait entrer dans toute réflexion sur la politique moderne et la démocratie d'après 1789. Il resterait à montrer en quoi Hobbes se rattache, mais surtout s'oppose, à la pensée politique anglaise de son temps, par cette théorie de la souveraineté comme « personne fictive » du peuple : complément qui fait l'objet d'une recherche en cours.

À partir de la notion de régénération, tant utilisée dans la Révolution française, voici une enquête sur la fusion du religieux et du politique provoquée par cette vision. En effet, le discours des acteurs est obligé de passer par cette idée et même cette idéologie régénératrice, qui traverse toute la Révolution : depuis la désastreuse Constitution civile du clergé jusqu’au coup d’arrêt donné par le concordat de Bonaparte, après diverses tentatives d’établir une autre religion, dont le fameux culte de l’Être suprême chez Robespierre. Avec les outils de la philosophie, de l’analyse de discours, de la théologie et de l’histoire, l’auteur compare deux tendances de l’idéologie régénératrice : l’une se veut au service de l’individu, l’autre recherche la communauté régénérée qui contraindra l’« individu égoïste », y compris par la Terreur. En réalité, dans les deux cas, il s’agit d’avancer vers une autorité nouvelle, mais, paradoxalement, en retournant à un Paradis perdu, un Principe bafoué, une Nature bienveillante. Marx hérite de ce projet régénérateur, bien qu’il s’en défende et élabore sa critique à l’aide de Hegel, de Feuerbach et de l’économie politique. Notre laïcité reste ambiguë, car la République porte le poids des conflits et des relations de mimétisme avec l’Église.

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Dans une France encore très rurale, l'instauration du suffrage universel masculin en 1848 fait des paysans un enjeu électoral majeur. Ce que montre cette thèse, c'est qu'elle en fait aussi un enjeu idéologique pour les forces politiques en présence, qui cherchent à donner des comportements politiques du monde rural une explication propre à conforter leur position. Les conflits qui naissent à leur propos sont révélateurs des conceptions de la représentation qui président à l'entrée des masses en politique. Ils soulignent notamment le rôle du bonapartisme rural dans la formulation des thèses républicaines et des amendements qui lui sont apportés au cours du XIXe siècle. Parce que le vote des paysans remet en question les attentes des républicains, il les oblige à repenser les rapports qu'ils avaient jusqu'ici établis entre le progrès matériel et l'engagement politique, la sociabilité communale et l'accès à la citoyenneté, la liberté civile et la liberté politique. L'analyse de la figure du paysan à un moment où la validité des projets politiques repose en grande partie sur leur pertinence sociologique permet ainsi de donner un nouvel éclairage aux clivages qui opposent alors les différentes familles politiques et divisent le camp républicain lui-même, en particulier dans les débats suscités par l'idéal de démocratie directe porté par les radicaux, la question de la décentralisation ou encore les lois constitutionnelles de 1875. En s'attachant à scruter l'imaginaire social et géographique qui sous-tend les positions politiques, elle souligne les enjeux idéologiques majeurs soulevés par les diverses réponses institutionnelles apportées à la question de la représentation.

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