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in Les Dossiers du CERI Sous la direction de MARTINEZ Luis Publication date 2010-02
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L’article de Yahia H. Zoubir sur le Sahara occidental, un conflit oublié, analyse les facteurs de sa durée et pointe les effets destructeurs sur la région ; Isabelle Warenfels et Jean Noël Ferrié étudient respectivement en Algérie et au Maroc, les transformations dans la pratique du pouvoir sous A. Bouteflika et Mohammed VI ; Eric Gobe et Larbi Chouikha soulèvent la problématique de la succession de Ben Ali à travers l’analyse des élections en Tunisie. Enfin, Luis Martinez pose la question de la succession de Qadhafi à travers l’analyse du devenir de la Révolution. Sommaire : - Le conflit du Sahara Occidental : enjeux régionaux et internationaux, par Yahia H. Zoubir - Who is in charge? Algerian power structures and their resilience to change, par Isabelle Werenfels - La monarchie marocaine sous Mohammed VI. Changement et continuité, par Jean-Noël Ferrié - Tunisie : des élections pour quoi faire ? Signification et portée des scrutins présidentiel et législatif de 2009, par Eric Gobe et Larbi Chouikha - Libye : que faire de la Révolution ?, par Luiz Martinez

in Algeria Modern. From Opacity to Complexity Sous la direction de MARTINEZ Luis, MARTINEZ Luis, BOSERUP Rasmus Alenius Publication date 2016-04-14
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Algeria is regularly shaken by riots. So far, however, none have managed to trigger a dynamic of uprising that might channel the grievances and complaints that pervade Algerian society. Not one of the hundreds of demonstrations has been able to transform itself into a mass movement; instead, they are mostly based around professional sectors and focus on demanding pay rises...

in Cahiers de Chaillot Publication date 2009-04
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Le Maghreb est confronté à des défis colossaux : pauvreté, terrorisme, migration, corruption, violation des droits de l’homme. Les réformes nécessaires pour résoudre ces problèmes exigent un engagement des États avec le soutien de leur société civile : elles échoueront si elles ne sont pas portées par des dirigeants politiques légitimes, démocratiquement élus. Comme l’analyse Luís Martinez dans ce Cahier de Chaillot, la démocratisation au Maghreb doit devenir une priorité de la politique européenne en Méditerranée. L’Union ne doit plus se cantonner à une approche purement économique, mais oser aborder les questions de politique intérieure. Et il y a urgence à agir car, dotés d’une faible légitimité, les gouvernements de ces pays sont, à des degrés divers, dans l’incapacité de mener des réformes structurelles qui s’imposent, à plus forte raison dans le contexte de crise que traverse actuellement l’ensemble de la planète.

in Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifique Publication date 2010-04
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Comment expliquer l’attrait pour le courant jihadiste de certains jeunes musulmans en France? Cet article montre comment se construit la justification de la radicalisation et les étapes qui rendent légitime le passage à l’acte violent. Le processus de justification du passage à l’acte violent - à l’attentat-suicide par exemple - s’inscrit dans un contexte qu’il faut comprendre: quelles sont «les structures sociales et organisationnelles qui peuvent promouvoir dans un moment donné, l’attentat-suicide?» Aussi, l’analyse du basculement dans la violence doit-elle recontextualiser les engagements et les trajectoires individuelles, car l’environnement dans lequel se construit le processus de justification apparaît comme déterminant. Le basculement dans la violence n’est pas le produit d’une frustration ou d’un symptôme psychologique. L’attentat-suicide, par exemple, est un véritable instrument de guerre. Il a un sens, répond à une logique et s’inscrit dans une finalité: un territoire à libérer, une communauté à reconquérir. Les entretiens réalisés auprès de jeunes musulmans d’origine nord africaine permettent ici de souligner comment se construit la justification du passage à l’acte violent.

Publication date 2018-03
BOSERUP Rasmus Alenius
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This report analyses the reasons for European policy-makers coming to perceive the Sahel as a threat to Europe’s own security and stability. It starts by presenting the most recent developments in the Sahel and Maghreb regions in respect of the two most significant threats to European security and stability: trans-national jihadism and cross-border migration. The report provides in-depth analysis of a series of the most important factors that are driving the increases in jihadism and migration, including the persistence of state weakness in the Sahel, the collapse of the state in Libya and the failure of regional collaboration. Furthermore, the report analyses the most significant developments in the international community’s responses to the most recent conflicts and crises in the Sahel and Maghreb, including the foreign policies of France, which remains the single most important foreign actor in the Sahel, the European Union and Denmark. The report closes with a series of suggestions regarding how the European powers, especially Denmark, might adjust their policies in order to increase the likelihood of long-term peace and stability being generated in the region...

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Pour être restée à l'écart des révolutions arabes, l'Algérie est félicitée de toutes parts pour son modèle de stabilité dans la région. Alors que, dans les années 1990, sa guerre civile donnait des sueurs froides, elle est aujourd'hui considérée comme le pays le plus solide avec son voisin et rival, le Maroc...

Publication date 2009-01
DRISS Ahmed
POLI Alexandra
CHEKLAT Kamel
RENDON Maria
BEN MABROUK Mohamed
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L’enquête montre que le projet d’intégration régional au Maghreb demeure, en Tunisie, comme en Algérie et au Maroc, un projet porteur qui interpelle personnellement la grande majorité des Tunisiens. Bien que depuis son lancement en 1989, peu de projets aient été réalisés, l’UMA est toujours perçue comme nécessaire au développement et à l’avenir de la Tunisie. Les facteurs explicatifs du blocage sont clairement identifiés : l’incapacité des dirigeants à s’entendre en raison du climat de méfiance qui règne au niveau régional, l’absence d’investissement de l’Union européenne dans la destinée de l’UMA et enfin, le conflit du Sahara Occidental. Pour beaucoup, le Maghreb dispose d’atouts non négligeables pour décoller mais pour cela, il a besoin de démocratie. L’idée de la création d’un parlement maghrébin élu démocratiquement est plébiscitée ! Aussi, l’enquête montre clairement que le déficit démocratique constitue un facteur central dans l’analyse du blocage de la région. L’enquête souligne également que le projet d’intégration régionale ne se concrétise pas car celui-ci apparaît davantage comme un héritage du passé que comme un impératif stratégique. En effet, la préoccupation majeure de la Tunisie est l’intégration à l’Union européenne. On retrouve là un paradoxe déjà observé dans l’enquête sur le Maroc. L’objectif stratégique de la Tunisie est, pour nos interviewés, l’intégration à l’Europe, aussi, plus les réformes économiques et politiques qui sont mises en oeuvres rapprochent les Tunisiens de l’Europe, plus le projet d’intégration régionale au Maghreb devient sentimentalement fort. L’incapacité de promouvoir un marché régional alors qu’en apparence de nombreux facteurs plaident pour sa réalisation provoque une vision dévalorisée de la région. À contrario, l’UE fait figure de modèle de réussite qui suscite l’envie de s’en rapprocher. Enfin, l’enquête confirme qu’aucune figure politique ne symbolise le projet d’un Maghreb intégré. La majorité des enquêtés sont incapables de citer des personnages susceptibles de symboliser ce projet. De plus, force est de constater que l’héritage du « combattant suprême » est effacé de la mémoire collective des Tunisiens, seulement 2 % de nos interviewés le cite ! Face à ces blocages internes, les attentes vis-à-vis de l’Europe sont fortes. Aussi, pour beaucoup, c’est un sentiment de déception qui domine face au peu d’investissement de l’UE dans le processus de l’UMA. Mais comme le souligne un militant des droits humains : « Je ne veux pas être démagogue, la situation des droits de l’homme et des libertés publiques ne nous permettent pas de consacrer le minimum de temps à des questions stratégiques de luxe. Nous sommes en situation de lutte pour la survie, nous sommes amenés à concentrer notre action pour la préservation de notre organisation, même pas pour défendre les droits de l’homme. Nous sommes incapables, du fait que nous sommes harcelés. Que dire des questions maghrébines, de partenariat, de l’Euromed… ce sont des questions de luxe. Nous avons des partenariats avec la société civile, le forum social maghrébin dans le cadre de l’Euromed, nous ne sommes pas actifs, nous n’avons pas les moyens de l’être ».

Publication date 2006-10
POLI Alexandra
RENDON Maria
CHEKLAT Kamel
ABDELKDER Toumi
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L’intégration régionale de l’Afrique du Nord apparaît pour de nombreux experts comme l’une des réponses aux difficultés que rencontre la région : chômage, pauvreté, mauvaise gouvernance, violence sociale etc. Les économies du Maghreb se tournent le dos (3% des échanges) et les gouvernants ont des relations marquées par une méfiance mutuelle. L’enquête réalisée en Algérie, entre juillet et août 2006, cherche à comprendre comment la population explique le blocage d’une région qui partage autant de caractéristiques communes : langue, religion, histoire etc. Les résultats de l’enquête montrent clairement que le blocage de la région est dû principalement à un déficit démocratique : une immense majorité plaide pour la création d’un parlement maghrébin où des députés élus de façon démocratique chercheraient à répondre aux problèmes des citoyens de la région. En dépit de l’absence de résultats de l’UMA, le souhait d’une intégration régionale demeure profond. Pour la majorité, elle apparaît comme une réponse de bon sens à la mondialisation et une opportunité de désenclaver des économies et des sociétés marginalisées en raison de la faiblesse de leur développement. Le potentiel de croissance d’une région intégrée est reconnu mais il manque la volonté politique de sortir d’un cercle vicieux qui, à travers des prétextes historiques, entretient le blocage de la région. L’enquête montre très clairement que la tension entre le Maroc et l’Algérie est délibérément entretenue par les gouvernants. Et le risque d’une guerre entre les deux Etats apparaît possible. Dans cette perspective, seule la démocratie est à même de faire sortir les dirigeants d’une logique nationale afin de mettre en pratique les conditions d’une intégration régionale attendue par l’opinion. Mais pour cela l’UE doit davantage oeuvrer dans la région car elle représente un modèle. Le principal résultat de l’enquête est que l’intégration régionale ne peut se faire qu’à travers la démocratisation.

Publication date 2008-05
POLI Alexandra
CHEKLAT Kamel
BEN MAIMOUN Hatem
RENDON Maria
AMMOR Fouad
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Les préoccupations du Maroc d’aujourd’hui sont essentiellement d’ordre économique et social. La question de l’intégration régionale n’est pas une priorité. L’enquête montre que la priorité est de mettre en pratique des réformes susceptibles d’améliorer les conditions de vie de la population. L’intégration régionale est perçue comme une opportunité de réaliser ces réformes. En somme les réformes économiques qui tardent à s’appliquer au Royaume le seraient si le système politique était démocratique. La démocratie est clairement associée au développement économique du Royaume et non à la résolution du problème du Sahara occidental. Ce dernier n’est plus un problème pour les Marocains : il l’est seulement pour les Algériens…Pour nos enquêtés dans un système démocratique cette manipulation politique ne serait plus viable et dès lors le parlement maghrébin démocratique se concentrerait sur l’essentiel, c’est-à-dire les problèmes économiques et sociaux dont les conséquences sur les populations sont manifestes (pauvreté, chômage, inégalité etc.). Les résultats de l’enquête montre clairement que le blocage de la région est dû principalement à un déficit démocratique: une immense majorité plaide pour la création d’un parlement maghrébin ou des députés élus de façon démocratique chercheraient à répondre aux problèmes des citoyens de la région. En dépit de l’absence de résultats de l’UMA, la réalisation d’une intégration régionale demeure profonde. Dans cette perspective seule la démocratie est à même de faire sortir les dirigeants d’une logique nationale afin de mettre en pratique les conditions d’une intégration régionale attendue par l’opinion. Mais pour cela l’UE doit davantage oeuvrer dans la région, elle représente un modèle. L’enquête montre que les priorités du Maroc aujourd’hui sont d’ordre économique et sociale. L’intégration régionale est souhaitée dans le seul but d’oeuvrer à l’application de réformes que les autorités nationales tardent à mettre en place. La volonté d’arrimage à l’UE doit être également interprété comme une opportunité de favoriser des réformes à l’intérieur à la faveur de contrainte extérieure. En somme nos enquêtés expriment le sentiment que les réformes économiques et sociales ne peuvent se faire que si une contrainte extérieure les favorise. Dans cette perspective la montée en puissance du parti PJD apparaît comme « une chance et une opportunité. L’enquête montre que le PJD apparaît comme la contrainte intérieure nécessaire à l’application des réformes économiques et sociales. Comme aucune contrainte extérieure ne se manifeste la population sécrète une contrainte intérieure susceptible de l’aider à améliorer ses conditions de vie…Dès lors un gouvernement islamiste devient un idéal apte à combattre les inégalités, à réduire le chômage et à éradiquer la pauvreté. Le moindre investissement de l’UE est compensé par le surinvestissement dans le PJD ! Les réformes doivent se faire sous la contrainte extérieure de l’UE ou intérieure du PJD. Le principal résultat de l’enquête est que l’intégration régionale ne peut se faire qu’à travers la démocratisation de la région.

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Dans la Libye post-Kadhafi, les autorités libyennes sont à la recherche d’un nouvel art de gouverner. Très faibles en dépit de la légitimité que leur confère le suffrage électoral, ne disposant d’aucun moyen de coercition, elles doivent négocier en permanence leur survie, menacées par ceux qui n’ont pas été choisis par les électeurs mais par la force de leur engagement dans la révolution, les milices. Le défi qui se pose au nouveau pouvoir est de parvenir à domestiquer les milices révolutionnaires, non de les combattre. La Libye ne s’est pas « dékadhafisée ». Or, pour les milices, en particulier islamistes, le maintien des anciens responsables et dirigeants dans l’appareil d’Etat est insupportable. Aussi, le 5 mai 2013, elles ont obligé le Parlement a voté la loi sur l’exclusion de la vie politique de toute personne ayant occupé des postes à responsabilité sous l’ancien régime. Si les milices révolutionnaires continuent à imposer leur loi au gouvernement, la chute du régime de Kadhafi n’aura pas constitué une rupture dans la trajectoire des pratiques politiques en Libye, mais davantage leur continuité sous d’autres habits.

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