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Depuis un an, l’économie mondiale s’est engagée sur la voie du redressement, après un choc récessif d’une ampleur sans précédent dans la période contemporaine. Les difficultés budgétaires de certains pays en zone euro ont déclenché une nouvelle crise financière au printemps mais ces inquiétudes n’ont, jusqu’à présent, pas eu de répercussions sur la région dans son ensemble, dopée par la vigueur de la reprise allemande. Et si l’économie américaine paraît s’essouffler, le volontarisme réaffirmé de la FED rassure. Les pays émergents quant à eux, emmenés par l’Asie, ont retrouvé ou dépassé le précédent pic d’activité. Pourtant le ver est dans le fruit. Les économies développées sont prises dans une trappe à liquidité. En engageant la consolidation budgétaire trop tôt, elles courent le risque d’entrer en déflation. La hausse des taux réels qui en résulterait aggraverait la récession. Les multiplicateurs budgétaires et l’absence de relais de la politique monétaire commandent, pour pouvoir maîtriser la trajectoire de la dette publique, de procéder à une relance budgétaire globale, en tout cas à l’échelle européenne, accompagnée d’une réduction de l’incertitude financière et des changes. Les prévisions de croissance présentées ici écartent pour l’instant le scénario déflationniste mais sa probabilité est élevée à une échéance un peu plus longue.

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Le paroxysme de la crise des dettes souveraines est passé. La dette publique grecque est restructurée et diminuera, au prix d’un défaut, de 160 à 120 % du PIB. De plus cette restructuration autorise le déblocage du soutien financier de la troïka à la Grèce et résout pour l’instant le problème de financement du renouvellement de la dette publique grecque. La contagion qui avait frappé la plupart des pays de la zone euro, et qui s’était traduite par une hausse des taux souverains, est interrompue. La politique monétaire, en particulier de la BCE, a contribué à détendre la situation par rapport au début de l’année 2012. Le risque d’un éclatement de la zone euro est largement réduit, du moins dans le court terme. Pour autant le processus qui alimente le passage de la Grande Récession, amorcée en 2008, à la très Grande Récession n’est pas interrompu par le soulagement temporaire apporté à la crise grecque. D’une part, l’économie mondiale, et singulièrement la zone euro restent dans la zone de risque où à nouveau une crise systémique menace et d’autre part, la stratégie choisie par l’Europe, à savoir la réduction rapide de la dette publique (qui suppose la réduction des déficits publics et leur maintien en deçà des déficits qui stabilisent la dette) compromet l’objectif annoncé. Or, puisque la crédibilité de la stratégie est posée comme une étape indispensable en zone euro pour rassurer les marchés financiers, c’est-à-dire assurer un financement à un taux acceptable des besoins de financement de la dette publique (entre 10 et 20 % de cette dette étant refinancés chaque année), la difficulté à atteindre l’objectif oblige à une rigueur toujours plus grande. La zone euro apparaît comme courant après une stratégie dont elle ne maîtrise pas les leviers, ce qui ne peut qu’alimenter la spéculation et l’incertitude...

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Le dernier rapport du Comité de suivi du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) rappelle la difficulté d’évaluer l’impact de ce dispositif et propose des conclusions extrêmement prudentes sur son efficacité. Il mentionne également l’importance de mener des études macroéconomiques complémentaires aux travaux existants et la nécessité de poursuivre cette évaluation afin d’allonger la période de temps disponible pour ces analyses économétriques.Ce rapport relance la question de l’efficacité du CICE au moment même où l’exécutif annonce qu’il va le transformer en baisse de cotisations sociales patronales pour 2019. Cette mesure phare du quinquennat Hollande fait ainsi l’objet de multiples évaluations qui n’ont pour l’instant pas atteint de consensus (voir le rapport de France Stratégie : ou encore les évaluations de l’OFCE réalisées à partir d’emod.fr). À ce jour, France Stratégie conclue à un « un effet sur les salaires difficiles à déceler » et, avec un certain nombre de réserves, à un effet modéré sur l’emploi. [Premier paragraphe]

in Perspectives macroéconomiques et finances publiques à moyen terme (2007-2011). 2011, au rendez-vous de la croissance et du désendettement ? Dix questions pour le moyen terme. Rapport d'information n° 89 (2006-2007) de M. Joël BOURDIN, fait au nom de la délégation du Sénat pour la planification Publié en 2006-11
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Cette projection de l’économie française à l’horizon de six ans—de 2006 à 2011—a été réalisée par l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) pour le Sénat, à l’aide de son modèle de simulation de l’économie française (e-mod.fr). Son approche est essentiellement macroéconomique. Le but de cet exercice est d’obtenir des indications quant aux scénarios possibles d’évolution des finances publiques. Si les simulations affichées pour les années 2006 et 2007 reprennent précisément les perspectives de prévision pour l’économie française élaborée par l’OFCE en octobre 20062, les quatre années suivantes représentent davantage une extrapolation dans le cadre de la politique économique définie dans le programme pluriannuel du gouvernement. Il s’agit donc d’une illustration des questions, hypothèses et choix devant lesquels se trouvent aujourd’hui les responsables de la politique économique.

in 2012: cibler la croissance plutôt que la dette publique. Rapport d'information n° 81 (2007-2008) de M. Joël Bourdin, fait au nom de la délégation du Sénat pour la planification. Publié en 2007-11
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Cette projection de l’économie française à l’horizon de six ans—de 2007 à 2012—a été réalisée par l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) à l’aide de son modèle de simulation de l’économie française (e-mod.fr). Son approche est essentiellement macro-économique. Le but de cet exercice est d’obtenir des indications quant aux scénarios possibles d’évolution des finances publiques. Si les simulations affichées pour les années 2007 et 2008 reprennent dans les grandes lignes les perspectives de prévision pour l’économie française élaborée par le gouvernement en octobre 2007, les quatre années suivantes représentent davantage une extrapolation dans le cadre de la politique économique définie dans le programme pluri-annuel du gouvernement. Il s’agit donc d’une illustration des questions, hypothèses et choix devant lesquels se trouvent aujourd’hui les responsables de la politique économique.

in The Conversation Publié en 2018-10
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Cette contribution est tirée du policy brief de L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) intitulé « Perspectives économiques 2018-2010 », publié le jeudi 18 octobre 2018, et rédigé sous la direction d’Éric Heyer et Xavier Timbeau. (Premières lignes)

in Lettre de l'OFCE Publié en 2005-10-20
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Les mesures annoncées par le gouvernement en septembre 2005 ne constituent certainement pas la grande réforme fiscale attendue ; toutefois, elles modifient plusieurs aspects importants du système français. Permettent-elles d’atteindre les objectifs annoncés : un système plus juste, plus simple, plus attractif, plus incitatif à l’emploi ? Le gouvernement a-t-il sacrifié l’équité aux nécessités de l’attractivité ? Qui sont les gagnants de la réforme ? (...).

in L'économie française 2009 Sous la direction de HEYER Eric Publié en 2008
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Les chiffres du chômage du mois de décembre 2016, publiés par Pôle emploi, font apparaître une hausse du nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) en catégorie A (+26 100 personnes en France métropolitaine) qui fait suite à une séquence de trois mois consécutifs de baisse. Si l’on ajoute aux inscrits en catégorie A[1] ceux ayant réalisé une activité réduite au cours du mois (catégories B et C), l’évolution mensuelle est stable (-100 personnes). [Premier paragraphe]

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Le 26 juin, le gouvernement Ayrault a annoncé une hausse du SMIC de 2 %. Cette augmentation discrétionnaire qui a pris effet au 1er juillet 2012 n’est pas un coup de pouce permanent de 2 % car il intègre en partie un à valoir sur la prochaine hausse légale prévue le 1er janvier 2013. Avec une revalorisation automatique prévue à 1,4 % en janvier 2013, le coup de pouce permanent serait donc de 0,6 %. Si l’impact d’une telle mesure est de faible ampleur, il n’en reste pas moins que les effets à attendre sur l’emploi sont complexes et nécessitent une évaluation précise. Un coup de pouce au SMIC engendre des effets multiples qui dépendent principalement de la diffusion de cette augmentation sur la pyramide des autres salaires. Plus la diffusion est forte, plus l’impact sur le coût du travail est élevé mais moins les finances publiques sont affectées. À l’inverse, une faible diffusion, en augmentant le taux moyen des allègements de charges et le nombre de salariés concernés par les baisses de cotisations, a peu d’effet sur le coût du travail au niveau macroéconomique, mais entraîne un coût supérieur pour les finances de l’État (...).

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