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in New Genetics and Society Publié en 2021-02
BOURRET Pascale
CAMBROSIO Alberto
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This Special Issue (SI) on “Organizing precision oncology” features a number of articles initially presented at an International Workshop on “Organizational and epistemic innovation in precision cancer medicine” that took place in November 2018 in Paris. The Workshop was convened to mark the conclusion of a project supported by the French National Cancer Institute (INCa), entitled “Targets and trials: A sociological investigation of personalized cancer medicine in action (PERSONA).” The papers included in the SI investigate the implementation of precision oncology by focusing on the nexus between organizing and experimenting. The SI thus includes contributions that interface Science & Technology Studies (STS) and Organization Studies to analyze how clinicians and researchers deploy genomic platforms and the socio-technical and organizational arrangements that act as a condition of possibility for the performance of this new kind of clinical medicine.

in New Genetics and Society Publié en 2021-02
BOURRET Pascale
CAMBROSIO Alberto
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This Special Issue (SI) on “Organizing precision oncology” features a number of articles initially presented at an International Workshop on “Organizational and epistemic innovation in precision cancer medicine” that took place in November 2018 in Paris. The Workshop was convened to mark the conclusion of a project supported by the French National Cancer Institute (INCa), entitled “Targets and trials: A sociological investigation of personalized cancer medicine in action (PERSONA).” The papers included in the SI investigate the implementation of precision oncology by focusing on the nexus between organizing and experimenting. The SI thus includes contributions that interface Science & Technology Studies (STS) and Organization Studies to analyze how clinicians and researchers deploy genomic platforms and the socio-technical and organizational arrangements that act as a condition of possibility for the performance of this new kind of clinical medicine.

in Global Health Promotion Publié en 2021
CAMBON Linda
RIDDE Valéry
ALLA François
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Plus d’un an après les premiers cas déclarés de COVID-19, le monde est toujours plongé dans le marasme de la pandémie. Cet éditorial défend l'idée qu'un certain nombre de principes clés de la santé publique ont été oubliés lors de la réponse que les pays ont apportée à la pandémie du coronavirus.

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Comment en est-on arrivé à confiner l’ensemble de la population française de mars à mai 2020 ? A quelles conditions a-t-on pu présenter cette mesure inédite, aux effets considérables, comme la seule solution possible face à la pandémie de Covid-19 ? Et pourquoi a-t-on créé de nouvelles instances pour gérer la crise en lieu et place de celles conçues pour faire face à ce type de situation ? A partir d’une enquête sociologique menée « à chaud » auprès d’acteurs de la crise, et en tirant parti des acquis des sociologies des crises, de la décision et des organisations, les auteurs formulent un ensemble d’hypothèses originales. Plutôt que d’expliquer le caractère chaotique de la gestion de la crise à partir de défaillances individuelles ou de dysfonctionnements techniques, ils en soulignent les déterminants systémiques et organisationnels. Ils analysent ainsi les problèmes de coopération et de coordination entre acteurs publics ainsi qu’au sein du secteur hospitalier. Ils montrent également que l’effritement progressif des moyens alloués au risque pandémique au cours de la dernière décennie n’a pas dissipé le sentiment collectif d’être « bien préparé ». Ce livre démontre aussi que la création de nouvelles instances reproduit de vieux travers qui consistent à croire que les instruments organisationnels, pourvu que ceux-ci soient rationnels, garantissent la coopération entre les acteurs. Or, comme le manifeste de manière spectaculaire cet événement, il est urgent de se défaire de cette croyance, afin de pouvoir saisir les véritables déterminants de la coopération : les relations de pouvoir. En sortant des discours qui cherchent déjà à singulariser cette crise, ce livre propose finalement des pistes d’amélioration permettant de tirer les vraies leçons de la gestion de ces situations extrêmes en repensant la préparation des prochaines crises et la formation des décideurs.

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L’organisation ce vendredi 12 juin par Ogilvy d’une nouvelle édition de Nudgestock, autoproclamé « festival mondial du marketing comportemental et de la créativité », offre l’occasion de se demander si l’on peut vraiment prendre au sérieux ces approches comportementalistes. Réponse aussi solide qu’argumentée de deux sociologues à travers l’analyse d’une vidéo à succès publiée sur YouTube par Olivier Sibony, professeur associé à HEC, et titrée « Biais cognitifs et crise du Covid-19 »…

A partir de matériaux collectés depuis une quinzaine d'années, ce travail s’intéresse à un ensemble d'initiatives, qui visent à faire évoluer les pratiques et l'organisation du travail des médecins en cancérologie, notamment vers leur plus forte implication dans les activités de recherche. Des cliniciens jouent un rôle central dans la conception, le pilotage et la mise en œuvre de ces initiatives. Elles consistent en des modalités intermédiaires d'intégration entre, à un extrême, l’organisation informelle professionnelle (traditionnelle) et, à l'autre extrême, des modalités plus formellement définies et potentiellement plus conflictuelles, comme les fusions ou le renforcement de la ligne managériale. Elles peuvent être analysées comme des tentatives – politiques – prudentes de réguler des activités de plus en plus complexes au sein de la biomédecine, du fait du nombre de métiers et de compétences différents potentiellement nécessaires. Ces initiatives s’inscrivent dans des mouvements lourds qui travaillent les systèmes de santé en général et la cancérologie en particulier, comme celui de l’injonction à la coordination comme principe d’action publique. Toutefois, par rapport à de nombreuses thèses existantes, l’étude de ces initiatives montre que ces changements ne résultent pas de la seule progression des logiques gestionnaires ; la recherche médicale apparaît ainsi comme un autre facteur puissant d’organisation. A l’instar d’autres travaux, les recherches présentées dans ce mémoire témoignent que, dans nos sociétés contemporaines, l’organisation s’étend. Mais la société organisationnelle ne s’étend pas uniquement dans le sens d’une intégration formelle et un renforcement de la verticalité ; ce travail tend à montrer qu’elle s’étend aussi de manière plus horizontale et dans des processus moins formalisés. Enfin, l’étude de ces initiatives organisationnelles montre que l'identification de grandes logiques institutionnelles ou d’opérateurs politiques généraux ne suffit pas à comprendre les dynamiques de changement et de stabilité dans les systèmes de santé ; il est nécessaire de s'intéresser à la façon dont l'ordre mésologique, reposant sur des relations de pouvoir entre acteurs, médiatise ces forces macrosociales et explique ainsi une diversité des ordres locaux.

The popularity of labels as tools of government is growing in many policy areas. This chapter focuses on the creation and implementation of one specific kind of label, which we have defined as a “rewarding label”. These labels are granted by governments or public authorities and reward organizations for their contribution to public welfare. Governance by rewarding labels relies on the mechanisms of competition and social distinction at play within a given field, in order to orient actors towards options that governments consider to be in the public interest. Taking eco-labels and nutritional charters as case studies, this chapter shows the difficulties involved in governing through this tool. Rewarding labels are designed to satisfy a range of conflicting objectives and interests and their application has become a site of conflict among public authorities and private actors. Four limitations to this approach are highlighted: management of labels’ reputations, consumer enrolment, competition between companies, and competition between government labels and other market devices or actors.

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The popularity of labels as tools of government is growing in many policy areas. This working paper focuses on the creation and the implementation of three different public labels in the public health field. Granted by the States or other public authorities, those labels reward distinctively organizations for their contribution to a public cause. Governance by labels relies on the mechanisms of market competition and of social distinction at play within a field, to orient actors towards opinions that governments consider to be in the public interest. This working paper nevertheless shows the difficulties to implement effectively that kind of soft policy tools: for them to affect firms and consumers' behaviours, they have to integrate many conflicting objectives and interests at the same time, which is rarely the case. We actually show, in our three case studies, that governing the market through labels implies governing the labels themselves, by carefully selecting their grantee, promoting them to both consumers and companies, and struggling against other challenger labels or market intermediaries. It is not an uncommon paradox that these labels that are entrusted with such a high power of "changing the world", have been finally stripped of any power.

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