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Comment en est-on arrivé à confiner l’ensemble de la population française de mars à mai 2020 ? A quelles conditions a-t-on pu présenter cette mesure inédite, aux effets considérables, comme la seule solution possible face à la pandémie de Covid-19 ? Et pourquoi a-t-on créé de nouvelles instances pour gérer la crise en lieu et place de celles conçues pour faire face à ce type de situation ? A partir d’une enquête sociologique menée « à chaud » auprès d’acteurs de la crise, et en tirant parti des acquis des sociologies des crises, de la décision et des organisations, les auteurs formulent un ensemble d’hypothèses originales. Plutôt que d’expliquer le caractère chaotique de la gestion de la crise à partir de défaillances individuelles ou de dysfonctionnements techniques, ils en soulignent les déterminants systémiques et organisationnels. Ils analysent ainsi les problèmes de coopération et de coordination entre acteurs publics ainsi qu’au sein du secteur hospitalier. Ils montrent également que l’effritement progressif des moyens alloués au risque pandémique au cours de la dernière décennie n’a pas dissipé le sentiment collectif d’être « bien préparé ». Ce livre démontre aussi que la création de nouvelles instances reproduit de vieux travers qui consistent à croire que les instruments organisationnels, pourvu que ceux-ci soient rationnels, garantissent la coopération entre les acteurs. Or, comme le manifeste de manière spectaculaire cet événement, il est urgent de se défaire de cette croyance, afin de pouvoir saisir les véritables déterminants de la coopération : les relations de pouvoir. En sortant des discours qui cherchent déjà à singulariser cette crise, ce livre propose finalement des pistes d’amélioration permettant de tirer les vraies leçons de la gestion de ces situations extrêmes en repensant la préparation des prochaines crises et la formation des décideurs.

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L’organisation ce vendredi 12 juin par Ogilvy d’une nouvelle édition de Nudgestock, autoproclamé « festival mondial du marketing comportemental et de la créativité », offre l’occasion de se demander si l’on peut vraiment prendre au sérieux ces approches comportementalistes. Réponse aussi solide qu’argumentée de deux sociologues à travers l’analyse d’une vidéo à succès publiée sur YouTube par Olivier Sibony, professeur associé à HEC, et titrée « Biais cognitifs et crise du Covid-19 »…

A partir de matériaux collectés depuis une quinzaine d'années, ce travail s’intéresse à un ensemble d'initiatives, qui visent à faire évoluer les pratiques et l'organisation du travail des médecins en cancérologie, notamment vers leur plus forte implication dans les activités de recherche. Des cliniciens jouent un rôle central dans la conception, le pilotage et la mise en œuvre de ces initiatives. Elles consistent en des modalités intermédiaires d'intégration entre, à un extrême, l’organisation informelle professionnelle (traditionnelle) et, à l'autre extrême, des modalités plus formellement définies et potentiellement plus conflictuelles, comme les fusions ou le renforcement de la ligne managériale. Elles peuvent être analysées comme des tentatives – politiques – prudentes de réguler des activités de plus en plus complexes au sein de la biomédecine, du fait du nombre de métiers et de compétences différents potentiellement nécessaires. Ces initiatives s’inscrivent dans des mouvements lourds qui travaillent les systèmes de santé en général et la cancérologie en particulier, comme celui de l’injonction à la coordination comme principe d’action publique. Toutefois, par rapport à de nombreuses thèses existantes, l’étude de ces initiatives montre que ces changements ne résultent pas de la seule progression des logiques gestionnaires ; la recherche médicale apparaît ainsi comme un autre facteur puissant d’organisation. A l’instar d’autres travaux, les recherches présentées dans ce mémoire témoignent que, dans nos sociétés contemporaines, l’organisation s’étend. Mais la société organisationnelle ne s’étend pas uniquement dans le sens d’une intégration formelle et un renforcement de la verticalité ; ce travail tend à montrer qu’elle s’étend aussi de manière plus horizontale et dans des processus moins formalisés. Enfin, l’étude de ces initiatives organisationnelles montre que l'identification de grandes logiques institutionnelles ou d’opérateurs politiques généraux ne suffit pas à comprendre les dynamiques de changement et de stabilité dans les systèmes de santé ; il est nécessaire de s'intéresser à la façon dont l'ordre mésologique, reposant sur des relations de pouvoir entre acteurs, médiatise ces forces macrosociales et explique ainsi une diversité des ordres locaux.

The popularity of labels as tools of government is growing in many policy areas. This chapter focuses on the creation and implementation of one specific kind of label, which we have defined as a “rewarding label”. These labels are granted by governments or public authorities and reward organizations for their contribution to public welfare. Governance by rewarding labels relies on the mechanisms of competition and social distinction at play within a given field, in order to orient actors towards options that governments consider to be in the public interest. Taking eco-labels and nutritional charters as case studies, this chapter shows the difficulties involved in governing through this tool. Rewarding labels are designed to satisfy a range of conflicting objectives and interests and their application has become a site of conflict among public authorities and private actors. Four limitations to this approach are highlighted: management of labels’ reputations, consumer enrolment, competition between companies, and competition between government labels and other market devices or actors.

The popularity of labels as tools of government is growing in many policy areas. This working paper focuses on the creation and the implementation of three different public labels in the public health field. Granted by the States or other public authorities, those labels reward distinctively organizations for their contribution to a public cause. Governance by labels relies on the mechanisms of market competition and of social distinction at play within a field, to orient actors towards opinions that governments consider to be in the public interest. This working paper nevertheless shows the difficulties to implement effectively that kind of soft policy tools: for them to affect firms and consumers' behaviours, they have to integrate many conflicting objectives and interests at the same time, which is rarely the case. We actually show, in our three case studies, that governing the market through labels implies governing the labels themselves, by carefully selecting their grantee, promoting them to both consumers and companies, and struggling against other challenger labels or market intermediaries. It is not an uncommon paradox that these labels that are entrusted with such a high power of "changing the world", have been finally stripped of any power.

in Entreprises et histoire Publication date 2019-12
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La décision est un objet qui a été très étudié en sciences sociales, même si elle a paru moins centrale depuis quelques temps. Historiennes et historiens ont aussi contribué à étudier la décision, sans pour autant contribuer à ces premiers travaux. Cet éditorial note que les dialogues sont assez faibles entre historiens et autres chercheurs en sciences sociales, alors qu’ils pourraient être fructueux. L’objectif du dossier présenté est de contribuer à ce dialogue. Il s’agit aussi de s’interroger sur un paradoxe : la persistance de la « solitude du décideur » sur le terrain, qui contredit les résultats des travaux en sciences sociales. Le dossier vise enfin à discuter des méthodes disponibles pour étudier la décision en histoire et en sciences sociales (archives et entretiens en particulier).

in Entreprises et histoire Publication date 2019-12
BOUGON Bernard
COSSON Olivier
DEGUEN Séverine
HARANG William
TOUZET Léo
MACCHI Odile
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Alors que les études en sciences sociales mettent plutôt l’accent sur le caractère collectif et processuel de la décision, les acteurs de terrain, dans les organisations, insistent sur la dimension solitaire de la décision. Est-ce lié à leur formation ? Comment forme-t-on les décideurs et décideuses ? Les forme-t-on à décider seul ou en collectif ? D’ailleurs, quelles méthodes pédagogiques sont-elles utilisées pour former à la décision ? Le jeu apparaît comme une solution utilisée historiquement par les militaires, mais aussi par les milieux d’affaire. Il continue à être mobilisé aujourd’hui pour former les préfets à gérer les situations de crises et les médecins dans les hôpitaux. Peut-on vraiment apprendre à décider en jouant ?

in Entreprises et histoire Edited by CASTEL Patrick, CHESSEL Marie Emmanuelle Publication date 2019-12
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La décision est un objet qui a été très étudié en sciences sociales, même si elle a paru moins centrale depuis quelques temps. Historiennes et historiens ont aussi contribué à étudier la décision, sans pour autant contribuer à ces premiers travaux. L’objectif du dossier est de contribuer au dialogue entre les disciplines de sciences sociales. Il s’agit aussi de s’interroger sur un paradoxe : la persistance de la « solitude du décideur » sur le terrain, qui contredit les résultats des travaux en sciences sociales. Le dossier vise enfin à discuter des méthodes disponibles pour étudier la décision en histoire et en sciences sociales (archives et entretiens en particulier).

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