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in Gouverner les conduites Sous la direction de DUBUISSON-QUELLIER Sophie Publié en 2016-05
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Contrairement à un pays comme les États-Unis, où la responsabilité des individus a été plus volontiers mise en avant, le cadrage de mise sur agenda des problèmes de surpoids et d’obésité en France a insisté sur les facteurs socio-structurels qui seraient à l’origine de ce problème. Pourtant, comme aux États-Unis, les instruments déployés pour lutter contre ce problème visent principalement à responsabiliser des individus conçus comme autonomes. Nous nous intéressons dans ce chapitre à la diffusion d’une forme particulière de savoir, le marketing social, qui est le produit, autant qu’il contribue à l’approfondir, d’un mouvement de focalisation de l’action publique sur les individus et se présente autant comme une science du comportement que comme une science de gouvernement de ces comportements. Nous nous intéressons à la structure d’opportunité discursive et institutionnelle favorable à sa diffusion, mais aussi aux mécanismes plus contingents qui expliquent sa pénétration sélective.

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Le chapitre entend souligner certaines évolutions que connaissent les travaux sociologiques sur les questions de santé depuis une vingtaine d’années. Le parcours d'une nouvelle génération de chercheurs illustre l'ouverture récente du domaine, qui se traduit d’une part par une augmentation sensible du nombre d’institutions (laboratoires, universités, organisations finançant des recherches) impliquées à des titres divers dans la recherche en sociologie sur la santé et d’autre part par l’exploration de nouvelles thématiques ou le renouvellement de thématiques plus anciennes.

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La concurrence est omniprésente dans nos sociétés et semble s’imposer aux acteurs qui en subissent les effets. Et s’il en était autrement ? Les auteurs de cet ouvrage invitent à changer le regard habituellement porté sur ce phénomène, pour s’interroger sur ses possibilités. Mettre en concurrence des individus, des produits, des services ou des organisations, ne va pas de soi. Cela suppose d’opérer des comparaisons et de les instrumenter, de préciser sous quel aspect les entités sont semblables ou dissemblables. Les acteurs ne restent pas passifs dans ces situations et doivent négocier, résister et s’interroger sur les bonnes conventions de mesure à adopter. Par-delà leur pertinence, c’est la légitimité des modalités de la compétition qui peut être discutée. La perspective adoptée par l’ouvrage permet de parcourir une grande variété de terrains d’enquêtes (hôpital, industrie télévisuelle, marché du bio, musées, écoles de commerce, industrie high-tech, recherche, enseignement supérieur, secteur associatif), qui sont tous traversés par des luttes concurrentielles. Au fil des chapitres, la concurrence se révèle comme un processus collectif, aux mains de nombreux acteurs et dispositifs qui participent à la modeler, à l’organiser et à la faire évoluer sans parvenir nécessairement à la contenir. [Résumé de l'éditeur]

in Dictionnaire critique de l'expertise Publié en 2015-09
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Depuis quelques décennies, on assiste, dans les systèmes de santé occidentaux, au développement et à la diffusion d'instruments normatifs qui, censés harmoniser les actes professionnels de santé, génèrent paradoxalement une diversification des pratiques médicales, laquelle passe par des modalités inédites et notamment de nouveaux lieux de définition. Ces instruments prennent la forme de documents très variables, tant au niveau de la taille qu'au niveau de la forme [Premières lignes]

A good deal of strategic choice has been given back to organizations which have become actors of their (only partial) compliance to institutional demands that they in turn contribute to shape. The reported case about the successful modernization of the French Cancer Centers and their reinstatement as the leaders in their field contributes to better understand the role of leadership in institutional change by proposing a positional approach to institutional leadership. Cancer centers’ reformers were both central, as they were placed at the intersection of several potentially interdependent organizational fields or institutional spheres, and marginal in most, but not all of them. It was this particular position of the change-entrepreneurs and the relational constraints but also resources coming with it, that both enabled them to initiate a successful drive for the transformation of the field of cancer care, and which also greatly explained the particular form it took. Our analysis underscores the interactive nature of institutional change, where the motor of change structures and simultaneously is structured by the process it is driving and where the initiators of reform have to create their proper and specific combination of old and new in order to build an innovative dynamic.

Many of today’s public policies aimed directly or indirectly at regulating the behaviors of individuals and organizations provide for the implementation of a certain type of instrument which can be qualified as a label. They share some features with what the literature tends to identify as proper standards (e.g., they aim at defining the best practices, they may represent – at least – a symbolic resource for those who adopt them), but they also have some peculiarities, which we will present here. In this paper, we propose to analyze the characteristics and dynamics underpinning this mode of governance as part of a study of two particular public policy domains chosen for their complementarity as well as their contrasts: the fight against obesity, and sustainable consumption. In both of these fields, labels have become a preferred mode of governance – and even, we might say, a kind of standard. Based on Foucault (2004), we emphasize the fact that the logics of distinction, which regulate utilities and sanctions in a particular social field, are instrumentalized by public policy as an incentive to the actors to deliberately take action whose value is endorsed by a label. Hence, the aim and outcome of this mode of governance are not the uniformity of a field, but the ongoing creation of increasingly demanding labels that only some of the participants can hope to obtain.

Ce travail étudie le processus social et politique qui a conduit les pouvoirs publics à considérer le problème que pose la consommation de produits psychotropes au volant comme une « crise » dont la dimension sanitaire justifierait des actions spécifiques de prévention et de répression. En particulier, nous nous interrogeons sur les raisons qui peuvent expliquer que les acteurs « traditionnels » de la santé publique – épidémiologistes, médecins de santé publique et agences – sont apparus marginalisés 1/ dans les opérations conduisant à la « sanitarisation » du problème et, plus précisément, 2/ dans son cadrage comme « crise sanitaire », qu’ils entendaient, justement, contester. Nous avançons que ce processus est notamment le résultat d’une lutte définitionnelle portée par deux réseaux d’acteurs qui structurent l’espace de prise en charge de ce problème : d’un côté, des acteurs issus principalement du monde académique et de l’expertise publique ; de l’autre, un réseau qui agrège des acteurs évoluant dans des espaces multiples. Nous tenterons de montrer que, au final, la réussite politique/publique d’une cause tient moins à la robustesse des savoirs qui l’étayent que, d’une part, à la cohésion des réseaux qui la portent, c'est-à-dire à la proximité et à l’importance des intérêts qui sont au principe de la formation du réseau et, d’autre part, aux conditions institutionnelles sans lesquelles il n’est pas sûr que la cause eut été entendue. Section Thématique 23 du Congrès de l'Association française des Sciences Politiques (AFSP - 2011) : "Les crises de santé publique : une question politique ?" cette communication s'inscrit dans l'axe 2 "Comment les crises de santé publique font jouer les frontières du politique".

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This essay is a critical synthesis of recent researches in the sociology of organizations. While inspired by neo-institutionalism, they have made some propositions to overcome some of its limits and flaws, in order to be able to apprehend simultaneously change and reproduction processes. On one hand, organizational fields tend to be considered as more ambiguous and heterogeneous than in the seminal texts of neo-institutionalism and, on the other hand, these works have tried to “bring actors back in” their analyses, and especially the role of change entrepreneurs. Some of their conclusions remind of “old” institutionalism’s ones; however, their conceptualizations of power and meso order are less robust than in the seminal texts of organizational sociology. As a conclusion, this essay calls for studies that would identify and specify the social mechanisms that may explain the sources of power and reflexivity, as well as their uneven distribution in the social spaces.

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Si sa stigmatisation est ancienne, le fait que l’obésité soit perçue comme un problème majeur de santé publique est d’occurrence récente. Pourtant, de nombreuses interrogations restent en suspens et toutes les controverses ne sont pas closes. Quelle est l’ampleur réelle du phénomène et la mesure-t-on avec les « bons » instruments ? Peut-on se mettre d’accord sur ses principaux déterminants ? L’augmentation du nombre d’individus en surpoids ou obèses suffit-elle à expliquer l’inscription de l’obésité sur l’agenda public et le déploiement de toutes ces politiques et mesures ? Quelles interventions sont possibles, et lesquelles sont en réalité privilégiées ? Quelles en sont les conséquences sur le phénomène, les individus et les relations qu’ils nouent entre eux ? Réalisé avec le soutien de la Chaire santé de Sciences Po, le présent ouvrage entend, si ce n’est apporter de réponses définitives à ces questions, contribuer à les éclairer par des analyses stimulantes. Il réunit, à cette fin, les regards particuliers que portent sur l’obésité, de manière croisée, la médecine, l’épidémiologie, la science politique, la sociologie, l’économie et l’anthropologie. Les différents spécialistes qui s’y expriment pointent la complexité du phénomène, la variété des processus et mécanismes générateurs tenus pour responsable de cette « épidémie mondiale » mais ils insistent aussi sur les inégalités sociales face à l’obésité. Ces différentes contributions mettent finalement en évidence que les politiques de prévention menées jusqu’ici misent en priorité sur la responsabilisation d’individus conçus comme autonomes et rationnels ; mais elles en soulignent également les limites. (Résumé éditeur)

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