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in Les voyages du développement. Emigration, commerce exil Sous la direction de LEGUIL-BAYART Jean-François, ADELKHAH Fariba Publication date 2007
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Le gouvernement américain a placé sur la liste des organisations terroristes deux groupes liés à la Somalie, une organisation politico-militaire, al-Itehaad al-Islamiyya, et la plus importante compagnie somalienne, al-Barakaat, active dans le transfert d’argent de la diaspora. Cette décision pose le problème de la définition très extensive du terrorisme adoptée par les États-Unis. Cet article nuance le rôle d’al-Itehaad dans la guerre civile somalienne, tout en soulignant l’influence islamique dans le monde des affaires et des activités caritatives. Est également analysée l’importance des transferts d’argent dans l’économie somalienne. La décision américaine laisse craindre un impact très négatif sur la survie de larges couches de la population. Des solutions alternatives moins spectaculaires existaient et n’auraient pas eu le même coût social.

in Etudes du CERI Publication date 2007-06
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La crise somalienne a été appréciée par la communauté internationale à l’aune de ses intérêts plus que dans sa réalité nationale. Après avoir échoué à concevoir une véritable réconciliation entre 2002 et 2004, les pays occidentaux se sont préoccupés de faire survivre un gouvernement sans véritable légitimité, mais soutenu par l’Ethiopie et le Kenya. L’émergence des Tribunaux islamiques en juin 2006 a reconfiguré la donne. Plus que leur radicalisation, deux arguments ont décidé du retour de la guerre : l’Ethiopie ne pouvait accepter de voir surgir sur son flanc sud un pouvoir autonome et ami de l’Erythrée, les Etats-Unis voulaient affirmer l’absolue primauté de la lutte antiterroriste sur toute autre considération. Une telle posture permettait de tester une nouvelle doctrine de sécurité donnant au Pentagone un ascendant sur la poursuite des supposés terroristes et permettant de coopter de nouvelles puissances régionales sur le continent africain, les alliés européens se montrant une fois de plus singulièrement atones face à cette nouvelle dérive militariste de Washington. Incapable d’occuper l’espace politique, le gouvernement transitoire somalien a poussé à la radicalisation. La perspective d’un nouvel Irak à l’africaine se dessinait dès la précaire victoire de l’Ethiopie en janvier 2007.

in Etudes du CERI Publication date 2009-03
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La crise du Darfour a permis de mettre en lumière des crises irrésolues sur ses frontières au Tchad et en République centrafricaine. Le point commun de ces différents conflits est sans doute l’existence de mouvements armés transnationaux qui survivent et se recomposent dans les marges qu’autorisent les dynamiques étatiques dans la région, ainsi que les apories des politiques de résolution des conflits de la communauté internationale – apories redoublées par les choix de certaines grandes puissances. Une analyse de la conjoncture en Centrafrique et de l’histoire de certains mouvements armés, inscrits dans cet espace régional, plaide pour une approche moins conventionnelle des politiques de sorties de crise. Elle met en exergue une zone centrée sur la Centrafrique et ses frontières avec les pays voisins comme véritable site d’analyse du factionnalisme armé depuis les indépendances, ainsi que des trajectoires spécifiques de construction étatique.

International treatment of Somali piracy can appear as a double denial. On the one hand, although the United Nations Security Council involved itself and received support from many member states, the actual policy toward Somalia has been dictated for years by post-9/11 U.S. counterterrorism policy, which made sure that no actors could openly distance themselves from the key priorities of the U.S. administration. Here, multilateralism exists only as far as offshore Somalia is concerned. On the other hand, the fight against piracy near the Somali coast does not aim to tackle the very causes of the support that piracy enjoys among the Somali population at large, not least because the international community would then have to consider the violations of international law perpetrated by some of its major members. Hence, piracy is usually presented as a symptom of ‘‘state collapse’’ and a breeding ground for global jihad, while its moral economy is disqualified and the reconfiguration of a transnational Somali economy simply ignored. This essay focuses on this second set of issues...

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Le 9 juillet, l’indépendance du Sud-Soudan a été célébrée par les uns comme le terme d’une guerre civile qui ravageait le Soudan depuis l’indépendance (en fait quelques semaines auparavant) et avait causé plusieurs millions de morts. Pour d’autres, la création de ce nouvel Etat marque la mainmise occidentale sur la géopolitique régionale et le retour d’Israël dans le containment direct des régimes musulmans les plus favorables à un Etat palestinien. Surtout, y compris parmi ses plus grands partisans, la situation interne du nouvel Etat suscite des inquiétudes croissantes sur la paix civile intérieure et la gouvernance économique, en dépit des déclarations apaisantes proférées par les cadres dirigeants. A ces interrogations s’ajoute une inconnue de taille : la situation régionale rendue plus volatile encore par la non-résolution du conflit entre l’Erythrée et l’Ethiopie et le repli du régime nordsoudanais sur ses fondations les plus policières alors même qu’il est confronté à de multiples défis politiques et économiques liés à la séparation d’avec le Sud-Soudan...

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In February 2008 the capital of Chad came close to falling into the hands of rebels seeking to overthrow President Idriss Déby. This attack by Sudanese-backed rebels was seen in policy circles as yet another attempt by the Sudanese government to delay or prevent the deployment of a foreign peacekeeping force in the region. Although the Sudanese government endorsed the creation of the hybrid force United Nations – African Union Mission in Darfur (UNAMID) in the summer of 2007, it has not acted to make its deployment effective. The European Union has since decided to send another mission to eastern Chad, known as EUFOR, whose main mandate is to protect the camps for Darfur refugees and internally displaced persons (IDPs). In response, Khartoum has expressed concerns that this new European mission in Chad is meant to address the Darfur conflict and not to secure eastern Chad: European troops would use Chad as a base from which to intervene in Darfur...

This article demonstrates how concepts and notions such as ‘warlordism’ and ‘terrorism’, supposedly framed to enable an understanding of complex crises, can have exactly the opposite effect. It exposes their conceptual ambiguity, a factor contributing to their success, and comments on their practical application in the Somali context. The article seeks to analyse how these two ‘categories’ have contributed to building a specific ‘regime of truth’—vocabulary, assumptions of meaning, labels and narratives that function to select and interpret events, emphasizing some and disregarding many others. The article presents the argument that the recurrent mobilization of these particular expressions has resulted not in deepening analysis, but rather in sifting information and providing moral condemnation and political prescription that are highly debatable.

À partir des exemples de la bienfaisance en Afrique orientale, cet article vise à souligner la spécificité du phénomène global de « décharge » en fonction du contexte sociopolitique et historique local. Alors qu’au Soudan, ces pratiques de bienfaisance contribuent au renforcement de l’État, au Somaliland, même si elles permettent la survie du pouvoir étatique, elles minent la construction d’un appareil d’État.

in Alternatives internationales. Hors-série Publication date 2008-12
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Omar El-Béchir, le président soudanais, détient les clés de la paix au Darfour. Son inculpation pour génocide devant la Cour pénale internationale pourrait empêcher toute négociation.

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