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Voici une histoire par dates du VIIe au XXe siècle, riche en surprises, qui rend compte des profonds renouvellements qui ont transformé notre vision de ce qu’on appelait autrefois les « Grandes Découvertes ». Les dates « canoniques », revisitées à l’aune d’une réflexion critique sur les raisons de leur élection par les chronologies officielles, alternent avec les dates « décalées » qui font surgir des paysages et des personnages méconnus. Il est ici question de détricoter le discours qui, associant exploration du monde et « entrée dans la modernité », en réserve le privilège et le bénéfice à l’Europe, et, pour ce faire, de documenter d’autres voyages au long cours – extra-européens. Il est également question, prenant le contre-pied d’une histoire héroïque des expéditions lointaines qui en attribue le mérite à quelques singularités, de rappeler qu’il faut beaucoup d’illusions, et plus encore d’intérêts, pour faire un « rêve », et que Christophe Colomb n’aurait jamais appareillé sans les vaisseaux des frères Pinzón. Il s’agit ainsi de substituer des lieux, des instants et des visages aux cultures en carton-pâte et aux croyances en papier mâché ; de donner à voir les échecs autant que les réussites, les naufrages dans les estuaires de la même façon que les entrées triomphales dans les cités soumises ; d’inclure amiraux ottomans, navigateurs chinois, interprètes nahuatls et pilotes arabes dans le musée imaginaire de l’histoire globale ; de mettre en lumière tout un petit peuple d’assistants et d’auxiliaires, de sherpas et de supplétifs (que serait Magellan sans le Malais Enrique ? ou Cortés sans la Malinche ?) ; de passer outre une histoire au masculin en rendant droit de cité aux voyageuses et aux exploratrices ; et enfin de prêter une égale attention aux êtres et aux choses, sachant que, s’il faut une nef pour traverser un océan, une vague ou un bacille suffisent à la vider de ses occupants. Ce sont donc à la fois une autre histoire du monde et une autre histoire de l’Europe qui se dévoilent au fil des 90 récits d’aventures proposés par 80 des meilleurs historiennes et historiens de ces questions.

Les travaux portant sur l’émergence, dans les années 1880-1930, des discours de la ‘‘réforme morale’’ des projets coloniaux européens prêtent peu d’attention à leur variante néerlandaise : la « Politique coloniale éthique » (Etische koloniale politiek). Adoptée comme registre officiel d’une vaste « réforme » (hervorming) des politiques publiques impériales en septembre 1901, la Politique éthique se donnait pour objet et ambition l’« avancement (opvoeding) intellectuel et moral » des Indigènes des Indes Orientales. Dès lors qu’on s’intéresse à la période tardive des Etats coloniaux, id est à la séquence 1880-1920, c’est bien la profusion de justifications savantes du fait de colonisation qui saute aux yeux (...).

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Le 21 mai 1998, le Général Suharto, Président de la République d'Indonésie depuis mars 1966, renonçait à ses fonctions. Parvenu au pouvoir non par le verdict des urnes, mais au terme de la répression sanglante d'une "tentative de coup d’Etat" attribuée au Parti Communiste Indonésien [le PKI], le Président Suharto mettait ainsi un terme définitif trente-deux années d'un gouvernement souvent dictatorial. (Premières lignes)

Les élections du 7 juin 1999 ont marqué, en Indonésie, une incontestable avancée sur le chemin difficile du renouveau politique. Alors que nombre d'observateurs internationaux prédisaient un scrutin marqué par la violence et les fraudes massives, l'ensemble des rapports disponibles démonte qu'il n'en fut rien (...).

Cette communication a pour objectif de lier, dans le cadre d'une interprétation des phénomènes de violence politique en Indonésie, deux évènements tragiques, survenus à trente ans d'intervalle. Le premier de ces évènements a fait couler beaucoup d'encre (...).

in Ceriscope Puissance Publié en 2013-11
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Entretien vidéo avec Romain Bertrand

in L’Asie, la mer, le monde. Au temps des Compagnies des Indes Publié en 2014
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[résumé de l'ouvrage] Cet ouvrage montre la mondialisation comme la maritimisation du monde, avec « l’histoire des siècles asiatiques » que connut l’Europe entre 1600 et 1800. Il réexamine le concept de « rencontre » entre Européens et Asiatiques, et montre comment les petites communautés européennes doivent faire leurs apprentissages de l’Asie et de l’océan Indien.

La place prise par l’hypothèse – souvent devenue postulat – de la « permanence » ou de la « rémanence » contemporaines des imaginaires et des pratiques de domination propres aux « situations coloniales » invite à essayer d’esquisser un premier état des lieux du renouveau de l’historiographie du fait colonial. Après avoir passé en revue les principales lignes de force de cette historiographie, l’on s’efforcera de montrer, au regard du cas sud-est asiatique, que la compréhension des dynamiques du moment colonial des sociétés politiques noneuropéennes gagne à être raccordée à une interrogation comparatiste sur la notion d’hégémonie impériale. Il s’agira plus précisément de rappeler que les sociétés politiques d’Asie du Sud-Est vivaient, à la veille de leur « rencontre coloniale » avec l’Europe, sous le régime de modes spécifiques d’entrée en modernité étatique – et, ce faisant, de pointer les phénomènes d’enchâssement des historicités impériales. Analyser le moment colonial de l’Insulinde ou de l’Indochine non plus comme l’unique point d’origine des entrées en modernité (étatique, capitaliste, individualiste), mais comme une séquence d’une histoire impériale ‘‘eurasiatique’’ de « longue durée », c’est en effet se donner les moyens de penser l’histoire des sociétés asiatiques dans son irréductible spécificité.

in Revue d'histoire moderne et contemporaine Publié en 2007
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L’histoire connectée apparaît moins comme une « école » historiographique à part entière que comme une démarche pratique de recherche, dans laquelle se reconnaissent des auteurs travaillant sur des « aires culturelles » distinctes. Qu’il s’agisse de Serge Gruzinski ou de Sanjay Subrahmanyam, ces auteurs ont en commun un questionnement sur la genèse des ordres impériaux transocéaniques des XVIe - XVIIIe siècles, sur les conditions pratiques de production d’une hégémonie impériale – autrement dit d’un ensemble impérial « métis » de styles de vie et de pensée – et sur les dynamiques de circulation des hommes, des idées, des techniques et des ressources d’un point à l’autre des réseaux du commerce à longue distance à l’âge moderne. Ils ont également pour ambition, par le recours aux documentations en langues vernaculaires « extra-européennes », la production d’un récit « décentré » de l’avènement des « systèmes-mondes » impériaux. [Premières lignes]

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