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in Financial Regulation in the European Union Sous la direction de KATTEL Rainer, KREGEL Jan, TONVERONACHI Mario Publié en 2015-11
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Have past and more recent regulatory changes contributed to increased financial stability in the European Union (EU), or have they improved the efficiency of individual banks and national financial systems within the EU? Edited by Rainer Kattel, Tallinn University of Technology, Director of Research Jan Kregel, and Mario Tonveronachi, University of Siena, this volume offers a comparative overview of how financial regulations have evolved in various European countries since the introduction of the single European market in 1986. The collection includes a number of country studies (France, Germany, Italy, Spain, Estonia, Hungary, Slovenia) that analyze the domestic financial regulatory structure at the beginning of the period, how the EU directives have been introduced into domestic legislation, and their impact on the financial structure of the economy. Other contributions examine regulatory changes in the UK and Nordic countries, and in postcrisis America. [Résumé Editeur]

A l’heure où l’Amérique s’apprête, sous l’impulsion de son nouveau président Donald Trump, à mettre fin à la régulation bancaire adoptée en 2010 par l’administration Obama, l’Europe entame une troisième année d’Union bancaire (Antonin et al., 2017) et se prépare à l’arrivée d’une nouvelle réglementation prudentielle. [Premier paragraphe]

A ce jour, la mise en place du troisième pilier de l'Union bancaire, à savoir la création d'une assurance européenne des dépôts, est bloquée. Certains pays – à l'instar de l'Allemagne ou des Pays-Bas – arguent en effet que le risque de défaut bancaire est encore trop hétérogène en zone euro pour permettre une mutualisation des garanties de dépôts. Notre article s'intéresse à la façon de résoudre le « problème » des prêts non performants (PNP) afin de sortir de cette impasse et d'achever enfin l'Union bancaire. L'achèvement de celle-ci est crucial pour restaurer la confiance et permettre l'émergence d'un marché bancaire intégré. Notre état des lieux montre que : 1) Les PNP atteignent encore des niveaux inquiétants dans certains pays. La situation est alarmante pour Chypre et la Grèce où les PNP nets des provisions représentent plus de 20 % du PIB tandis que la situation est « seulement » préoccupante pour la Slovénie, l'Irlande, l'Italie et le Portugal où les PNP nets des provisions sont compris entre 5 et 8 % du PIB ; 2) Au total, fin 2017, le montant de PNP non provisionné pour la zone euro s'établissait à 395 milliards d'euros, soit l'équivalent de 3,5 % du PIB de la zone euro. Considéré à cette dernière échelle, le « problème » des PNP non provisionnés apparaît donc plus modeste. Au-delà des solutions privées consistant en abandon de créances, provisionnement, titrisation et création de bad banks, nous concluons que ce sont les autorités publiques au niveau européen qui disposent in fine des moyens d'action les plus importants. Leurs leviers sont multiples : ils incluent la définition du cadre réglementaire et institutionnel, la supervision par la BCE qui pourrait être étendue à davantage de banques, sans oublier les politiques monétaire et budgétaire au niveau de la zone euro qui pourraient être mobilisées pour acheter des créances douteuses ou entrer au capital de banques en situation de détresse financière.

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Le 1er janvier 2011, l'Estonie deviendra le 17e membre de la zone euro. Voilà qui devrait faire réfléchir ceux qui envisagent l'éclatement de la zone. En Estonie, l'euro est en effet perçu comme une consécration de la politique pro-européenne menée depuis l'effondrement de l'ex-URSS. Depuis près de vingt ans, l'Estonie s'est ancrée à l'Europe en matière monétaire - via le currency board -, en matière commerciale - les deux tiers de ses exportations ayant pour destination l'Union européenne (UE) -, et enfin en matière budgétaire par le biais d'une politique budgétaire rigoureuse. Cet effort a permis au pays de remplir les critères de Maastricht. Pourtant, ces critères ne permettent pas de rendre compte pleinement des enjeux de l'intégration de l'Estonie à la zone euro. Après treize années de croissance (1994-2007), l'Estonie a subi la crise de plein fouet, enregistrant une récession record de -13,9% en 2009. Cette forte dégradation conjoncturelle se double de faiblesses structurelles - faible compétitivité, fort endettement privé, pressions inflationnistes - qui risquent d'en faire un nouveau maillon faible de la zone euro, au moment même où cette dernière cherche à se redéfinir.

À ce jour, la mise en place du troisième pilier de l’Union bancaire, à savoir la création d’une assurance européenne des dépôts, est bloquée. Certains pays – à l’instar de l’Allemagne ou des Pays-Bas – arguent en effet que le risque de défaut bancaire est encore trop hétérogène en zone euro pour permettre une mutualisation des garanties de dépôts. (Premier paragraphe)

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L’élargissement de l’Union européenne (UE) à dix nouveaux pays en mai 2004 constitue un événement politique, économique et social sans précédent. D’une envergure jamais vue en termes de population, il concerne aussi principalement des pays d’Europe centrale et orientale (dits PECO) dont le niveau de développement est bien inférieur à celui de l’UE-15. Dès lors, ce nouvel élargissement pose un certain nombre de défis ayant trait à ses spécificités. Les questions soulevées par l’adhésion de ces nouveaux membres à l’UE sont multiples. Elles concernent aussi bien la flexibilité de leurs marchés du travail, la réforme de leurs systèmes de retraite, les politiques de change dont l’euroïsation, le financement de l’UE, les propositions de réforme du Pacte de stabilité et de croissance et celles du Système européen des banques centrales, que la géographie économique. Enfin, dans le cadre des futurs élargissements de l’UE, la Turquie mérite une attention particulière.

in L’économie française 2016 Sous la direction de HEYER Eric Publié en 2015
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Depuis 2008, la détérioration de l’environnement financier et ses effets sur l’économie réelle ont mis à rude épreuve les systèmes bancaires aux États-Unis et en Europe. La crise financière résultant de la crise des subprime s’est transmise à tous les segments des marchés financiers et les banques ont dû faire face à une crise de confiance qui a requis une intervention des pouvoirs publics. Comparé à d’autres pays de l’Union européenne, le système bancaire français a plutôt mieux résisté à la crise financière.

in L'économie française 2016 Sous la direction de HEYER Eric Publié en 2015-09
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Depuis 2008, la détérioration de l’environnement financier et ses effets sur l’économie réelle ont mis à rude épreuve les systèmes bancaires aux États-Unis et en Europe. La crise financière résultant de la crise des subprime s’est transmise à tous les segments des marchés financiers et les banques ont dû faire face à une crise de confiance qui a requis une intervention des pouvoirs publics. Comparé à d’autres pays de l’Union européenne, le système bancaire français a plutôt mieux résisté à la crise financière.

This paper is devoted to an extension of Dibooglu and Kutan’s work [Journal of Comparative Economics, June 2001], in two directions. First, a bivariate VAR, including the real effective exchange rate (REER) and inflation, is tested not only for Hungary and Poland, but also for the Czech Republic, over the 1993:1-2002:12 time-period, which excludes the early transition years. Second, industrial production and the nominal interest rate are incorporated in a multivariate VAR to investigate the effects of policy shocks on the exchange rate. This helps to illustrate the possible gains and costs of the present exchange-rate regime in these CEECs and to draw some conclusions on the likely economic outcomes of adopting a firmly fixed exchange-rate regime like ERM II. Three main conclusions emerge: (1) contrary to Dibooglu and Kutan (2001), results testify to a high degree of flexibility in the CPI; (2) in contrast to the Czech Republic and Hungary, nominal shocks have a strong effect on the REER in Poland and, more specifically, there is evidence that the fluctuations in the nominal exchange rate explain a large part of REER fluctuations in this latter country; (3) in Poland, the policy mix seems more credible than in the other two countries. We infer from these conclusions that moving to the ERM II and the EU will be of less benefit to Poland than to the Czech Republic and Hungary.

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