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Catherine Perron (Sciences Po, CERI) and Anne Bazin (Sciences Po Lille/CERAPS) have recently coedited a volume entitled, How to Address the Loss? Forced Migrations, Lost Territories and the Politics of History. A Comparative Approach in Europe and its Margins in the XXth Century (O.I.E. Peter Lang, December 2018). Gathering authors from various horizons and disciplines, Bazin and Perron question the issue of forced migrations, lost territories and politics of history, in Europe and its borders. They have accepted to answer our questions and give us some insight into their research focus and the objectives of this collective project. Interview by Miriam Périer, CERI.

in Politique internationale Publié en 2004
PERRON Catherine
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Les termes « fuite » et « expulsion » mentionnés en lien avec l’Allemagne renvoient aujourd’hui immanquablement aux nombreux réfugiés qui affluent dans le pays depuis plusieurs mois. Si le volontarisme de la chancelière Angela Merkel et de la majorité des Allemands en matière d’accueil a pu étonner, voire prendre les Européens, et notamment les Français, au dépourvu, c’est que ces derniers ont sans doute oublié à quel point l’Allemagne - bien qu’elle ait longtemps refusé de se penser comme un pays d’immigration - a été une terre d’accueil pour de nombreux réfugiés durant la seconde moitié du XXe siècle...

How and why have museums, over the years, become a privileged place in the Federal Republic of Germany for storytelling, diffusing knowledge and conserving the memory of the German past in eastern Europe? To analyze the political, cultural and social developments that informed the choice of such an institution, and examine conception of museums, three periods of “museumization” are proposed, based on: who created the museums, for whom, the narratives proposed and presented in the exhibitions, and the relations between memory and history (their political use and function in the formation of a sense of identity). How did these institutions evolve from a “Heimat” type of museum (with roots in the German tradition of volkskunde and in the memory of the Germans expelled from eastern areas) into full-fledged museums of history (as a science with a critical relation to the past and to commemorations)?

in Die Ostdeutsche Gesellschaft. Eine transnationale Perspektive Sous la direction de KOTT Sandrine, DROIT Emmanuel Publié en 2006
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Contrairement à ce que le sobriquet de « Ländle »1 (petit Land en dialecte Souabe) sous-entend, le Bade-Wurtemberg, situé au Sud-Ouest de l’Allemagne n’a rien de modeste. Par sa taille, avec ses 35 700 km2 il compte parmi les Länder allemands les plus étendus2. Par le nombre de ses habitants : 10,7 millions il est le troisième Land le plus peuplé de la République fédérale3. Par sa réussite économique exceptionnelle au sein de la fédération allemande il légitime son ambition de s’ériger en modèle de développement économique tant en Allemagne qu’en Europe. Et si le Land rivalise de prospérité avec la Bavière voisine, c’est avec d’autres pays européens qu’il aime à se mesurer : en termes de PIB par habitants il arrive en septième position, après des pays comme le Luxembourg, le Danemark, l’Irlande, les Pays-Bas, la Suède et la Finlande, devançant l’Autriche, la Belgique et la France (...).

in Fuite et expulsions des Allemands : transnationalité et représentations, 19e-21e siècle Sous la direction de HERBET Dominique, HÄHNEL Carola Publié en 2016-01
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[Résumé de l'ouvrage] L'histoire de la fuite et des expulsions, entre 1944 et 1950, d’environ 12 à 14 millions d’Allemands vivant dans les territoires de l’Est, a constitué un élément majeur de la question allemande jusqu’à la fin de la Guerre froide et l’unification allemande. Depuis une quinzaine d’années, dans un contexte géopolitique différent, ces événements animent de nouveau des débats dans l’espace public en Allemagne, mais également en Pologne et en République tchèque. Ce livre est le premier en France à regrouper des contributions de spécialistes internationaux. Il interroge la représentation de cette thématique dans les médias et les musées, dans la littérature ainsi que dans les débats mémoriels, tout en se basant sur des analyses historiographiques éclairant les enjeux d’un tel retour sur ce passé. En choisissant une perspective transnationale, inscrivant ces événements dans l’histoire européenne des déplacements forcés, le livre propose aussi une réflexion sur la construction d’une mémoire européenne commune.

Premières lignes : Il n’est plus possible d’ignorer la profonde fatigue démocratique (taux d’abstention élevés aux différents scrutins, vote pour des partis aux orientations radicales ou populistes, apathie politique des citoyens etc.) qui touche les pays d’Europe centrale, dont la Pologne.

Considérant d’une part le décalage entre le temps politique et les processus mémoriels, et d’autre part la remise en question des rapports entre les politiques officielles de la mémoire et les représentations ordinaires du passé, cet article analysera l’émergence ou non dans la société allemande d’une mémoire des Heimat perdues. Il s’agit d’un type de mémoire qui est propice aux échanges avec les voisins, favorise la compréhension mutuelle et contribue à la réappropriation d’un passé partagé, conduisant ainsi à un regard plus favorable vers un avenir européen commun. Basé sur un corpus d’oeuvres littéraires contemporaines traitant des voyages patrimoniaux dans les territoires d’où les Allemands ont été expulsés après la Seconde Guerre mondiale, cet article vise à étudier les récits de traversée des frontières et de (re)découverte de la Heimat perdue à l’Est. Il propose d’examiner les représentations de l’espace véhiculées par ces récits, et leur rapport aux récits plus anciens tels que ceux de fuite et d’expulsion. L’hypothèse qui se dégage de cet article est que, malgré une histoire partagée de violence, la confrontation active d’une Heimat perdue avec la réalité d’aujourd’hui renforce la capacité de surmonter une construction auto-centrée de la mémoire et des souffrances endurées par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. En conséquence, il devient possible de reconsidérer la complexité des événements et d’aller au-delà d’une vérité régionale limitée, en les inscrivant ainsi dans un cadre historique plus large.

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Ces dernières décennies, les cadres d’analyse du fait régional ont été quasi exclusivement construits à partir de cas empiriques ouest-européens. On distingue trois modèles principaux : le courant ethno-territorial constructiviste, la gouvernance multi-niveaux et le néorégionalisme. Sont-ils généralisables à l’Union européenne des vingt-sept ou l’élargissement implique-t-il de revisiter les grilles de lecture du fait régional en Europe ? Après une mise à l’épreuve critique des cadres théoriques ouest-européens sur les terrains de l’Est, cet article introductif présente une série de variables permettant de renouveler les analyses du régionalisme et de la régionalisation dans une Europe élargie.

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