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in Politiques et management public Sous la direction de MULLER Pierre Publication date 2006-09
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in Politiques et management public Sous la direction de MULLER Pierre Publication date 2008
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Publication date 2009-06
MULLER Pierre
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Entre le triomphe de l'État-régulateur attesté par la multiplication des interventions publiques dans tous les domaines de la vie quotidienne et le développement des approches néolibérales depuis les années 1970, entre les demandes par les citoyens de nouvelles formes de participation politique et le constat que les politiques publiques sont de plus en plus déterminées en fonction des contraintes internationales, le modèle français de politiques publiques semble en crise. Cet ouvrage propose, au carrefour de savoirs juridiques, économiques, sociologiques et de science politique, l’analyse des politiques publiques, c’est-à-dire une science de l’État en action.

La période des années cinquante et soixante constitue un extraordinaire laboratoire d’idées pour qui veut comprendre les transformations de la société française. C’est une époque où, après le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale, parvient au pouvoir une génération de leaders politiques, syndicaux, professionnels qui vont tenir les rênes du pouvoir jusqu’à aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire serait-on tenté de dire. Au-delà des clivages politiques où idéologiques, et sans vouloir faire de cette période une sorte « d’âge d’or », il est tout à fait intéressant de constater la capacité de ces élites à construire une vision cohérente de la société française et de rôle que l’État doit y jouer à travers la mise en place de politiques modernisatrices. Aucun secteur n’échappe ainsi à cette volonté de changement et l’agriculture, avec les lois d’orientation de 1960 et 1962, y prend toute sa part (...).

Au début des années cinquante jusqu’aux années quatre-vingt, le monde agricole et rural constituait un lieu privilégié pour la compréhension des transformations de la société française. Les élites rurales avaient toute leur place dans les débats en science politique et retenait toute l’attention des chercheurs penchés sur la France en changement. Le rural permettait de penser le global. Pour quelles raisons les élites rurales sont-elles restées impuissantes face aux évolutions de l’agriculture, de l’alimentation et du territoire ? Pourquoi le rural n’a-t-il plus été en phase avec le global ? Après avoir exposé l’âge d’or des études rurales, Pierre Muller s’interroge sur la capacité de la profession agricole à intégrer une nouvelle vision sociopolitique de la société française en lien avec le global et propose de donner aux études rurales l’attractivité nécessaire pour une plus grande mobilisation de jeunes chercheurs.

Cette thèse porte sur le changement des politiques d’armement en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et au niveau européen de 1976 à 2010. Elle repose sur l’analyse transversale des politiques et des programmes en cooperation des missiles antichar TRIGAT. Face aux développements européens (OCCAR, Agence européenne de la défense et directive sur les marchés publics de défense et de sécurité) et aux réformes nationales libérales (privatisation, nouveau management public), ce travail interroge la redéfinition du rôle et des instruments de l’État dans ce domaine d’action publique. Il s’agit de comprendre pourquoi les gouvernements initient ces changements, puis d’analyser le fonctionnement au concret de la coopération européenne. Cette étude montre que la montée vers l’Europe s’explique par le « double mouvement » de la libéralisation : on assiste à la mise en œuvre de réformes libérales et au renforcement des stratégies de politique industrielle de défense gouvernementales au sein de la coopération. Les tensions engendrées par la combinaison de ces enjeux expliquent à la fois l’institutionnalisation de nouvelles organisations européennes et le maintien des États comme acteurs prédominants. On observe la mutation des stratégies de « patriotisme économique » des Etats entre niveaux national et européen. Plus qu’un transfert de compétences dans un jeu à somme nulle, ces développements créent une gouvernance européenne multi-niveaux qui ne se réduit pas à l’Union européenne : dans ce cadre, les gouvernements restent déterminants, tandis que les organisations européennes participent d’une intégration négative fondée sur la création d’un marché (market making).

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