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Les Juifs ont souvent été accusés de pratiquer le « meurtre rituel » : de la judéophobie antique à l’antisionisme radical d’aujourd’hui, en passant par l’antisémitisme racial moderne, cette accusation mensongère s’est traduite par des légendes qui n’ont cessé de susciter des mobilisations politiques et des violences meurtrières (émeutes sanglantes, pogromes, attentats terroristes). Ces récits de meurtres, qui stimulent la haine, permettent la criminalisation d’un peuple tout entier : les Juifs. Un peuple imaginé comme étant constitué d’assassins potentiels. La haine des Juifs n’a certainement rien inventé de pire.

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Dans ce livre savant et moqueur, Pierre-André Taguieff passe au scalpel l’idéal moderne par excellence, celui d’émancipation, qui exalte, mobilise et aveugle depuis longtemps les Modernes. Le temps est venu de soumettre à un examen critique sans complaisance cette notion qui fait partie du prêt-à-penser dont se sont emparés les utopistes et les démagogues de toutes obédiences. Comment expliquer que cette notion banale ait pu devenir un thème philosophique et politique majeur depuis la fin du xviiie siècle, sous la forme du projet universaliste de l’émancipation du genre humain comme sous celle de l’autonomie croissante de l’individu ? Taguieff analyse la formation philosophique de l’idée d’émancipation, explore ses usages politiques et dissèque ce qu’il appelle l’« émancipationnisme », produit de la corruption idéologique de cette idée-force. Car l’émancipation comme projet global appelle une critique fondamentale : ce qui est rejeté subrepticement, voire diabolisé, ce sont les attachements, les fidélités, les enracinements, les mémoires particulières, donc la transmission. Il s’agit d’un programme de refonte anthropologique, visant à créer l’« homme nouveau », chimère d’une société mondiale d’individus également émancipés. La généalogie d’une idée floue, pour penser librement le monde de demain.

in Qu'est-ce qu'une nation en Europe ? Edited by TEMPLE Henri, ANCEAU Éric Publication date 2018-11
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Est-il justifié de proscrire le mot « race » de la Constitution ? Comment penser qu’en supprimant le terme des textes législatifs, on contribue efficacement à la lutte contre le racisme ? Les préjugés et les comportements racistes sont-ils nécessairement liés à l’emploi du mot « race » ? La délégitimation scientifique du concept de race depuis les années 1970 a-t-elle fait reculer le racisme comme ensemble d’attitudes, de pratiques et de croyances idéologiques ? La lutte antiraciste peut-elle se contenter de modeler son discours sur les derniers résultats de la recherche en génétique, alors qu’il semble exister des « racismes sans race » ? La salutaire mise au point de Pierre-André Taguieff explore ces questions polémiques sur la base d’une information exceptionnelle et réellement transdisciplinaire. Elle se distingue par sa rigueur conceptuelle et la clarté de son argumentation là où, trop souvent, règnent la confusion, l’angélisme et la pensée-slogan. L’auteur montre que, depuis les commencements de l’époque moderne, un spectre hante l’imaginaire occidental, tiraillé entre l’idée de l’unité du genre humain et le constat de la diversité des humains. Les débats philosophiques et scientifiques sont ici convoqués pour appréhender l’évolution de la pensée occidentale autour de cette notion problématique de « race » et nourrir nos interrogations de citoyens sur les rapports entre le savoir scientifique, la politique et la morale. (Résumé éditeur)

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Le projet de publier une édition critique des trois pamphlets antisémites de Céline, annoncé par Gallimard, a suscité une longue et intense polémique qui, commencée début décembre 2017, est devenue internationale en même temps qu’elle prenait l’allure d’une affaire d’État avec l’intervention du Premier ministre. Le 11 janvier 2018, par une lettre adressée à l’AFP, Antoine Gallimard a déclaré publiquement qu’il suspendait ce projet éditorial : « Au nom de ma liberté d’éditeur et de ma sensibilité à mon époque, je suspends ce projet, jugeant que les conditions méthodologiques et mémorielles ne sont pas réunies pour l’envisager sereinement. » (Premières lignes)

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Pierre-André Taguieff revient sur la récente séquence judéophobe, celle de la période 2000-2018. Les attentats djihadistes commis en France ont provoqué une prise de conscience de la menace, d’une ampleur qui n’avait pas été nettement pressentie, bien qu’annoncée par des signes inquiétants : dès 2001, l’auteur avait donné une première analyse du phénomène émergent. Il fallait donc redessiner le paysage et tenter de repenser la nouvelle configuration antijuive, en perpétuelle métamorphose, dans laquelle se rencontrent les extrémismes : complotisme, concurrence victimaire, antisionisme radical, négationnisme et islamisation croissante des discours. Pierre-André Taguieff retrace la généalogie, depuis 1967, de la haine des Juifs telle qu’elle s’est idéologisée dans le monde arabo-musulman post-nassérien. Cet imaginaire judéophobe s’est ancré en France, puis en Europe, à compter de la seconde Intifada (2000), et se diffuse désormais massivement sur les réseaux sociaux, dans un contexte marqué par la déstabilisation du Moyen-Orient. Dans l’espace politico-intellectuel français, la dernière vague judéophobe est moins portée par les milieux nationalistes traditionnels que par des milieux gauchistes et islamistes qui instrumentalisent et retournent contre les Juifs (les « sionistes », disent-ils ordinairement) des représentations empruntées à l’antiracisme, à l’anticolonialisme, à l’anti-impérialisme, à l’antifascisme ou à la critique du communautarisme. C’est cette configuration inédite, qu’il qualifie d’« islamo-gauchiste » depuis le début des années 2000, que l’auteur prend pour objet de réflexion. (Résumé éditeur)

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Comment interpréter la marche triomphale d'Emmanuel Macron sans donner dans l'admiration naïve ni dans le dénigrement de principe ? Trois hypothèses... Il s'agit d'une sorte de miracle : un événement hautement improbable a eu lieu. Reste à expliquer comment le chef charismatique a pu transformer sa puissance de séduction en victoire politique, et à s'interroger sur ce qu'il en fera. Ses succès électoraux relèvent du symptôme : Macron apparaît comme le produit de la décomposition du système politique français qu'il a habilement exploitée, substituant au vieux clivage droite-gauche le nouveau clivage ouvert-fermé. Il faut voir dans le phénomène Macron quelque chose comme un mirage : le manieur de symboles tenant du prestidigitateur a réussi à faire croire qu'il portait la bonne nouvelle d'un "changement" salvateur. Mais le stratège hors pair ne saurait faire oublier qu'il est un héritier et non un fondateur. Centriste et téméraire, courtois et "dégagiste", politiquement correct et "antisystème": pour le philosophe Pierre-André Taguieff, telle est la recette Macron, une "modération audacieuse", illustration emblématique de la démagogie discrète et policée des nouvelles élites éclairées. (Résumé éditeur)

Nous avons découvert un « autre » que nous n’imaginions pas : le jihadiste. Nous sommes stupéfiés de voir surgir des « barbares » d’un nouveau type, vivant et pensant dans un tout autre monde culturel que le nôtre, et fermement décidés à le soumettre ou à le détruire. Mais comment expliquer la séduction que ces fanatiques exercent ? Pourquoi font-ils des prosélytes ? Notre culture laïcisée nous fait sous-estimer la force des croyances religieuses qui animent les jihadistes. L’islamisme radical représente la dernière des idéologies légitimant l’usage de la violence absolue contre les ennemis que ses adeptes désignent : mécréants ou infidèles. L’utopisme révolutionnaire s’est réfugié dans l’islamisme jihadiste, qui nous a déclaré la guerre. « Nous », c’est-à-dire non seulement les Occidentaux vivant dans des sociétés démocratiques, mais tous les humains décidés à défendre leurs libertés. Pierre-André Taguieff appelle à reconnaître ce fondamentalisme islamique guerrier comme le nouvel ennemi. Il retrace l’histoire de la doctrine du jihad jusqu’à ses réinterprétations, au XXe siècle, par les principaux théoriciens de l’islamisme. Il analyse enfin les usages du terme « islamophobie », instrumentalisé par certains pour mobiliser les musulmans et les pousser à l’auto-ségrégation, voire à l’engagement jihadiste. L’islamisme jihadiste incarne une paradoxale révolution réactionnaire porteuse d’un projet impérialiste. Contre cet ennemi imprévu, le combat intellectuel et plus largement culturel est l’affaire de tous, musulmans anti-jihadistes compris. L’analyse exigeante et lucide d’un grand intellectuel sur ce mélange inédit d’obscurantisme, de fanatisme et de propagande guerrière qui nous menace. (Résumé de l'éditeur)

On croit connaître Céline. On connaît les bribes d’une légende pieusement transmise qui se défait pour se recomposer, ainsi que les portraits arrangés au fil des biographies publiées. La recherche de la vérité plutôt que les ruses de la disculpation conduit à ce portrait sans complaisance, qui examine les moments cruciaux d’un itinéraire qu’on ne peut réduire à une carrière littéraire, sous peine de ne plus comprendre vraiment l’écrivain. Car celui-ci a cherché à agir sur son époque. En 1937, ennemi du Front populaire et partisan d’une « alliance avec Hitler », Céline choisit de devenir un écrivain antijuif. Il s’engouffre opportunément dans la vague antisémite, bataillant sans relâche contre le « péril rouge » et le « péril juif ». Pour confectionner ses pamphlets, il puise dans la propagande nazie diffusée par diverses officines, dont le Welt-Dienst. Il met en musique les idées et les slogans. Pendant l’Occupation, il fait figure de nouveau « prophète », de « pape de l’antisémitisme ». Cette vérité historique heurte frontalement la légende de l’écrivain, celle de l’« écriture seule ». Le cas de Céline est-il comparable à celui des autres intellectuels du collaborationnisme ? Jusqu’à quel point adhère-t-il à la vision hitlérienne ? Jusqu’où est-il allé ? Que savait-il vraiment sous l’Occupation ? Que peut-on reprocher à Céline, des mots seulement, ou aussi des actes ? Avec Céline, c’est tout un imaginaire raciste, antisémite et complotiste qui se livre à l’observation. Se montre ici le fonctionnement d’un esprit raidi dans un réseau de préjugés et de convictions inébranlables, qui force à poser autrement la question du scandale-Céline : comment cet homme a-t-il pu écrire Voyage au bout de la nuit ? Ce livre est une somme, le livre de référence que l’on attendait sur le cas Céline. Il croise la lecture des textes avec l’histoire intellectuelle et politique. Une étude critique, rompant avec les habituelles approches, plus ou moins apologétiques. L’érudition y est mise au service de la volonté de clarifier et de comprendre. Pour une vision « décapée » de l’écrivain engagé, par-delà les clichés. [Résumé éditeur]

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Was den Rassismus anbelangt, ist es besonders schwierig, „die Sache“, um Blaise Pascal zu zitieren, „mit einem Blick zu erfassen.“1 Die Bedeutung des Begriffs ist umstritten, sein Umfang unbestimmt. Er kam in einem gut definierten politischen und intellektuellen Raum auf, nämlich in einem Europa, das an die Existenz ungleicher menschlicher Rassen glaubte und an eine „Rassenkunde“, die nationalistische oder imperialistische Politiken, die heute einhellig verurteilt werden, für legitim erklärte. [Premières lignes]

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