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Les exercices de gestion de crise constituent aujourd’hui une modalité répandue de préparation à la survenue d’événements incertains et potentiellement déstabilisateurs dans les administrations et les entreprises. La littérature qui leur est consacrée s’est cependant peu penchée sur l’écriture des scénarios qui en constituent la trame. En prenant le cas des scénarios d’exercices de crise dans la filière nucléaire civile en France, cet article montre que ces scénarios, loin de placer les participants dans un univers totalement inédit et incertain, tendent au contraire à faire émerger une vision ordonnée de la crise. Cela tient aux contraintes et cadrages de différentes natures qui s’incarnent dans l’écriture des scénarios, lesquels sont le résultat d’accords tacites et de rapports de force entre les organisations de la filière nucléaire civile (exploitants, autorités de régulation, organismes d’expertise, etc.) et de la sécurité civile.

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Cet article revient sur le cycle de publications nées du cinquantenaire du Centre de sociologie des organisations (CSO) que le dossier "naissance de la sociologie administrative" vient clore. Depuis le colloque organisé pour les 50 ans du laboratoire en 2014, plusieurs dossiers ont été publiés : dans Entreprises et histoire (n°86, 2016), dans la Revue française de science politique (n°70-1, 2020) et à présent dans cette livraison du Mouvement social. L'ensemble vise à présenter et susciter de nouvelles réflexions critiques sur les transformations de la sociologie de l'administration depuis les travaux fondateurs de Michel Crozier et de ses équipes. En situant les contributions du dossier dans les renouvellements récents de l'histoire des sciences sociales, cet article est aussi un plaidoyer pour des réformes un peu moins oublieuses de l'histoire et de la sociologie de l'État, de l'administration et de la fonction publique.

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Ce dossier vient clore un cycle de publications qui, depuis 2014, ont engagé une discussion critique sur les apports et angles morts des recherches menées au sein d'un laboratoire de recherche : le Centre de sociologie des organisations (CSO). Il s'inscrit ainsi dans la continuité d'un numéro de la Revue française de science politique ("Saisir l'État par son administration", 70-1, 2020) qui traite de la question du rapport entre les travaux fondateurs du CSO et le développement de la sociologie administrative. La perspective y est plus sociologique qu’historique, avec des contributions centrées sur une relecture contemporaine et critique de quelques concepts développés dans le programme "l'administration face au problème du changement" lancé par Michel Crozier et ses équipes en 1964 (phénomène bureaucratique, pouvoir périphérique et système corporatiste notamment). Les articles réunis ici sous l'intitulé "naissance de la sociologie administrative" visent à offrir une perspective historique aux réflexions critiques, non seulement sur les travaux du CSO mais, plus généralement, sur la période de fondation d’une certaine forme de sociologie administrative pratiquée dans les années 1950 à 1970.

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La situation que nous traversons depuis le mois de mars 2020 est à maints égards unique, inédite, extraordinaire, hors-norme. Mais est-elle si singulière ? Autrement dit tellement à part qu’elle ne peut être gérée qu’à l’aide de normes et de dispositifs ad hoc, conçus à son seul endroit ? Comment comprendre que les instruments et les organisations dont l’État s’était doté pour gérer des crises ont été écartés ? Que les plans conçus pour une pandémie grippale n’aient pas été activés dès le mois de janvier ? Nous en explorons ici deux pistes : le rôle de la science, et la préparation à la gestion de crise.

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Comment en est-on arrivé à confiner l’ensemble de la population française de mars à mai 2020 ? A quelles conditions a-t-on pu présenter cette mesure inédite, aux effets considérables, comme la seule solution possible face à la pandémie de Covid-19 ? Et pourquoi a-t-on créé de nouvelles instances pour gérer la crise en lieu et place de celles conçues pour faire face à ce type de situation ? A partir d’une enquête sociologique menée « à chaud » auprès d’acteurs de la crise, et en tirant parti des acquis des sociologies des crises, de la décision et des organisations, les auteurs formulent un ensemble d’hypothèses originales. Plutôt que d’expliquer le caractère chaotique de la gestion de la crise à partir de défaillances individuelles ou de dysfonctionnements techniques, ils en soulignent les déterminants systémiques et organisationnels. Ils analysent ainsi les problèmes de coopération et de coordination entre acteurs publics ainsi qu’au sein du secteur hospitalier. Ils montrent également que l’effritement progressif des moyens alloués au risque pandémique au cours de la dernière décennie n’a pas dissipé le sentiment collectif d’être « bien préparé ». Ce livre démontre aussi que la création de nouvelles instances reproduit de vieux travers qui consistent à croire que les instruments organisationnels, pourvu que ceux-ci soient rationnels, garantissent la coopération entre les acteurs. Or, comme le manifeste de manière spectaculaire cet événement, il est urgent de se défaire de cette croyance, afin de pouvoir saisir les véritables déterminants de la coopération : les relations de pouvoir. En sortant des discours qui cherchent déjà à singulariser cette crise, ce livre propose finalement des pistes d’amélioration permettant de tirer les vraies leçons de la gestion de ces situations extrêmes en repensant la préparation des prochaines crises et la formation des décideurs.

in Regulation & Governance Publié en 2020-05
WESSELING Mara
DEMERITT David
ROTHSTEIN Henry
PAUL Regine
HUBER Michael
HERMANS Marijke
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This article advances scholarship on comparative regulation by moving beyond the conventional focus on formal law and EU comitology to assess the extent of ‘practice convergence’ in the implementation of EU regulation. Drawing on 50 key informant interviews, a survey, and policy document analysis, we compare how regulators in England, Germany, France and the Netherlands have implemented EU requirements that food safety inspections be ‘risk-based’. Focusing on a clear dependent variable – risk-scoring methods – we find important differences in the conception and targeting of risk-based inspections; with starkly different implications for what kind of food businesses they need to target to ensure safety within an ostensibly harmonized single market. We attribute variation in the implementation of risk-based inspection to the ways that EU requirements were filtered through long-entrenched regulatory styles and modes of food business organization in each country, reinforcing preexisting inspection practices in the design of new risk-based tools.

in Revue française de science politique Sous la direction de RUIZ Emilien, BORRAZ Olivier Publié en 2020-03
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Pour une sociologie des rouages de l'action publique-Le gouvernement par la performance entre bureaucratisation, marché et politique-Une sociologie comparée des marchés du travail administratifs-Les collectivités françaises entre autonomie et régulations étatiques-Ressaisir la centralisation à partir de la périphérie Etudier les rouages administratifs de l'action publique pour mieux comprendre l’État : c’est ce que propose le dossier thématique de ce numéro, qui rend compte d’un colloque organisé par le Centre de sociologie des organisations (CSO) à l’occasion de son cinquantenaire. Loin d’une simple visée commémorative, ses contributions offrent un regard transversal sur les métamorphoses contemporaines de l’État. Une troisième édition de la chronique bibliographique sur l’ethnographie politique vient enrichir cette livraison.

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