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in Revue française de science politique Edited by RUIZ Émilien, BORRAZ Olivier Publication date 2020-03
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Pour une sociologie des rouages de l'action publique-Le gouvernement par la performance entre bureaucratisation, marché et politique-Une sociologie comparée des marchés du travail administratifs-Les collectivités françaises entre autonomie et régulations étatiques-Ressaisir la centralisation à partir de la périphérie Etudier les rouages administratifs de l'action publique pour mieux comprendre l’État : c’est ce que propose le dossier thématique de ce numéro, qui rend compte d’un colloque organisé par le Centre de sociologie des organisations (CSO) à l’occasion de son cinquantenaire. Loin d’une simple visée commémorative, ses contributions offrent un regard transversal sur les métamorphoses contemporaines de l’État. Une troisième édition de la chronique bibliographique sur l’ethnographie politique vient enrichir cette livraison.

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Reprenant l’ambition du programme lancé en 1964 par le Centre de sociologie des organisations (CSO) pour étudier empiriquement l’administration française, le présent numéro entend démontrer tout l’intérêt que revêt aujourd’hui une étude de l’État par son administration, en complément d’une entrée par la sociologie de l’action publique. En revenant sur les flux et reflux de cette approche en France depuis le milieu des années 1960, en pointant les apports et les limites des travaux menés dans le cadre du programme « L’administration face au changement », cet article introductif plaide ainsi pour une sociologie des rouages de l’action publique. C’est par une approche transversale et transsectorielle, tant au niveau central qu’à l’échelle territoriale, qu’il est possible de saisir les questions de permanence et de changement, mais également de répondre à la question : qu’est-ce qui fait tenir l’État ?

in Entreprises et histoire Publication date 2019-12
BOUGON Bernard
COSSON Olivier
DEGUEN Séverine
HARANG William
TOUZET Léo
MACCHI Odile
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Alors que les études en sciences sociales mettent plutôt l’accent sur le caractère collectif et processuel de la décision, les acteurs de terrain, dans les organisations, insistent sur la dimension solitaire de la décision. Est-ce lié à leur formation ? Comment forme-t-on les décideurs et décideuses ? Les forme-t-on à décider seul ou en collectif ? D’ailleurs, quelles méthodes pédagogiques sont-elles utilisées pour former à la décision ? Le jeu apparaît comme une solution utilisée historiquement par les militaires, mais aussi par les milieux d’affaire. Il continue à être mobilisé aujourd’hui pour former les préfets à gérer les situations de crises et les médecins dans les hôpitaux. Peut-on vraiment apprendre à décider en jouant ?

in Populismes au pouvoir Edited by DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publication date 2019-11
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Il est désormais avéré que le vote pour les partis ou candidats populistes s’inscrit prioritairement aux marges ou en dehors des grandes aires urbaines. Ce chapitre entend montrer que, si de puissants processus économiques conduisent à une polarisation accrue entre villes et espaces périphériques dans les pays développés, celle-ci ne nourrit pas mécaniquement un vote en faveur des partis populistes. C’est bien par des réseaux sociaux et des formes de sociabilité que l’expérience de la relégation en vient progressivement à nourrir un fort ressentiment contre les villes et leurs habitants. Autrement dit, les facteurs à l’œuvre dans le succès des partis populistes sont profondément ancrés dans des structures sociales territorialisées, qui ne se réduisent pas à de simples dimensions de classe ou d’ethnicité. (premier paragraphe)

L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, dans la nuit du 25 au 26 septembre dernier, suscite de nombreux débats dont les médias se font quotidiennement l’écho. Tandis qu’habitants, associations et élus dénoncent le manque de transparence de l’État dans sa communication autour de l’accident, les représentants de l’État s’en prennent aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, accusées de nourrir l’inquiétude de la population. [Premier paragraphe]

Comment l’organisation de la gestion de crise s’inscrit-elle dans la continuité du fonctionnement ordinaire des organisations concernées par l’éventualité d’une situation grave et potentiellement déstabilisatrice ? L’étude des exercices nationaux de gestion de crise dans la filière nucléaire civile française met au jour le processus de bureaucratisation de la gestion de crise à l’œuvre dans ces organisations et le phénomène de normalisation de la crise qui en résulte. Il s’avère notamment que les stratégies de mise à l’écart de « savoirs dérangeants » concourent à produire une vision ordonnée et pacifiée de la crise qui font de l’organisation de la gestion de crise une modalité de régulation supplémentaire dans des systèmes organisés complexes.

Les catastrophes submergent les plans et font s'effondrer les organisations gouvernementales, qui parviennent parfois à se reconstruire en quelque chose de nouveau. A partir des cas de l'ouragan Katrina et du tsunami dans le nord-est du Japon, cette thèse examine comment les structures locales et méso-gouvernementales se réorganisent, et ce que cela nous apprend sur le rôle de l'Etat dans la réponse aux catastrophes. Les centres de gestion de crise (CMCs) peuvent perdre entièrement le contrôle d'une partie de la réponse, mais dans la plupart des cas, ils se réorganisent pour devenir pertinents. Ce faisant, ils expriment et, dans une certaine mesure, créent l'image idéalisée que l'État se fait de lui-même en réponse à une crise. Les équipes opérationnelles construisent progressivement des structures plus élaborées. Au fur et à mesure que leurs processus deviennent plus routiniers, ces équipes se trouvent souvent confrontées à des décisions pour lesquelles elles n'ont aucune base formelle, et leurs choix reflètent une conception ad hoc et personnelle du rôle de l'État. Bien que les évaluations projettent le professionnalisme et la stabilité, un examen des processus montre que, dans ces cas, ils étaient divergents et improvisés. Ce que nous voyons à tous ces niveaux, c'est une lutte pour reconstruire une vie normale. Les catastrophes réaffirment le gouvernement - en démontrant pourquoi la stabilité doit être prisée - et le menacent sur le plan existentiel. Par conséquent, l'intervention en cas de catastrophe n'est pas traitée comme un domaine de politique publique.

Thesis Advisor BORRAZ Olivier Publication date 2018-09
BOUBAL Camille
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Cette thèse porte sur le développement, en France, d’une politique de santé publique en nutrition. Au moyen d’entretiens, d’observations et d’un travail sur archives, cette enquête approche 1) l’élaboration et les usages des instruments de prévention au plus près des acteurs qui les conçoivent et les mettent en œuvre ; 2) les controverses relatives à la réglementation du marketing agroalimentaire ; 3) l’introduction de sciences comportementales (le marketing social, le nudge et les neurosciences sociales) en nutrition. Au croisement de la sociologie de l’action publique, de la sociologie des organisations et de la sociologie de l’expertise, cette thèse montre que la mise en œuvre d’un programme de prévention en santé publique, le Programme National Nutrition Santé (PNNS), ne permet pas d’aboutir à une stabilisation d’une définition, même contestée, du problème de la nutrition. L’élaboration des instruments de prévention fait apparaitre plusieurs tensions, entre la volonté de promouvoir une bonne alimentation sans contester le marché et celle d’individualiser les messages sans stigmatiser les conduites individuelles. La fin des années 2000 est marquée par la publicisation de savoirs présentés comme efficaces pour « changer les comportements » nutritionnels : le marketing social, le nudge et les neurosciences. Mais en dépit des annonces politiques et d’expertises enthousiastes, ces savoirs ne sont pas finalement traduits dans l’action publique. Les savoirs comportementaux intéressent moins pour leur contenu que pour les usages stratégiques variés dont ils font l’objet. Des acteurs hétérogènes (membres d’agences sanitaires, acteurs privés, scientifiques) y ont recours principalement pour contester d’autres formes de savoirs et d’acteurs et se légitimer et non pas pour transformer l’action publique.

Notre thèse interroge les processus de transition énergétique engagés dans les collectivités territoriales françaises, en les inscrivant dans une perspective historique. Nous analysons les politiques territoriales de développement des énergies renouvelables, de maîtrise de la demande et de modernisation des réseaux d’énergie, qui se développent depuis le milieu des années 2000. Elles se déploient dans un contexte de remise en cause des logiques historiques gouvernant les politiques publiques françaises dans le domaine de l’énergie, et en particulier le secteur de l’électricité. Cela offre des opportunités à un ensemble d’acteurs en contestant les principes d’organisation, mettant en avant des logiques alternatives, qu’ils construisent et étayent depuis plusieurs décennies. A la faveur de l’action d’entrepreneurs politiques, qui mobilisent des ressources acquises au cours de leur carrière, un modèle énergétique alternatif se construit à l’échelle territoriale. Progressivement, il se traduit par l’émergence de systèmes productifs locaux, principalement pilotés par les conseils régionaux et les métropoles. Ces processus entraînent des changements, la plupart du temps incrémentaux, mais qui connaissent des phases d’accélération et peuvent entraîner de profondes transformations des systèmes énergétiques. Ils introduisent une différenciation au sein de l’organisation nationale du secteur de l’énergie, d’autant plus puissante qu’elle est portée de manière standardisée. Au vu de l’importance de l’énergie dans la structuration de l’Etat, ces transitions pourraient avoir des effets sur l’action publique et sur l’Etat lui-même.

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