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Comment en est-on arrivé à confiner l’ensemble de la population française de mars à mai 2020 ? A quelles conditions a-t-on pu présenter cette mesure inédite, aux effets considérables, comme la seule solution possible face à la pandémie de Covid-19 ? Et pourquoi a-t-on créé de nouvelles instances pour gérer la crise en lieu et place de celles conçues pour faire face à ce type de situation ? A partir d’une enquête sociologique menée « à chaud » auprès d’acteurs de la crise, et en tirant parti des acquis des sociologies des crises, de la décision et des organisations, les auteurs formulent un ensemble d’hypothèses originales. Plutôt que d’expliquer le caractère chaotique de la gestion de la crise à partir de défaillances individuelles ou de dysfonctionnements techniques, ils en soulignent les déterminants systémiques et organisationnels. Ils analysent ainsi les problèmes de coopération et de coordination entre acteurs publics ainsi qu’au sein du secteur hospitalier. Ils montrent également que l’effritement progressif des moyens alloués au risque pandémique au cours de la dernière décennie n’a pas dissipé le sentiment collectif d’être « bien préparé ». Ce livre démontre aussi que la création de nouvelles instances reproduit de vieux travers qui consistent à croire que les instruments organisationnels, pourvu que ceux-ci soient rationnels, garantissent la coopération entre les acteurs. Or, comme le manifeste de manière spectaculaire cet événement, il est urgent de se défaire de cette croyance, afin de pouvoir saisir les véritables déterminants de la coopération : les relations de pouvoir. En sortant des discours qui cherchent déjà à singulariser cette crise, ce livre propose finalement des pistes d’amélioration permettant de tirer les vraies leçons de la gestion de ces situations extrêmes en repensant la préparation des prochaines crises et la formation des décideurs.

in Regulation & Governance Publication date 2020-05
WESSELING Mara
DEMERITT David
ROTHSTEIN Henry
PAUL Regine
HUBER Michael
HERMANS Marijke
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This article advances scholarship on comparative regulation by moving beyond the conventional focus on formal law and EU comitology to assess the extent of ‘practice convergence’ in the implementation of EU regulation. Drawing on 50 key informant interviews, a survey, and policy document analysis, we compare how regulators in England, Germany, France and the Netherlands have implemented EU requirements that food safety inspections be ‘risk-based’. Focusing on a clear dependent variable – risk-scoring methods – we find important differences in the conception and targeting of risk-based inspections; with starkly different implications for what kind of food businesses they need to target to ensure safety within an ostensibly harmonized single market. We attribute variation in the implementation of risk-based inspection to the ways that EU requirements were filtered through long-entrenched regulatory styles and modes of food business organization in each country, reinforcing preexisting inspection practices in the design of new risk-based tools.

in Revue française de science politique Edited by RUIZ Emilien, BORRAZ Olivier Publication date 2020-03
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Pour une sociologie des rouages de l'action publique-Le gouvernement par la performance entre bureaucratisation, marché et politique-Une sociologie comparée des marchés du travail administratifs-Les collectivités françaises entre autonomie et régulations étatiques-Ressaisir la centralisation à partir de la périphérie Etudier les rouages administratifs de l'action publique pour mieux comprendre l’État : c’est ce que propose le dossier thématique de ce numéro, qui rend compte d’un colloque organisé par le Centre de sociologie des organisations (CSO) à l’occasion de son cinquantenaire. Loin d’une simple visée commémorative, ses contributions offrent un regard transversal sur les métamorphoses contemporaines de l’État. Une troisième édition de la chronique bibliographique sur l’ethnographie politique vient enrichir cette livraison.

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Reprenant l’ambition du programme lancé en 1964 par le Centre de sociologie des organisations (CSO) pour étudier empiriquement l’administration française, le présent numéro entend démontrer tout l’intérêt que revêt aujourd’hui une étude de l’État par son administration, en complément d’une entrée par la sociologie de l’action publique. En revenant sur les flux et reflux de cette approche en France depuis le milieu des années 1960, en pointant les apports et les limites des travaux menés dans le cadre du programme « L’administration face au changement », cet article introductif plaide ainsi pour une sociologie des rouages de l’action publique. C’est par une approche transversale et transsectorielle, tant au niveau central qu’à l’échelle territoriale, qu’il est possible de saisir les questions de permanence et de changement, mais également de répondre à la question : qu’est-ce qui fait tenir l’État ?

in Journal de Droit de la Santé et de l’Assurance Maladie Publication date 2020
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Cet article revient sur l'usage de l'expertise scientifique en situation de crise, à partir de l'exemple du conseil scientifique créé en mars 2020.

in Entreprises et histoire Publication date 2019-12
BOUGON Bernard
COSSON Olivier
DEGUEN Séverine
HARANG William
TOUZET Léo
MACCHI Odile
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Alors que les études en sciences sociales mettent plutôt l’accent sur le caractère collectif et processuel de la décision, les acteurs de terrain, dans les organisations, insistent sur la dimension solitaire de la décision. Est-ce lié à leur formation ? Comment forme-t-on les décideurs et décideuses ? Les forme-t-on à décider seul ou en collectif ? D’ailleurs, quelles méthodes pédagogiques sont-elles utilisées pour former à la décision ? Le jeu apparaît comme une solution utilisée historiquement par les militaires, mais aussi par les milieux d’affaire. Il continue à être mobilisé aujourd’hui pour former les préfets à gérer les situations de crises et les médecins dans les hôpitaux. Peut-on vraiment apprendre à décider en jouant ?

in Populismes au pouvoir Edited by DIECKHOFF Alain, JAFFRELOT Christophe, MASSICARD Elise Publication date 2019-11
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Il est désormais avéré que le vote pour les partis ou candidats populistes s’inscrit prioritairement aux marges ou en dehors des grandes aires urbaines. Ce chapitre entend montrer que, si de puissants processus économiques conduisent à une polarisation accrue entre villes et espaces périphériques dans les pays développés, celle-ci ne nourrit pas mécaniquement un vote en faveur des partis populistes. C’est bien par des réseaux sociaux et des formes de sociabilité que l’expérience de la relégation en vient progressivement à nourrir un fort ressentiment contre les villes et leurs habitants. Autrement dit, les facteurs à l’œuvre dans le succès des partis populistes sont profondément ancrés dans des structures sociales territorialisées, qui ne se réduisent pas à de simples dimensions de classe ou d’ethnicité. (premier paragraphe)

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