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in Sogiologie2 Publié en 2018-10
BERKOUK Nicolas
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La composition sociale des écoles d’élite, qui réservent une place très importante aux étudiants issus de la classe dominante, est souvent imputée aux tournois successifs qui trient scolairement et socialement les élèves le long de leur parcours scolaire, très en amont du concours. En se fondant sur le cas particulier de l’École polytechnique, l’article montre que le concours fonctionne lui aussi comme un dispositif de tri social, qui accroît encore les inégalités qui se sont constituées en son amont. En s’appuyant sur la distinction entre les dispositifs d’accès qui relèvent de la concurrence et ceux qui relèvent du parrainage, l’article montre que cette absence de neutralité du concours renvoie à la combinaison des deux logiques au cœur même des épreuves de recrutement, en particulier des épreuves de mathématiques.

By explaining how an Early Music orchestra produces its sound, we can review Howard Becker’s concept of a convention. An orchestra’s sound depends on principles incorporated in things (musical instruments, scores) and bodies (musicians’ techniques).A common set of principles about interpreting a piece of music—principles acquired well before any rehearsal—do not suffice for coordinating a group of musicians. As observations have shown, face-to-face interactions are decisive in this coordination. The conductor is not omniscient and does not impose his interpretation on musicians. Relations based on authority, being unstable, are redistributed among the conductor, soloist and first violin during rehearsals. Recognizing the importance of face-to-face interactions draws attention to the cogency of power relations, which, though omnipresent, are constantly reworked in the situation for producing an orchestra’s sound.

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Durant les dernières décennies, le partage de la valeur produite par les plus grandes entreprises cotées a connu une modification spectaculaire en faveur des actionnaires. Pour autant, parler de financiarisation pour décrire ce phénomène présente le risque d’imaginer une finance auparavant absente et désormais hégémonique. En comparant systématiquement des données portant sur ces entreprises et leurs dirigeants en 1979 et 2009, nous montrons que les carrières des dirigeants sont demeurées remarquablement stables, et polarisées par une opposition entre les financiers et les autres, alors même que les formes et les activités des entreprises financières changeaient radicalement. Pourtant, les transformations dans le partage de la valeur ne sont pas tant une conséquence de ces recompositions du périmètre ou de l’actionnariat des entreprises que l’effet d’une conversion de leurs dirigeants, passés par la finance, aux normes de la valeur actionnariale.

L'analyse de la formation des revenus du travail est-elle une question trop sérieuse pour être laissée aux seuls économistes ? Si l'on en croit bien des contributions de sociologue qui se proposent d'étudier les rémunérations du travail (Langton et Pfeffer, 1994 ; Morris et Western, 1999), c'est cette division du travail disciplinaire qui aurait jusqu'ici prévalu : centrale pour les économistes, la question des rémunérations (comment leur niveau est-il défini et quelles formes prennent-elles ?) serait au contraire traditionnellement ignorée par les sociologues (...).

Sous la direction de FRANÇOIS Pierre Publié en 2011-01
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Les marchés sur lesquels nous échangeons ne sont pas terres arides où s'articuleraient froidement des intérêts calculateurs. Ils sont au contraire saturés de repères et d'échelles – logos, noms propres, critiques, réputations, certifications, labels, titres et statuts – qui contribuent à définir nos choix et, partant, à peser sur les jeux concurrentiels. Comment comprendre le rôle déterminant que joue le critique Robert Parker dans la fixation du prix des vins de Bordeaux ? Après tout, nul appareil coercitif n'impose aux acteurs du monde bordelais de s'appuyer sur ses notes pour fixer leurs prix ; et pourtant nul ne peut les ignorer. C'est donc la puissance de l'institution marchande « Robert Parker » qu'il faut d'abord expliquer. Si ces institutions jouent un tel rôle dans notre vie économique, il nous faut aussi rendre compte de leur origine et de leur transformation : d'où vient par exemple que le Sentier, longtemps associé à l’industrie de la confection, est brutalement devenu synonyme, au tournant des années 1990, de la net-économie naissante ? Genèse et puissance des institutions marchandes sont des énigmes que cet ouvrage propose d’explorer au travers d’un cadre théorique original et d’une série d’études portant aussi bien sur le marché du vin, les firmes de biotechnologies ou la norme ISO 26000. Un livre qui ne manquera pas d’intéresser étudiants et enseignants en sociologie, économie et marketing. [résumé de l'éditeur]

Mobiliser de vieux instruments, travailler sur des partitions antiques, dénicher d'anciens traités, explorer l'iconographie, tels sont les moyens que mettent en oeuvre, depuis une cinquantaine d'années, les musiciens spécialisés dans la musique ancienne pour mieux rendre justice aux oeuvres de Monteverdi, de Bach, de Haendel et de leurs contemporains. Le succès de cette démarche fondée sur le retour aux sources, qui constitue la plus importante évolution dans l'histoire de l'interprétation de la musique sérieuse au cours du XXe siècle, a été rendue possible par la coopération de nombreux acteurs - musiciens, bien sûr, mais aussi programmateurs de concerts, producteurs de disques, éditeurs, critiques, musicologues, facteurs d'instruments - qui ont constitué un nouveau monde de l'art. Le présent ouvrage propose la chronique de sa naissance et de son développement, en mobilisant pour en rendre compte les outils de la sociologie économique : en détaillant les conditions sociales et économiques du succès sans précédent de cette innovation esthétique, il met au jour les dynamiques esthétiques, marchandes, politiques et organisationnelles qui ont rendu possible l'avènement de ce nouveau monde de l'art. [résumé de l'éditeur]

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L’article propose de retracer les carrières des critiques d’art contemporain et de montrer comment celles-ci produisent une morphologie singulière de l’espace des revues traitant d’art contemporain depuis la fin des années 1990. Il montre que les carrières se déroulent en trois temps : celui de la vocation, celui d’une activité frénétique qui les voit, en vain, tenter de gagner leur vie de leur activité d’écriture, et celui enfin, beaucoup plus long, au cours duquel les critiques se consacrent à une autre activité, souvent au sein du monde de l’art. En nous appuyant sur l’analyse de réseau, nous montrons comment ces carrières ternaires nourrissent une structure éditoriale de type centre-périphérie. L’article propose, pour finir, une explication rendant compte de l’existence et de la stabilité de ce régime de la gratuité.

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Quel portrait économique et sociologique peut-on dresser de l'extraordinaire diversité du monde musical, des orchestres subventionnés aux rappeurs en passant par les compositeurs de musique savante, les producteurs de disques ou les enseignants de conservatoire ? Cet ouvrage propose sur ce sujet un dossier clair et richement documenté qui s'adresse aussi bien aux hommes de l'art, aux étudiants ou aux journalistes qu'au citoyen soucieux de prendre la mesure exacte des pratiques musicales de la France d'aujourd'hui.

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