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Publié en 2019 Collection Working Paper Chaire PARI : 16
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L’adoption de la directive Solvabilité II, durant l’été 2009, ne clôt pas les débats autour du nouveau dispositif prudentiel. Alors que les discussions se concentrent sur les mesures d’application de la directive, très vite les discussions entre l’industrie européenne, d’une part, le(s) régulateur(s) (CEIOPS puis EIOPA, et Commission) d’autre part se tendent et virent au conflit ouvert. Les discussions autour des nouvelles règles du jeu dureront encore quatre ans. Elles portent sur l’ajout de mesures spécifiques permettant d’atténuer les conséquences de la directive pour l’industrie, dans un contexte économique extrêmement tendu, marqué en particulier la baisse des taux.

in Dictionnaire des politiques publiques Publié en 2019
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Après que le regard des sociologues s’est, durant une cinquantaine d’années, occupé à fragmenter les objets économiques en autant de champs spécialisés (les professions, le travail, les organisations, etc.), la sociologie économique a connu, à compter du début des années 1970 aux États-Unis et des années 1990 en France, une forme de renaissance : à la faveur de travaux séminaux (Granovetter, 1974 ; Garcia, 1986), elle s’est rapidement imposée comme un espace intellectuel au dynamisme exceptionnel, reconnu et structuré par la publication de traités et d’ouvrages de synthèse (Smelser et Swedberg, 2005 ; Steiner et Vatin, 2009 ; François, 2008). Ici résumée à grands traits, la trajectoire historique de la sociologie économique s’est accompagnée d’une renégociation permanente de certaines frontières disciplinaires : avec l’économie modélisatrice au premier chef, mais aussi avec les différentes branches de l’économie hétérodoxe, des sciences de gestion ou de la science politique. L’objet de cet article est précisément d’explorer cette dernière marge disciplinaire, en nous attachant à l’arpenter non sur le territoire qui pourrait sembler le plus évident (celui où pourraient dialoguer sociologie économique et political economy [Hall et Soskice, 2001]), mais en évoquant l’articulation de la sociologie économique et de l’analyse des politiques publiques. Cette articulation prend un tour paradoxal : sociologie économique et analyse de l’action publique ont beaucoup à apprendre l’une de l’autre – pour l’essentiel, cependant, elles ne se parlent pas. [extrait des deux premiers paragraphes]

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En 1999, l’unité assurance de la Commission européenne annonce le lancement d’un chantier de refonte du régime prudentiel du secteur assuranciel. Ce n’est qu’en 2009, dix ans plus tard, que la directive Solvabilité II sera adoptée par le Conseil et le Parlement européens. Le texte retrace la manière dont les grandes options qui fondent la directive ont été arrêtées, d’abord dans un cénacle étroit, puis lors d’échanges sans cesse élargis. Il analyse ensuite les négociations qui finalisent la directive, et la rupture qu’y introduit la faillite de Lehmann Brothers, en septembre 2008.

in Transiger. Eléments d'une ethnographie des transactions médiévales Publié en 2019
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Le sociologue à qui il est demandé de conclure un ouvrage d’une telle ampleur ne peut manquer d’être intimidé. Passons, évidemment, sur les difficultés que soulève l’absence de familiarité avec l’objet : les références historiques – qui ne sont par ailleurs que rarement historiennes – que manipulent les sociologues remontent très rarement en amont du xixe siècle, et les transactions au Moyen Âge sont fort éloignées de leur champ de vision. À cet éloignement de l’objet s’ajoute, ici, son extension : extension géographique – les territoires évoqués couvrent une grande partie de l’Europe occidentale, de l’Aragon à la Bavière, de l’Italie au nord de la France en passant par la Provence – mais aussi extension chronologique – du haut Moyen Âge carolingien à l’orée de la Renaissance italienne. Cette extension rend la lecture plus fascinante encore, mais aussi plus déroutante en ce qu’elle interdit au lecteur béotien de s’engager dans un vague processus réconfortant – et très certainement illusoire – de cumulativité. C’est donc en ayant conscience de l’appréhension de son auteur qu’il faut lire ces quelques remarques conclusives, même si la reconnaissance inaugurale de mon incompétence m’autorise aussi à en fixer les règles du jeu. Je ne tâcherai pas ici d’organiser en une logique chronologique ou géographique les nombreux constats avancés dans l’ouvrage, mais je tenterai – au risque de sacrifier au péché d’anachronisme – de souligner ce qui a pu m’apparaître comme certaines des lignes de force qu’un sociologue de l’économie peut y trouver, en tâchant d’éclairer les points de contact disciplinaires – parfois explicites, souvent fortuits – que la lecture peut faire apparaître. [premier paragraphe]

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The consecration of artists is a fundamental issue in the study of artistic fields. Status theory proposes that consecration (or “status”) is constructed through associations between actors, leading the actors to choose partners whose status is comparable to theirs. This theory, widely used in the study of artistic consecration, tends to undersocialize actors as it only considers their relative position in the status order. In particular, it hypothesizes that when two actors associate, they do so on the basis of their relative position in their respective areas of reference. Yet status theory can be accused of ignoring the aesthetic dimension of the works produced. In other words, it overlooks what makes art worlds distinct from other fields of production. The aim of this article is to complete this hypothesis by showing how aesthetic affinities can contribute to pairing choices (between a publisher and a poet, in particular), and how these aesthetic affinities can play a determining role in unequal artistic consecration.

La composition sociale des écoles d’élite, qui réservent une place très importante aux étudiants issus de la classe dominante, est souvent imputée aux tournois successifs qui trient scolairement et socialement les élèves le long de leur parcours scolaire, très en amont du concours. En se fondant sur le cas particulier de l’École polytechnique, l’article montre que le concours fonctionne lui aussi comme un dispositif de tri social, qui accroît encore les inégalités qui se sont constituées en son amont. En s’appuyant sur la distinction entre les dispositifs d’accès qui relèvent de la concurrence et ceux qui relèvent du parrainage, l’article montre que cette absence de neutralité du concours renvoie à la combinaison des deux logiques au cœur même des épreuves de recrutement, en particulier des épreuves de mathématiques.

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Cette thèse porte sur la gestion des risques associés aux marchés financiers au sein des grandes organisations financières européennes. A partir d’un travail ethnographique approfondi et d’entretiens, elle vise à améliorer la compréhension de la gestion des risques de marchés financiers dans les banques et les compagnies d'assurance de la zone euro. Cette recherche montre que les gestionnaires de risque construisent leur connaissance et leur évaluation des risques avec un but premier : celui de satisfaire les exigences de d’acteurs extérieurs à l’organisation davantage que de couvrir les risques générés par les activités de celle-ci. Plusieurs acteurs ont en effet la possibilité de mettre en danger la santé de l’organisation, par exemple les régulateurs ou les actionnaires et les contreparties. Les gestionnaires de risque se préoccupent surtout de l’évaluation par le régulateur. Dans la limite de ce que leur permettent les possibilités de calcul et la comptabilité, ils essayent de répondre au mieux aux pressions de ces acteurs. Par une communication qui reflète ce qu’ils anticipent des souhaits des acteurs externes, les gestionnaires de risque essayent d’éviter des sanctions de la part de ces derniers.

in Dictionnaire d'économie politique Publié en 2018
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Comment comprendre qu’au coeur des outils mathématiques utilisés quotidiennement par des acteurs financiers se trouve l’assimilation de deux situations — les situations d’aléa et d’hétérogénéité — que les outils statistiques permettent très inégalement de saisir ? L’article retrace la façon dont l’amalgame entre les situations d’aléa et les situations d’hétérogénéité en vient à jouer le rôle d’une institution au sein du secteur assuranciel en distinguant, au sein de ce processus d’institutionnalisation, les moments d’appropriation souterraine et les temps de mobilisation. L’amalgame est d’abord lentement approprié par les professionnels des marchés financiers et de la banque, et c’est à partir de ces activités, qui lui sont contiguës, qu’il entre dans le secteur assuranciel. Deux épisodes de mobilisation sont alors déterminants, l’un portant sur la valorisation des entreprises engagées dans des opérations de fusion-acquisition, l’autre sur la mise en place de nouvelles règles prudentielles. Il est ensuite reconduit comme institution dans la pratique des acteurs, qui parfois y adhèrent de manière inconditionnelle, et parfois entretiennent avec lui une distance réflexive.

in Dictionnaire d'économie politique Publié en 2018
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