Co-auteur
  • LEMERCIER Claire (13)
  • DUBOIS Sebastien (4)
  • DUBUISSON-QUELLIER Sophie (4)
  • REVERDY Thomas (3)
  • Voir plus
Type de Document
  • Partie ou chapitre de livre (25)
  • Article (18)
  • Communication non publiée (16)
  • Thèse de doctorat (6)
  • Voir plus
in Le nouveau monde Sous la direction de BURLAUD Antony Publié en 2021-09
15
vues

0
téléchargements
Ce texte présente de manière synthétique les principaux mécanismes de la financiarisation, et plus particulièrement de l'adoption de la "valeur actionnariale", en France. Il présente le périmètre des entreprises directement financiarisées et discute les conséquences de cette évolution pour les autres entreprises, pour les cadres dirigeants, puis pour les salarié·es.

268
vues

0
téléchargements
Au cours de la dernière décennie, le mot « capitalisme » a fait un retour remarqué dans le débat politique et dans la recherche. Ce livre s’appuie sur les travaux les plus récents en histoire et en sociologie économiques pour raconter les trois âges du capitalisme, de la fin du XVIIe siècle à nos jours. Ce récit permet de répondre à des questions concrètes et variées : comment la satisfaction des actionnaires est-elle devenue une valeur dominante ? L’ubérisation est-elle un retour au XIXe siècle ? En quoi le commerce d’esclaves a-t-il contribué à la naissance du capitalisme ? Une finance chrétienne ou musulmane est-elle possible ? Qui a conquis les droits associés au salariat, et comment ? On apprend aussi qu’il n’y a pas vraiment eu de « révolution industrielle », que les dilemmes des mouvements de consommation engagée vers 1900 ressemblaient à ceux d’aujourd’hui, ou encore en quoi la crise financière de 2008 diffère de celle de 1929.

11
vues

0
téléchargements
“Notre travail, c’est d’établir des diagnostics sur le monde comme il va” : Pierre François, Doyen de l’École de la recherche (ex-École doctorale) revient sur les spécificités et les atouts de la formation à la recherche, vocation plus indispensable et plus exigeante que jamais à l’heure où la pandémie bouscule “le fonctionnement routinier du social".

Publié en 2019 Collection Working Paper Chaire PARI : 16
5
vues

0
téléchargements
L’adoption de la directive Solvabilité II, durant l’été 2009, ne clôt pas les débats autour du nouveau dispositif prudentiel. Alors que les discussions se concentrent sur les mesures d’application de la directive, très vite les discussions entre l’industrie européenne, d’une part, le(s) régulateur(s) (CEIOPS puis EIOPA, et Commission) d’autre part se tendent et virent au conflit ouvert. Les discussions autour des nouvelles règles du jeu dureront encore quatre ans. Elles portent sur l’ajout de mesures spécifiques permettant d’atténuer les conséquences de la directive pour l’industrie, dans un contexte économique extrêmement tendu, marqué en particulier la baisse des taux.

in Dictionnaire des politiques publiques Publié en 2019
44
vues

0
téléchargements
Après que le regard des sociologues s’est, durant une cinquantaine d’années, occupé à fragmenter les objets économiques en autant de champs spécialisés (les professions, le travail, les organisations, etc.), la sociologie économique a connu, à compter du début des années 1970 aux États-Unis et des années 1990 en France, une forme de renaissance : à la faveur de travaux séminaux (Granovetter, 1974 ; Garcia, 1986), elle s’est rapidement imposée comme un espace intellectuel au dynamisme exceptionnel, reconnu et structuré par la publication de traités et d’ouvrages de synthèse (Smelser et Swedberg, 2005 ; Steiner et Vatin, 2009 ; François, 2008). Ici résumée à grands traits, la trajectoire historique de la sociologie économique s’est accompagnée d’une renégociation permanente de certaines frontières disciplinaires : avec l’économie modélisatrice au premier chef, mais aussi avec les différentes branches de l’économie hétérodoxe, des sciences de gestion ou de la science politique. L’objet de cet article est précisément d’explorer cette dernière marge disciplinaire, en nous attachant à l’arpenter non sur le territoire qui pourrait sembler le plus évident (celui où pourraient dialoguer sociologie économique et political economy [Hall et Soskice, 2001]), mais en évoquant l’articulation de la sociologie économique et de l’analyse des politiques publiques. Cette articulation prend un tour paradoxal : sociologie économique et analyse de l’action publique ont beaucoup à apprendre l’une de l’autre – pour l’essentiel, cependant, elles ne se parlent pas. [extrait des deux premiers paragraphes]

9
vues

0
téléchargements
En 1999, l’unité assurance de la Commission européenne annonce le lancement d’un chantier de refonte du régime prudentiel du secteur assuranciel. Ce n’est qu’en 2009, dix ans plus tard, que la directive Solvabilité II sera adoptée par le Conseil et le Parlement européens. Le texte retrace la manière dont les grandes options qui fondent la directive ont été arrêtées, d’abord dans un cénacle étroit, puis lors d’échanges sans cesse élargis. Il analyse ensuite les négociations qui finalisent la directive, et la rupture qu’y introduit la faillite de Lehmann Brothers, en septembre 2008.

in Transiger. Eléments d'une ethnographie des transactions médiévales Publié en 2019
14
vues

0
téléchargements
Le sociologue à qui il est demandé de conclure un ouvrage d’une telle ampleur ne peut manquer d’être intimidé. Passons, évidemment, sur les difficultés que soulève l’absence de familiarité avec l’objet : les références historiques – qui ne sont par ailleurs que rarement historiennes – que manipulent les sociologues remontent très rarement en amont du xixe siècle, et les transactions au Moyen Âge sont fort éloignées de leur champ de vision. À cet éloignement de l’objet s’ajoute, ici, son extension : extension géographique – les territoires évoqués couvrent une grande partie de l’Europe occidentale, de l’Aragon à la Bavière, de l’Italie au nord de la France en passant par la Provence – mais aussi extension chronologique – du haut Moyen Âge carolingien à l’orée de la Renaissance italienne. Cette extension rend la lecture plus fascinante encore, mais aussi plus déroutante en ce qu’elle interdit au lecteur béotien de s’engager dans un vague processus réconfortant – et très certainement illusoire – de cumulativité. C’est donc en ayant conscience de l’appréhension de son auteur qu’il faut lire ces quelques remarques conclusives, même si la reconnaissance inaugurale de mon incompétence m’autorise aussi à en fixer les règles du jeu. Je ne tâcherai pas ici d’organiser en une logique chronologique ou géographique les nombreux constats avancés dans l’ouvrage, mais je tenterai – au risque de sacrifier au péché d’anachronisme – de souligner ce qui a pu m’apparaître comme certaines des lignes de force qu’un sociologue de l’économie peut y trouver, en tâchant d’éclairer les points de contact disciplinaires – parfois explicites, souvent fortuits – que la lecture peut faire apparaître. [premier paragraphe]

in The American Behavioral Scientist Publié en 2018-11
DUBOIS Sebastien
80
vues

0
téléchargements
The consecration of artists is a fundamental issue in the study of artistic fields. Status theory proposes that consecration (or “status”) is constructed through associations between actors, leading the actors to choose partners whose status is comparable to theirs. This theory, widely used in the study of artistic consecration, tends to undersocialize actors as it only considers their relative position in the status order. In particular, it hypothesizes that when two actors associate, they do so on the basis of their relative position in their respective areas of reference. Yet status theory can be accused of ignoring the aesthetic dimension of the works produced. In other words, it overlooks what makes art worlds distinct from other fields of production. The aim of this article is to complete this hypothesis by showing how aesthetic affinities can contribute to pairing choices (between a publisher and a poet, in particular), and how these aesthetic affinities can play a determining role in unequal artistic consecration.

La composition sociale des écoles d’élite, qui réservent une place très importante aux étudiants issus de la classe dominante, est souvent imputée aux tournois successifs qui trient scolairement et socialement les élèves le long de leur parcours scolaire, très en amont du concours. En se fondant sur le cas particulier de l’École polytechnique, l’article montre que le concours fonctionne lui aussi comme un dispositif de tri social, qui accroît encore les inégalités qui se sont constituées en son amont. En s’appuyant sur la distinction entre les dispositifs d’accès qui relèvent de la concurrence et ceux qui relèvent du parrainage, l’article montre que cette absence de neutralité du concours renvoie à la combinaison des deux logiques au cœur même des épreuves de recrutement, en particulier des épreuves de mathématiques.

18
vues

18
téléchargements
Cette thèse porte sur la gestion des risques associés aux marchés financiers au sein des grandes organisations financières européennes. A partir d’un travail ethnographique approfondi et d’entretiens, elle vise à améliorer la compréhension de la gestion des risques de marchés financiers dans les banques et les compagnies d'assurance de la zone euro. Cette recherche montre que les gestionnaires de risque construisent leur connaissance et leur évaluation des risques avec un but premier : celui de satisfaire les exigences de d’acteurs extérieurs à l’organisation davantage que de couvrir les risques générés par les activités de celle-ci. Plusieurs acteurs ont en effet la possibilité de mettre en danger la santé de l’organisation, par exemple les régulateurs ou les actionnaires et les contreparties. Les gestionnaires de risque se préoccupent surtout de l’évaluation par le régulateur. Dans la limite de ce que leur permettent les possibilités de calcul et la comptabilité, ils essayent de répondre au mieux aux pressions de ces acteurs. Par une communication qui reflète ce qu’ils anticipent des souhaits des acteurs externes, les gestionnaires de risque essayent d’éviter des sanctions de la part de ces derniers.

Suivant