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Débat organisé par le CERI dans le cadre de l'émission "Au fil des mots".

Les résumés de ce dossier de revue sont disponibles article par article sur le site de la revue.

Publication date 2007-05-09
RAGARU Nadège
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Au coeur des savoirs. Cycle de géopolitique. Centre culturel de Vincennes, Mai 2007, Vincennes, France.

Publication date 2007-02-17
RAGARU Nadège
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Les Balkans et l'Europe, Feb 2007, Paris - 59ème session nationale de l'Institut de hautes études de défense nationale (IHEDN), France.

in Le post-communisme dans l'histoire (ss. dir. Sandrine kott, Martine Mespoulet et avec la collaboration d'Antoine Roger) Publication date 2006-09-01
RAGARU Nadège
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Les quelques réflexions proposées ici ont vocation à s'inscrire dans le prolongement de recherches effectuées sur la structuration du champ politique et les pratiques politiques dans la Bulgarie d'après-1989 et, plus particulièrement, sur les échanges de faveurs (uslugi) en politique. Ces travaux avaient en effet suggéré la faible autonomisation du politique par rapports aux univers économiques et sociaux et la centralité, dans les entreprises de légitimation des acteurs politiques, de l'usage d'une terminologie et de pratiques - les services rendus - empruntées au registre des interactions sociales. En d'autres termes, les échanges politiques étaient réinsérés dans des relations quotidiennes productrices de sens et énoncés principalement en référence aux relations de loyauté et de réciprocité nouées dans ce cadre. Cet enracinement dans le social participait dans le même temps à d'une insertion dans une historicité spécifique : les échanges de faveurs ne constituaient pas un répertoire d'action propre au post-communisme, mais étaient présentés par les électeurs et les élus comme une composante essentielle dans la régulation communiste. Il convenait dès lors d'effectuer un retour vers l'époque communiste pour tenter de mettre en perspective les éléments de ruptures et de continuités reliant l'avant à l'après-1989. Dans le traitement de l'expérience communiste, la démarche suivie s'inscrit dans un effort pour éviter deux écueils opposés - la tendance à une réification des transformations impulsées pendant l'ère soviétique (fréquente chez les tenants d'une interprétation des régimes soviétiques en termes de totalitarisme), d'une part, la tentation d'une élision de ce qui serait réduit à une simple " parenthèse communiste ", d'autre part. Dans les analyses des années 1990 consacrées à l'Est de l'Europe, cette élision est intervenue par plusieurs truchements : imprégnées de volontarisme politique, les premières études des transformations post-communistes ont mis l'accent sur les conjonctures fluides et les fenêtres d'opportunités ouvertes à des acteurs politiques pouvant mettre en œuvre des transformations radicales. Le passé communiste ne pesait guère dans ces analyses dites " transitologiques " ; le comparatisme de l'entreprise invitait en outre à minorer les spécificités de l'ancien espace soviétique. Au fur et à mesure que les " transitions " s'étiraient en " consolidations " plus ou moins réussies - pour reprendre la terminologie alors en vogue -, il fallut bien reconnaître l'existence, par-delà les variables stratégiques, des paramètres d'ordre historique. Aux approches volontaristes des débuts succédèrent alors des lectures culturalistes où la longue durée surdéterminait les dynamiques politiques et sociales. Appliquée aux Balkans, cette grille de déchiffrage donna à voir des élites destinées à réitérer sans fin les balbutiements des démocraties avortées de l'entre-deux-guerres pour cause d'héritage ottoman, de multiethnicité malaisée et/ou de latences islamistes. Pas plus que la transitologie première manière, ces recherches n'abordaient de front la question des effets propres aux systèmes communistes : cette fois, les schémas explicatifs étaient recherchés dans une histoire longue au regard de laquelle les décennies soviétiques étaient quasiment négligeables. Pour des raisons différentes, les deux thèses nous laissent pauvrement équipés pour comprendre la façon dont les projets marxistes-léninistes sont venus s'insérer dans les histoires particulières des Etats-récepteurs et les formes de réappropriation auxquelles ils ont donné lieu. Loin de toute linéarité historique, les éléments présentés ici ont vocation à suggérer des pistes de recherches qui pourront aider à cerner les recompositions politiques et sociales intervenues après 1989. L'intérêt d'un détour pour la période communiste réside en l'occurrence dans la spécificité des interactions entre espace public et privé, d'une part, entre sphères politiques et économiques, d'autre part, observées à cette époque. En Bulgarie - et plus généralement à l'Est -, le communisme a en effet obscurci les contours du politique : dans un système où l'Etat-parti s'était arrogé le contrôle des moyens de production comme des circuits de distribution, tout bien ou service (depuis l'obtention d'un appartement jusqu'à l'achat d'une voiture, en passant par l'accès à l'enseignement supérieur ou la nomination à des postes de responsabilité en entreprise) était politique en tant que son acquisition requérait la mobilisation de réseaux liés au parti unique. Dans quelle mesure le déploiement des échanges de faveurs a-t-il partie liée avec ce façonnage particulier du champ politique ?

Le 8 mars 2013, le Parlement bulgare adoptait une déclaration à l’occasion du 70ème anniversaire de la non-déportation des Juifs bulgares et de la déportation de 11 343 Juifs des territoires occupés par la Bulgarie pendant la guerre. Le texte, voté à l’unanimité, saluait « l’humanité et la tolérance du peuple bulgare » grâce auxquelles 48 000 Juifs bulgares avaient été sauvés, tout en regrettant « que l’administration locale bulgare n’ait pas été en mesure d’arrêter » les déportations depuis le Royaume de Yougoslavie et la Thrace égéenne, une décision imputée à l’Allemagne nazie...

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Le 2 décembre 2004, dans le cadre de l’opération militaire multinationale Althea, l’Union européenne a pris la relève des forces déployées en Bosnie-Herzégovine par l’OTAN après la signature des Accords de Dayton. Ce déploiement militaire européen, présenté par ses initiateurs comme un test majeur pour la PESD, s’inscrit dans une dynamique d’européanisation des dispositifs internationaux déployés dans le pays. A travers l’analyse d’Althea, il s’agit de réfléchir ici à l’émergence de savoir-faire européens en matière de gestion militaire et civile des sorties de conflit. Abordant Althea à partir des expériences des acteurs de terrain, la réflexion porte en particulier sur les conditions d’inscription de la présence européenne dans une histoire plus longue des interventions internationales en Bosnie-Herzégovine, les difficultés de l’articulation entre les divers acteurs européens et les défis d’une appropriation, par les acteurs locaux comme par les militaires déployés, de la mission « européenne ». L’étude souligne enfin la complexité de la formulation d’une politique européenne d’exit, dont la rationalité obéit davantage à des logiques institutionnelles intraeuropéennes qu’à une évaluation sereine de la situation en Bosnie- Herzégovine.

En ces temps de crise financière, politique et morale de l’Union européenne, la Bulgarie se verrait bien exemplaire. C’est du moins ce que donnait à penser une déclaration du vice- Premier ministre et ministre des Finances bulgare, Simeon Djankov, à la télévision, le 15 août dernier. Il avait alors affirmé : « les Américains font moins bien que nous en termes de politiques fiscales. Ils ont clairement besoin de prendre exemple sur nous ». Quelques semaines plus tard, les autorités bulgares devaient cependant revoir leurs prévisions de croissance à la baisse (2,3% en 2012 au lieu des 4,1% prévus au printemps 2011) et préparaient, pour prévenir une éventuelle contagion de la crise de la zone euro, une très restrictive loi de finances 20122. Au sein de la société, soumise depuis l’automne 2009 à unepolitique d’austérité (réduction des effectifs de la fonction publique, gel des salaires et des retraites) à peine adoucie en contexte électoral, l’humeur est sombre : si l’on en croit la dernière enquête de l’Eurobaromètre sur le climat social rendue publique le 17 octobre dernier, plus de neuf Bulgares sur dix jugeraient la situation de l’emploi « mauvaise » (le taux de chômage s’élevait à 9,4% en septembre 2011) ; plus de la moitié des ménages évoquent des difficultés financières. 57% des personnes interrogées estiment que leur situation s’est dégradée par rapport à 2006. Faut-il voir dans ces deux récits contrastés un jeu à double face, pareil à celui qui fit jadis le bonheur des descriptions burlesques du politique ou y lire l’impuissance des indicateurs économiques et sociaux à offrir une lecture univoque et consensuelle des réalités contemporaines ? (...).

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L’article revient sur la construction comme problème public des « questions roms » dans les arènes politiques européennes et internationales. Examinant les registres de justification offerts par les protagonistes dans le champ, il interroge la carrière de grilles d’intelligibilité concurrentes, la circulation des « savoirs » et leurs incidences sur la prise en compte de ces populations et la définition des politiques qui les visent. Les débats autour des « enjeux roms » ont acquis une intensité d’autant plus grande que s’y négociaient des mutations concomitantes et conflictuelles dans les rapports entre « Est » et « Ouest » européens. Loin de refléter une transposition linéaire de prescriptions internationales ou, a contrario, une résistance locale, l’administration de ces problématiques illustre, plus particulièrement dans les pays de départ, le redéploiement de savoir-faire et de représentations antérieurs que l’intégration européenne a refaçonnés plus que disqualifiés.

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