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Débat organisé par le CERI dans le cadre de l'émission "Au fil des mots". Durée : 01h07

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Débat organisé par le CERI dans le cadre de l'émission "Au fil des mots".

in Vie quotidienne et pouvoir sous le communisme. Consommer à l'Est. Publié en 2010-04
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Cette contribution porte sur l’histoire du communisme bulgare envisagée à travers le prisme de l'industrie cinématographique des années 1970-1980 - une période considérée comme l’« âge d’or » du film bulgare. Biens culturels autant qu’objets de divertissement à une époque où les concurrences et complicités entre spectacles théâtral, cinématographique et télévisuel rythment l’ère nouvelle des loisirs, les fictions bulgares furent conjointement appelées à participer à l’édification d’un socialisme soucieux de « développement harmonieux de la personnalité » et à rencontrer les attentes de publics de plus en plus différenciés. Chargées de décrire le contemporain pour mieux le faire advenir, elles tendent un miroir à facettes multiples sur une société où l’avènement d’une consommation de masse s’étourdit d’acquisitions, de constructions et de voyages, redéfinissant - dans une société dite égalitaire - les styles de vie, ainsi que les codes de l’ostentation sociale et de la prodigalité. Mais les écrans du socialisme fournissent également un site d’observation privilégié des mécanismes de production et de négociation de la domination. Pour les spectateurs, le rituel cinématographique mêle en effet dans l’ouverture rectangulaire des salles obscures sentiment d’évasion et discipline des corps (sorties scolaires obligées, pédagogie de conférence pour soldats réticents, etc.), épanouissement sensoriel et apprentissage d’un regard préparé aux fictions par d’édifiantes actualités cinématographiques, temporalité quadrillée des séances diurnes et reconquête jubilatoire d’un temps pour soi à la faveur de projections illicites. Synonymes de fermeture et d’ouverture, les mondes du film le sont aussi par les mises en mouvements qui en scandent la vie quotidienne - acteurs, opérateurs, cinéastes envoyés se former à l’étranger, participer à des co-productions, défendre leurs oeuvres dans des festivals ; caméras, pellicules, éclairages importés de l’Est ou, plus rarement, de l’Ouest, bricolés, recyclés ; copies de films visionnées à l’étranger, dans l’intimité de salles d’art et d’essai citadines ou dans de villageoises maisons de la culture, etc. -. Ces itinéraires traversent les frontières de la Bulgarie et, de plus en plus au fil des années 1970, celles des « blocs » Est/Ouest, dessinant, dans la superposition des circuits et jeux d’échelle, une topographie des liens et des influences qui a, différemment selon les périodes, participé de la construction du socialisme autant que de sa contestation. Ce faisant, l'étude du cinéma suggère une lecture de la domination en régime communisme plus complexe qu'une réflexion articulée autour des seuls termes de la censure et de son contournement ne le donnerait à penser. Elle montre en particulier le caractère volontiers ambigu, diffus, des rapports entre « idéologues » et « professionnels », « censeurs » et « censurés », noués dans des relations sociales où coexistent solidarités professionnelles et rivalités, interconnaissances et dépendances, faveurs et petites trahisons. Une multitude de petites contraintes, d’entraves et de brimades, souvent d’origines distinctes, semble mieux la décrire que la notion de grands schémas répressifs. En dernier ressort, il semble impossible de comprendre les trajectoires professionnelles et sociales des professionnels du cinéma bulgaresi sans tenir compte du fait qu’ils furent à la fois les agents et les destinataires d’un projet socialiste où façonnage égalitaire et dynamiques de différentiation sociale relevaient de processus solidaires.

Au cours de la décennie passée, une abondante littérature a cherché à élucider les conditions d'émergence et de pérennisation des partis dits « ethniques » dans les sociétés plurales postcommunistes. Le plus souvent, ces études ont imputé les succès électoraux des partis minoritaires à l'existence d'un électorat ethnique supposé captif. Mais peut-on, sans dommages pour l'analyse, postuler une excep- tionnalité des partis ethniques ? L'observation des trajectoires du MDL en Bulgarie et de l'UDMR en Roumanie invite à la prudence. D'abord, l'offre identitaire ne saurait être conçue comme une donnée fixe et pérenne. Son importance relative et les définitions - changeantes - qui en sont données reflètent la concurrence entre acteurs minoritaires, la structuration des « clivages ethniques » dans l'espace politique et les relations entre partis « généralistes » et formations minoritaires. Ensuite, le succès électoral du MDL et de l'UDMR après 1989 doit également à l'organisation de la compétition politique autour d'une opposition fondatrice anti-communistes/excommunistes (et aux politiques d'alliance qui en sont résultées), ainsi qu'à la capacité des deux formations à fournir à certains membres des minorités des perspectives de mobilité sociale inédites.

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Cet article se propose de construire en objet historique le rapport entre le fait urbain et les spectacles filmiques et théâtraux dans une ville-frontière de Macédoine du Pirin, une région où se heurtèrent les projets nationaux bulgare, macédonien et grec. La période retenue (1944-1948) voit l’instauration du socialisme coïncider avec une ingénierie nationale et sociale d’autant plus intense que l’avenir territorial de cet espace demeure incertain. Tenus par les nouveaux pouvoirs pour être des vecteurs prioritaires du façonnage des individus, le théâtre et le cinéma sont ici envisagés dans leur inscription spatiale, leurs assignations toponymiques, leurs matérialités agissantes afin de cerner les articulations entre périodes ante communiste et communiste. La « mise en objets » de spectacles, lieux de renégociation des hiérarchies sociales et de pouvoir, offre par ailleurs une perspective oblique sur la fabrique de la ville socialiste, négociée au fil de tournées et de caravanes cinématographiques, dans la comparaison avec d’autres entités urbaines et rurales. Le socialisme s’y dessine finalement en des circulations internationales ne se réduisant pas à une simple soviétisation. [Résumé]

Après avoir occupé une place modeste au sein des études est-européennes, les travaux consacrés à l’ethnopolitique (ethnopolitics) et aux politiques des minorités en Europe centrale et du sud-est se sont multipliés de manière spectaculaire depuis le début des années 1990. Qu’ils soient nourris par la « transitologie » ou par une abondante littérature consacrée aux « conflits ethniques », ils tendent à envisager, dans une démarche souvent normative, la diversité ethno-culturelle comme un obstacle au processus de démocratisation. Scrutés dans cette perspective, les partis « ethniques » font l’objet d’interprétations duales : si certaines analyses valorisent dans une optique multiculturaliste leurs rôles en tant que vecteurs de participation et d’intégration des groupes minoritaires dans les sociétés politiques, d’autres mettent en avant les effets délétères des processus de partisanisation de l’ethnicité sur la stabilité des Etats et de la démocratie. Informées par des représentations plutôt essentialistes des « groupes », ces lectures des identifications ethniques et de leur jeu en politique mobilisent la notion de « parti ethnique » qui se caractériserait par une extrême altérité, comparé aux organisations dites « généralistes ». A rebours de ces approches, la démarche qui guide la comparaison des trajectoires du Mouvement des droits et libertés en Bulgarie (MDL, défendant les intérêts des Turcs et des autres populations de confession musulmane) et de l’Union démocratique des Magyars de Roumanie (UDMR, organisation représentant les intérêts de la population hongroise) vise à revaloriser une sociologie de l’action collective qui n’occulte pas les historicités des sociétés particulières et restitue les imaginaires sociaux comme les stratégies des acteurs. Ce, afin de montrer les conditions dans lesquelles l’ethnicité devient un vecteur de mobilisation sociale, un instrument de production de loyautés et une ressource de légitimation. Les identités ne sont pas exogènes aux processus de politisation ; elles sont redéfinies, renégociées, réappropriées (notamment) à la faveur du passage au politique. Les « partis ethniques » appellent quant à eux un travail de désexotisation, car ils n’échappent pas aux dilemmes de la représentation politique (en particulier, l’enjeu de la réponse/responsabilité, responsiveness) auxquels sont confrontées les autres formations.

in Revue française de science politique Publié en 2012-04
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Rarement l’observation selon laquelle les éditions et matérialités successives dans lesquelles des textes se donnent à lire font partie intégrante des vies d’une oeuvre aura-t-elle été aussi juste que dans le cas d’Imagining the Balkans, cet ouvrage de l’historienne Maria Todorova, originalement publié aux États-Unis en 1997 et qui nous parvient en langue française au terme d’un long voyage [Premières lignes de l'article].

in Local Dimensions of the Second World War in Southeastern Europe Sous la direction de BOUGAREL Xavier, GRANDITS Hannes, VULESICA Marija Publié en 2019-05
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At dawn, on 11 March 1943, 3,264 Jews from the southern city of Bitola in Bulgarian-held Macedonia were rounded up. In the middle of the night, the Jewish quarter of the city, where all the Jews had been relocated in the fall of 1942, was sealed by the army and the police. At five in the morning, twenty groups, each comprising a police officer, rank and file police, soldiers and a teacher, started touring the houses, telling the Jews they had one hour to collect their things. Each household was allowed 30 kilograms of luggage. In the freezing cold, the Jews were walked under guard to the train station located on the other side of the river Dragor which carves the town in two halves. After a body search and several hours of waiting in the snowy winter, the Jews of Bitola were transferred to a temporary detention camp in Skopje. By the end of March, the detainees had been transported to Treblinka and exterminated. An estimated 116 Jews managed to escape the deportations.

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L’article revient sur la construction comme problème public des « questions roms » dans les arènes politiques européennes et internationales. Examinant les registres de justification offerts par les protagonistes dans le champ, il interroge la carrière de grilles d’intelligibilité concurrentes, la circulation des « savoirs » et leurs incidences sur la prise en compte de ces populations et la définition des politiques qui les visent. Les débats autour des « enjeux roms » ont acquis une intensité d’autant plus grande que s’y négociaient des mutations concomitantes et conflictuelles dans les rapports entre « Est » et « Ouest » européens. Loin de refléter une transposition linéaire de prescriptions internationales ou, a contrario, une résistance locale, l’administration de ces problématiques illustre, plus particulièrement dans les pays de départ, le redéploiement de savoir-faire et de représentations antérieurs que l’intégration européenne a refaçonnés plus que disqualifiés.

Moins de deux ans : tel est le temps qu’il aura fallu à Bojko Borisov, l’ancien Premier ministre qu’une vaste mobilisation sociale avait acculé à la démission en février 2013, pour revenir au pouvoir. A l’issue des élections parlementaires anticipées du 5 octobre 2014, sa formation GERB (droite populiste) remportait 32,67% des voix, deux fois plus que son adversaire, le Parti socialiste bulgare-Bulgarie à gauche (15,40%)...

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