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in Revue d’études comparatives Est-Ouest Publié en 2005-09
RAGARU Nadège
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L'objet de cet article est de mettre en perspective les débats politiques et les mobilisations sociales qui ont accompagné la réforme du maillage communal en Macédoine en 2004. Le principe de la décentralisation faisait partie intégrante des accords d'Ohrid, un compromis négocié entre majorité macédonienne ethnique et minorité albanaise sous l'égide de la communauté internationale au terme du conflit de 2001. L'opposition de la majorité slave à la nouvelle délimitation des frontières municipales promue par le gouvernement a revêtu une ampleur inattendue. Comment la comprendre ? Quand on parle de découpage communal, est-ce bien de pouvoir local qu'il est question ou l'organisation des territoires mettrait-elle en cause plus que la gestion de prérogatives et de ressources rares ? L'hypothèse avancée est que les réactions à la refonte des municipalités gagnent à être abordées à travers une étude des interconnexions entre enjeux locaux, loyautés communautaires et logique étatique. Adopter une telle démarche conduit à souligner l'impact des trajectoires de construction nationale différenciées suivies par les communautés vivant en Macédoine sur les perceptions et pratiques de l'État, du territoire et des frontières dans ce pays. Le redécoupage des frontières municipales constitue par ailleurs l'un des lieux où l'on peut observer les effets complexes de la réorganisation progressive des dynamiques communautaires autour de l'opposition entre Macédoniens ethniques et Albanais sur le positionnement des « petites » minorités (turques, roms, serbes et valaques), placées dans la situation malaisée de devoir prendre position en faveur de l'un ou l'autre des principaux protagonistes.

in Le Courrier des pays de l'Est - La Documentation française Publié en 2004-08-01
RAGARU Nadège
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in Critique internationale Publié en 2010-04
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Depuis la création d’un État bulgare en 1878, le départ vers le cœur de l’Empire ottoman, puis vers la Turquie a constitué pour les populations turcophones de Bulgarie un horizon du pensable, parfois du possible. De ces migrations successives il a résulté une multitude de manières d’être Turc originaire de Bulgarie en Turquie. Ces appartenances sont interrogées ici telles qu’elles se constituent dans une pratique des lieux qui est aussi pratique de la filiation et du temps. En examinant les voyages des racines de Turcs de Bulgarie établis dans les mégapoles turques de Bursa et d’Istanbul, l’analyse invite d’abord à reconsidérer l’opposition parfois trop marquée entre des notions de « départs » et de « retours » qui ne reflètent pas la variété des significations attribuées aux voyages – rêvés ou accomplis, routinisés ou exceptionnels – par ceux qui y prennent part. Elle suggère ensuite à quel point les manières de réinvestir (ou non) la terre des ancêtres sont corrélées à des trajectoires sociales qui médiatisent la question de la filiation à travers celle de l’affiliation revendiquée dans le pays d’installation. Elle montre enfin combien les voyages des origines, souvent envisagés comme fenêtres sur la spatialité des identifications, constituent des objets temporels, non par leur seule inscription dans la durée du trajet et du séjour, mais par l’invitation qu’ils représentent à retraverser des passés sélectivement relus. Ce faisant, ils constituent des vecteurs de réagencement des temporalités individuelles, familiales et collectives à la faveur desquels s’élaborent les récits changeants de l’appartenance.

Etude réalisée pour la Délégation aux affaires stratégiques (DAS), ministère de la Défense.

in Les recompositions des figures du religieux dans l'Europe d'aujourd'hui Publié en 2007-09-01
RAGARU Nadège
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Si l'objectif du présent texte est, premièrement, d'éclairer l'histoire du " schisme " au sein de l'Eglise orthodoxe de Bulgarie, ses origines et ses dynamiques, à travers cette étude il s'agira également de comprendre comment les enjeux politiques, sociaux et confessionnels s'imbriquent et tissent les significations, plurales et ductiles, des évolutions de l'orthodoxie bulgare. En l'occurrence, l'hypothèse que l'on cherchera à défendre est que l'inscription dans la durée des divisions ecclésiales a été rendue possible par l'entrée en résonance du " schisme " avec d'autres clivages saillants dans la vie sociale et politique bulgare. Une pluralité d'intervenants - liés ou non à l'Eglise - y a lu et, plus souvent encore, projeté des questionnements nés dans son propre univers social. Autour de la querelle ecclésiale sont ainsi venues s'agréger des polémiques relatives à l'interprétation du passé communiste et de l'histoire bulgare sur la longue durée, à l'orientation géopolitique souhaitable du pays ou encore aux conditions de production d'un Etat de droit. Cette capacité à accueillir et à refléter des débats à caractère non confessionnel a pesé tant sur les modes de déploiement de la querelle intra-orthodoxe que sur son dénouement, car ce qui s'est joué dans le " schisme " était également la capacité des entrepreneurs politiques, juridiques et droits-de-l'hommistes à établir la légitimité de leur parole dans d'autres arènes (politiques, judiciaires et militantes). Ces investissements extérieurs à l'Eglise n'en ont pas moins contribué à modeler les débats intra-orthodoxes et les recompositions du religieux en Bulgarie post-communiste. La réflexion procédera en quatre temps, comme autant de strates venant composer le feuilleté des univers de sens que la querelle ecclésiale a mis en jeu : on reviendra tout d'abord sur les principaux acteurs et étapes du " schisme ", cherchant à éclairer les interprétations que les membres du corps ecclésial ont donné de leur conflit. Les deux parties ont à maintes reprises saisi la justice de leur contentieux. Dans un second temps, le regard se portera donc sur les constructions de la controverse de l'univers du droit, reformulée comme elle l'est par les débats agitant le monde judiciaire sur le modèle de justice " démocratique " à construire. Les jeux relatifs au droit nous inviteront ensuite à réincorporer dans l'analyse du " schisme " une troisième catégorie d'acteurs, les élites politiques, à qui les divisions intra-orthodoxes ont servi de terrain d'affrontement dans l'établissement de ce qui se voulait une " vérité " sur le passé communiste. Enfin, la reconstitution de la querelle ecclésiale mettra en scène un dernier univers d'intervenants - orthodoxes laïcs, étudiants et enseignants en théologie, fondations caritatives - qui s'emploient depuis quelques années à donner à l'Eglise orthodoxe une plus grande visibilité dans la société bulgare. Comme on le verra, leurs prises de paroles pour (et au nom de) l'Eglise véhiculent des lectures divergentes du rôle que l'institution religieuse devrait revendiquer, de son insertion régionale et internationale ou encore de la foi " juste ". De la sorte, elles participent à la pluralisation des offres de croire, non à l'unité espérée.

in The Holocaust and European Societies. Social Processes and Social Dynamics Publié en 2016-12
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During World War II, Bulgaria was an ally of Nazi Germany but, resisting German pressure, it decisively postponed the deportation of about 48,000 Bulgarian Jew. However, in the territories under Bulgarian occupation - Vardar Macedonia and the Pirot region in Yugoslavia; and Western Thrace (the eastern part of Aegean Macedonia) in Greece - 11,343 Jews were rounded up and deported to Nazi extermination camps. Only a handful survived. How can we account for what might appear to be an utterly two-faced policy from the Bulgarian regime?

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Cet article se propose de construire en objet historique le rapport entre le fait urbain et les spectacles filmiques et théâtraux dans une ville-frontière de Macédoine du Pirin, une région où se heurtèrent les projets nationaux bulgare, macédonien et grec. La période retenue (1944-1948) voit l’instauration du socialisme coïncider avec une ingénierie nationale et sociale d’autant plus intense que l’avenir territorial de cet espace demeure incertain. Tenus par les nouveaux pouvoirs pour être des vecteurs prioritaires du façonnage des individus, le théâtre et le cinéma sont ici envisagés dans leur inscription spatiale, leurs assignations toponymiques, leurs matérialités agissantes afin de cerner les articulations entre périodes ante communiste et communiste. La « mise en objets » de spectacles, lieux de renégociation des hiérarchies sociales et de pouvoir, offre par ailleurs une perspective oblique sur la fabrique de la ville socialiste, négociée au fil de tournées et de caravanes cinématographiques, dans la comparaison avec d’autres entités urbaines et rurales. Le socialisme s’y dessine finalement en des circulations internationales ne se réduisant pas à une simple soviétisation. [Résumé]

in Vie quotidienne et pouvoir sous le communisme. Consommer à l'Est. Publié en 2010-04
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Cette contribution porte sur l’histoire du communisme bulgare envisagée à travers le prisme de l'industrie cinématographique des années 1970-1980 - une période considérée comme l’« âge d’or » du film bulgare. Biens culturels autant qu’objets de divertissement à une époque où les concurrences et complicités entre spectacles théâtral, cinématographique et télévisuel rythment l’ère nouvelle des loisirs, les fictions bulgares furent conjointement appelées à participer à l’édification d’un socialisme soucieux de « développement harmonieux de la personnalité » et à rencontrer les attentes de publics de plus en plus différenciés. Chargées de décrire le contemporain pour mieux le faire advenir, elles tendent un miroir à facettes multiples sur une société où l’avènement d’une consommation de masse s’étourdit d’acquisitions, de constructions et de voyages, redéfinissant - dans une société dite égalitaire - les styles de vie, ainsi que les codes de l’ostentation sociale et de la prodigalité. Mais les écrans du socialisme fournissent également un site d’observation privilégié des mécanismes de production et de négociation de la domination. Pour les spectateurs, le rituel cinématographique mêle en effet dans l’ouverture rectangulaire des salles obscures sentiment d’évasion et discipline des corps (sorties scolaires obligées, pédagogie de conférence pour soldats réticents, etc.), épanouissement sensoriel et apprentissage d’un regard préparé aux fictions par d’édifiantes actualités cinématographiques, temporalité quadrillée des séances diurnes et reconquête jubilatoire d’un temps pour soi à la faveur de projections illicites. Synonymes de fermeture et d’ouverture, les mondes du film le sont aussi par les mises en mouvements qui en scandent la vie quotidienne - acteurs, opérateurs, cinéastes envoyés se former à l’étranger, participer à des co-productions, défendre leurs oeuvres dans des festivals ; caméras, pellicules, éclairages importés de l’Est ou, plus rarement, de l’Ouest, bricolés, recyclés ; copies de films visionnées à l’étranger, dans l’intimité de salles d’art et d’essai citadines ou dans de villageoises maisons de la culture, etc. -. Ces itinéraires traversent les frontières de la Bulgarie et, de plus en plus au fil des années 1970, celles des « blocs » Est/Ouest, dessinant, dans la superposition des circuits et jeux d’échelle, une topographie des liens et des influences qui a, différemment selon les périodes, participé de la construction du socialisme autant que de sa contestation. Ce faisant, l'étude du cinéma suggère une lecture de la domination en régime communisme plus complexe qu'une réflexion articulée autour des seuls termes de la censure et de son contournement ne le donnerait à penser. Elle montre en particulier le caractère volontiers ambigu, diffus, des rapports entre « idéologues » et « professionnels », « censeurs » et « censurés », noués dans des relations sociales où coexistent solidarités professionnelles et rivalités, interconnaissances et dépendances, faveurs et petites trahisons. Une multitude de petites contraintes, d’entraves et de brimades, souvent d’origines distinctes, semble mieux la décrire que la notion de grands schémas répressifs. En dernier ressort, il semble impossible de comprendre les trajectoires professionnelles et sociales des professionnels du cinéma bulgaresi sans tenir compte du fait qu’ils furent à la fois les agents et les destinataires d’un projet socialiste où façonnage égalitaire et dynamiques de différentiation sociale relevaient de processus solidaires.

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