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The objective of this paper is to show that part of the fixed cost of a firm’s trade expansion is due to the acquisition of new internal capabilities (e.g., technology, production processes or skills), which implies a costly change in the firm’s internal labor organization. We investigate the relationship between a firm’s labor structure, in terms of the relative number of managers, and the scope of its export portfolio, in terms of its product-destination varieties. The empirical analysis is based on a matched employer-employee dataset covering the population of French firms from tradable sectors over the period 2009-2015. Our analysis suggests that market ex- pansion, both through export entry and export diversification, is associated with a change in the firm’s workforce composition, namely an increase in the number of managerial layers. These results are generally confirmed with the use of an instrumental variable approach to control for reverse causality. We show how these results are consistent with a simple model, where the complexity of a firm’s operations increases with the number of product-destination couples ex- ported and the manager’s role is to address the unsolved problems arising from such increased operational complexity.

in OFCE Policy Brief Publié en 2019-05
ALSIF Anne-Sophie
CHARLET Vincent
COHEN Elie
COMBE Emmanuel
FOUQUIN Michel
MARTY Frédéric
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À la veille des élections européennes, il est utile d’abonder le débat en réflexions et point de vue sur l’utilité de l’Union européenne pour l’industrie, sujet qui replace l’UE dans l’histoire de la réussite du Marché unique mais qui questionne l’existence des politiques européennes pour soutenir la compétitivité de l’industrie mise à mal par les États-Unis et la Chine. Le 10 avril 2019, l’OFCE organisait une conférence-débat sur la question de savoir si l’industrie avait besoin de l’Union européenne (UE), ce texte rassemble les contributions des intervenants. Il apparaît que la question peut être abordée sous différents angles, ce qui complique la définition d’une politique européenne pour l’industrie mais en même temps lui donne une étendue d’ambitions sans égale avec la réalité passée de la pratique européenne. De la politique de la concurrence à la politique commerciale en passant par les politiques industrielle et environnementale, tous les angles ont été abordés par les auteurs mais peu d’articulation ni d’emboîtement ne semblent s’imposer pour décrire la politique européenne récente sauf à reconnaître la primauté de la politique de concurrence. Finalement, il ressort de cette collection de contributions une impérieuse nécessité de trouver une cohérence entre ces politiques par l’établissement d’une ligne politique pour l’industrie européenne qui hiérarchiserait les objectifs pour mieux mobiliser les outils politiques disponibles. Les défis industriels que rencontre l’UE imposent à la future Commission européenne qu’elle définisse cette ligne.

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Les questions d’égalité fiscale sont au cœur des anxiétés de nos démocraties. Plus particulièrement, les impôts sur les profits cristallisent le débat sur les inégalités entre détenteurs de capitaux et les autres, et entre les entreprises elles-mêmes. Dernière-née des taxes sur les entreprises, la taxe numérique issue du projet avorté d’une taxe GAFA européenne, traduit le rejet de ces inégalités. De son côté, le rapport OXFAM pointe les entreprises du CAC 40 et leur faible contribution à l’impôt sur les bénéfices, signe de ce qu’elles profitent largement des crédits d’impôts et autres niches, et de leurs aptitudes à optimiser leur base fiscale. De niches fiscales, il en est grandement question en ce moment. Dans le cadre des mesures prises à l’issue du grand débat, Emmanuel Macron a annoncé, le 25 avril, la suppression de niches pour financer des 5 milliards de baisse d’impôts des ménages, sans revenir sur la baisse programmée des taux d’imposition des profits d’ici 2022.

in L'économie européenne 2019 Publié en 2019-02
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Dans le billet sur la singularité immatérielle de l’investissement des entreprises en France du 26 octobre 2018, il était mis en évidence l’importance des investissements dans les actifs immatériels des entreprises en France. En comparaison de ses partenaires, semblables en matière de spécialisation productive, l’économie française investit relativement plus dans la Recherche et Développement, les logiciels, les bases de données et autres éléments de la propriété intellectuelle. Sur un total de la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) hors construction, la part des investissements immatériels atteint 53% en 2015, alors que cette part est de 45% au Royaume-Uni, 41% aux Etats-Unis, 32% en Allemagne et 29% en Italie et en Espagne. [Premier paragraphe]

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Cette étude offre une description et caractérisation de l’investissement des entreprises françaises. Tout d'abord, la dépense d'investissement des entreprises françaises est soutenue en valeur absolue et en intensité (taux d'investissement) relativement à ses partenaires. Si la crise a affecté fortement l'investissement des entreprises françaises, celui-ci a continûment augmenté depuis les 20 dernières années. Ce qui caractérise la France, c'est une évolution moins cyclique relativement aux autres pays et une augmentation tendancielle du taux d'investissement avec ou sans construction. Il est frappant aussi d'observer la proximité des taux d'investissement allemands et français en niveau et en évolution hors investissement de construction sur l'ensemble du secteur marchand. Ensuite, l'investissement français se singularise par une faiblesse des investissements en équipements et machines alors qu'au contraire les investissements en actifs immatériels comme la R&D et les logiciels et bases de données sont importants dans la dépense d'investissement. Si on observe le taux d'investissement dans les actifs matériels hors construction, la France sous- performe par rapport à ses partenaires Enfin, la trajectoire du secteur manufacturier relativement aux autres secteurs explique une grande partie des caractéristiques de l'investissement du secteur marchand. La faiblesse de l'intensité en robots résulte de la faiblesse de la part du manufacturier et notamment du secteur de l'électronique.

L'activité numérique des économies est devenue un marqueur de leur compétitivité et de leur capacité à relever les défis technologiques futurs. Cette activité s'est clairement intensifiée depuis les années 2000 et a entraîné de nombreuses mutations. La pénétration croissante des nouvelles technologies de l'information et des communications dans les usages est à l'origine de la transformation des modes de production, de consommation, de communication et ouvre la voie à de nouvelles formes de partage, de création, de collaboration et d'innovation. Elle s'est accompagnée d'une montée de la contribution à la production nationale des secteurs des services informatiques et numériques. Cet article s'intéresse à la place de l'Europe dans la révolution numérique en comparaison de celle des États-Unis et de la Chine. Pour ce faire, nous mobilisons trois approches complémentaires : la première, macro-sectorielle, évalue le tissu productif numérique, la deuxième, microéconomique, discute le rôle des acteurs de l'économie des plateformes, la troisième couvre les environnements financier et institutionnel.

in Comité du suivi du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi Publié en 2018-10
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Ce rapport est le sixième que livre le comité en charge du suivi et de l’évaluation du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), conformément à la mission qui lui a été assignée par l’article 66 de la Loi de finances rectificatives pour 2012. Dans la continuité des rapports précédents, nous distinguons explicitement ce qui relève des travaux d’évaluation ex post – et qui fait l’objet de l’avis du comité – de ce qui relève du suivi du dispositif au fil des ans par l’administration. La première partie est ainsi consacrée à l’état des connaissances sur les effets du CICE, en termes d’emploi, de salaires ou d’investissement. Ces connaissances sont issues de travaux confiés à des chercheurs par le comité. Il convient de souligner ici que ces travaux portent toujours sur la période 2013-2015, car contrairement aux années précédentes, il n’a pas été possible de bénéficier d’un accès avancé aux données individuelles des déclarations annuelles de données sociales (DADS) pour l’année 2016. La plus-value de ce rapport réside donc d’abord dans la compréhension toujours plus fine des résultats obtenus sur 2013-2015 et des facteurs pouvant affecter l’identification de ces effets. Elle tient également à l’introduction de premiers travaux d’évaluation macroéconomiques, qui permettent avant tout de faire la pédagogie des effets liés au financement et à la diffusion à l’ensemble de l’économie du CICE, au-delà des effets microéconomiques. La seconde partie de ce rapport relève du suivi de la mesure en elle-même. Elle comporte les éléments descriptifs habituels sur l’évolution de la créance de CICE. En raison de la suppression du dispositif en 2019, il est apparu également pertinent de remettre en perspective l’évolution du dispositif depuis sa création. Il est ainsi rappelé comment, à partir de 2015, d’autres mesures de réduction du coût du travail se sont combinées au CICE dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité, puis comment se présente le basculement du CICE en allègements de cotisations en 2019. Pour l’essentiel, cette partie collationne des éléments fournis par les administrations, qu’il s’agisse de données fiscales, sociales ou d’évaluations ex ante des effets attendus des réformes. Rapport 2017 du comité de suivi du CICE FRANCE STRATÉGIE 6 OCTOBRE 2018 www.strategie.gouv.fr Notre connaissance des effets du CICE demeure aujourd’hui partielle et limitée : la poursuite de travaux d’évaluation est donc souhaitable malgré la disparition du dispositif en 2019, afin de pouvoir établir un bilan complet et surtout de disposer d’éléments utiles pour l’action publique future. Une analyse rétrospective de la démarche d’évaluation conduite par le comité durant ces cinq dernières années pourrait également s’avérer utile.

Le Projet de loi de finance (PLF) pour 2019 confirme la réforme de l'impôt sur les sociétés (IS) annoncée durant la campagne de l'élection présidentielle de 2017. La réforme poursuit trois objectifs : accroître l'investissement des entreprises, améliorer leur compétitivité et répondre aux changements de l'environnement international relatifs à l'augmentation de la concurrence fiscale pour attirer les entreprises étrangères. Le taux statutaire d'imposition passera de 33,33 % à 31 % pour les exercices ouverts en 2019, puis diminuera par étapes successives pour atteindre 25 % en 2022. En 2017, les recettes nettes de l'impôt sur les sociétés (IS) se sont établies à 35,5 milliards d'euros, soit 1,5 % du PIB, selon les données de la comptabilité nationale. L'importance de l'IS dans le PIB est en baisse depuis l'an 2001, année où son poids s'établissait à 2,9 % du PIB. Au-delà de son poids dans le PIB, l'importance de l'IS a également reculé dans les recettes de l'État. La baisse de l'importance de l'IS dans l'économie et dans les recettes de l'État reflète une évolution commune aux économies avancées. Les entreprises exportatrices, qui représentent moins de 9 % des entreprises, contribuent à l'IS pour plus de 55 %. Cela est essentiellement dû au fait que les entreprises exportatrices sont en moyenne plus grandes que les autres entreprises. Selon nos simulations, l'effet de la réforme de l'IS en 2018 devrait mener à une réduction des recettes fiscales pour l'État de 1,2 milliard d'euros, conformément aux chiffres avancés dans le Projet de loi de finances 2019. Le coût de la réforme en 2019 est évalué à 2,4 milliards d'euros dans le PLF. Ce montant est inférieur à la plupart de nos estimations, ce qui suggère l'existence d'un aléa à la hausse du coût de la réforme de 2019. Par ailleurs, la faiblesse du rendement de l'IS s'accompagne d'un poids finalement faible parmi les impôts qui pèsent sur les entreprises. La recette de l'IS représente moins de la moitié de l'ensemble des impôts et taxes prélevés sur les entreprises (INSEE, 2017). En effet, plus que le taux statutaire, l'impôt sur les sociétés françaises s'explique par l'ensemble des dispositifs donnant droit à des réductions de la base fiscale et à des crédits d'impôts. Une réforme de l'IS se devrait de dépasser la simple définition des taux statutaires. La France se distingue des autres pays européens par un niveau élevé des impôts sur la production, environ deux fois supérieur à la moyenne européenne, et sept fois plus élevé qu'en Allemagne. Ces impôts regroupent notamment des taxes sur le foncier bâti, sur la valeur ajoutée ou le chiffre d'affaires et sont indépendants des profits des entreprises, ce qui les rend insensibles à la situation financière des entreprises. De plus, ils affectent plus particulièrement les secteurs exposés à la concurrence internationale, comme l'industrie, qui concentrent relativement plus d'actifs soumis à ce type d'impôt. Ainsi, à coût budgétaire constant, une réduction des impôts sur la production semble plus à même d'atteindre les objectifs d'investissement et de compétitivité

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