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1 ■ La France est excédentaire dans les secteurs de la pharmacie et de la chimie. Elle est plus à la peine dans celui du matériel médical et partage avec les autres pays riches un fort déficit dans le secteur du textile. Les importations de produits chimiques et pharmaceutiques proviennent plus d'Europe que d'Asie. 2 ■ Les intrants nécessaires à la production dans ces secteurs proviennent égale-ment plus d'Europe que d'Asie mais la part des intrants chinois a fortement augmenté, notamment dans l'industrie chimique. 3 ■ La crise de la COVID-19 a déclenché de fortes tensions sur l'approvisionnement de produits spécifiques comme les ventilateurs, les masques et tout autre équi-pement de protection. En l'espèce, la part importée de ces produits est très élevée, en particulier en France. Les prix de ces produits ont fortement augmenté, surtout quand l'offreur était en situation de monopole comme la Chine dans le textile. 4 ■ L'identification des produits critiques dépend du niveau d'observation mais même un niveau très désagrégé peut se montrer insuffisant à révéler les straté-gies des acteurs commerciaux qui importent pour réexporter. 5 ■ La France est vulnérable aux tensions d'approvisionnement sur les produits et équipements médicaux et notamment sur les réactifs pour réaliser les tests séro-logiques. Elle a intérêt, ainsi que les autres États européens, à anticiper une réponse européenne à de possibles tensions sur ce produit, principalement fourni par les États-Unis.

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Après des années d’hésitation, le Parlement allemand vient d’introduire un dispositif fiscal en faveur des dépenses de R&D. La décision précède la crise déclenchée par la Covid-19, mais elle pourrait bien être providentielle pour les entreprises allemandes. [Premier paragraphe]

Publié en 2020-05-20 Collection Sciences Po OFCE working paper : 19
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The note presents the computation of industry foreign inputs dependency using input-output tables. It gives details on each level of dependency and finish with the infinite computation using the Leontief inverse matrix. It ends with some evidence by using WIOT data from 2000 to 2014 which shows the high growth of the technical dependency to Chinese inputs over the past 15 years. Construction, Telecommunications and Chemicals are Chinese-dependent sectors among the 20 first which also contribute a lot to the French economy. Nevertheless, for France and European countries, the dependency to Chinese inputs is well behind the dependency to European inputs.

Le taux d’investissement immatériel des entreprises manufacturières françaises, en particulier dans les logiciels et bases de données, est plus élevé que celui de leurs partenaires européennes, sans que cela ne se semble se traduire par un effet significatif sur leur compétitivité et leur productivité. Selon la comptabilité nationale, ce taux représente 6,3 % de la valeur ajoutée en 2017, pour les logiciels et bases de données, contre 1 % en Allemagne. La part de l’immatériel dans l’investissement total (formation brute de capital fixe hors construction) est également singulière : elle serait de 70 % en France, en 2015, contre 52 % en Allemagne. Une précédente note de la Fabrique, centrée sur l’efficacité de l’investissement, évoquait un « paradoxe » à expliquer. Nous détaillons dans ce document les raisons de cet écart, que nous chiffrons entre 6,7 et 8,5 milliards d’euros annuels de formation brute de capital fixe (FBCF), entre l’industrie française et la moyenne de ses homologues. Nous écartons les explications de nature sectorielle ou structurelle et montrons que cela découle principalement de pratiques de comptabilisation différentes entre les offices statistiques nationaux : l’immobilisation des logiciels et bases de données est bien plus importante dans les données françaises. Cette particularité se retrouve dans tous les secteurs manufacturiers mais elle est particulièrement prononcée pour la fabrication des produits informatiques, électroniques, optiques et électriques et la fabrication des matériels de transport. Ces deux secteurs concentrent 52 % de la FBCF en logiciels et 19,5 % de la valeur ajoutée manufacturière française. Plus de la moitié de la surévaluation estimée ci-dessus provient de ces deux secteurs (entre 55 % et 68 % selon les méthodes utilisées). Cela étant, malgré cet écart de nature comptable, les dépenses en logiciels et services informatiques – c’est-à-dire la somme de l’investissement et des consommations intermédiaires – demeurent comparativement élevées dans l’industrie française, relativement à la valeur ajoutée. Autrement dit, les intrants informatiques représentent un poids important dans la production en France. Il y a une part « réelle » de ce surinvestissement relatif dans les logiciels, que nous estimons à un peu plus de 2 milliards d’euros annuels. Mutatis mutandis, les données issues de la comptabilité des entreprises esquissent un tableau légèrement différent : elles reflètent elles aussi l’importance des actifs immatériels relativement à l’investissement total mais ne détectent pas l’accélération de l’accumulation du capital immatériel exprimée par les séries macroéconomiques. Les données d’entreprises révèlent en outre l’importante disparité de l’investissement immatériel. Ce dernier est très concentré au sein d’une poignée de gros investisseurs, ce qui peut expliquer la faiblesse des effets constatés sur la productivité agrégée. L’investisseur immatériel typique est une grande entreprise appartenant à un groupe, exportatrice et importatrice, et réalisant des investissements matériels élevés. Elle appartient souvent au secteur des transports ou des équipements électroniques et informatiques. Une telle hyperconcentration de l’investissement immatériel suggère que la transformation du tissu industriel vers l’industrie 4.0 n’en est encore qu’à ses débuts.

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The objective of this paper is to show that part of the fixed cost of a firm’s trade expansion is due to the acquisition of new internal capabilities (e.g., technology, production processes or skills), which implies a costly change in the firm’s internal labor organization. We investigate the relationship between a firm’s labor structure, in terms of the relative number of managers, and the scope of its export portfolio, in terms of its product-destination varieties. The empirical analysis is based on a matched employer-employee dataset covering the population of French firms from tradable sectors over the period 2009-2015. Our analysis suggests that market ex- pansion, both through export entry and export diversification, is associated with a change in the firm’s workforce composition, namely an increase in the number of managerial layers. These results are generally confirmed with the use of an instrumental variable approach to control for reverse causality. We show how these results are consistent with a simple model, where the complexity of a firm’s operations increases with the number of product-destination couples ex- ported and the manager’s role is to address the unsolved problems arising from such increased operational complexity.

in OFCE Policy Brief Publié en 2019-05
ALSIF Anne-Sophie
CHARLET Vincent
COHEN Elie
COMBE Emmanuel
FOUQUIN Michel
MARTY Frédéric
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À la veille des élections européennes, il est utile d’abonder le débat en réflexions et point de vue sur l’utilité de l’Union européenne pour l’industrie, sujet qui replace l’UE dans l’histoire de la réussite du Marché unique mais qui questionne l’existence des politiques européennes pour soutenir la compétitivité de l’industrie mise à mal par les États-Unis et la Chine. Le 10 avril 2019, l’OFCE organisait une conférence-débat sur la question de savoir si l’industrie avait besoin de l’Union européenne (UE), ce texte rassemble les contributions des intervenants. Il apparaît que la question peut être abordée sous différents angles, ce qui complique la définition d’une politique européenne pour l’industrie mais en même temps lui donne une étendue d’ambitions sans égale avec la réalité passée de la pratique européenne. De la politique de la concurrence à la politique commerciale en passant par les politiques industrielle et environnementale, tous les angles ont été abordés par les auteurs mais peu d’articulation ni d’emboîtement ne semblent s’imposer pour décrire la politique européenne récente sauf à reconnaître la primauté de la politique de concurrence. Finalement, il ressort de cette collection de contributions une impérieuse nécessité de trouver une cohérence entre ces politiques par l’établissement d’une ligne politique pour l’industrie européenne qui hiérarchiserait les objectifs pour mieux mobiliser les outils politiques disponibles. Les défis industriels que rencontre l’UE imposent à la future Commission européenne qu’elle définisse cette ligne.

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Les questions d’égalité fiscale sont au cœur des anxiétés de nos démocraties. Plus particulièrement, les impôts sur les profits cristallisent le débat sur les inégalités entre détenteurs de capitaux et les autres, et entre les entreprises elles-mêmes. Dernière-née des taxes sur les entreprises, la taxe numérique issue du projet avorté d’une taxe GAFA européenne, traduit le rejet de ces inégalités. De son côté, le rapport OXFAM pointe les entreprises du CAC 40 et leur faible contribution à l’impôt sur les bénéfices, signe de ce qu’elles profitent largement des crédits d’impôts et autres niches, et de leurs aptitudes à optimiser leur base fiscale. De niches fiscales, il en est grandement question en ce moment. Dans le cadre des mesures prises à l’issue du grand débat, Emmanuel Macron a annoncé, le 25 avril, la suppression de niches pour financer des 5 milliards de baisse d’impôts des ménages, sans revenir sur la baisse programmée des taux d’imposition des profits d’ici 2022.

in L'économie européenne 2019 Publié en 2019-02
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Dans le billet sur la singularité immatérielle de l’investissement des entreprises en France du 26 octobre 2018, il était mis en évidence l’importance des investissements dans les actifs immatériels des entreprises en France. En comparaison de ses partenaires, semblables en matière de spécialisation productive, l’économie française investit relativement plus dans la Recherche et Développement, les logiciels, les bases de données et autres éléments de la propriété intellectuelle. Sur un total de la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) hors construction, la part des investissements immatériels atteint 53% en 2015, alors que cette part est de 45% au Royaume-Uni, 41% aux Etats-Unis, 32% en Allemagne et 29% en Italie et en Espagne. [Premier paragraphe]

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Cette étude offre une description et caractérisation de l’investissement des entreprises françaises. Tout d'abord, la dépense d'investissement des entreprises françaises est soutenue en valeur absolue et en intensité (taux d'investissement) relativement à ses partenaires. Si la crise a affecté fortement l'investissement des entreprises françaises, celui-ci a continûment augmenté depuis les 20 dernières années. Ce qui caractérise la France, c'est une évolution moins cyclique relativement aux autres pays et une augmentation tendancielle du taux d'investissement avec ou sans construction. Il est frappant aussi d'observer la proximité des taux d'investissement allemands et français en niveau et en évolution hors investissement de construction sur l'ensemble du secteur marchand. Ensuite, l'investissement français se singularise par une faiblesse des investissements en équipements et machines alors qu'au contraire les investissements en actifs immatériels comme la R&D et les logiciels et bases de données sont importants dans la dépense d'investissement. Si on observe le taux d'investissement dans les actifs matériels hors construction, la France sous- performe par rapport à ses partenaires Enfin, la trajectoire du secteur manufacturier relativement aux autres secteurs explique une grande partie des caractéristiques de l'investissement du secteur marchand. La faiblesse de l'intensité en robots résulte de la faiblesse de la part du manufacturier et notamment du secteur de l'électronique.

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