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Publié en 2019-10 Collection Sciences Po Economics Discussion Papers : 2019-14
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The increase in wealth-to-income ratios in the second half of XXth century has recently received much attention. We decompose the trend in physical capital and housing, further decomposed into structures and land. In four out of five major countries analyzed, the positive trend in capital-income ratio arises from housing and specifically from its land component. We therefore revisit the question of wealth inequality and taxation in adopting a Georgist perspective (from Henry George, 1879) subsequently endorsed by prominent economists. We introduce land and housing structures in Judd’s optimal taxation framework. We show that an optimal taxation implies a property tax on land and no tax on capital. When the range of property taxes is politically constrained, taxing the product of housing rents is not optimal, even with additional taxes on "imputed rents". Rent taxes are however less distortive than a capital tax. The distortion depends on the share of housing structures and how they react to the tax on rents. However, a tax on rents complemented by a subsidy on structures investments in rental housing units does almost as well as a land tax. As a side result, we find that Judd’s result of no second best capital taxation extends to a larger range of parameters at the steady-state.

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The increase in wealth-to-income ratios in the second half of XXth century has recently received much attention. We decompose the trend in physical capital and housing, further decomposed into structures and land. In four out of five major countries analyzed, the positive trend in capital-income ratio arises from housing and specifically from its land component. We therefore revisit the question of wealth inequality and taxation in adopting a Georgist perspective (from Henry George, 1879) subsequently endorsed by prominent economists. We introduce land and housing structures in Judd’s optimal taxation framework. We show that an optimal taxation implies a property tax on land and no tax on capital. When the range of property taxes is politically constrained, taxing the product of housing rents is not optimal, even with additional taxes on "imputed rents". Rent taxes are however less distortive than a capital tax. The distortion depends on the share of housing structures and how they react to the tax on rents. However, a tax on rents complemented by a subsidy on structures investments in rental housing units does almost as well as a land tax. As a side result, we find that Judd’s result of no second best capital taxation extends to a larger range of parameters at the steady-state.

Le premier chapitre documente un paramètre clé pour comprendre le marché du logement : l'élasticité de l'offre de logements des aires urbaines françaises. Nous montrons que cette élasticité peut être appréhendée de deux manières en considérant l’offre intensive et extensive de logements. Grâce à une quantité importante de nouvelles données collectées et une stratégie d'estimation originale, ce premier chapitre estime et décompose les deux élasticités. Le deuxième chapitre est consacré aux possibilités offertes par le Big Data pour étudier le marché de logement locatif français. En exploitant des données en ligne de décembre 2015 à juin 2017 et comparant ces données aux données administratives classiques, nous montons qu’internet fournit des données permettant de suivre avec exactitude les marchés immobiliers locaux. Le troisième chapitre porte sur la discrimination des femmes en politique. Il exploite une expérience naturelle, les élections départementales françaises de 2015 au cours desquelles, pour la première fois dans l'histoire des élections françaises, les candidats ont dû se présenter par paires de candidats obligatoirement mixtes. En utilisant le fait que l'ordre d'apparition des candidats sur un bulletin de vote était déterminé par l’ordre alphabétique et en montrant que cette règle ne semble pas avoir été utilisée de façon stratégique par les partis, nous montrons d’une part que la position des femmes sur le bulletin de vote est aléatoire, et d’autre part, que les binômes de droite pour qui le nom du candidat féminin est en première position sur le bulletin reçoivent en moyenne 1,5 point de pourcentage de moins de votes

Le premier chapitre documente un paramètre clé pour comprendre le marché du logement : l'élasticité de l'offre de logements des aires urbaines françaises. Nous montrons que cette élasticité peut être appréhendée de deux manières en considérant l’offre intensive et extensive de logements. Grâce à une quantité importante de nouvelles données collectées et une stratégie d'estimation originale, ce premier chapitre estime et décompose les deux élasticités. Le deuxième chapitre est consacré aux possibilités offertes par le Big Data pour étudier le marché de logement locatif français. En exploitant des données en ligne de décembre 2015 à juin 2017 et comparant ces données aux données administratives classiques, nous montons qu’internet fournit des données permettant de suivre avec exactitude les marchés immobiliers locaux. Le troisième chapitre porte sur la discrimination des femmes en politique. Il exploite une expérience naturelle, les élections départementales françaises de 2015 au cours desquelles, pour la première fois dans l'histoire des élections françaises, les candidats ont dû se présenter par paires de candidats obligatoirement mixtes. En utilisant le fait que l'ordre d'apparition des candidats sur un bulletin de vote était déterminé par l’ordre alphabétique et en montrant que cette règle ne semble pas avoir été utilisée de façon stratégique par les partis, nous montrons d’une part que la position des femmes sur le bulletin de vote est aléatoire, et d’autre part, que les binômes de droite pour qui le nom du candidat féminin est en première position sur le bulletin reçoivent en moyenne 1,5 point de pourcentage de moins de votes

Directeur de la thèse WASMER Etienne Publié en 2018-07
DESCHAMPS Pierre
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Dans les trois chapitres de cette thèse, j’étudie l’effet des préjugés et des préférences discriminatoires sur le marché du travail. Je m’intéresse aussi à l’efficacité de politiques publiques qui ont pour objectif d’atténuer les effets négatifs de ces préférences. Dans mon premier chapitre, je m’appuie sur un arrêt célèbre qui a changé le pouvoir de monopsone des entreprises pour voir si, comme l’avait prédit Becker, les défaillances du marché ont un impact sur la discrimination salariale. Mes résultats montrent que lorsque le pouvoir de monopsone diminue, la discrimination salariale disparaît. Ce résultat montre que les préjugés ne doivent pas nécessairement se traduire par une discrimination salariale. Dans le deuxième chapitre, j’analyse l’effet d’une autre politique publique, une réforme de 2015 qui a imposé des quotas de genre dans les comités de sélection académique en France. L’objectif de cette réforme était d’améliorer les classements des femmes en augmentant la part des celles-ci dans les comités. En évaluant la réforme, je trouve l’effet inverse ; les femmes sont moins bien classées par les comités de recrutement après la réforme. Cependant, ce résultat ne montre pas que les femmes ont une préférence pour les hommes. L’effet négatif de la réforme ne se trouve que dans les commissions dirigées par des présidents de jury masculins, ce qui suggère que le comportement des hommes a peut-être lui aussi changé suite à la réforme. Ce chapitre démontre qu’il est nécessaire d’évaluer les politiques publiques, afin d’éviter que des réformes bien intentionnées ne causent plus de mal que de bien. Dans le troisième et dernier chapitre, je m’intéresse aux choix de localisation des individus. Je m’intéresse tout particulièrement à la question suivante : Les travailleurs préfèrent-ils habiter dans une ville avec une proportion plus importante de résidents du même groupe ethnique qu’eux, ceteris paribus ? J’utilise un modèle d’équilibre spatial qui permet de répondre à cette question. En contrôlant pour les salaires, les loyers, les revenus de transfert et les réseaux des individus, ces préférences sont comparables aux salaires réels dans les choix de localisation des villes des individus. Je simule ensuite le modèle pour essayer de voir quel est l’impact de ces préférences sur les écarts de salaires entre travailleurs blancs et noirs aux États-Unis.

Les chercheurs Bruno Palier et Etienne Wasmer recommandent, dans une tribune au « Monde », la création d’une « plate-forme », indépendante de l’exécutif, pour évaluer les politiques menées.

Directeur de la thèse WASMER Etienne Publié en 2018-06
ZAGO Riccardo
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Au cours de ma thèse, j'ai mené des recherches macroéconomiques appliquées sur différents sujets, allant des effets de la polarisation des emplois sur la réallocation des travailleurs aux effets de la politique monétaire sur la structure du capital des entreprises et les décisions financières. Cette thèse recueille trois articles sur ces arguments. L'article principal de la thèse est mon job market paper. Ce travail m'a donné l'opportunité d'explorer en détail les effets du changement technologique sur la structure professionnelle des marchés du travail, mais aussi ses effets sur la réallocation des travailleurs entre les emplois et le processus de tri des compétences en emplois. En d'autres termes, l'article répond à ces questions: comment les travailleurs utilisent-ils l'échelle professionnelle lorsque l'innovation technologique change sa structure? Quelles sont leurs possibilités d'emploi, compte tenu de leurs compétences, lorsque la technologie change? Et quelles compétences les employeurs recherchent-ils? Cet argument m'a toujours intrigué, et sa pertinence attire actuellement l'attention des gouvernements et des décideurs dans de nombreuses économies développées. Ma recherche s'écarte de ces faits pour analyser quels sont les effets du changement technologique sur les travailleurs et les entreprises. En particulier, il montre -comme cela a déjà été documenté dans la littérature sur la polarisation des emplois- que l'innovation technologique remodèle la structure professionnelle de l'économie en détruisant certains types d'emplois. Cependant, je montre que l'innovation technologique modifie la demande de compétences dans chaque profession de manière à avoir des effets hétérogènes sur les travailleurs en termes de mobilité de la main-d'œuvre, d'opportunités d'emploi et de qualité de matching. En particulier, ce papier est le premier à montrer que la technologie - en provoquant la polarisation du marché du travail - déclenche de grands mouvements du haut vers le bas de l'échelle des emplois, de nombreux travailleurs finissant dans des professions moins rémunérées et moins qualifiées. Les effets du changement technologique sur les résultats et la dynamique du marché du travail sont également examinés dans le deuxième chapitre de cette thèse. En particulier, ce travail, en collaboration avec Joanne Tan, montre comment le changement technologique peut expliquer l'augmentation de la pénurie de main-d'œuvre (occupational shortage) et comment les différents segments du marché du travail y réagissent Dans le dernier chapitre de la thèse, je m'intéresse à la relation entre la politique monétaire et la décision de rachat d'actions. Ce sujet n'a aucun lien avec le précédent, mais j'ai toujours été intéressé par la façon dont les macro-variables peuvent influencer les décisions des gestionnaires au niveau micro. Dans ce travail, conjointement avec Assia Elgouacem, nous utilisons des données au niveau de l'entreprise et montrons que les sociétés américaines rachètent davantage leurs propres actions en période de politique monétaire accommodante, c'est-à-dire lorsque le coût de la dette est faible. En fait, nous montrons que si la courbe de rendement d'une entreprise s'ajuste dans la direction prévue par la politique monétaire, c'est-à-dire que le coût de la dette diminue, l'entreprise émettra davantage d'obligations pour lever des fonds à moindre coût. Cependant, ils vont utiliser la majeure partie de ces nouvelles liquidités pour financer un programme de rachat plutôt que d'investir dans de nouveaux capitaux et emplois. Cet effet d'éviction des rachats sur les nouveaux investissements et l'emploi suscite des doutes car il atténue la transmission de la politique monétaire.

in Labour Economics Publié en 2018-03
RUPERT Peter
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L’accès au logement des jeunes ménages est l’intersection de quatre problématiques interdépendantes qui doivent se traiter simultanément . Il y a d’une part un problème de hausse des prix (section 1) ; ensuite, une question de localisation et notamment l’existence de forts gradients spatiaux de prix et de loyers au sein des agglomérations et sur le territoire (section 2) ; un problème de mobilité du parc qui s’analyse en terme de flux entrants et sortants, qui comme souvent défavorise les jeunes si le marché est trop peu fluide (section 3); et enfin une question de redistribution : le marché du logement peut générer de grandes inégalités, notamment dans le bas de la distribution des revenus, mais aussi permettre l’accumulation de patrimoine, pour les classes moyennes et supérieures (section 4). (introduction de la présentation)

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A travers le Grand Paris Express, l’agglomération parisienne se dote de nouvelles infrastructures de transport conduisant au doublement de la taille actuelle du système de métro. Nous proposons une modélisation originale de cette évolution qui intègre un marché du travail frictionnel et un marché du logement segmenté, entre un secteur à prix/loyers libres et un secteur à prix régulés. Suivant l’hypothèse retenue par les équipes de la Société du Grand Paris d’un gain de 3 % de temps/pénibilité/coûts financiers directs du transport, et en fonction de différents scénarii de croissance de la population, le modèle prédit soit des gains en emplois, soit une baisse des loyers au centre. Dans un scénario où la population peut croître au rythme de l’amélioration des différentes infrastructures de transport avec des constructions nouvelles permettant l’installation de nouveaux ménages, les effets sont de l’ordre de 160 000 emplois. Dans un scénario plus malthusien où l’offre de logements ne suit pas, les effets en emploi sont très diminués et l’essentiel de l’ajustement est porté par une baisse des loyers au centre de l’agglomération : la pression sur l’occupation de l’espace au centre est réduite. Le bien-être des ménages augmente, mais l’emploi progresse peu, de l’ordre de 3 000. Tous les chiffres de cette note sont des déviations en tendance de la situation qui aurait prévalu en l’absence de nouvelles infrastructures et maintien de la qualité des infrastructures existantes.

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