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in Architecture et urbanisme dans la France de Vichy Sous la direction de COHEN Jean-Louis Publié en 2020-02
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Qu'en fut-il de l’architecture pendant que la France vivait le «cauchemar sinistre et glacé», que fut, selon les termes de Roland Barthes, le régime de Vichy? Les politiques architecturales conduites par l’État français ne sauraient se mesurer à la seule quantité – infinitésimale – d’édifices réalisés pendant les quatre longues années de l’Occupation. Et l’abondance de la production textuelle, l’ampleur des réorganisations administratives et la complexité des politiques sectorielles méritent une analyse croisée. De surcroît, la destinée des architectes n’a fait l’objet d’aucune étude comparable à celles réalisées sur les hauts fonctionnaires, les avocats ou les médecins, ou encore sur les artistes et les écrivains. En particulier, l’application des lois raciales à la profession, telle qu’encadrée par l’Ordre créé le 31 décembre 1940, et à l’enseignement, reste inexplorée. Les politiques frappées au sceau de la nostalgie régionaliste, que détourne habilement le chantier 1425 du musée des Arts et Traditions populaires, furent contemporaines de celles conduites pour moderniser la conception et la production des bâtiments. Les comités d’organisation pressaient à la normalisation et à la standardisation, tandis que la réflexion sur la préfabrication s’engageait dans le cadre de la reconstruction. Les langages architecturaux préconisés pour les villes détruites étaient fort divers, du traditionalisme modernisé pratiqué à Gien au moderne classicisant d’Auguste Perret à Amiens. Purgée de ses professeurs juifs, l’École des beaux-arts poursuivit son activité à Paris et, sous la conduite d’Eugène Beaudouin, à Marseille, pendant que le projet d’une section des hautes études architecturales était longuement discuté. En revanche, un nouveau dispositif fut mis en place dans le champ de la presse, avec la création de L’Architecture française et de Techniques et architecture, où œuvrèrent des équipes que leurs positions opposaient. Le rôle d’instances comme le Conseil des bâtiments civils, et celui des multiples commissions créées pour encadrer la politique de l’urbanisme doit aussi être évoqué. Beaucoup des mesures arrêtées sous Vichy trouvèrent leur source dans les stratégies de réforme inabouties de l’entre-deux-guerres, et la plupart d’entre elles resteront en vigueur à la Libération, souvent mises en œuvre par ceux-là mêmes qui les avaient instaurées, car il n’y aura pas de France année zéro, pour paraphraser Roberto Rossellini. Sans prétendre mettre à jour toutes les continuités et les décalages entre les programmes d’avant et d’après l’été 1944, la discussion permettra d’en évoquer les plus marquants.

in Revue de l'art Publié en 2019-12
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"Il n'y a pas en art d'économie heureuse. Charles Péguy résume la situation en 1913 dans son Dialogue de l'histoire et de l'âme païenne quand il veut en découdre avec une société fondée sur une conception cupide de l'existence. En prenant l'exemple des Nymphéas de Monet, il montre que leur prix est tout relatif alors que l'artiste n'a cessé de peindre le même motif, mais jamais de la même façon à Giverny [...]"

in Revue de l'art Sous la direction de BERTRAND DORLÉAC Laurence Publié en 2019-12
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in Sciences Po Learning Lab Publié en 2019-11
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Quoi de neuf à Sciences Po en matière d’enseignement des images ? Beaucoup de choses, à commencer par la création du premier poste permanent d’histoire de l’art, en 2009. Sciences Po s’est beaucoup diversifié et la nouvelle réforme qui sera mise en oeuvre accorde une place plus importante aux « humanités politiques ». Dans cet esprit, l’histoire de l’art fait partie de ce que tout étudiant et toute étudiante doit connaître pour aborder le monde d’aujourd’hui, qui est fait de beaucoup d’images et d’un besoin de sensibilité qui reste une spécialité des humains. [...]

in Imitatio - Aemulatio - Superatio Sous la direction de KERN Ulrike, SCHNEIDER Marlen Publié en 2019-07
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Têtes de moutons posées sur une sellette Deux têtes Soit l'épreuve sur papier d'un(e) photographe resté(e) anonyme, de petit format, datée des alentours d e1880 (fig. 1). Deux têtes sont posées côte à côte, cadrées assez large pour que l'on puisse apercevoir un peu de l'arrière-plan, un mur et une porte. La lumière vient d'un rayon à gauche, qui traverse la composition en éclairant ce que l'on voit forcément comme une décapitation sur un billot plus foncé que le reste. La tête de droite [•••]

in Les Arts à Paris après la Libération Publié en 2019-05
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Pour le travail en rhizome que nous avons mené dans un contexte très favorable au Centre allemand d’histoire de l’art, je voudrais remercier chaleureusement Thomas Kirchner, les jeunes boursiers qui nous livrent dans cet ouvrage la quintessence de leurs recherches neuves, les chercheuses et chercheurs qui ont accepté de revenir sur des conclusions anciennes en donnant la preuve éclatante de leurs forces de renouvellement. [...]

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Cet ouvrage porte sur le contexte artistique après la Libération, ses acteurs, ses dimensions (inter)nationales, ses enjeux esthétiques. Il réunit un choix d’interventions du congrès annuel 2014/2015 du Centre allemand d’histoire de l’art Paris ainsi que d’autres contributions liées au sujet de recherche de cette année. A l’intérêt historiographique de cette publication s’ajoute nombre d’études de cas précis, portant sur des protagonistes bien connus tels que Giacometti, Picasso et Brassaï, tout en introduisant d’autres acteurs, des institutions et medias variés ainsi que des perspectives novatrices. L’ouvrage constitue ainsi un apport important à la recherche sur la période de la Libération à Paris.

in Le rêve des formes Sous la direction de FLEISCHER Alain, PROCHIANTZ Alain Publié en 2019-04
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Une oeuvre d'art est, presque toujours, l'oeuvre d'un artiste, même s'il s'agit d'un" ready made ", et celui qui la perçoit le fait aussi en tant que sujet. Ce qui rend toute oeuvre d'art inépuisable. C'est même peut-être à cela qu'on la reconnaît. On ne voit, lit, entend jamais deux fois la même oeuvre. La question est différente pour les scientifiques qui, depuis Galilée et le " grand livre de la nature écrit en langage mathématique ", déchiffrent ledit livre sans que le sujet n'intervienne autrement que par son habileté de déchiffreur. La vérité est dévoilée et existe indépendamment du sujet qui la dévoile puisque c'est la nature qui se dévoile. L'allégorie a traversé le xixe siècle et reste bien vivante. Même si, on le constate très souvent, le voile montre parfois plus que le dévoilement. Alain Prochiantz Qu'est-ce qu'une forme et pourquoi s'y intéresser aujourd'hui ? Si l'on se réfère au sens commun, une forme est un ensemble de traits caractéristiques – visuels, sonores, tactiles – qui permettent à une réalité physique d'être conçue, puis perçue. S'adressant à nos sens ou se constituant dans notre imagination, parfois à notre insu comme lors des rêves, les formes semblent être des entités premières, auxquelles ont à faire tous les champs du savoir et de la création. Les formes se meuvent, se déforment, s'érodent, se régénèrent. Nombreux et difficilement définissables sont les passages de la forme au difforme, du difforme à l'informe. Existe-t-il des formes qu'on ne peut nommer ? Et, à l'inverse, la langue est-elle capable d'émettre des énoncés qui n'évoquent aucune forme ? À quoi nous font rêver les formes ? À quelles formes rêvons-nous ? En interrogeant ainsi le rêve que peuvent susciter les formes, peut-être serions-nous tentés d'anticiper le moment où celles-ci, libérées de leur référent, devenues des signes dépourvus de sens, se mettraient elles-mêmes à rêver. On pourrait se demander alors : " À quoi rêvent les formes ? Quel est le rêve des formes ? " Alain Fleischer

in Le rêve des formes. Arts, sciences & Cie Sous la direction de FLEISCHER Alain, Le Fresnoy) Publié en 2019-04
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Présentation de l'éditeur Une oeuvre d'art est, presque toujours, l'oeuvre d'un artiste, même s'il s'agit d'un" ready made ", et celui qui la perçoit le fait aussi en tant que sujet. Ce qui rend toute oeuvre d'art inépuisable. C'est même peut-être à cela qu'on la reconnaît. On ne voit, lit, entend jamais deux fois la même oeuvre. La question est différente pour les scientifiques qui, depuis Galilée et le " grand livre de la nature écrit en langage mathématique ", déchiffrent ledit livre sans que le sujet n'intervienne autrement que par son habileté de déchiffreur. La vérité est dévoilée et existe indépendamment du sujet qui la dévoile puisque c'est la nature qui se dévoile. L'allégorie a traversé le xixe siècle et reste bien vivante. Même si, on le constate très souvent, le voile montre parfois plus que le dévoilement. Alain Prochiantz Qu'est-ce qu'une forme et pourquoi s'y intéresser aujourd'hui ? Si l'on se réfère au sens commun, une forme est un ensemble de traits caractéristiques – visuels, sonores, tactiles – qui permettent à une réalité physique d'être conçue, puis perçue. S'adressant à nos sens ou se constituant dans notre imagination, parfois à notre insu comme lors des rêves, les formes semblent être des entités premières, auxquelles ont à faire tous les champs du savoir et de la création. Les formes se meuvent, se déforment, s'érodent, se régénèrent. Nombreux et difficilement définissables sont les passages de la forme au difforme, du difforme à l'informe. Existe-t-il des formes qu'on ne peut nommer ? Et, à l'inverse, la langue est-elle capable d'émettre des énoncés qui n'évoquent aucune forme ? À quoi nous font rêver les formes ? À quelles formes rêvons-nous ? En interrogeant ainsi le rêve que peuvent susciter les formes, peut-être serions-nous tentés d'anticiper le moment où celles-ci, libérées de leur référent, devenues des signes dépourvus de sens, se mettraient elles-mêmes à rêver. On pourrait se demander alors : " À quoi rêvent les formes ? Quel est le rêve des formes ? " Alain Fleischer

in La Guerre et les Femmes Sous la direction de BAECHLER Jean, TRÉVISI Marion Publié en 2018-09
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