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L'expertise internationale joue un rôle important dans la mise à l’agenda d’enjeux environnementaux globaux. Ces évaluations sont souvent contestées, en particulier là où les faits et les valeurs sont fortement imbriqués. Cette thèse examine le cas du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), une des organisations d’experts les plus contestées. Elle s'intéresse plus généralement à comment ces organisations maintiennent leur autorité, en croisant les apports théoriques des études des sciences et des techniques et de la sociologie des organisations internationales. Un argument central est que le GIEC, en partie à cause de l'univers controversé dans lequel il évolue, est devenu une bureaucratie internationale. La thèse identifie quatre arrangements institutionnels sur lesquels l'organisation s'est appuyée pour maintenir son autorité. Premièrement, elle s'est efforcée de maintenir une représentation équilibrée des États, principalement entre pays développés et pays en développement. Deuxièmement, il a mis en place des mécanismes de gouvernance qui permettent aux gouvernements de jouer un rôle dans le processus d'évaluation, encourageant la “reappropriation” de ses conclusions. Troisièmement, il a procéduralisé le processus d'évaluation pour formaliser le rôle de ses différentes parties et protéger l'organisation contre les critiques. Quatrièmement, il est plus attentif à la gestion de la communication. Ces arrangements sont régulièrement renégociés dans le contexte de nouveaux défis et controverses. Au-delà du GIEC, ils offrent de nouvelles perspectives pour observer l'imbrication de l'autorité politique et épistémique.

According to Lovelock and Margulis’s Gaia hypothesis, living things are part of a planetary-scale selfregulating system that has maintained habitable conditions for the past 3.5 billion years (1, 2). Gaia has operated without foresight or planning on the part of organisms, but the evolution of humans and their technology are changing that. Earth has now entered a new epochcalled the Anthropocene (3), and humans are beginning to become aware of the global consequences of their actions. As a result, deliberate self-regulation—from personal action to global geoengineering schemes—is either happening or imminently possible. Making such conscious choices to operate within Gaia constitutes a fundamental new state of Gaia, which we call Gaia 2.0. By emphasizin g the agency of life-forms and their ability to set goals, Gaia 2.0 may be an effective framework for fostering global sustainability. [First paragraph]

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Cet essai voudrait relier trois phénomènes que les commentateurs ont déjà repérés mais dont ils ne voient pas toujours le lien - et par conséquent dont ils ne voient pas l'immense énergie politique qu'on pourrait tirer de leur rapprochement. D'abord la « dérégulation » qui va donner au mot de « globalisation » un sens de plus en plus péjoratif ; ensuite, l'explosion de plus en plus vertigineuse des inégalités ; enfin, l'entreprise systématique pour nier l'existence de la mutation climatique. L'hypothèse est qu'on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans, si l'on ne donne pas une place centrale à la question du climat et à sa dénégation. Tout se passe en effet comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu'il n'y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. C'est ce qui expliquerait l'explosion des inégalités, l'étendue des dérégulations, la critique de la mondialisation, et, surtout, le désir panique de revenir aux anciennes protections de l'État national. Pour contrer une telle politique, il va falloir atterrir quelque part. D'où l'importance de savoir comment s'orienter. Et donc dessiner quelque chose comme une carte des positions imposées par ce nouveau paysage au sein duquel se redéfinissent non seulement les affects de la vie publique mais aussi ses enjeux. (Résumé éditeur)

In this article, we present a few lessons we learnt in the establishment of the Sciences Po médialab. As an interdisciplinary laboratory associating social scientists, code developers and information designers, the médialab is not one of a kind. In the last years, several of such initiatives have been established around the world to harness the potential of digital technologies for the study of collective life. If we narrate this particular story, it is because, having lived it from the inside, we can provide an intimate account of the surprises and displacements of digital research. Founding the médialab in 2009, we knew that we were leaving the reassuring traditions of social sciences to venture in the unexplored territory of digital inscriptions. What we couldn't foresee was how much such encounter would change our research. Buying into gospel of Big Data, we imagined that the main novelty of digital research came from handling larger amounts of data. We soon realized that the interest of digital inscriptions comes instead from their proliferating diversity. Such diversity encouraged us to reshape our professional alliances, research practices and theoretical perspectives. It also led us to overcome several of the oppositions that used to characterize social sciences (qualitative/quantitative, situation/aggregation, micro/macro, local/global) and to move in the direction of a more continuous sociology.

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The emergence of modern sciences in the seventeenth century profoundly renewed our understanding of Nature. For the last three centuries new ideas of Nature have been continuously developed by theology, politics, economics, and science, especially the sciences of the material world. The situation is even more unstable today, now that we have entered an ecological mutation of unprecedented scale. Some call it the Anthropocene, but it is best described as a new climatic regime. And a new regime it certainly is, since the many unexpected connections between human activity and the natural world oblige every one of us to reopen the earlier notions of Nature and redistribute what had been packed inside. So the question now arises: what will replace the old ways of looking at Nature? This book explores a potential candidate proposed by James Lovelock when he chose the name "Gaia" for the fragile, complex system through which living phenomena modify the Earth. The fact that he was immediately misunderstood proves simply that his readers have tried to fit this new notion into an older frame, transforming Gaia into a single organism, a kind of giant thermostat, some sort of New Age goddess, or even divine Providence. In this series of lectures on "natural religion", Bruno Latour argues that the complex and ambiguous figure of Gaia offers, on the contrary, an ideal way to disentangle the ethical, political, theological, and scientific aspects of the now obsolete notion of Nature. He lays the groundwork for a future collaboration among scientists, theologians, activists, and artists as they, and we, begin to adjust to the new climatic regime. [Abstract of the editor]

Publié en 2017-03
QUIN Elisabeth
CHALMIN Philippe
NOUALHAT Laure
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in Le Nouvel observateur Publié en 2017-03
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Pourquoi le climat intéresse-t il si peu nos dirigeants ? Le philosophe Bruno Latour livre une hypothèse radicale: les classes dominantes ont conscience de la menace écologique, mais elles gardent le silence. Et préfèrent se construire un avenir hors du monde commun Propos recueillis par ÉRIC AESClHIMANN et XAVIER DE LA PORTE

Imaginez une enquête collective présentant ses résultats avant même que la collaboration n'ait commence, un ouvrage académique sans notes de bas de page ni références, une plateforme ouverte à la collaboration, en et hors ligne, ou chacun devrait suivre un strict protocole pour exprimer ses idées. C'est le projet EME (Enquête sur les Modes d'Existence). Il s'agit d'un entrelacement expérimental de pratiques écrites, orales et numériques, souvent en décalage avec les normes et formats qu'elles convoquent; les écarts produits par ces décalages génèrent diverses attentes et protestations de la part de différentes communautés d 'utilisateurs. Adoptant une posture critique face au projet, nous avons multiplié les dispositifs d'écoute afin de récolter ces réactions. Nous proposons ici de les reformuler comme des indices permettant de détecter, en creux, les différentes conventions et suppositions à l'œuvre au sein des communautés des humanités numériques, du design et des passionnes de projets collaboratifs. Cette contribution vise a détailler l'activité méthodique de récolte d'indices, ales regrouper ensuite en anomalies spécifiques et enfin à expliquer les choix qui les ont générées. Dans un moment ou les humanités numériques sont encore en train de dessiner leur positionnement et leur rôle au sein de I' environnement académique, notre manière d'étudier le projet EME tentera de redéfinir le role de l'experi1nentation dans les humanites numériques comme un moyen de compréhension de certaines des suppositions et des attentes a l'œuvre dans les humanités numériques.

in Comparative Metaphysics - Ontology after Anthropology Publié en 2016-12
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