Co-auteur
  • RIEUCAU Géraldine (10)
  • DE LARQUIER Guillemette (9)
  • EYMARD-DUVERNAY François (8)
  • BESSY Christian (5)
  • Voir plus
Type de Document
  • Communication non publiée (65)
  • Article (39)
  • Partie ou chapitre de livre (14)
  • Livre (6)
  • Voir plus
Publié en 2020-09 Collection Document de travail du Centre d'études de l'emploi et du travail : 202
DE LARQUIER Guillemette
4
vues

0
téléchargements
L’enquête Offre d’emploi et recrutement, Ofer, (Dares, 2016) permet d’analyser les déclarations spontanées des recruteurs pour préciser ce qui détermine la sélection des candidats à l’emploi : de 1 à 3 critères sont cités avec une grande variété de formulations (N=18 788 occurrences). Une analyse de données met en évidence leur agencement d’après les niveaux de qualification. 3 registres de sélection, traduisant des attentes distinctes à l’égard de la main d’œuvre, sont identifiés : les capacités à « S’investir dans son travail » ; à « Evoluer dans l’entreprise » et à « Interagir avec autrui ». Selon la mobilisation séparée ou conjointe des registres, nous dégageons 4 classes de recrutement, décrites d’après les entreprises, les emplois et les profils de candidats recrutés. Enfin, nous mettons en évidence les méthodes de recrutement et de sélection associées à ces différentes classes. Les résultats soulignent l’importance des contextes de recrutement dans le choix des qualités valorisées par les recruteurs, et met à mal l’idée d’une transversalité des compétences nécessaire à l’occupation des emplois.

Cet article apporte une contribution à l’analyse des obstacles à la lutte contre la discrimination à l’embauche, en s’intéressant à ce qui concourt à renforcer la défense des employeurs. Prenant appui sur les réclamations déposées au Défenseur des droits entre 2013 et 2015, l’auteure explore les dossiers qui ont donné lieu à la mise en cause d’employeurs publics ou privés. Elle s’intéresse à la manière dont ils sont évalués par le Défenseur, aux récits et pièces livrés par les réclamants et les mis en cause, en mettant l’accent sur ce qui bénéficie à ces derniers. Partant de l’hypothèse d’une fragilité des décisions de recrutement, l’auteure montre comment celle-ci contribue à affaiblir l’établissement de la preuve de la discrimination. Elle met en évidence l’insistance des employeurs dans la valorisation de leurs bonnes pratiques et leur propension à se focaliser sur la personnalité du réclamant pour décrédibiliser son récit et ses compétences. Elle souligne les marges de manœuvre dont disposent les employeurs pour reconstituer l’opération de recrutement incriminée et définir les exigences requises par le poste.

Publié en 2019-11 Nom de la conférence Journée d’études sur les enseignements de l’enquête « Offre d’emploi et recrutement », Dares
DE LARQUIER Guillemette
6
vues

0
téléchargements

Publié en 2019-10 Nom de la conférence Colloque « Des ambitions aux pratiques, la médiation active en questions », Transfer-IOD
1
vues

0
téléchargements

Publié en 2019-10 Nom de la conférence Séminaire de l’axe Droit, normes, régulations du CSO
1
vues

0
téléchargements

Publié en 2019-04 Nom de la conférence Conférence à C2DI 93
2
vues

0
téléchargements

Publié en 2019-04 Nom de la conférence 10th Sociology of Conventions Workshop
2
vues

0
téléchargements

Publié en 2019-02 Nom de la conférence Séminaires Politiques antidiscriminatoires du CERI
1
vues

0
téléchargements

in Les Cahiers de la Luttre Contre la Discrimination Publié en 2019
3
vues

0
téléchargements
La discontinuité des trajectoires professionnelles n’est pas sans incidence sur les risques discriminatoires. Elle se traduit en effet par une remise à l’épreuve périodique des individus à la recherche de contrats ou d’emplois stables, qui offre aux employeurs autant d’occasions, ou de tentations, de se saisir de critères discriminatoires pour rejeter leurs candidatures. C’est cette hypothèse que nous cherchons à creuser dans cet article, en suivant le fil des liens entre précarité des emplois et discrimination à l’embauche. À cette fin, nous prenons appui sur le traitement des plaintes déposées au Défenseur des droits entre 2013 et 2015 en nous intéressant spécifiquement à celles qui débouchent sur la mise en cause d’employeurs.

Non qualifié, travail non qualifié, salariés non qualifiés, main-d’œuvre non qualifiée, emplois non qualifiés, chômeurs non qualifiés, jeunes non qualifiés. La liste est longue des usages de cette expression, qui circule dans l’espace public où elle semble frappée du sceau de l’évidence. Elle alimente nombre de discours portant sur le travail contemporain : annonces de la montée en gamme des compétences et de la disparition du travail non qualifié (les nouvelles technologies le balaieraient à terme), identification de celui-ci comme source d’un chômage persistant (les chômeurs compteraient trop de non-qualifiés), effritement des qualifications avec le développement de la polyvalence (nombre de métiers seraient frappés de déqualification), etc. La diffusion de cette thématique de la non-qualification justifie que l’on fasse retour sur cette question. (Premier paragraphe de l'article)

Suivant