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in Sociologie du travail Publication date 2014-11
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Cet article analyse les effets du recours au droit sur la mobilisation des travailleurs agricoles victimes des pesticides. Il repose sur une enquête qualitative auprès des membres de l’association Phyto-victimes, qui réunit ces agriculteurs, ainsi que de leurs proches et des professionnels du droit avec lesquels ils interagissent. À partir de ce matériau, nous retraçons les parcours suivis par les agriculteurs pour obtenir une reconnaissance de leur statut de victimes des pesticides. Nous rendons compte des effets ambigus du droit sur les parcours individuels et collectifs des exploitants exposés aux pesticides en vue de se faire reconnaître comme « victimes ». Nous montrons comment le droit aide ces derniers à prendre conscience de leur statut de victimes et à se représenter leur maladie comme un préjudice devant être indemnisé. Nous suggérons également que le recours au droit limite l’exploration des responsabilités en jeu, et risque d’enfermer les agriculteurs dans un face-à-face réducteur avec les fabricants de produits phytosanitaires.

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The contribution of social sciences to risk assessment has often been confined to dimensions of risk perception and communication. This article relates an effort to promote knowledge from the social sciences that addresses other dimensions of risk issues. A sociological checklist produced for ANSES in France helps to identify and analyse social dimensions that should be given attention during the process of risk assessment.

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in Le recours aux experts. Raisons et usages politiques Sous la direction de LA BRANCHE Stéphane, ROBERT Cécile, DUMOULIN Laurence, WARIN Philippe Publication date 2005
JOUZEL Jean-Noël
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Sous la direction de HENRY Emmanuel, GILBERT Claude, JOUZEL Jean-Noël, MARICHALAR Pascal Publication date 2015
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Les scandales sanitaires qui ont secoué la France et les pays occidentaux au cours des dernières décennies ont mené à la création d'agences chargées d'évaluer les risques en matière de santé publique et d'environnement, tandis que les injonctions à une expertise toujours plus indépendante, transparente, objective et scientifique se sont multipliées. Pourtant, les pratiques restent souvent éloignées de ces impératifs. Compromis toujours « impur » entre science et politique, l’expertise résulte largement de luttes se jouant bien en amont, autour de la production de connaissances, qui mobilise une multitude d’intervenants : chercheurs, agents administratifs, collectifs de victimes, industriels, lobbyistes, journalistes, lanceurs d’alerte, etc. Ce dictionnaire consacré à l’expertise sanitaire en décrit les usages, notions et concepts en quelque 40 notices. S’appuyant sur les recherches les plus récentes, il rend compte à la fois des contextes institutionnels dans lesquels l’expertise s’inscrit et des acteurs qui y participent ou en subissent les conséquences.

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Cet article se propose de rendre compte des modifications contemporaines des pratiques syndicales de mobilisation autour des questions de santé au travail en France. Il travaille pour cela sur les protestations suscitées depuis dix ans par l’exposition de nombreux salariés à une famille de solvants toxiques, les éthers de glycol. Cette mobilisation a pris forme dans le prolongement chronologique immédiat de la crise de l’amiante, qui a considérablement bouleversé les modes d’action collective dans la sphère de la santé au travail. À partir de la notion de problématisation, l’article montre que les rapports de continuité entre ces deux mobilisations sont plus complexes qu’il n’y paraît : si la dénonciation des dangers des éthers de glycol par un certain nombre d’organisations professionnelles françaises prolonge l’activité critique initiée lors de la crise de l’amiante, elle a aussi paradoxalement eu pour fonction politique de rendre maîtrisable cette activité critique.

Cet article retrace la trajectoire de l’alerte sanitaire relative aux dangers des éthers de glycol en France. Cette alerte a initialement pris forme dans le domaine de la santé au travail au milieu des années 1990, puis y a connu une éclipse avant d’y être à nouveau inscrite à la suite du scandale de l’amiante. Cette contribution montre comment la publicisation des éthers de glycol par les organisations professionnelles est paradoxalement liée à un travail de confinement des incertitudes sur les effets sanitaires des substances chimiques circulant en milieu professionnel. L’alerte sur les éthers de glycol se distingue donc de la plupart des alertes en santé publique, dont la publicisation dépend à l’inverse de la capacité d’acteurs relais à faire proliférer les incertitudes. On espère ainsi souligner la singularité de l’espace politique de la santé professionnelle et sa résistance aux changements en cours dans d’autres domaines de la santé publique.

in Revue française de science politique Publication date 2013
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En s’intéressant au phénomène de la méconnaissance des effets pathogènes pesticides sur la santé des agriculteurs, les auteurs cherchent à comprendre comment les instruments de connaissance qu’utilisent les politiques publiques peuvent avoir pour conséquence paradoxale d’obscurcir la compréhension des problèmes sociaux. Ils s’appuient pour cela sur les travaux récents portant sur les dynamiques de production organisée de l’ignorance, qu’ils complètent en en soulignant les prolongements politiques et moraux. Ils mettent ainsi en évidence deux facteurs d’invisibilité sociale des maladies induites par les pesticides parmi les travailleurs agricoles : la sous-reconnaissance institutionnalisée des pathologies chroniques causées par les expositions répétées à de faibles doses de pesticides ; la sous-déclaration par les victimes des pathologies aiguës induites par les intoxications ponctuelles à hautes doses.

in Handbook of Ignorance Studies Publication date 2015
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Large areas of uncertainty still surround the relationship between environmental exposure to toxic materials, on the one hand, and human health, on the other. Several historical accounts have recently shown that this state of ignorance is not only due to the complex nature of the interactions between toxic agents and human bodies. Most of these accounts cast light on the strategies set up by big corporations to hide the dangers of the toxic materials they use, sell or dispose of in the environment. The cases of tobacco smoke (Proctor 2012), global warm-ing (Oreskes and Conway, 2010) and toxic chemicals (Markowitz and Rosner, 2003) provide evidence of these strategies contributing to the “social production of ignorance” over environ-mental health issues. Until now, these accounts have tended to focus on how industry draws on specific networks of scientists, politicians and experts in regulating agencies to produce doubts about the harmfulness of their products. These approaches tend to limit the role of governing bodies to that of organizations “captured” by private interests (McGarity and Wagner 2008). In so doing, they overlook the fact that for governing bodies, ignorance can have a value in and of itself. For instance, it helps the contemporary state to reduce complex issues (Scott 1998) so as to make them “governable” (Foucault 2004). Recent environmental health studies support this thesis. The cases of indoor air pollution (Murphy 2006), of pesticides’ effects on bees (Kleinman and Suryanarayanan 2013), and of the consequences of human exposure to chemicals in the soils of post-Katrina New Orleans (Frickel and Vincent 2007), show that ignorance is a useful resource for the control of toxic chemicals in the environment. [First paragraph]

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