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Berceau des trois monothéismes, terre de conflits confessionnels et d’obsessions identitaires, le Moyen-Orient tend à déchaîner les passions, quand il ne suscite pas la résignation devant la répétition du malheur. Pour désamorcer une telle charge symbolique, Jean-Pierre Filiu adopte une démarche résolument laïque, éclairant d’un jour nouveau un millénaire et demi d’histoire de la région, à partir de la fondation, en 395, de l’Empire romain d’Orient. Son approche citoyenne et érudite invalide les amalgames contemporains qui ne font que projeter sur la réalité moyen-orientale les propagandes de guerre des uns et des autres. Elle éclaire le cynisme avec lequel dictateurs et jihadistes défigurent le passé pour légitimer leur barbarie. Une telle histoire devient alors bien plus riche et fascinante que les caricatures dans l’air du temps. Ce livre, qui fera date, offre la première synthèse sur une aussi longue durée de l’histoire de ce « milieu des mondes », carrefour de trois continents. Il s’appuie sur un solide appareil didactique, avec vingt cartes, dix chronologies et deux index. Il vise ainsi à rendre directement accessibles l’héritage et les enjeux du Moyen-Orient. Il se conclut par une analyse de la place et des ambitions de la France dans cette région. Car cette histoire est également la nôtre, aujourd’hui peut-être plus que jamais.

in Politique internationale Publié en 2021-02-02
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Le 15 septembre 2020, Donald Trump parraine la cérémonie de signature, à la Maison-Blanche, des deux « accords d’Abraham » entre Benyamin Nétanyahou, d’une part, et les ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis et de Bahreïn, d’autre part. Le texte israélo-émirati est un « traité de paix » au sens plein du terme, qui s’inscrit dans le cadre ambitieux d’un « agenda stratégique pour le Moyen-Orient » voué à développer « la stabilité et la sécurité régionales ». Israël et Bahreïn s’accordent en revanche pour une simple « déclaration de paix », que signe le président américain, tout comme le texte précédent, en qualité de témoin. Le fait que le premier ministre israélien ait conclu ces deux accords avec, non pas ses homologues, mais le chef de la diplomatie des Émirats et celui de Bahreïn tranche avec les trois précédentes cérémonies de paix israélo-arabe à la Maison-Blanche, sous les mandats de Jimmy Carter, puis de Bill Clinton. Car c’est Anouar el-Sadate qui avait signé en 1979, avec Menahem Begin, le traité de paix israélo-égyptien ; c’est Yasser Arafat qui signa en 1993, avec Yitzhak Rabin, les accords de paix israélo-palestiniens ; et c’est le roi Hussein qui acta, en 1994, toujours avec Rabin, la fin de l’état de guerre entre Israël et la Jordanie . Mais le déséquilibre protocolaire des accords d’Abraham ne retire rien à leur portée historique...

in Harmoon Center for Contemporary Studies Publié en 2021-01-28
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Le monde arabe dix ans après la chute de Ben Ali -- Le soulèvement populaire qui a renversé le dictateur tunisien, le 14 janvier 2011, s’est vite étendu dans le monde arabe, où il a été combattu par une campagne contre-révolutionnaire d’une extrême violence, pourtant incapable de restaurer le statu quo.

in Confluences Méditerrannée Publié en 2021-01-06
RAVENEL Bernard
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En revenant sur l’ancrage passé des mouvements révolutionnaires arabes, l’historien Jean-Pierre Filiu souligne ici l’influence des origines historiques sur les mouvements nés à partir de 2011. La négation de l’autodétermination des peuples arabes opérée à la fois par les Européens au XIXème-XXème ainsi que par leurs successeurs arabes autoritaires constitue la pierre angulaire de l’explosion populaire de la décennie 2010. En déconstruisant les préjugés simplistes des occidentaux autour de l’idée de « dégagisme », l’historien met en avant le fort sentiment de manquement démocratique ainsi que la volonté de refonte de leur système par lesquelles sont guidés les peuples arabes. Tout en retraçant l’importance du caractère pacifique des soulèvements arabes au cours de l’histoire, cet entretien pointe du doigt les limites auxquelles les populations doivent faire face.

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French public debate on Islam has recently sparked a wave of international controversy. Emmanuel Macron is the latest in a long line of French presidents who have sought reform of the faith.

Publié en 2020-06 Nom de la conférence Journées de l’Histoire de l’IMA | Les révoltes et révolutions arabes d’aujourd’hui
KERCHOUCHE Tinhinane
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L’histoire de la nouvelle indépendance de l’Algérie s’écrit sous nos yeux, depuis ce 22 février 2019 où des foules de femmes et d’hommes ont exigé dans tout le pays de reprendre en main leur destin. Cette contestation continue depuis de mobiliser chaque vendredi (et chaque mardi pour les étudiants), après avoir obtenu la démission de Bouteflika, puis le désaveu cinglant de la récente présidentielle. Car les manifestants aspirent, au-delà de la sanction de tel ou tel dirigeant, à la refonte sur des bases enfin démocratiques du système en place depuis la fin, en 1962, de la domination française. Dialogue modéré par Etienne Augris, auteur de la revue L’Eléphant.

in Pour Fariba Adelkhah et Roland Marchal. Chercheurs en périls Sous la direction de COLONOMOS Ariel, FAVAREL-GARRIGUES Gilles Publié en 2020-03-19
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Articles, colloques, livres, rencontres sont autant de manières d’exprimer, avec les outils académiques qui sont les nôtres, notre solidarité avec Fariba Adelkhah et Roland Marchal, d’intervenir face à la détention arbitraire, scandaleuse et injustifiable de nos collègues et amis, incarcérés par les Gardiens de la Révolution depuis le 5 juin 2019 à la prison d’Evin...

in Le monde des nouveaux autoritaires Sous la direction de DUCLOS Michel Publié en 2019-12
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[résumé de l'ouvrage] D’un bout à l’autre du globe, démagogues, « hommes forts », autocrates et dictateurs en tout genre se suivent mais ne se ressemblent pas – tout en présentant un air de famille. Qui sont ces nouveaux autoritaires qui de plus en plus définissent l’air de notre temps et déterminent la politique mondiale ? Pour mieux comprendre l’itinéraire de ces dirigeants et les conséquences géopolitiques de leur montée en puissance, l’Institut Montaigne et l’ancien diplomate Michel Duclos ont fait appel à d’éminents spécialistes qui dressent un portrait psychologique, intellectuel et politique de chacun d’entre eux. De Poutine, Bolsonaro et Kim Jong-un à Trump, Orban, ou Erdogan, ou encore Salvini, Mohamed ben Salman et Maduro, dix-huit personnages hauts en couleurs – parfois effrayants, souvent menaçants – forment la famille des « nouveaux autoritaires », divisée en trois grandes fratries : nationalo-populistes dûment élus, « néo-autoritaires » en transition entre deux mondes et authentiques dictateurs. Issus de généalogies variées, leurs positions diffèrent sur l’arc qui conduit de la démagogie au despotisme. Ils puisent tous cependant, à des degrés divers, dans la même « boite à outils » anti-libérale, où pêle-mêle s’entassent une xénophobie assumée, l’exaltation d’un rêve identitaire, la vindicte contre l’establishment, le contrôle des médias, la kleptocratie, et l’identification du pouvoir « populaire » à un dirigeant « fort ». La jonction possible entre les nouveaux autoritaires de tous poils représente désormais une menace grave pour la démocratie libérale. D’ores et déjà, ils ont imposé dans les esprits dans le vaste monde une « tentation autoritaire » se substituant à l’attraction du « modèle libéral » qui paraissait avoir triomphé après la chute du mur de Berlin.

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L’histoire de la nouvelle indépendance de l’Algérie s’écrit sous nos yeux, depuis ce 22 février 2019 où des foules de femmes et d’hommes ont exigé dans tout le pays de reprendre en main leur destin. Cette contestation populaire continue depuis de se mobiliser chaque vendredi, après avoir obtenu la démission du président Bouteflika, en poste depuis vingt ans, et le report d’une élection vidée de sens. Car elle aspire, au-delà de la sanction de tel ou tel dirigeant, à la refonte sur des bases enfin démocratiques du système en place depuis la fin, en 1962, de la domination française. Cet essai, où la réflexion historique se nourrit de l’expérience de terrain, replace les événements en cours en Algérie dans la longue durée de son mouvement national. Il offre, pour la première fois, un cadre d’interprétation à une actualité foisonnante, s’interrogeant sur la portée stratégique de la non-violence, sur la place réelle des jeunes ou des femmes dans cette protestation, sur le poids d’une économie de rente, mais aussi sur le rôle central des supporters de football ou les tactiques des groupes islamistes. Il montre comment la hiérarchie militaire, jusqu’alors protégée dans son arbitraire par un pouvoir civil de façade, est contrainte de gérer ouvertement cette crise, avec une brutalité de plus en plus affichée.

in Changing Euro-Mediterranean Lenses (Euromed Survey #9) Sous la direction de European Institute of the Mediterranean Publié en 2019-02
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What if the obsession of the European Union (EU) member states with “stability” in the Mediterranean paradoxically led to maintaining long-lasting insecurity in the region?

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