Co-auteur
  • KERNEN Antoine (1)
Type de Document
  • Numéro de périodique (2)
  • Article (1)
  • Partie ou chapitre de livre (1)
in Le Monde d'aujourd'hui. Les sciences sociales au temps de la Covid Sous la direction de LAZAR Marc, PLANTIN Guillaume, RAGOT Xavier Publié en 2020-10-22
138
vues

0
téléchargements
Plan du chapitre : - Une anomalie temporairement acceptable ; - Un basculement assez brutal ; - Ce qui a changé ; - La société ne se révolte pas ; - L’avenir politique

in Sociétés politiques comparées Publié en 2020-09-09
133
vues

0
téléchargements
Le « système de crédit social » (shehui xinyong tixi 社会信用体系) chinois a fait l’objet de nombreuses spéculations dans la presse. À partir de quelques faits ou d’initiatives isolés, on en a fait un vaste projet politique du gouvernement chinois tendant à contrôler tous les aspects du comportement des citoyens chinois. À la lecture de travaux récents et à la suite d’un sondage opéré auprès d’un certain nombre d’interlocuteurs, il apparaît plutôt comme un ensemble très disparate d’initiatives visant à encourager les citoyens à mieux se comporter, et à introduire des pratiques facilitant les transactions entre individus, entreprises et administrations. Le crédit social démontre plutôt une volonté d’utiliser des méthodes « modernes » de contrôle social qui sous couvert de fournir bien-être et sécurité à la population stigmatisent certains de ses segments et favorisent certaines pratiques avec le soutien de la majorité. Comme dans les sociétés démocratiques, mais sans l’habillage démocratique, on veut instaurer un certain ordre moral qui peut être plus efficace que la bête « répression ».

0
vues

0
téléchargements
En janvier 1998 paraissait une Etude du CERI qui pointait un phénomène nouveau : l'apparition d'un chômage massif dans les villes chinoises. A l'origine de ce bouleversement, la nouvelle politique de modernisation des entreprises publiques dont l'objectif, toujours d'actualité, était de « garder les grosses entreprises et de laisser tomber les petites » (zhuada fangxiao), c'est-à-dire de se débarrasser des petites et moyennes entités en les vendant ou en les fermant, et de renforcer et moderniser les structures importantes, afin de les concentrer dans de grands groupes (da jituan) capables de concurrencer les multinationales étrangères en Chine et dans le monde...

Pour tenter une nouvelle fois de résoudre les difficultés des entreprises d'Etat, les représentants du Parti, réunis en 15ème Congrès à Pékin à la mi-septembre 1997, ont affirmé le principe de l'ouverture de leur capital. Ce principe était déjà à l'oeuvre dans de nombreuses villes. Les départements et administrations dont dépendaient les entreprises pouvaient décider de mettre en vente tout ou partie de leur capital pour financer la modernisation technologique ou pour se débarrasser des plus déficitaires. Cette vente d'actifs de l'Etat prend place dans un processus de transformation des entreprises d'Etat en sociétés par actions. Cette politique marque une accélération des réformes, mais s'inscrit aussi dans le prolongement des précédentes...