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Le Secours Catholique a souhaité, dans le courant de l’année 2003, lancer une réflexion, dans le cadre de la lutte contre l’exclusion financière. Cette réflexion a débouché sur la mise en place de diverses expérimentations intitulées Crédit Projet Personnel. Elles sont coordonnées par le Secours Catholique et conduites avec plusieurs partenaires et financiers, afin de permettre à des personnes exclues du crédit d’y avoir accès. Les Crédits Projet Personnel sont des microcrédits «!sociaux!». Leurs montants, limités, ne constituent pas l’élément fondamental de leur définition, ce sont à la fois la population à laquelle ils s’adressent, leurs objets, leur mode d’octroi et le suivi qu’ils impliquent qui les caractérisent. Les critères d’octroi sont fondés sur l’évaluation des qualités de la personne, aussi bien de ses capacités à mener à terme le projet qu’elle présente, que de ses capacités à rembourser correctement, y compris quand son budget est limité. L’accompagnement joue ici tout son rôle (...).

Le marché est-il une bonne ou une mauvaise chose ? La marchandisation ouvre-t-elle de nouveaux possibles, ou met-elle en danger les valeurs de l’humanité ? Laurence Fontaine, historienne, spécialiste du colportage et du crédit dans l’Europe moderne, apporte sa contribution à ces questions par une synthèse qui entend couvrir les cinq continents, de l’Antiquité à nos jours. Elle poursuit un programme amorcé dans L’Économie morale ( Fontaine, 2008), qui consiste à montrer la force révolutionnaire du marché face aux « sociétés à statut ». [premier paragraphe]

in La Vie des Idées Publication date 2015-10
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Une étude anthropologique de l’industrie financière fait ressortir sa capacité à imposer un ordre social et politique reposant sur une théorie économique mathématisée. L’ouvrage fournit en outre une importante contribution à l’analyse de la construction sociale des prix.

Une enquête sur ce que sont les banques de détail aujourd'hui, et également sur comment elles sont perçues par leurs clients à travers des entretiens avec des emprunteurs.

in Sociétés contemporaines Sous la direction de LACAN Laure, PLOT Sébastien, PERRIN-HEREDIA Ana, LAZARUS Jeanne Publication date 2009-10
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La crise des crédits subprime aux États-Unis, l'actualité politique de la question du surendettement en France et les controverses autour de la relance de l'économie placent au cœur des débats le crédit à la consommation. Comment favorise-t-on en France à partir des années 1980 la vie à crédit ? Comment les établissements financiers parviennent-ils à vendre des prêts à la consommation et de quelle façon les particuliers gèrent-ils leur relation avec ce type d'institutions ? Enfin, quel est le rôle du sociologue face aux catégories construites par les banques et par l'action publique ? Ce dossier croise sociologie et ethnographie économique pour explorer les deux côtés du « guichet » : les institutions qui délivrent le crédit ou supervisent les conditions de son attribution - voire sanctionnent ses éventuels débordements -, et les particuliers qui empruntent. Jeanne Lazarus examine les pratiques d'octroi de crédit des établissements financiers contemporains sous l'angle des critères de sélection qu'ils utilisent. Hélène Ducourant revient dans une perspective historique sur l'invention par les établissements de crédit de la figure du consommateur de crédits revolving. Ces crédits ont été fustigés pour leur responsabilité dans le surendettement des particuliers, obligeant la puissance publique à légiférer non plus seulement sur la relation de crédit mais aussi sur sa rupture. Sébastien Plot pose du coup la question des imputations de cette « crise du crédit » dans le cadre d'une politique publique du risque, tandis qu'Ana Perrin-Heredia, changeant d'échelle d'observation, discute la notion d'« accident de la vie » utilisée, entre autres, par la Banque de France pour expliquer le surendettement.

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Cet article compare les techniques d'octroi de crédit française et étatsunienne à travers l'utilisation du scoring, technique statistique mesurant le risque de non remboursement. Les scores français sont multiples et internes aux banques alors que le score étatsunien est unique et public, il est donc à l'origine d'un marché qui n'existe pas en France. Se fondant sur la distinction entre « monde » et « réalité » établie par Luc Boltanski, nous y montrons que le scoring, en particulier dans sa forme étatsunienne, incorpore les temporalités passées, présentes et futures, et est une tentative de supprimer l'événement et faire disparaître l'expérience ressentie par les emprunteurs défaillants, ou non.

in Regards croisés sur l’économie Publication date 2018
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Les dépenses des plus pauvres sont souvent jugées irrationnelles et inconséquentes, en particulier lorsqu’elles s’éloignent de la stricte nécessité. Pourtant, les recherches qui décrivent les modes de dépense des plus pauvres montrent la complexité et le savoir-faire de ces derniers. Leurs pratiques monétaires ne peuvent se comprendre qu’en tenant compte du fait que leurs ressources sont multiples : l’argent en est une, mais le réseau social est également vital pour des vies inscrites dans le manque. Il apparaît également que se centrer sur la rationalité conduit à ne pas interroger les structures sociales dans lesquelles s’insère la consommation des pauvres.

in The Making of Finance Publication date 2018-09
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The most commonly evoked link between our daily lives and finance figuring in the media and political discourses, is related to employment and the organisation of work. Sociology and economics speak of the ‘financialisation of the economy’ to outline these processes. For example, power within companies is increasingly found in the hands of those who hold its capital, meaning banks and especially majority shareholders – read entities such as pension funds – who are not interested in the production side of companies but simply their profitability. Some of them go so far as to distinguish between the real economy and the financial economy, with the first involving production and the second, simple speculation that interferes with ‘genuine’ economic activities. This approach is flawed in that it does not take into account and does not describe the interlacing of finance with productive activities. It gives the impression that there are spheres which should remain entirely impervious to each other within the same economic universe. Yet, the reality in practice is more complex, and clearly, one of the objectives of social research into finance is to show that finance is an object linked to other human activities, and therefore well anchored in reality.

Tomando como referência o caso francês, este artigo propõe colocar à prova a noção de financeirização da vida cotidiana, expressão que não descreve com perfeição as transformações nas formas de gestão do dinheiro experimentadas pelos lares franceses os quais, comparativamente aos lares de outros países desenvolvidos, mantêm seu dinheiro à distância dos mercados financeiros, da mesma forma como o sistema bancário varejista francês, constituído nos anos 1960, foi projetado para “desfinancializar”, e que o estado de bem-estar francês se mantém na posição de protetor. A economia francesa, no entanto, se encontra profundamente financeirizada, o que gera instabilidade no emprego e na renda. Sob esse ângulo, as autoridades públicas abordam o problema adotando políticas cada vez mais focadas no dinheiro doméstico. Espera-se que o serviço social não seja apenas um intermediário entre os indivíduos e os direitos sociais legais, mas que ajude os lares a administrarem seus compromissos com as instituições comerciais. Isso nos leva a afirmar que a intervenção pública tornou-se monetarizada.

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Partant de l’hypothèse qu’à propos des jeunes adultes, « être autonome » signifie dans bien des cas être autonome financièrement, cet article se propose d’observer les modalités et les contraintes de cette autonomie financière en se centrant sur les rapports entre les jeunes et les banques. À partir d’une enquête par entretiens et par observation, nous montrons que la banque offre l’autonomie en échange d’une nouvelle sorte d’hétéronomie et que le discours et la socialisation bancaire vis-à-vis des jeunes sont marqués par une ambiguïté constitutive. La seconde partie de l’article, qui s’appuie sur des entretiens avec des « jeunes urbains diplômés », analyse la façon dont ces derniers s’adaptent aux normes imposées par la banque et au coût pour eux d’éventuelles résistances.

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