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Les économistes et psychologues comportementaux ont identifié une série de biais cognitifs qui expliqueraient à eux seuls pourquoi nos décisions, qui devraient être toujours conformes à nos intérêts, sont souvent irrationnelles. Ils proposent que l’action publique s'appuie sur ces mêmes biais afin d'orienter nos choix, en nous considérant comme donneurs d’organes par défaut, en rapprochant les légumes et en éloignant les frites à la cantine, en collant des mouches au fond des urinoirs, en faisant sourire ou grimacer les détecteurs de vitesse ou en nous indiquant que nous recyclons moins que nos voisins. Grâce à ces « nudges », si faciles à mettre en œuvre, si peu onéreux, nous sommes incités à adopter un comportement favorable à la résolution de multiples problèmes, écologiques, sanitaires, financiers ou encore fiscaux, sans y réfléchir ni même avoir besoin d’en comprendre les enjeux. Le principal biais n’est-il pas de réduire les questions politiques et sociales à des problèmes de comportements individuels ? Cet ouvrage propose une analyse critique de ces savoirs et de leur application, et en explique le succès et les limites.

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The worth of goods constitue un point d’étape important au sein de la littérature qui s’est développée en sociologie depuis une trentaine d’années autour des processus de construction de la valeur économique. Deux termes anglo-saxons particulièrement en vogue dans la sociologie économique récente servent de cadre conceptuel à l’introduction rédigée par Patrik Aspers et Jens Beckert comme à l’ensemble de l’ouvrage. [Premières lignes]

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2019 (PFLSS 2019), présenté par les ministres Agnès Buzyn et Gérald Darmanin le 25 septembre dernier, comporte deux mesures visant à favoriser le développement des médicaments génériques. L’une d’elles consisterait à rembourser, à partir de 2020, les médicaments originaux sur la base du prix du générique. Bien qu’elle soit présentée comme nouvelle, cette mesure reprend (et étend ?) un dispositif créé en 2003 et déjà appliqué à certains groupes génériques : les tarifs forfaitaires de responsabilité. (Premier paragraphe)

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Bien que, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’État contrôle en France les prix et les taux de remboursement des médicaments, il n’est jamais parvenu à juguler la croissance des dépenses de santé liées à la prescription et à la consommation médicale. La politique des médicaments génériques initiée en 1995 constitue de ce fait une profonde révolution dans la régulation du marché français du médicament puisqu’elle entend faire reposer les économies réalisées par l’Assurance Maladie sur la concurrence par les prix. Pourtant, Étienne Nouguez montre ici que loin de se traduire par une totale libéralisation du marché des médicaments, cette politique peut être interprétée comme un retour en force de l’État qui tente d’utiliser les mécanismes marchands pour asseoir un contrôle plus fort sur les comportements des laboratoires, des patients, des médecins et des pharmaciens.

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La qualification des produits est un objet important de discussion entre économistes et sociologues de l’économie. Il y a aujourd’hui un relatif consensus parmi les chercheurs pour affirmer que la façon de qualifier les produits contribue à la structuration des marchés. Mais l’acceptation commune du concept de « qualification » n’épuise pas le débat. D’où procèdent en effet les qualités d’un bien ? Qu’est-ce qui rend ces biens commensurables ? La sociologie économique contemporaine oppose deux formes de réponses : alors que des auteurs comme Lucien Karpik ou Alessandro Stanziani montrent le rôle clé joué par les caractéristiques objectives des biens, construites et confirmées par des dispositifs techniques et juridiques, d’autres auteurs comme Michel Callon insistent sur le rôle joué par les consommateurs et leurs préférences subjectives (leur attachement) dans le développement ou la limitation de la concurrence entre les produits. Cette tension entre deux définitions de l’équivalence était déjà au cœur d’un débat théorique entre les économistes à la fin du XIXe siècle. Alors que des auteurs comme Cournot défendaient, à l’instar des économistes classiques (et de leur « valeur travail »), la possibilité de fonder la comparaison entre les produits sur des dimensions objectives, la valeur d’un bien prenant sa source dans sa capacité objective à satisfaire des besoins humains, les fondateurs de la théorie néoclassique (comme Pareto et Edgeworth) renvoyaient toute comparaison à l’utilité subjective des consommateurs (l’ophélimité), la valeur de ces biens résultant de l’intervention du marché, censé organiser la confrontation des utilités subjectives. Ce débat n’est pas sans conséquences sur le statut du prix lui-même puisque, dans le premier cas, le prix n’est que la traduction monétaire de la valeur objective du bien, alors que dans le second cas, le prix est un opérateur indispensable à l’établissement de cette valeur. [Premier paragraphe du chapitre]

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