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in Marchés contestés. Quand le marché rencontre la morale Sous la direction de STEINER Philippe, TRESPEUCH Marie, Département De Sciences Sociales Publié en 2015-01
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"Si l’on devait établir un palmarès des marchandises contestées, les drogues occuperaient sans doute les tout premiers rangs. La simple évocation du terme « drogue » suscite encore chez de nombreuses personnes l’image d’un « junkie » tombé dans la déchéance, subjugué par la force envoutante du produit et ingérant la substance maudite dans un taudis sombre et glauque, ou l’image tout aussi repoussante du « dealer » profitant de la faiblesse et de la dépendance de ses « victimes » pour leur vendre à prix d’or une substance frelatée. Quels que puissent être les motifs et justifications invoqués, « la prise de drogue est, depuis longtemps déjà, moralement réprouvée, médicalement appréhendée et juridiquement sanctionnée » (Bergeron, 2009, p. 11). Au sein de cet univers des drogues, le cannabis occupe pourtant une place singulière." [Premières lignes]

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Bien que, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’État contrôle en France les prix et les taux de remboursement des médicaments, il n’est jamais parvenu à juguler la croissance des dépenses de santé liées à la prescription et à la consommation médicale. La politique des médicaments génériques initiée en 1995 constitue de ce fait une profonde révolution dans la régulation du marché français du médicament puisqu’elle entend faire reposer les économies réalisées par l’Assurance Maladie sur la concurrence par les prix. Pourtant, Étienne Nouguez montre ici que loin de se traduire par une totale libéralisation du marché des médicaments, cette politique peut être interprétée comme un retour en force de l’État qui tente d’utiliser les mécanismes marchands pour asseoir un contrôle plus fort sur les comportements des laboratoires, des patients, des médecins et des pharmaciens.

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The worth of goods constitue un point d’étape important au sein de la littérature qui s’est développée en sociologie depuis une trentaine d’années autour des processus de construction de la valeur économique. Deux termes anglo-saxons particulièrement en vogue dans la sociologie économique récente servent de cadre conceptuel à l’introduction rédigée par Patrik Aspers et Jens Beckert comme à l’ensemble de l’ouvrage. [Premières lignes]

in Contributions à une sociologie des conduites économiques Sous la direction de LAZUECH Gilles, MOULÉVRIER Pascale Publié en 2006
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Le médicament générique semble à bien des égards tout droit sorti des manuels d’économie : identique en tout point au médicament princeps, il lui serait parfaitement substituable et seul le prix permettrait de le différencier. Une fois le brevet protégeant la spécialité originale tombée dans le domaine public, la concurrence entre les firmes devrait conduire à l’offre de biens entièrement génériques dont le prix serait égal au coût marginal de production. L’idée s’imposerait donc d’elle-même par sa simplicité et le succès des génériques aux États-Unis, en Allemagne et aux Pays-Bas, pays où la liberté de fixation des prix du médicament existe depuis longtemps, serait une preuve en soi du bien fondé des théories économiques. Pourtant, bien que le terme « générique » provienne du monde du médicament, rares sont les économistes qui se sont réellement intéressés aux médicaments génériques comme à de véritables produits. [Premières lignes du chapitre]

in Évaluer et valoriser Sous la direction de VATIN François Publié en 2009
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La qualification des produits est un objet important de discussion entre économistes et sociologues de l’économie. Il y a aujourd’hui un relatif consensus parmi les chercheurs pour affirmer que la façon de qualifier les produits contribue à la structuration des marchés. Mais l’acceptation commune du concept de « qualification » n’épuise pas le débat. D’où procèdent en effet les qualités d’un bien ? Qu’est-ce qui rend ces biens commensurables ? La sociologie économique contemporaine oppose deux formes de réponses : alors que des auteurs comme Lucien Karpik ou Alessandro Stanziani montrent le rôle clé joué par les caractéristiques objectives des biens, construites et confirmées par des dispositifs techniques et juridiques, d’autres auteurs comme Michel Callon insistent sur le rôle joué par les consommateurs et leurs préférences subjectives (leur attachement) dans le développement ou la limitation de la concurrence entre les produits. Cette tension entre deux définitions de l’équivalence était déjà au cœur d’un débat théorique entre les économistes à la fin du XIXe siècle. Alors que des auteurs comme Cournot défendaient, à l’instar des économistes classiques (et de leur « valeur travail »), la possibilité de fonder la comparaison entre les produits sur des dimensions objectives, la valeur d’un bien prenant sa source dans sa capacité objective à satisfaire des besoins humains, les fondateurs de la théorie néoclassique (comme Pareto et Edgeworth) renvoyaient toute comparaison à l’utilité subjective des consommateurs (l’ophélimité), la valeur de ces biens résultant de l’intervention du marché, censé organiser la confrontation des utilités subjectives. Ce débat n’est pas sans conséquences sur le statut du prix lui-même puisque, dans le premier cas, le prix n’est que la traduction monétaire de la valeur objective du bien, alors que dans le second cas, le prix est un opérateur indispensable à l’établissement de cette valeur. [Premier paragraphe du chapitre]

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Cet article étudie le choix auquel est confronté un patient lorsque son pharmacien lui propose de substituer un médicament générique à son médicament habituel. Les pouvoirs publics tentent d’orienter ce choix, en définissant le médicament générique comme une copie moins coûteuse, mais identique au médicament princeps dans son principe actif. Pour autant, les patients sont amenés à comparer les risques éventuels dus à un changement de médicament avec les gains qu’ils pourraient en retirer à titre individuel ou collectif. Ce simple choix mobilise de nombreuses dimensions (sanitaires, économiques et politiques), comme le révèle l’analyse des types de raisonnements développés par les patients mais aussi des dispositifs de rationalisation mis en place par les pouvoirs publics.

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