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in Dictionnaire des politiques territoriales Sous la direction de PASQUIER Romain, GUIGNER Sébastien, COLE Alistair Publié en 2020-09
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1ères lignes : La décentralisation s’est affirmée au cours des trente dernières années comme un mouvement majeur de transformation des appareils étatiques et de l’action publique dans un environnement marqué par le déclin du keynésianisme, le renforcement du marché, l’effondrement de régimes autoritaires et par des transitions démocratiques. Elle a été entreprise au nom de mots d’ordre consensuels et vertueux : démocratisation, alignement de l’offre de services publics sur la variation locale des préférences des électeurs ou des problèmes à résoudre, accroissement de la participation et du contrôle des gouvernés sur les gouvernants, amélioration de l’efficacité ou de l’efficience, etc. Derrière l’apparente unité d’un processus se cache cependant une grande diversité d’expériences et une pluralité de rationalités (économiques, budgétaires, managériales, politiques). Les rationalités politiques prévalent toutefois en dernier ressort. Mises en œuvre dans des contextes nationaux variés, les politiques de décentralisation revêtent une multitude de dimensions d’importance inégale (transferts de compétences juridiques, de ressources financières ou fiscales, de capacités organisationnelles, etc.), sont accompagnées ou non de réformes constitutionnelles et électorales, et forment donc une catégorie très composite.

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in Dictionnaire des politiques territoriales Sous la direction de PASQUIER Romain, GUIGNER Sébastien, COLE Alistair Publié en 2020-09
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1ères lignes : Généralement créées pour défendre les collectivités face à des projets de réforme susceptibles de les affecter (structures, ressources, compétences, etc.), les associations d’élus agissent comme des représentantes des intérêts des élus et des structures territoriales qu’ils dirigent et/ou comme des courtiers d’intérêts territorialisés. Elles remplissent principalement des fonctions d’agrégation des intérêts, de coordination de l’action collective, d’intermédiation et de négociation à de multiples échelles, mais assurent également des fonctions de socialisation, d’apprentissage et de diffusion, qui contribuent à l’homogénéisation des pratiques des élus et des administrations territoriales au sein des systèmes décentralisés. Le degré de fragmentation des associations d’élus, les relations qu’elles entretiennent entre elles, leur rôle et leur influence dans les relations intergouvernementales renvoient à des configurations institutionnelles nationales produites par l’histoire. La configuration formée par les associations d’élus offre ainsi un reflet actualisé du paysage des institutions territoriales mais aussi un excellent analyseur de la trajectoire historique des États et de la structuration des relations centre-périphérie dans chaque pays.

Cet article explore les transformations du modèle d’administration territoriale français et les processus de migration de l’autorité depuis le milieu des années 1970 à partir des mobilisations de deux grandes catégories d’acteurs : les élus locaux, leurs associations et leurs relais institutionnels au Sénat, d’une part ; les hauts fonctionnaires des administrations centrales, et particulièrement ceux du ministère du Budget, d’autre part. Il cherche à identifier les contextes et mécanismes qui ont permis la conversion d’asymétries ponctuelles de pouvoir en asymétries plus durables, qui ont modifié les trajectoires de réforme. Il met en évidence une dynamique de desserrement du verrou de l’État, qui court depuis le milieu des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990, et connaît son apogée avec le vote des lois de décentralisation. Il montre a contrario pourquoi l’adoption de l’euro s’est traduite par un recul très net de l’autonomie budgétaire et fiscale des collectivités et par l’adoption de politiques de fusions de collectivités, et comment la crise des dettes souveraines a amplifié ce resserrement du verrou de l’État.

in La Gazette des Communes, des Départements, des Régions Publié en 2020-01-20
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A moins de deux mois des élections municipales, dans plusieurs villes d’ex maires-adjoints aux finances sont candidats au poste suprême de maire. Cette fonction est devenue en quelques années souvent un passage obligé pour devenir édile de sa commune. Décryptage.

in La Gazette des Communes, des Départements, des Régions Publié en 2020-01-10
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Marginalisées au début de la mandature à l’Assemblée nationale, les associations d’élus locaux peuvent toujours compter sur le Sénat. Dotées de staffs parlementaires qui ont été étoffés avec le non-cumul, elles ne veulent pas être considérées comme des lobbys.

in La Gazette des Communes, des Départements, des Régions Publié en 2019-12-30
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Pour le politologue Patrick Le Lidec, la loi anti-cumul n'a pas encore produit ses effets au Parlement. Singulièrement à la Haute-Assemblée où les sénateurs conservent un lien très étroit avec les associations d'élus.

Le volet intercommunalité du texte « Engagement et Proximité », en cours de discussion à l'Assemblée Nationale cette semaine, suscite de nombreuses interrogations et critiques chez les élus locaux.

Des chantiers à foison et mal programmés, une chasse aux voitures brutale : la capitale est devenue un repoussoir pour les banlieusards. Les Parisiens, eux, n'échapperont pas à une hausse des impôts. Extrait de l'interview de Patrick Le Lidec : « Et qu’en cas de besoin, les élus pourront toujours augmenter soit la taxe foncière, soit la contribution foncière des entreprises, soit les deux», complète Patrick Le Lidec, qui enseigne les finances des collectivités territoriales à Sciences Po.

L’accélération des réformes territoriales menées au cours des trois dernières mandatures présidentielles est réelle. Pourtant, au-delà de cette cadence parfois décrite comme infernale, demeure un sentiment de stagnation : en effet, malgré les promesses de renouveau, les injonctions au dynamisme et à l’agilité, les évolutions objectives affectant nos organisations territoriales apparaissent bien modestes. Absence de point de mire, de destination finale, de but fixe, etc., faut-il que tout change pour que rien ne change ? Entretien avec Patrick Le Lidec, chargé de recherche au CNRS.

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