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Ogni anno la Commissione nazionale sui diritti dell’uomo traccia un bilancio dei livelli di xenofobia e antisemitismo oltralpe. I Rom sono il gruppo verso cui il livello di intolleranza è più alto e nei confronti dei quali resistono stereotipi

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Il existe des traits communs aux préjugés envers les minorités. Quelle que soit leur cible, ils évoluent grosso modo pareillement dans le temps (section 2), ils sont corrélés entre eux, ils s’expliquent par les mêmes facteurs, ils renvoient à des argumentaires similaires (section 3). Mais chaque préjugé présente aussi des particularités, liées à l’histoire de chaque minorité, aux politiques publiques dont elle a pu faire l’objet, au contexte national et international. Cette section analyse les transformations des préjugés antijuifs et antimusulmans, dans la lignée des débats symétriques autour d’un «nouvel antisémitisme» et d’une « nouvelle islamophobie ». Table de matières : 1. Vieil et nouvel antisémitisme a) L’image des juifs en France b) L’image d’Israël et des Palestiniens c) L’articulation des différentes formes d’antisémitisme 2. Les préjugés «islamophobes»

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2018 Publié en 2019-04
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Depuis 1990, le rapport annuel de la CNCDH sur l’état du racisme et de la xénophobie en France s’appuie sur un sondage dont la méthodologie (échan- tillonnage, questionnements, modes d’administration) fait l’objet d’une atten- tion particulière, pour suivre au plus près les évolutions de l’opinion. Grâce au soutien sans faille du Service d’information du gouvernement (SIG), l’enquête en face-à-face au domicile des personnes interrogées est pour la troisième année consécutive complétée par une enquête en ligne, afin de mesurer les biais de «désirabilité sociale»92, soit la propension des personnes interrogées à vouloir apparaître sous un jour favorable à l’enquêteur ou à l’enquêtrice, à dissimuler au besoin des opinions contraires aux normes sociales, en particulier des opinions racistes ou xénophobes, ou à donner ce qu’elles pensent être la réponse attendue, en particulier les plus instruites93. Si le questionnaire est en ligne, si les personnes sondées sont seules face à leur ordinateur, ce biais devrait s’atténuer voire disparaître 94. Après un rappel des modes de passation de questionnaires possibles, on compare les réponses au sondage en ligne et en face-à-face et on s’interroge sur la cause des écarts observés. Table de matières : 1. Les modes de passation des enquêtes par sondage 2. La comparaison des réponses en ligne et en face-à-face 3. L’explication des écarts

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2018 Publié en 2019-04
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L’indice longitudinal de tolérance synthétise les attitudes envers les minorités, il mesure un niveau moyen d’acceptation et ses variations dans le temps. Il s’agit maintenant d’ouvrir la boîte noire et d’explorer ces attitudes plus en détail, les relations qui les lient, les facteurs qui les expliquent, les argumentaires qui les sous-tendent. Table de matières : 1. La cohérence des préjugés envers l’Autre a) Une échelle d’ethnocentrisme b) Les facettes d’un même rejet de l’Autre 2. Des facteurs explicatifs communs a) Autoritarisme et rejet de l’Autre b) Les facteurs socioculturels et politiques 3. Le renouvellement des argumentaires du racisme

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2018 Publié en 2019-04
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Cette année le sondage de la CNCDH interroge sur les préjugés liés à la couleur de peau, et plus particulièrement sur le racisme anti-Noirs. Ce dernier a été abondamment étudié aux États-Unis. Dès 1903, le sociologue W.E.B Dubois, un des fondateurs de la NAACP (National Association for the Advancement of Coloured People), y dénonçait la persistance d’une color line (ligne de par- tage des couleurs) discriminatoire, héritée de quatre siècles d’esclavage et de ségrégation 173. Ce racisme a été beaucoup moins étudié en France. Le modèle universaliste républicain colour blind nourrit une réticence certaine à catégori- ser la population selon des critères ethniques ou raciaux. Table de matières : 1. Les indicateurs de racisme anti-Noirs 2. La structure des préjugés anti-Noirs 3. Les expérimentations en ligne Expérience 1. « C’est l'Afrique qui a gagné » Expérience 2. Pour Zemmour le prénom « HAPSATOU » est une insulte à la France

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2018 Publié en 2019-04
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Grâce à l’indice longitudinal de tolérance (ILT), fondé sur les questions du baromètre annuel de la CNCDH, on peut mesurer les évolutions annuelles des préjugés depuis 1990. Cet indice montre que les sentiments à l’égard des immigrés et des minorités évoluent d’une année sur l’autre, parfois de manière brutale, tantôt vers plus de crispation, tantôt vers plus d’ouverture. L’évolution de la tolérance n’est donc pas un long fleuve tranquille, elle reflète la manière dont collectivement notre société construit son rapport à l’altérité. Les citoyens, quelles que soient leurs caractéristiques sociales et politiques, sont ambivalents sur ces questions, comme l’a montré le politologue Paul Kellstedt110 pour les Américains. En chacun de nous coexistent des dispositions à l’ouverture aux autres ou à la fermeture. La domination des unes sur les autres dépend du contexte, et particulièrement de la manière dont les élites politiques, médiatiques et sociales parlent et racontent l’immigration et la diversité. Table de matières : 1. Les évolutions de l’indice global de tolérance 2. Les évolutions de la tolérance en fonction des facteurs sociopolitiques 3. Évolutions de la tolérance pour les minorités

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2018 Publié en 2019-04
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Le Baromètre racisme enregistre une augmentation supplémentaire de la tolérance dans la relation à l’Autre et aux minorités ethniques, Roms et gens du voyage compris. Les attitudes envers eux sont ainsi révélatrices des dynamiques profondes et des inégalités qui traversent la société française. Le niveau général d’hostilité contre les Roms, les Manouches et plus généralement les Tsiganes baisse, même si elles restent les minorités qui concentrent le plus d’opinions négatives. La tendance à la réduction des préjugés envers les Roms est lente, progressive mais continue depuis plusieurs années. Elle ne touche pas un stéréotype en particulier. On observe plutôt une dynamique cumulative, qui amène à petits pas des proportions légèrement plus élevées de citoyens vers une meilleure connaissance et une moindre adhésion aux stéréotypes dans leur ensemble. Par rapport aux autres minorités, les préjugés, les stéréotypes, les connaissances erronées, les sentiments de peur et d’hostilité continuent de se mêler avec une force et une intensité particulières. Leur niveau de diffusion a baissé ces dernières années, quoique lentement. La spectacularisation de la pauvreté de certains groupes Roms par les médias lors des évacuations des campements illicites et des bidonvilles exerce un impact mineur. On commence à voir les effets positifs de la nouvelle politique de résorption des bidonvilles, conformément à l’instruction du gouvernement du 25 janvier 2018. De fait, les groupes tsiganes sont moins souvent constitués en boucs émissaires par les élites politiques, sociales et médiatiques. La mobilisation des associations pour la défense des droits des Roms et des gens de voyage s’est renforcée, en réaction aux discriminations institutionnelles et sociétales dont ils sont victimes. Elles mettent en avant une image plus positive de cette minorité dans la presse. Elles développent une stratégie de plus en plus centrée sur la lutte contre les idées reçues. Elles s’appuient aussi sur le rappel du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, qui a demandé à la France de « garantir à tous les enfants le droit à l’éducation sans discrimination », s’appuyant sur le témoignage et l’engagement direct des enfants « privés du droit à l’éducation », pour relancer « le droit à l’instruction publique pour tous et toutes ». En plus de la mobilisation des associations, on peut nettement noter la montée de la parole des personnes concernées elles-mêmes dans les médias et dans le débat public, par exemple autour du film « À bras ouverts » de Philippe de Chauveron. Sondage effectué sur un échantillon représentatif de la population française, en novembre 2018. Table de matières: 1. Une galaxie de minorités 2. Un soupçon de communautarisme qui reste très répandu 3. Antitsiganisme et romaphobie 4. Mesurer l’hostilité envers les groupes tsiganes 5. Une stabilité des facteurs explicatifs des préjugés romaphobes 6. La mémoire du génocide comme enjeu émergent dans la lutte contre l’antitsiganisme Figures: 1. Tendances à juger différents groupes comme « à part dans la société » en % 2. Échelle de romaphobie, année 2014, janvier 2016, octobre 2016, novembre 2017 et novembre 2018 en % 3. Échelle de romaphobie par catégorie socioprofessionnelle, novembre 2018 en % 4. Échelle de romaphobie par diplôme en % 5. Échelle de romaphobie par auto-positionnement politique en % 6. Échelle de romaphobie par auto-positionnement politique en cinq positions en % 7. Scores sur l’échelle de romaphobie par niveau d’ethnocentrisme Tableaux: 1. Questions utilisées pour la construction de l’échelle de romaphobie en % 2. Matrice de corrélation entre les opinions à l’égard des Roms, novembre 2018 3. Facteurs explicatifs de la romaphobie en %

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2017 Publié en 2018-03
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En novembre 2017, au moment de la dernière vague du Baromètre racisme, la France se trouve dans une situation très différente de l’année précédente. La situation économique s’est améliorée, et le système partisan s’est recomposé en profondeur avec l’élection d’Emmanuel Macron. Plus que jamais depuis 2008, les Français envisagent la situation économique avec optimisme et redoutent moins le déclin de leur pays. Dans ce contexte, le Baromètre racisme enregistre une relative stabilité dans la relation à l’Autre et aux minorités ethniques. Les attitudes envers les Roms et les gens du voyage sont ainsi révélatrices des dynamiques profondes et des inégalités qui traversent la société française. Le niveau général de tolérance reste stable, voire diminue légèrement. L’indice longitudinal de tolérance pour les Roms et les gens du voyage (figure 2.6) a légèrement diminué (- 2 points), même s’il reste beaucoup plus élevé qu’en 2013 : 34 en 2017, contre 19 quatre ans plus tôt. Aujourd’hui il se situe presque au même niveau qu’en 2011. Ce petit recul de la tolérance, qu’on retrouve pour les autres minorités, peut inquiéter car il s’agit de la minorité qui concentre le plus d’opinions négatives : en 2017 l’indice s’établit à 34 pour les Roms et les gens du voyage contre respectivement 61 pour les musulmans, 72 pour les Maghrébins et 78 pour les noirs et les juifs. On observe néanmoins une tendance à la réduction des préjugés envers les Roms, au moins sur quelques questions importantes. À titre d’exemple, en novembre 2017, 51% des personnes interrogées pensent que les Roms – et plus spécifiquement les Roms migrants – ne veulent pas s’intégrer en France. Autrement dit, ce cliché est encore partagé par plus de la moitié de la société française. Ils étaient néanmoins 55 % en 2016 et 78 % en 2013 à le penser. Des stéréotypes traditionnels, reflétant la méconnaissance de la situation des Roms, restent répandus. 73 % des sondés pensent ainsi encore que les Roms migrants «sont pour la plupart nomades» (+ 3 points par rapport à octobre 2016 mais - 13 points par rapport à 2014). Par contre, les préjugés les plus négatifs se stabilisent. L’idée que les Roms «vivent essentiellement de vols et de trafics» est aujourd’hui partagée par 52% de notre échantillon, tout comme il y a un an (contre 78 % en décembre 2013). Il en va de même pour le stéréotype selon lequel les Roms « exploitent très souvent les enfants » : partagé par 85 % de l’échantillon fin 2014, il a baissé à 65% en 2016, et reste au même niveau à la fin de l’année 2017. La dynamique de progression des préjugés anti-Roms semble donc s’arrêter. Par rapport aux autres minorités, les préjugés, les stéréotypes, les connaissances erronées, les sentiments de peur et d’hostilité continuent de se mêler avec une force et une intensité particulières. Leur niveau de diffusion a baissé ces dernières années, mais lentement et avec une petite remontée en 2017. La spectacularisation de la pauvreté de certains groupes roms par les médias lors des évacuations des campements illicites et des bidonvilles exerce un impact négatif. Certes, les groupes tziganes sont moins souvent constitués en boucs émissaires par les élites politiques, sociales et médiatiques. La mobilisation des associations pour la défense des droits des Roms et des gens de voyage s’est renforcée, en réaction aux discriminations institutionnelles et sociétales dont les Roms sont victimes, et celles-ci mettent en avant une image plus positive de cette minorité dans la presse. Mais à ce jour, ni les associations ni les institutions n’ont réussi à faire progresser la lutte contre l’antitziganisme. Table des matières: 1. Une galaxie de minorités; 2. Un jugement de communautarisme qui reste très répandu; 3. Antitziganisme et Romaphobie; 4. Mesurer l’hostilité envers les groupes tziganes; 5. Une stabilité des facteurs explicatifs des préjugés romaphobes; 6. La mémoire du génocide comme enjeu émergent dans la lutte contre l’antitziganisme.

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2017 Publié en 2018-03
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Table des matières: 1. Questions de méthode 2. La stabilité de l’indice de tolérance 3. L’articulation des différentes formes de racisme; 4. Vieil antisémitisme, nouvelle judéophobie; 5. Le lent reflux des préjugés anti-Roms.

in La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Année 2016 Publié en 2017-04
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Depuis 1990, deux instruments de mesure sont au cœur du rapport annuel de la CNCDH sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. Le premier est le relevé des actes et des menaces racistes, antisémites et, depuis 2010, islamophobes, ayant donné lieu à un dépôt de plainte ou à une main courante, communiqué par le ministère de l’Intérieur. Le second est un sondage annuel permettant de suivre l’évolution des opinions à l’égard des minorités à travers le temps. Les deux instruments sont complémentaires et précieux. Mais saisissent-ils encore bien les contours d’un racisme dont les cibles et les formes d’expression se renouvellent et se diversifient ? C’est la question que la CNCDH a voulu poser cette année en mettant à plat ces indicateurs et leur méthodologie. Section 1: Questions de méthode Section 2: Pas de recul pour l’indice de tolérance Section 3: Unité et diversité des préjugés ethnocentristes, antisémites et islamophobes Section 4: Une progression de la tolérance envers les Roms

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