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in La Vie des Idées Publié en 2017
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Dans un contexte international de controverses autour de la question de l’égalité femmes-hommes, qu’en est-il de la féminisation du monde académique ? Plusieurs universitaires s’interrogent sur l’évolution de la place des femmes à l’Université et dressent un état des lieux des opportunités qui s’offrent aujourd’hui à elles.

Décalée par rapport aux autres formes contemporaines de la domesticité, la domesticité élitaire, au service de familles particulièrement fortunées, est un lieu privilégié pour étudier les effets de la mixité en contexte de confrontation sociale dans le travail domestique à demeure. Elle requiert, pour les employés, un travail d’acculturation aux goûts, pratiques et modes de vie des élites qu’ils servent et l’apprentissage d’un ethos domestique qui marquent leurs corps et leurs apparences. En contexte de domesticité multiple et mixte, caractéristique des « grandes maisons », cet apprentissage bouleverse en particulier les codes relationnels entre hommes et femmes propres aux employés issus des classes populaires et leurs rapports à la division sexuée du travail. La domesticité élitaire reproduit, mais aussi recompose, les représentations qu’ont les employés des hiérarchies et des rapports de pouvoir entre les sexes. En se centrant sur le cas français, cet article interroge les façons dont ces employés incorporent et appréhendent de nouvelles normes de présentation de soi. Elles sont éprouvées comme une inhibition de leurs masculinités et de leurs féminités, qui remet en cause leurs identités de genre, mais aussi de classe et de race, contrôlées par leurs employeurs et leur hiérarchie pour garantir l’efficacité au travail et l’ordre social.

in Sociologie Publié en 2017
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L’ouvrage de Julien Boelaert, Sébastien Michon et Étienne Ollion illustre, depuis l’ethnographie de Marc Abélès (2001), le « retour au parlement » débuté timidement par les sciences politiques une dizaine d’années auparavant avec le travail d’Olivier Rozenberg et d’Éric Kerrouche (2009). Les auteurs le publient en période électorale sans pour autant tomber dans l’écueil des réactions à vif, en proposant l’analyse scientifique d’une transformation majeure de la vie politique française : sa professionnalisation. Partant du constat qu’être un professionnel de la politique est mal vu dans la société française, ils en déconstruisent les origines, les causes et les conséquences, pour soutenir deux thèses fortes : la professionnalisation de la vie politique française s’est essentiellement accrue par l’augmentation du temps passé en politique par les élus, en même temps qu’elle a entraîné une individualisation de la carrière politique. (premières lignes)

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Le roman pour lequel Leïla Slimani a été récompensée par le prix Goncourt 2016 reprend un thème couramment traité dans la littérature des XIXe et XXe siècles : celui du meurtre commis par les domestiques. (première phrase)

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in Rencontres avec Michel Offerlé Sous la direction de MICHEL Hélène, LÉVÊQUE Sandrine, CONTAMIN Jean-Gabriel Publié en 2018
DEZALEY Margot
DUBOIS Maria
MARICHALAR Olivier
PEREZ Déborah
WANG Simeng
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La vie politique française - telle qu'elle s'incarne dans des partis, des syndicats, des élections, des institutions - constitue le terrain privilégié de Michel Offerlé, enquêteur et directeur de recherches. Le "cas français", omniprésent, occupe la part belle de ses publications, des travaux qu'il dirige comme des fonctions qu'il occupe. Pour autant, "penser la France", pour reprendre le titre de l'introduction d'un de ses ouvrages, ne revient pas à s'enfermer dans les frontières de l'Hexagone et le reste du monde affleure dès que l'on se penche sur sa trajectoire, ses objets de recherche, ses lectures mais aussi ses sociabilités, ses voyages et ses engagements. (premier paragraphe)

Paris, début de l’année 2016. La mairie souhaite construire un centre d’hébergement près du bois de Boulogne qui suscite l’opposition des habitants du 16e arrondissement. Cette réaction témoigne-t-elle d’une hostilité des riches à la solidarité envers les pauvres ? La question guide le projet scientifique de l’ouvrage de Serge Paugam, Bruno Cousin, Camila Giorgetti et Jules Naudet, qui croise sociologie des élites et sociologie de la pauvreté : s’intéresser aux représentations des classes supérieures à fort capital économique pour comprendre comment elles justifient leurs pratiques auto-ségrégatives. (premières lignes)

Les analyses des relations de domesticité mettent l’accent sur leur asymétrie et sur les mécanismes de subordination des employés aux employeurs. Cet article propose, à partir du cas d’employés de maison qui travaillent à temps plein pour des familles très fortunées, de décaler le regard sur ces relations, en interrogeant les moments où elles se rompent. Les départs fréquents d’employés renseignent en effet sur leur caractère conflictuel. Dans des cadres de travail qui s’organisent souvent en-dehors du droit, les relations de domesticité reposent sur des fondements moraux qui justifient la domination des employeurs sur les employés. Or, l’enquête montre que des rapports de force qui limitent cette domination : il existe une « ligne rouge » qui, lorsqu’elle est franchie, cristallise les résistances au travail de ces employés.

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