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Cette thèse contribue aux travaux sur la politisation de la sexualité en France en étudiant les mobilisations opposées et favorables au projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe et à la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel de 2012 et 2016. Elle s’intéresse particulièrement aux circulations complexes d’acteurs et d’idées entre les camps opposés, entre les deux enjeux et entre l’espace des mouvements sociaux et le champ politique. A l’aide d’une méthodologie qualitative plurielle, cette recherche montre comment les oppositions entre mouvements affectent les dynamiques et les stratégies de mobilisation. Elles ont des conséquences sur le choix des répertoires d’action et ont contribué à mettre la manifestation au cœur de la séquence de mobilisation. Elles influent aussi sur les cadrages des mobilisations et la construction des enjeux sexuels : les conflits ont en effet renforcé la multidimensionnalité de ces enjeux qui participent à questionner un ordre social, économique et national. Enfin, les mobilisations opposées affectent les systèmes d’acteurs mobilisés. Les dynamiques unitaires laissent place à une polarisation et une fragmentation des espaces de mobilisation. Outre la structuration d’un mouvement conservateur opposé au mariage pour tous, la séquence est caractérisée par la structuration d’un pôle militant radical, inclusif et intersectionnel, transversal aux mobilisations sur les deux enjeux ainsi qu’aux mouvements féministe et LGBT.

in La déconnexion électorale Sous la direction de GOUGOU Florent, TIBERJ Vincent Publié en 2017-04
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Les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 interviennent peu après le troisième anniversaire du collectif de La Manif pour tous dont la première manifestation en opposition au projet de loi Taubira sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe se tenait le 17 novembre 2012. Quatre ans et demi après sa fondation et quatre ans après l’adoption définitive de la loi à l’Assemblée nationale le 23 avril 2013, le collectif est toujours mobilisé. L’abrogation de la loi Taubira reste au cœur des revendications du mouvement mais il s’est saisi de nouveaux enjeux. De même, ses répertoires d’action ont évolué et se sont diversifiés. La dernière manifestation de rue organisée à Paris remonte au 16 octobre 2016. Par ailleurs, plusieurs groupes affiliés au mouvement investissent l’espace public avec leurs actions. Le collectif a aussi développé ses activités de lobbying et s’est saisi de toutes les échéances électorales pour interpeller les candidats et les inviter à se prononcer sur ses revendications. Dans le cadre des élections régionales, huit meetings ont été organisés, intitulés « Questions pour un président de région », durant lesquels des têtes de liste des Républicains, de l’UDI, du MoDem, du FN et de Debout la France ont accepté de répondre aux questions axées sur les compétences des régions concernant la « vie quotidienne des familles ». (Premier paragraphe)

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Publié en 2015-05 Nom de la conférence Séminaire conjoint du GrePo, groupe de projet de l’AFSP, et du Centre Emile Durkheim
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in Les inaudibles Sous la direction de BRACONNIER Céline, MORABITO Léa Publié en 2015-03
PEUGNY Camille
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Premières lignes : Au cours des trois dernières décennies, la précarité gagne du terrain. La montée des incertitudes qui accompagne la « grande transformation » du capitalisme industriel dans les années 1970 se traduit par la précarisation d’un nombre grandissant d’individus et de groupes jadis relativement protégés. La pauvreté, cantonnée durant les Trente Glorieuses aux marges des sociétés d’abondance (personnes âgées,...

in Idées économiques et sociales Publié en 2015
BRACONNIER Céline
JARDIN Antoine
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Le 27 mai 2015, des chercheurs en science politique ont donné une conférence au lycée Janson-de-Sailly à Paris devant des élèves de 1re et terminale ES et de CPGE B/L et ECE. Ils venaient présenter l’ouvrage collectif Les Inaudibles, sociologie politique des précaires, publié en mars 2015. Celui-ci présente les résultats d’une enquête réalisée pendant la campagne présidentielle de 2012 sur le rapport à la politique de populations faisant l’expérience de la précarité.

in Dictionnaire des sexualités Sous la direction de MOSSUZ-LAVAU Janine Publié en 2014-03
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L’ouvrage de Patrick Pharo s’inscrit dans un contexte de débats publics et politiques sur la prostitution, ravivés par les travaux parlementaires à l’origine d’une proposition de loi réclamant notamment la pénalisation des clients des prostitué.e.s. L’auteur s’y est opposé dans divers médias et dans cet ouvrage, qui s’appuie sur une analyse de « l’éthique érotique en général » (p. 11). Selon P. Pharo, la prostitution agit « comme un révélateur des malheurs affectifs ordinaires, [et] vaut ainsi également comme révélateur des vertus éthico-érotiques qui les apaisent. À ces deux titres, elle mérite davantage que la compassion dégoutée qu’elle subit habituellement » (p. 95). [Premier paragraphe]

First lines: On September 14th and 15th 2013, la Manif pour tous, a French protest group fighting against same-sex marriage, organized a summer school near Paris to celebrate a year of mobilization against the Taubira law. This law, named after the French Minister of Justice, Christiane Taubira, passed in April 2013, legalizing same-sex marriage and the adoption of children by same-sex married couples. In August, le Printemps français, another group protesting against the law, had also organized a summer school, which lasted a week and took place in a castle in the countryside. The summer schools were opportunities to take stock of the protests organized for the past year, but also to plan new offensives against the socialist government and its projects dealing with family and education. These groups’ new bêtes noires are now the extension of medically assisted procreation to lesbian couples – which was excluded from the Taubira law but is demanded by LGBT groups – and what conservative groups call ‘gender ideology’, especially at school. These conservative groups denounce the promotion of sex and sexual undifferentiation leading to the normalization of homosexuality, transgenderism and queerness.

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