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Projet
  • EUMIGPOL (1)
in Site du CERI Publié en 2019-04-24
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Nora Bardelli est une chercheuse postdoctorale présente au CERI dans le cadre du projet ANR La vie sociale des papiers en Afrique PIAF, coordonné par Richard Banégas. Nous l’avons interrogée sur le projet, sur les objectifs de PIAF et sur son travail personnel. Entretien réalisé par Miriam Périer.

Nora Bardelli is a postdoctoral researcher at CERI within the ANR PIAF project, 'The social life of identity documents in Africa' under the guidance of Prof Richard Banégas. She has accepted to answer our questions. We are interested in knowing more about PIAF and about her. What is PIAF and what is the subject of this collective project? Who is Nora Bardelli and what are her research interests? Interview by Miriam Périer

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Au Cap (Afrique du Sud), le nouvel an est célébré depuis plus d’un siècle et demi par des parades de rue et des compétitions de choeurs et de troupes carnavalesques. Elles rassemblent des milliers de personnes qui, du temps de l’apartheid, avaient été classées dans la catégorie coloured (métis). Ces fêtes du nouvel an sont nées d’usages sociaux de la rue résultant des conditions de vie matérielle dans les quartiers à population majoritairement « métisse » ; la rue devint ainsi non seulement un espace de sociabilité mais un lieu de création contredisant les stéréotypes négatifs attribués aux « métis ». Ces fonctions furent gravement mises en péril par le classement en « zone blanche » de ces quartiers puis par l’interdiction de défiler dans le centre-ville du Cap édictée après 1976. Ces mesures entraînèrent une lutte symbolique pour le droit à l’espace urbain qui ne rejoignit pas directement le combat politique des années 1980 mais exprima, en plus d’une opposition implicite à l’apartheid, l’idée partagée par un grand nombre de « métis » que Le Cap, « Cité-mère » de l’Afrique du Sud, est « leur » ville.

in Analytical and Cross-Cultural Studies in World Music Sous la direction de TENZER Michael, ROEDER John Publié en 2012
KANE Frank
AROM Simha
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The success of the expression “world music,” a commercial label coined during the 1980s to refer to certain types of music, provokes an inquiry into the conditions underlying its invention and success, and to question about how these types are brought together and how this music is made. An analysis of a limited corpus of pieces circulating under the genre “world music” leads to the building of a typology. This music does not correspond to any homogeneous form; it derives completely from a combination of pre-existing elements. This art of making combinations, whereby the imagination spreads its wings in the contemporary world, explores a changing world, arouses a feeling of exercising control over it and provides a means for escaping from it. “World music” thus turns out to be an instrument for construing a new, emergent world. Sociological and musicological approaches must be brought together to understand how this music operates and how imagining this new world works through music.

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Ce n’est pas sans une certaine émotion que l’on ouvre ce coffret. En effet, Haïti se débat aujourd’hui dans d’inextricables difficultés créées par la combinaison d’une histoire d’autoritarisme et d’impuissance politiques, de mépris pour les pauvres et de négligence des questions environnementales, combinaison qui entraîne une incapacité totale à affronter les conséquences de catastrophes naturelles enchaînées. Avec cette publication, on se trouve reporté soixante-dix ans en arrière, à une époque où, si la pauvreté, l’injustice et la violence étaient le lot quotidien de nombre d’Haïtiens, un peu d’espoir brillait encore pour les habitants de cette moitié d’île. À la fin de 1936, Alan Lomax débarquait en Haïti, où il était rejoint par celle qui allait devenir son épouse, Elizabeth Lyttleton Harold. Pendant près de cinq mois, assistés de Revolie Polinice, homme à tout faire haïtien qui joue un rôle déterminant en tant que guide et négociateur, ils parcourent le pays avec un matériel d’enregistrement mobile1 et, sur la fin, une caméra 8 mm. Au terme de leur séjour, ils auront gravé dans quatre localités2 plus de cinquante heures de musique (58 disques en aluminium de 25 cm et 236 de 30 cm) – soit environ 1500 chansons et formules tambourinées –, tourné quelque 100 mètres de film 8 mm et collecté d’innombrables informations consignées dans un épais journal de terrain (...).

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Le nouveau visage de l’Afrique du Sud pourrait bien être celui de Lazarus Zim. Né en 1960 à Bethlehem (État libre d’Orange), alors que la chape de l’apartheid s’appesantissait sur le pays, il grandit dans famille pauvre, travailla dur pour décrocher son bac, bénéficia d’une bourse de la multinationale à base sud-africaine Anglo-American, devint manager dans diverses entreprises avant d’être recruté par la même Anglo-American et de se voir confier, en février 2005, la responsabilité de ses opérations en Afrique du Sud, premier Africain à occuper ce poste. Cette histoire en forme de conte de fées libéral est symbolique des transformations qu’a connues l’Afrique du Sud ces quinze dernières années : démantèlement de l’apartheid, banalisation démocratique, passage d’une politique volontariste s’appuyant sur l’État à un laissez faire orienté par des mesures monétaristes, efforts pour la promotion économique des noirs (Black Economic Empowerment, BEE), mais creusement des inégalités, persistance d’une grande insécurité et multiplication des mécontentements… (...).

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Depuis quelques années, un vent de renouveau semble souffler sur la question de la pédagogie dans l’enseignement supérieur. D’un côté, les possibilités offertes par les technologies numériques semblent en mesure de transformer profondément tant la nature des publics cibles de l’enseignement universitaire que les modalités, les contenus et les objectifs des formations. De l’autre, les communautés universitaires découvrent ou redécouvrent des pratiques pédagogiques « innovantes » et surtout alternatives aux formes magistrales de transmission des connaissances (enseignement par projet, classe inversée, portfolio étudiant…). Cette question de la pédagogie universitaire bénéficie d’un fort intérêt médiatique, passant en quelques années d’un voile d’ignorance particulièrement opaque à un statut de rubrique permanente dans des grands périodiques. Enfin, les sciences de l’éducation, qui se sont longtemps concentrées sur l’éducation scolaire, investissent désormais le nouveau champ scientifique de l’andragogie, soit les principes de formation des adultes, pour lequel se sont multipliées ces dernières années les revues spécialisées, les courants théoriques, les grandes enquêtes et de très nombreuses études de cas...

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L'Afrique du Sud a vécu près d'un demi-siècle dans un système institutionnel de discrimination raciale. Mais voici que des représentants de toutes les communautés du pays sont enfin réunis pour négocier le passage à la loi de la majorité. Or cette " sortie de l'apartheid " révèle une société profondément déstructurée, tout en soulevant un immense espoir d'égalité dont l'attachement des dominants à leurs privilèges et une économie malade rendront la satisfaction longtemps difficile. Le chemin de la réforme du système politique, à laquelle se sont attachés les négociateurs, apparaît semé de pièges. Pourtant, par-delà les difficultés que devront affronter tous les Sud-africains, une puissante créativité s'impose aussi, dans les domaines artistiques comme dans la gestion des solidarités nationales. Et l'Afrique du Sud qui amorce sa réinsertion dans le système international apparaît, à bien des égards, comme un pôle de fascination pour le reste du continent. Une autre Afrique du Sud s'invente. Politologues et économistes, spécialistes de littérature et de musique analysent les changements qu'elle est en train de vivre et tentent d'évaluer ses chances. Autour de Denis-Constant Martin, chercheur au CERI, ont collaboré à ce volume Daniel Bach, Simon Bekker, Dominique Darbon, Jean Sévry.

Les fêtes traditionnelles contribuent à renforcer la cohésion de la nation chinoise (...), les transformer en jours fériés affirmera avec encore plus de force les traditions nationales et contribuera à la propagation de l’esprit de la nation ». Ces fortes paroles se trouvent dans la motion, rédigée par le député Zhang Guoliang en mars 2004, et signée par une centaine de députés de Hong Kong de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), demandant l’inscription des fêtes traditionnelles dans le calendrier officiel. Après un processus relativement rapide, la proposition sera finalement entérinée par le Conseil des affaires d’État (CAE) le 7 décembre 2007. Cette courte séquence d’événements pourrait être un cas d’école « d’invention de la tradition »  justifiant la position de ceux qui considèrent que le Parti communiste utilise le passé afin de « formuler une idéologie pour sa nouvelle base sociale – la bourgeoisie urbaine et cosmopolite émergente – afin d’assurer sa cohésion et de capter sa loyauté à l’heure de la mondialisation capitaliste ». L’État chinois, privé des ressources idéologiques du socialisme, serait contraint de réinventer des coutumes, des pratiques et des rites afin de renforcer la cohésion de la nation chinoise, lancée dans une course éperdue à la puissance mondiale. [Premier paragraphe]

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Compte rendu de l'ouvrage de Richard Youngs, Europe’s Eastern Crisis: The Geopolitics of Asymmetry, Cambridge University Press, 2017, 256 pages.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°17 - mars 2018) Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2018-03
FATH Sébastien
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Dans les débats brûlants autour de la succession du Président Joseph Kabila au Congo RDC, l'Eglise catholique apparaît aujourd'hui en première ligne. Le 31 décembre 2017, puis le 21 janvier 2018 et le 25 février 2018, un Comité laïc de coordination a lancé des appels publics pour mobiliser la foule. L'objectif : que la rue contraigne le détenteur du pouvoir à passer la main, conformément à la Constitution. Le mouvement de mobilisation populaire demande que le chef de l’Etat confirme publiquement qu'il ne sera pas candidat à un troisième mandat. Il sollicite également la libération des prisonniers, en respect des accords de la Saint Silvestre, sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), fin 2016. Le CENCO joue sa crédibilité : il avait en effet obtenu du pouvoir l'organisation d'élections fin 2017, mais, au dernier moment, la commission électorale les a reportées au 23 décembre 2018 pour des raisons officiellement techniques (retard de recensement dans la province centrale du Kasaï), ouvrant la porte aux spéculations sur un maintien au pouvoir du Président Kabila. Après les manifestations du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018, la dernière marche a connu moins de succès, mais a néanmoins été sévèrement réprimée, alors que 85 intellectuels francophones décidaient de lui apporter leur soutien...

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°16 - février 2018) Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2018-02
SIDI MOUSSA Nedjib
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Dans le sillage des mouvements contestataires qui ont surgi avec les " printemps arabes " de 2011, le champ intellectuel français s'est fait l'écho de l'émergence de voix favorables à la sécularisation des pays dont l'islam est la religion d'Etat, notamment à la faveur de la sortie du film documentaire Laïcité, Inch Allah ! réalisé par la Tunisienne Nadia El Fani. A-t-on pu observer une telle dynamique pour l'Algérie ?

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°16 - février 2018) Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2018-02
DE CHAMPCHESNEL Tiphaine
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Le 7 juillet 2017, au siège des Nations-Unies à New-York, 122 Etats ont adopté un traité sur l'interdiction des armes nucléaires (TIAN) après seulement trois semaines de négociations, et sans la participation des Etats principalement concernés. Le résultat est un nouveau traité assez bancal et lacunaire, en particulier sur la question de la vérification de la non-prolifération et du désarmement. Le caractère inabouti de ce traité n'empêche pas ses promoteurs de le considérer comme " historique ". Leur objectif était avant tout qu'un traité soit rapidement conclu pour servir de base à l'établissement d'une norme d'interdiction de l'arme nucléaire et pour conduire in fine à la délégitimation de la dissuasion nucléaire...

in The Lebanese Center for Policy Studies Publié en 2019-05
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Violence in Beirut is commonly associated with communal strife, political polarization, and civil and regional war. This perspective—while broadly descriptive of factors which lead to violence—fails to comprehensively explain what underlies violent manifestations in Lebanon’s capital. By incorporating an urban and spatial framework of analysis, violence can be examined from a more dynamic perspective. Such analysis takes into account measurable micro risk factors at the neighborhood level, making it possible to identify the drivers, nature, and tools of collective urban violence...

La localisation et la dimension du politique sont des grandes énigmes chinoises. Pour la plupart des observateurs, l'affaire est entendue. Aujourd'hui, il existe une opposition radicale entre pouvoir et la société, l'un essayant d'empêcher l'autre d'imposer et de défendre ses intérêts (...).

in To Govern China: Evolving Practices of Power Sous la direction de SHUE Vivienne, THORNTON Patricia M Publié en 2017-11
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In the mid-1990s, a new consensus suddenly emerged in China concerning the necessity of including "middle classes" as a segment of Chinese society. This new social paradigm, which prevails in Chinese academic circles, in the popular media, and even within the political apparatus, is very similar to the universal agreement which arose in Europe decades ago that the presence of middle classes was a necessary element of modern society. In both these cases, how to define the "concept" of the middle classes was the subject of much controversy...

La Chine est un géant qui déroute. Elle jouit des bienfaits d'une économie florissante, mais qui ne répondrait pas aux normes du marché. Son système politique serait archaïque, corrompu, voire inefficace, et néanmoins capable d'assurer un minimum d'ordre et de stabilité. Des styles de vie "modernes" émergent, mais les logiques "communautaires" continueraient à dominer l'espace social. Cette incapacité des analystes à articuler entre eux des phénomènes apparemment contradictoires ne viendrait-elle pas de leur entêtement à décrypter la condition chinoise à la lumière de "substances" - le marché, la démocratie, l'État de droit, l'individu, la loi, la contestation démocratique, la classe moyenne, la société civile - dont le monde moderne est censé réaliser l'"essence" ? L'erreur ne serait-elle pas de restreindre la trajectoire de la Chine à une "transition" vers une "démocratie de marché", par dissolution du politique et de l'histoire ? Fort de longues années de recherches sur le terrain, l'auteur récuse l'approche "transitologique" et s'interroge sur les pratiques sociales des Chinois eux-mêmes. Que font les individus, les institutions, les groupes sociaux ? Et que disent-ils de leurs actions, dans le contexte de la "mise au travail capitaliste" que connaît le pays depuis les réformes de Deng Xiao Ping ? Migrations et licenciements, intensification de la production, persistance ou aggravation de la pauvreté, dispositifs disciplinaires, politiques sociales : autant d'événements qui créent des situations nouvelles, sans pour autant converger vers une pseudo rationalité supposée moderne. De même, les modes de contestation qui répondent à la mise au travail capitaliste transforment les relations de pouvoir, ainsi que les formes de l'État, dans un sens souvent singulier, sans que l'on puisse non plus parler de l'émergence d'une "société civile".

in Alternatives internationales. Hors-série Publié en 2009-12
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Paysans expropriés, ouvriers exploités, propriétaires spoliés... Les mouvements sociaux s'affirment en Chine. Pour l'application des lois. Non contre le régime.

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Ce livre essaie de « comprendre » la société chinoise d'aujourd'hui. Celle-ci est trop souvent abordée à partir de mythologies telles que la Chine éternelle ou la Chine en « modernisation ». Dans un cas, seuls les fondamentaux de la culture permettraient de comprendre les Chinois, dans l'autre, la tâche essentielle serait de saisir les évolutions inéluctables vers l'individualisme, la démocratie, le marché. Ici, la démarche est tout autre. Il s'agit de s'appuyer sur les acquis des sciences sociales pour montrer ce qui se joue dans les pratiques et les imaginaires sociaux. Après avoir rendu justice à l'historicité propre à la Chine, cet ouvrage dresse un tableau des bouleversements qui ont saisi le pays depuis la fin des années 1970, puis analyse la nouvelle stratification sociale et les rapports qui se dessinent entre les individus, les classes et la société. L'idée centrale est de multiplier les perspectives afin de montrer qu'on ne peut opposer État et marché, individu et société ou tradition et modernité. Enfin, l'auteur se consacre à la question polémique de l'évolution politique, ce qui nécessite aussi une déconstruction de solides préjugés.

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Si nous connaissons un peu mieux la teneur des événements qui se sont déroulés à Urumqi en juillet – violences plus ou moins spontanées opposant Han et Ouighours puis intervention tardive, mais musclée, des forces de l'ordre –, les raisons qui ont conduit aux émeutes restent obscures. L'hypothèse islamiste ou séparatiste est peu probable même si quelques « militants » ont pu participer au mouvement, voire le radicaliser. Celle de la manipulation à visée de politique intérieure est plus envisageable. Voulait-on déstabiliser le pouvoir en place au moment où le secrétaire du parti était à l'étranger ? En intervenant tardivement, voire en suscitant quelques troubles, souhaitait-on montrer que la province était mal contrôlée ou, au contraire, faire la preuve que, malgré le danger « islamiste » et « séparatiste », Pékin veillait au grain ? (...).

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°17 - mars 2018) Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2018-03
FADIL Mohamed
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Outre la tendance intégrationniste incarnée par le Parti de la justice et du développement (PJD) qui accepte, soutenu par son groupe religieux le Mouvement de l’Unicité et de la Réforme (MUR), d’être une force politique gouvernementale [voir le dernier texte de ce dossier], il existe un autre islamisme opposant. Si ce dernier accepte de contester le régime dans les limites conventionnelles fixées par celui-ci, notamment sans recourir à la violence armée, c’est là sa seule concession au système en place. En effet, aux yeux de la mouvance islamiste dont il est désormais question, le régime politique marocain, même avec sa dimension religieuse, n’est aucunement en mesure de traduire la théorie de l’Etat islamique tel qu’elle s’énonce dans la littérature classique portant sur l’islam politique. Cette tendance est principalement incarnée par Justice et Bienfaisance [Al-adlwal-Ihssane], fondé par Abdessalam Yacine (1928-2012). Le mouvement est un acteur majeur dans toutes les manifestations contestataires qui se tiennent aujourd’hui au Maroc, et s’oppose principalement à la position d’acceptation et de collaboration avec le régime incarnée par le PJD...

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2011-02
LORENC VALCARCE Federico
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La « sécurité privée » est l’une des formes les plus captivantes du contrôle social à l’époque contemporaine. En Amérique du Nord, en Europe, mais aussi en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, se constituent de véritables industries vouées à la satisfaction des besoins de sécurité des entreprises et des personnes. Gardiens en tenue, caméras de vidéo-surveillance, guérites, patrouilles motorisées font de plus en plus partie du paysage de nos villes. Une fraction importante de nos activités quotidiennes se tient dans des espaces privés dont l’ordre est assuré par ce type de dispositifs. Les maisons particulières, les locaux commerciaux et bancaires ont souvent des alarmes antivol reliées à des centres de surveillance privés. Il s’ensuit une mutation de la vie sociale dont on ne peut sous-estimer l’importance et qui révèle la recomposition de l’État dans le contexte du néo-libéralisme. L’auteur analyse ces évolutions dans le cadre de l’Argentine, sur la base d’une enquête de terrain approfondie. Mais sa problématique, rigoureuse et originale, revêt une portée comparative qui renouvelle les études de la libéralisation économique de la sécurité publique. Elle contribue à une meilleure compréhension de la production sociale de l’État, du marché, de la propriété, et aussi de la violence et de la peur.

Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2004-07
KERNEN Antoine
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Le " miracle " chinois suscite des commentaires dithyrambiques ou des inquiétudes en proportion. Mais 1a Chine ne se réduit pas à la croissance vertigineuse de Shanghai ou de Canton. Cette longue enquête de terrain à Shenvang, bastion industriel de l'ancienne économie socialiste, durement éprouvé par le passage 'a l'économie de marché, montre que la " transition chinoise " est faite de contrastes et de complexités. Les entreprises d'État restent au centre des réformes. Elles contribuent au développement du secteur privé tout en amortissant le choc des privatisations. Elles permettent à l'Etat de mettre en place une nouvelle couverture sociale et de renégocier son rôle d'arbitre des conflits du travail. Ces derniers sont légion : retards dans le paiement des salaires, faillites, manifestations ouvrières font partie du lot quotidien. En définitive la longue marche de la Chine vers l'économie de marché, qui a été officiellement instaurée pour cause d'entrée dans l'OMC, ne se ramène pas au désengagement de l'Etat. Celui-ci reste présent au cour d'une économie qui, en fait, demeure " socialiste de marché " en dépit de son nouvel affichage. Accordant une large place aux stratégies et aux représentations des acteurs eux-mêmes, cet ouvrage apporte un éclairage neuf et nuancé sur la nouvelle révolution chinoise, industrielle celle-ci, mais aussi lourde de conséquences sur notre monde que le fut la révolution communiste de 1949.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°8 - mai 2017) Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2017-05
RAHMANOV Akhmed
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Le 3 avril dernier, un jeune Ouzbek dépose une bombe dans le métro et meurt dans l’explosion, en plein cœur de Saint-Pétersbourg. Peu après, le 7 avril, une autre attaque terroriste frappe le centre de Stockholm. La Suède est sous le choc, n’ayant pas eu à déplorer une attaque terroriste depuis les années 1970. Le pays est par ailleurs réputé sa tolérance...

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°8 - mai 2017) Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2017-05
ZARCONE Thierry
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Les récents attentats terroristes perpétrés, entre juin 2016 et avril 2017, contre des Occidentaux ou des musulmans par des assaillants d’origine ouzbek, confirment la radicalisation de plusieurs éléments de ce peuple d’Asie centrale, et leur participation à des réseaux internationaux de djihadistes...

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°9 - juin 2017) Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2017-06
HURBON Laënnec
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Pour comprendre l’état actuel du phénomène religieux aux Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique, Guyane), il convient de tenir compte de deux moments importants dans l’histoire de la région : la colonisation instaurée dès la première moitié du XVIIe siècle et les changements survenus dans la région à partir des années 1970.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°6 - mars 2017) Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2017-03
TENENBAUM Charles
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La diplomatie confessionnelle énonce, de manière générale, les stratégies internationales de trois catégories d'acteurs : les chefs religieux représentatifs d'une église ou d'une communauté, les organisations internationales publiques et privées à vocation confessionnelle, enfin les Églises de paix, principalement Quaker et Mennonite. La politique étrangère de certains États, lorsqu'elle s'inscrit dans un référentiel religieux ou lorsqu’elle se saisit d'un fait religieux comme objet de son action internationale, vient compléter cette typologie simplifiée...

in Observatoire International du Religieux (bulletin n°15 - janvier 2018) Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2018-01
GRASSO Anna
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La réouverture de l'espace politique dans la Tunisie de l'après-révolution a permis à différents acteurs de prendre position et de lancer de nouvelles revendications. L'un des nouveaux phénomènes que nous avons pu observer dans ce contexte a été l'émergence d'un mouvement syndical dirigé par les imâms et les chargés des mosquées. La constitution de syndicats est destinée à permettre aux travailleurs de pouvoir, en s'unissant, exercer une pression sur leurs patrons pour améliorer leurs conditions de travail. Lorsque nous parlons de chargés des mosquées nous nous referons à tous les acteurs travaillant au sein de ces lieux de culte. Ce sont notamment l'imâm khatib, le clerc orateur chargé d'assurer la prière de vendredi ; l'imâm alkhams, le clerc chargé d'assurer les cinq prières quotidiennes ; le mouaddin, la personne chargée d'effectuer l'appel à la prière ; le qayim, la personne chargée de l'entretien des lieux de culte. En Tunisie, les mosquées sont appelées jemaa, mosquée-cathédrale où l'on effectue les cinq prières et la prière de vendredi, ou bien masjid, mosquée où l'on effectue seulement les cinq prières...

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Comment et pourquoi 75 % des juifs ont-ils échappé à la mort en France sous l’Occupation, en dépit du plan d’extermination nazi et de la collaboration du régime de Vichy ? Comment expliquer ce taux de survie inédit en Europe, dont les Français ont encore peu conscience ? Jacques Semelin porte un regard neuf et à hauteur d’hommes sur les tactiques et les ruses du quotidien qui ont permis aux persécutés d’échapper aux rafles et déportations. Au-delà du contexte international et des facteurs géographiques, politiques, culturels, il montre que les juifs ont trouvé en France un tissu social complice pour les aider, surtout à partir de l’été 1942, malgré l’antisémitisme et la délation. Entre arrestations et déportations d’une part, gestes d’entraide et pratiques de solidarité d’autre part, ce livre est tout sauf une histoire édulcorée des quelque 220 000 juifs toujours en vie en France à la fin de l’Occupation. C’est une histoire au plus près des réalités quotidiennes des persécutés juifs, français et étrangers, illustrée par les trajectoires d’individus ou de familles, dont le lecteur suit l’évolution de l’avant-guerre aux années noires.

Wie überlebten rund 200.000 Juden in Frankreich die Shoah? Obwohl Frankreich bereits 1940 von den Deutschen besetzt wurde, überlebten 75 Prozent der Juden in diesem Land die Shoah. Diese erstaunlich hohe Zahl kam nicht etwa zustande, weil alle Verfolgten untertauchten. Viele setzten trotz Antisemitismus und Denunziation während der Besatzungszeit ihr Leben auf legale oder halb legale Weise fort und konnten auf Hilfe von der nicht jüdischen französischen Bevölkerung, von christlichen und jüdischen Organisationen zählen. Der Historiker Jacques Semelin, Experte auf dem Gebiet des zivilen Widerstands und der Massenverbrechen, untersucht die Rahmenbedingungen, die es so vielen Juden in Frankreich ermöglichten, der Deportation zu entkommen. Anhand zahlreicher Lebensgeschichten von Verfolgten und von Akten aus den Archiven der Vichy-Regierung gelingt es ihm, eine Lücke in der Geschichtsschreibung der Shoah zu schließen. (Résumé éditeur)

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