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in Politique internationale Publié en 2011-04
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Faced with difficulties in its "sanctuaries" in Afghanistan and Pakistan, Al-Qaeda is attempting to open up a new front in its self-declared war on the West. Its aim is for the Sahara to become the scene of an international jihad against the new "crusaders", singling out France -the region's former colonial power -as enemy number one. In January 2007, the Salafist Group for Preaching and Combat (GSPC), an offshoot of the Algerian Armed Islamic Group (GIA), declared its allegiance to Osama Bin Laden's organization, subsequently renaming itself "Al-Qaeda in the Islamic Maghreb" (AQIM). The terrorist group has since waged a series of attacks in Algeria, Mali and Niger in an attempt to push France to send in troops. A growing number of kidnapped hostages have been killed, several of them French civilians. The French government must not give in to this provocation and must refrain from deploying armed forces in the region as this is precisely what Bin Laden and his henchmen want.

in The Arab Revolution of 2011. A Comparative Perspective Sous la direction de ARJOMAND Saïd Amir Publié en 2015-04
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When Mohammed Bouazizi, age twenty‑six, set himself on fire in front of the governorate of Sidi Bouzid on December 17, 2010, this sacrifice not only sparked a revolutionary process that washed away the twenty‑three‑year‑old Ben Ali regime in less than a month. It also triggered a wave of political turmoil all over the Arab world that has been described as the “Arab spring”, as the Arab equivalent of the 1789 French revolution or of the 1989 fall of the Berlin wall, and as the “Arab revival”. My own historical interpretation, which complements other disciplinary approaches, is that this “Arab revolution,” developing through a “democratic uprising,” is rooted in the two‑centuries‑old experience of the Nahda/Renaissance and is fulfilling the promises of the “Arab liberal age,” which Albert Hourani situated from 1798 to 1939. Tunisia and Egypt stood at the forefront of this historical movement, just as they did in 2011...

in Commentaire Publié en 2008-12
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Al-Qaïda a relancé son jihad global à la faveur de l'invasion américaine de l'Irak, mais elle est, depuis 2006, confrontée dans ce pays à une offensive déterminée des tribus sunnites. L'organisation de Ben Laden s'efforce de compenser ce très grave revers par une surenchère médiatique, à l'impact discutable, ainsi que par la montée en puissance de ses affidés algériens, organisés en «Al-Qaïda au Maghreb islamique » depuis 2007. [Résumé éditeur]

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Daech s’est affaibli et, depuis la défaite que la Coalition internationale des pays en lutte contre ce groupe lui a infligé à Mossoul et à Raqqa en 2017, aucun territoire ne se trouve plus sous son contrôle. Cependant, la perte du califat, autoproclamé en 2013, n’a pas entraîné la disparition de la menace djihadiste. Pour Jean-Pierre Filiu, il est fort probable que les conditions de discrimination subies par les populations sunnites de Syrie et d’Iraq, qui avaient suscité la mutation spectaculaire du soi-disant « État islamique d’Irak », n’aient pas changé. On l’avait déjà laissé pour mort en 2011, mais il a ressurgi peu après sous le nom d’« État islamique d’Irak et du Levant » et a atteint le nombre de 7 000 combattants en 2017. L’absence de reconstruction de Raqqa et Mossoul pourraient bien accélérer son retour cette fois-ci. J-P Filiu explique, également, la façon dont la France a combattu le retour au pays des anciens combattants djihadistes, bien que certains soient toujours en liberté. De même, il explique comment le djihadisme s’est enraciné et développé dans la région du Sinaï au point d’en avoir fait la « base opérationnelle djihadiste la plus dangereuse du Sud de la Méditerranée », ceci en raison de la répression, mais aussi de l’incompétence de l’appareil militaire du président Sissi. Il analyse, par ailleurs, la capacité dont Daech a fait preuve en Libye, avant d’être expulsé dans le Sud (désertique) du pays, en matière de création de réseaux destinés à attaquer l’Europe. Finalement, il nous rappelle qu’aucun des attentats connus en Europe en 2017 n’a été commis par un vétéran revenu du Proche-Orient, ce qui nous mène à une triste évidence – et à la leçon apprise à Barcelone et à Cambrils en août 2017 : que les cellules dormantes peuvent provoquer la terreur dans les mêmes proportions que des infiltrés ou des envoyés du Proche-Orient. Pour toutes ces raisons, l’expert exige avec urgence une « véritable politique antiterroriste européenne ».

in Alternatives internationales. Hors-série Publié en 2009-12
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L'organisation de Ben Laden est en crise. Là où elle a tenté d'exporter le jihad mondial, elle a dressé contre elle des islamismes nationaux qui lui infligent de sérieux revers.

On ne compte plus les livres consacrés aux différentes manifestations de l’Islam politique. Bien plus rares sont les études dédiées aux appareils de sécurité et de répression, dont le poids est pourtant exorbitant dans le monde arabe. Cet ouvrage répond à ce besoin de compréhension de telles structures de l’ombre, désignées sous le terme d’« État profond ». Il en éclaire le processus de construction historique, à la faveur du détournement des indépendances arabes par des cliques putschistes. Il en décrit les formidables ressorts économiques, depuis l’accaparement des ressources nationales jusqu’au recyclage de rentes stratégiques, notamment pétrolières. Les « guerres globales contre la terreur » de ce début de siècle ont représenté une aubaine multiforme pour ces différents régimes confrontés aux revendications démocratiques de leurs sociétés. Ils s’en nourrissent tant et si bien, aujourd’hui comme hier, que la menace jihadiste, loin de décliner, ne fait que proliférer. Un paradoxe très lourd de conséquences pour la sécurité du monde. Car les sociétés arabes ne connaissent pas seulement des guerres meurtrières en Syrie, en Irak, en Libye ou au Yémen. Elles vivent aussi à l’heure d’une véritable contre-révolution, dont Jean-Pierre Filiu brosse la première fresque d’ensemble en mobilisant son expérience intime d’une réalité largement méconnue. Il nous explique comment la transition tunisienne demeure une exception dans une région où généraux, gangsters et jihadistes s’allient volontiers pour enterrer toute espérance démocratique.

Al-Qaeda in the Islamic Maghreb, established in January 2007, is the latest in a long line of Algerian jihadi groups. Like many terrorist organizations, AQIM enjoys global media exposure on activist Internet sites, but unlike other al-Qaeda franchises, it has managed to maintain its indigenous leadership. The group has become known for fearsome suicide attacks, which were previously unheard of in Algeria, but has failed to incorporate the jihadi outfi ts from neighboring Morocco and Tunisia. AQIM has therefore focused on the northern Sahara, carving out safe havens and threatening weak government forces,first in Mauritania, and now increasingly in Mali. At the outset, AQIM’s global strategy was based on the triangular dynamic of the Middle East (where Iraq serves as a magnet for potential recruits), North Africa (where the group functions as a regional jihadi recruiting hub), and Europe (where it pursues aggressive propaganda against the French and Spanish “Crusaders”). The demise of al-Qaeda in Iraq jeopardized this grand design, undermining AQIM’s capabilities on both sides of the Mediterranean, but although it primarily targets Western “Crusaders” in its own Algerian and Saharan environment, AQIM remains wedded to a global agenda.The threat of AQIM must be contained, and hopefully, ultimately eradicated. Algeria and the other targeted states have a long record of fi ghting similar jihadi networks, but they cannot confront transnational movements without international cooperation. To address this threat, regional security organizations can enhance much-needed bilateral exchanges among law enforcement and intelligence agencies. Additionally, the countries implementing the UN global strategy against terrorism should focus considerable attention on North Africa and the Sahel, where the threat is on the rise, but not yet out of control.

I have been warning against a “European 9/11” since the spring of 2014. On May 24 of that year, the French jihadi terrorist Mehdi Nemmouche attacked the Jewish museum in Brussels, killing three people on the spot (a fourth victim would die later from his injuries). Nemmouche was arrested six days later in the French city of Marseille, with a small arsenal of weaponry. He was also identified by Western hostages released by ISIS as one of their most brutal tormentors while in captivity...

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Turkey holds a critical position, both geographically and strategically, in the fight to halt the spread of IS and its entrenchment in Syria. Yet the approach adopted so far by the EU demonstrates an astonishing blindness to the scope of the problem, and its potential consequences for the region.

in Politico Publié en 2015-12-05
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The Russians can help retake the town from ISIL. But will Moscow oblige?

in Politico Publié en 2016-12-27
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Don’t buy their propaganda of ‘retaliation’ for Western strikes in Syria. The jihadist group has larger ambitions in Germany and France.

in Politico Publié en 2016-02-12
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Just like the first ‘War on Terror,’ Putin’s will make the world a more dangerous place.

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Dans ce livre, Jean-Pierre Filiu revisite en Syrie un passé aussi intimement mêlé au nôtre. Il évoque des figures que l’on croit familières, saint Paul, Saladin ou Abdelkader, et nous en fait découvrir bien d’autres, du « chemin de Damas » à l’« Orient compliqué ». La descente aux enfers de la Syrie, de ses femmes et de ses hommes, n’est ni une affaire d’Arabes, ni le solde de querelles immémoriales. Elle est épouvantablement moderne, car les bourreaux de ce temps, qu’ils soient jihadistes ou pro-Assad, n’invoquent un glorieux passé qu’à l’aune de leur projet totalitaire. Nous avons tous en nous une part de Syrie. Dans le miroir de Damas, nous comprenons mieux ce que notre monde est en train de devenir.

Publié en 2015-08
POMÈS Cyrille
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Dans ce récit qui mêle personnages de fiction et figures de la révolution, Jean-Pierre Filiu et Cyrille Pomès, tandem à qui l’on doit Le Printemps des Arabes, font revivre le quotidien de ces populations en proie à la répression violente d’un régime sanguinaire avant, pendant et après le printemps arabe. Une plongée dans le quotidien des Syriens pris dans le cyclone de la guerre civile, tentant de vivre encore, malgrès la chappe de plomb coulée par le régime. Vivre et résister… et aimer.

Raconter en bande dessinée les relations entre le Moyen-Orient et les États-Unis depuis leur création, telle est la gageure lancée par David B. et Jean-Pierre Filiu. Évoluant de la grande Histoire à la petite anecdote, les auteurs s'emploient à éclairer l'actualité la plus brûlante de notre monde, par la narration graphique de ce "passé qui ne passe pas". Leur récit est une mise en perspective graphiquement somptueuse, pour mieux comprendre l'histoire politique contemporaine.

Raconter en bande dessinée les relations entre le Moyen-Orient et les États-Unis depuis leur création, telle est la gageure lancée par David B. et Jean-Pierre Filiu. Évoluant de la grande Histoire à la petite anecdote, les auteurs s'emploient à éclairer l'actualité la plus brûlante de notre monde, par la narration graphique de ce "passé qui ne passe pas". Leur récit est une mise en perspective graphiquement somptueuse, pour mieux comprendre l'histoire politique contemporaine.

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Face aux questions migratoires, Virginie Guiraudon (CNRS/Sciences Po), Hélène Thiollet (CNRS/Sciences Po) et Camille Schmoll (Paris 7/IUF) ont lancé un appel à la communauté scientifique pour la constitution d’un Groupe International d’Experts sur les Migrations et l’Asile (GIEMA). À l'occasion de la première réunion du groupe qui se tient ce 10 décembre 2018, les chercheuses rappellent les enjeux de cette mobilisation.

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L’espace Schengen est-il une passoire ? Y-a-t-il de plus en plus de migrants ? L’ouverture des frontières crée-t-elle un appel d’air pour l’immigration ? La population européenne va-t-elle être remplacée ? Le modèle d’intégration français marche-t-il ? Les jeunes issus de l’immigration sont-ils moins patriotes que les autres ? L’immigration crée-t-elle du chômage ? L’immigration coûte-t-elle chère ? La crise qui touche l’Europe depuis 2015 a radicalisé les positions politiques et les discours sur les migrations, l’asile et l’immigration… Pour ne plus se contenter des idées reçues, les auteurs dissipent les malentendus et répondent aux 50 questions essentielles.

in Migrants, migrations. 50 questions pour vous faire votre opinion Publié en 2016-09
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Dans le panorama mondial des migrations, les flux les plus étudiés et commentés sont les migrations en provenance des pays pauvres (dits « du Sud ») vers les pays riches (dits « du Nord »). Ils reflètent l’idée que les migrations répondent à une recherche d’équilibre économique et démographique des marchés du travail que l’on peut envisager à l’échelle nationale et internationale...

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This article explores the political dynamics of labor migration in the Middle East. It seeks to explain the politics of Arab population movements by looking at historical trends in regional integration and contends that migration to the oil-rich countries, including refugee flows, has been the key factor driving Arab integration in the absence of effective institutions and economic integration processes. To account for the influence of this largely forgotten factor, the article looks at the formal and informal institutions that have shaped massive labor flows from the 1970s onward. It offers historical evidence pointing to the role of migration in Arab regional integration by looking at free circulation of Eritrean refugees and migrants in the Arab region using oral history and administrative archives. Linking labor migration, refugee movements, and regional politics, the article introduces the concept of “migration diplomacy” as an analytical framework and argues that the politics of regional integration can be better understood when looked at through the lens of migration.

in The Palgrave Handbook of International Labour Migration Sous la direction de PANIZZON Marion, ZÜRCHER Gottfried, FORNALÉ Elisa Publié en 2015-03
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The world’s highest ratio of migrants to national population is to be found in the Middle East, and the region is one of the most fascinating arenas in which to observe international migration flows, both regionally and internationally. The growth of migrant labour in the Middle East was both rapid and massive and was directly linked to the development of the oil economy in the Arabian peninsula and the Gulf and also marginally to forced migration that triggered displacement at the regional level. Interestingly, mobility in the case of the Middle East generally intertwines labour migration and refugee flows: from Palestine, Sudan and Iraq and, since 2011, Syrian refugees have found refuge in neighbouring countries...

in Migrants, migrations. 50 questions pour vous faire votre opinion Publié en 2016-09
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L’immense majorité des réfugiés dans le monde se trouve dans des pays pauvres, les États en développement souvent dits « pays du Sud ». Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) (qui mesure chaque année la population des exilés et des déplacés par la violence dans le monde) considère que 86 % des déplacés par la violence vivent dans des pays pauvres. Les réfugiés sont majoritairement à proximité de leur pays ou de leur région d’origine et pour une minorité seulement dans les pays dits riches. [Premières lignes]

in Migrants, migrations. 50 questions pour vous faire votre opinion Publié en 2016-09
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L'immigration irrégulière, aussi appelée clandestine ou illégale (aux États-Unis), est souvent perçue comme massive, voire innombrable. Les arrivées nombreuses de demandeurs d'asile et de candidats à la migration aux portes de l'Europe par les filières clandestine de la Méditerranée ou des Balkans à partir de 2014 ont ravivé le spectre d'une immigration irrégulière massive et le fantasme d'une Europe submergée de "sans papiers". [Premières lignes]

Sous la direction de THIOLLET Hélène Publié en 2017-03
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Do jakich krajów migruje najwięcej ludzi? Czy kobiety migrują rzadziej niż mężczyźni? Czy walka z przemytnikami wpływa na zmniejszenie migracji? Czy imigranci są zagrożeniem dla europejskiej gospodarki? Czy wydalanie cudzoziemców to w demokracji normalna praktyka? Czy emigracja oznacza dla Polaków awans społeczny? To tylko kilka z pytań, na które odpowiadają autorzy tej małej, przystępnej książki. Są nimi specjalistki i specjaliści różnych dziedzin – socjologii, antropologii, ekonomii, prawa – którzy od wielu lat prowadzą badania dotyczące migracji na świecie. Kilkadziesiąt krótkich tekstów zawiera mnóstwo konkretnych danych – liczb, faktów i dat – popartych rzeczowym i klarownym komentarzem. Książka rozwiewa wiele wątpliwości związanych z migracjami i pozwala lepiej zrozumieć to zjawisko zarówno w skali europejskiej, jak i globalnej.

in Dictionnaire des migrations internationales Sous la direction de SIMON Gildas Publié en 2015-02-18
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Résumé de l'ouvrage : cet ouvrage collectif vise à rendre ces mouvements actuels de population plus intelligibles en les replaçant dans le contexte géohistorique de chaque État et sous l’analyse croisée de l’émigration et de l’immigration. Cette approche originale, inscrite dans le temps long – des Grandes Découvertes aux temps présents –, montre l’universalité mais aussi la très grande diversité de ces phénomènes. Elle rend possible les comparaisons de pays à pays, tant à l’intérieur des grandes régions du monde qu’entre celles-ci.

Ce livre propose une lecture critique, originale et stimulante de l’émergence et du développement de l’action multilatérale des organisations internationales (OI) ainsi qu’une thèse convaincante sur la dépolitisation comme mode de fonctionnement de la gouvernance globale...

in Dictionnaire des migrations internationales Sous la direction de SIMON Gildas Publié en 2015-02-18
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Résumé de l'ouvrage : cet ouvrage collectif vise à rendre ces mouvements actuels de population plus intelligibles en les replaçant dans le contexte géohistorique de chaque État et sous l’analyse croisée de l’émigration et de l’immigration. Cette approche originale, inscrite dans le temps long – des Grandes Découvertes aux temps présents –, montre l’universalité mais aussi la très grande diversité de ces phénomènes. Elle rend possible les comparaisons de pays à pays, tant à l’intérieur des grandes régions du monde qu’entre celles-ci.

Consultance pour la Délégation aux Affaires Stratégiques, Ministère de la Défense. À la marge de plusieurs espaces stratégiques, le Yémen est à la fois un carrefour et une périphérie. Carrefour commercial historique, le Yémen est un trait d’union entre deux continents –l’Asie et l’Afrique- et deux espaces maritimes -l’océan Indien et la mer Rouge/Méditerranée. La République du Yémen est pourtant marginalisée par sa pauvreté (760 dollars de Revenu National Brut par habitant en 2005) et sa densité de population (24 millions d’habitants, 40 habitants au km2 environ) dans la péninsule Arabique. Aujourd’hui laissé à la porte du «!club des riches!» formé par les pays producteurs de pétrole, le Yémen a historiquement, fondé sa puissance politique et économique sur son statut de zone d’échange et de circulation. Le régime monarchique (imamat) yéménite est aboli en 1962. En 1967, l’ancien protectorat britannique d’Aden au Sud forme un nouvel État indépendant, la République populaire du Yémen du Sud tandis que la révolution installe au Nord la république Arabe du Yémen. La réunification du 22 mai 1990 ne parvient pas à garantir l’unité nationale que des tensions politiques centrifuges, des clivages communautaires, religieux, territoriaux et tribaux menacent régulièrement d’explosion. En 1994, une guerre civile entre le Nord et le Sud remet en cause la réunification et le Sud du pays montre aujourd’hui encore des désirs d’autonomie sinon d’indépendance. Dans le Nord du pays, un conflit a éclaté en 2004 entre un groupe d’opposants rassemblés autour du chef politique zaydite Hussein Badr-al-Din al- Houthi puis de sa famille et le gouvernement. La «!guerre de Sa’ada!» -du nom du gouvernorat et de la ville où sont centrés les affrontements- est en 2009 le conflit ouvert qui menace non seulement l’unité du pays mais aussi son équilibre dans l’environnement régional. La crise économique mondiale et les inondations meurtrières qui ont touché le Yémen en 2008 s’ajoutent à l’instabilité politique pour fragiliser une économie déjà massivement dépendante de l’aide internationale et des transferts d’argent des migrants.

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La première période commence dans les années 1920-1930. L’entre-deux guerres constitue la proto-histoire ou préhistoire du régime universel de protection des réfugiés qui est le nôtre aujourd’hui. Président de la délégation norvégienne auprès de la Société des Nations (SDN) Fridtjof Nansen, explorateur norvégien, devient le premier commissaire pour les réfugiés à la SDN en 1921. Le combat de la fin de sa vie va consister à œuvrer pour un droit d’asile universel, en tentant d’apporter une médiation multilatérale aux arbitrages politiques qui président à l’époque à l’octroi du statut de réfugié. Un triple choc marque le début de sa carrière diplomatique : le génocide des Arméniens perpétré par l’Etat turc entre 1915 et 1916 et l’exode qui s’en est suivi ; l’exil des Russes blancs consécutif à la révolution de 1917 et les conséquences de la famine de 1921-1922 en Russie et en Ukraine ; le déplacement des populations grecques et turques entre 1921 et la signature du traité de Lausanne en 1923 qui légalise l’échange des musulmans de Grèce et des Grecs ottomans de part et d’autre de la mer Egée. (Premier paragraphe)

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