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Governmental climate change mitigation targets are typically developed with the aid of forecasts of greenhouse-gas emissions. The robustness and credibility of such forecasts depends, among other issues, on the extent to which forecasting approaches can reflect prevailing uncertainties. We apply a transparent and replicable method to quantify the uncertainty associated with projections of gross domestic product growth rates for Mexico, a key driver of greenhouse-gas emissions in the country. We use those projections to produce probabilistic forecasts of greenhouse-gas emissions for Mexico. We contrast our probabilistic forecasts with Mexico’s governmental deterministic forecasts. We show that, because they fail to reflect such key uncertainty, deterministic forecasts are ill-suited for use in target-setting processes. We argue that (i) guidelines should be agreed upon, to ensure that governmental forecasts meet certain minimum transparency and quality standards, and (ii) governments should be held accountable for the appropriateness of the forecasting approach applied to prepare governmental forecasts, especially when those forecasts are used to derive climate change mitigation targets.

Publié en 2001-12
JUILLARD Michel
FAYOLLE Jacky
AGLIETTA Michel
CHATEAU Jean
LE GARREC Gilles
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This paper presents some results of the computable, general-equilibrium, multiregional overlapping generations model INGENUE. The purpose of this research is to analyse the issues relating to wealth accumulation and alternative pension reforms in the context of global finance. Hence it focuses on the international capital flows that ought to be induced by differential aging of the various regions of the world, as depicted by the UN demographic projections. The first section exhibits the stylized facts which suggest that a world equilibrium approach is appropriate and leads to an analysis of the convergence processes. The second section lays out the analytical structure of the world model and detail our choices of calibrating. The third section presents a baseline scenario of the world economy in the XXIth century. The fourth and final section analyses European public pension reforms scenarios.

This paper analyses how the economic, demographic and institutional differences between two regions -one developed and called the North, the other emerging and called the South- drive the international capital flows and explain the world economic equilibrium. To this end, we develop a simple two-period OLG model. We compare closed-economy and open-economy equilibria. We consider that openness facilitates convergence of South’s characteristics towards North’s. We examine successively the consequences of a technological catching-up, a demographic transitionand an institutional convergence of pension schemes. We determine the analytical solution of the dynamics of the world interest rate and deduce the evolution of the current accounts. These analytical results are completed by numerical simulations. They show that the technological catching-up alone leads to a welfare loss for the North in reason of capital flows towards the South. If we add to this Örst change a demographic transition, the capital demand is reduced in the South whereas its saving increases in reason of a higher life expectancy. These two effects contribute to reduce the capital flows from the North to the South. Finally, an institutional convergence of the two pension schemes reduces the South’s saving rate which increases the capital flow from the North to the South.

Pour une large part, la macroéconomie environnementale se développe à l'écart des débats théoriques qui agitent les autres champs d'étude de la macroéconomie appliquée. En témoigne la faible représentation des questions environnementales dans les revues d'économie généralistes ou dans les manuels de macroéconomie avancée. Si l'environnement n'est jusqu'ici pas considéré comme un thème à même de faire progresser la connaissance en macroéconomie, il est depuis les années 1990 au moins un sujet important d'application des modèles macroéconomiques. En particulier, ces derniers sont utilisés pour analyser et quantifier les effets économiques de la transition vers un système de production et de consommation soutenable. Nous proposons d'apporter un éclairage sur l'état de l'art en macroéconomie environnementale appliquée. Plus particulièrement, nous nous attacherons à identifier les spécificités de cette thématique de recherche, qui expliquent les choix théoriques et empiriques qui y sont pratiqués.

■ La transition énergétique est une opportunité pour l'économie française, avec 0,1 % de croissance annuelle supplémentaire pendant trente ans ; ■ Le coût complet d'un mix électrique renouvelable devient compétitif avec le mix actuel à forte pénétration nucléaire ; ■ Il est urgent d'accélérer la transition dès le prochain quinquennat, afin d’arrêter l'accumulation inutile de capital intensif en carbone ; ■ La transition énergétique se doit de figurer au cœur du projet des candidats à la prochaine présidentielle.

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This paper uses a spatial Cournot competition model to examine the effect of increasing returns to scale (IRS) in manufacturing as an agglomerating force between a fixed number of firms competing over regional markets. As one would expect, with a constant returns to scale (CRS) manufacturing sector the dispersed symmetric equilibrium will always be stable. The first important result is the confirmation that even low levels of IRS provide incentives for the manufacturing firms to deviate from this symmetric equilibrium and move towards agglomeration. An interesting aspect of the results, however, is that IRS do not automatically imply an unstable symmetric equilibrium, and the threshold required to provoke instability increases with transport costs.

in Démographie et économie Sous la direction de AGLIETTA Michel, FRANÇOIS HÉRAN , BLANCHET Didier, AGLIETTA Michel Publié en 2002-03-01
JUILLARD Michel
FAYOLLE Jacky
CHATEAU Jean
LE GARREC Gilles
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Les perspectives démographiques françaises qui ont été retracées dans la première partie doivent être replacées dans un contexte mondial qui se caractérise par une certaine diversité des évolutions attendues au moins à l'horizon du prochain demi-siècle. Concernant les conséquences économiques du vieillissement en France, il n'est pas indifférent qu'il se produise dans un tel contexte mondial où tous les pays ne sont pas dans la même situation démographique. C'est pourquoi on utilisera dans cette partie un modèle multinational, INGENUE, qui s'appuie sur le scénario central des projections démographiques réalisées par l'ONU (...).

Quel a été l’impact de la politique monétaire résolument expansionniste de la BCE depuis le début de la crise sur les prix immobiliers ? Si certaines caractéristiques socio-démographiques restent prédominantes dans la décision d’achat, la solvabilité des ménages demeure l’un des principaux facteurs explicatifs de l’achat immobilier. En menant une politique de taux d’intérêts très bas, la politique monétaire a contribué à réduire les contraintes de financement, favorisant ainsi les décisions d’achats immobiliers. Pour répondre en partie à cette question, nous nous focalisons sur les prix de l’immobilier parisien, marché pour lequel nous disposons de données fines sur les prix ce qui n’est pas le cas pour l’ensemble des villes de France, échelle à laquelle il conviendrait idéalement de mener cette étude. La ville de Paris, avec ses arrondissements très marqués sociologiquement et économiquement fournit un cadre d’étude intéressant. [Premier paragraphe]

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2018-02
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En octobre 2017, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé un nouveau prolongement de son programme de rachat de titres de dette publique, dit de quantitative easing (voir encadré). Il s'appliquera jusqu'en septembre 2018, mais le montant mensuel d'achats d'obligations d'Etat a été ramené de 60 à 30 milliards d'euros par mois. En retardant la fin de son programme, la BCE continue d'envoyer des signaux expansionnistes. Cependant, la réduction des achats mensuels a également pour but de préparer les marchés financiers à la normalisation à venir de la politique monétaire, c'est-à-dire l'arrêt des mesures dites non conventionnelles et la hausse future des taux d'intérêt.

Depuis 2009, les principales banques centrales mettent en oeuvre des politiques monétaires expansionnistes afin de stimuler l'activité économique, réduire les risques de spirale déflationniste et soutenir le système financier. Ces politiques se sont traduites par des taux d'intérêt fixés à leur plus bas niveau ou presque et par des mesures non conventionnelles. L'amélioration récente du climat conjoncturel et la volonté affichée des banques centrales d'organiser le retrait progressif des mesures non conventionnelles posent la question d'une éventuelle normalisation des politiques monétaires. Pour autant, toute hausse des taux d'intérêt d'ici 2014 est exclue. En effet, le risque inflationniste est inexistant et la croissance anticipée trop modérée pour entraîner une baisse rapide du taux de chômage. Or, la Réserve fédérale et la Banque d'Angleterre ont conditionné un relèvement du taux d'intérêt à une cible de taux de chômage. Cette politique de communication (forward guidance ou orientation prospective) relative aux taux d'intérêt a pour objectif d'ancrer les anticipations de taux et de fournir par ce biais un soutien à la croissance. Cette stratégie accompagne l'ensemble des mesures non conventionnelles de nature plus quantitatives telles que les programmes d'achat de titre ou les opérations exceptionnelles de refinancement du système bancaire. La normalisation des opérations de politique monétaire passe par un retrait progressif de ces mesures non conventionnelles. Mais l'annonce de Ben Bernanke d'un éventuel ralentissement progressif du rythme des achats de titres par la Réserve fédérale a provoqué de la volatilité sur les marchés et une augmentation rapide des taux à long terme. Dès lors, les banques centrales doivent faire preuve d'une grande prudence afin d'éviter une normalisation trop hâtive des politiques monétaires. Ceci d'autant plus que les risques associés à ces mesures (développement de nouvelles bulles, indépendance des banques centrales ou risques inflationnistes) ne paraissent pas être aujourd'hui la principale menace dans les pays industrialisés.

Xavier Ragot : le débat autour des prévisions de l’OFCE s’organise en trois parties, économie mondiale, de la zone euro et de la France. Commençons par la conjoncture mondiale. Le risque porté par les pays émergents s’est-il dissipé ? Le cycle de croissance aux États-Unis est-il terminé ? Le ralentissement du commerce mondial est-il structurel ? Quelle en sera l’incidence sur la croissance ? Enfin après la reprise, les pays industrialisés sont-ils entrés dans une phase de faible croissance ? (Premier paragraphe)

Ce travail évalue différentes caractéristiques de l’impact de l’évolution du prix du baril de pétrole sur l’activité économique en France. Nous montrons qu’il existe un décalage de cet impact sur le PIB, qui serait en moyenne, sur la période 1985-2015, de 4 trimestres. L’effet, à la baisse comme la hausse, n’est significatif que pour des variations des prix du pétrole supérieures à 1 écart-type. L’effet asymétrique est extrêmement faible : l’effet est identique dans le cas d’une hausse ou d’une baisse de ce dernier.

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Cette thèse explore les implications de l’hypothèse d’information imparfaite pour la politique monétaire. Nous considérons la banque centrale comme le point d’ancrage des anticipations privées non plus grâce à son engagement envers une faible inflation, mais grâce à sa compétence : sa capacité à correctement prévoir les futurs états de l’économie. L’objectif de cette analyse est de montrer que la compétence permet d’influencer les anticipations privées et que cette influence permet de relâcher les contraintes pesant sur la politique monétaire pour atteindre ses objectifs macroéconomiques. Le premier chapitre procède à une revue empirique de la littérature traitant de la performance de prévision de la Réserve Fédérale. Le deuxième chapitre se concentre sur des banques centrales qui publient leurs prévisions en temps réel, afin de mettre en valeur le canal des anticipations de la politique monétaire et la question de la crédibilité via le lien entre performance de prévision et influence des banques centrales. Nous proposons de définir la crédibilité endogène comme la capacité d’influence provenant de meilleures prévisions, en opposition avec la crédibilité exogène pour laquelle les banques centrales n’auraient pas besoin de meilleure prévision pour être influentes. Le troisième chapitre examine les implications théoriques de l’influence endogène pour les décisions de politique monétaire, à travers un modèle Néo-Keynésien avec anticipations non-rationnelles. Enfin, le quatrième chapitre évalue les préférences monétaires de trois banques centrales qui ont adopté le ciblage d’inflation et communiquent leur prévisions en temps réel.

This paper aims to quantify the link between financialisation and financial instability, controlling for the financial and macroeconomic environment. Our main identification assumption is to represent these two concepts as a system of simultaneous joint data generating processes whose error terms are correlated. Based on panel data for EU countries from 1998, we test the null hypotheses that financialisation positively affects financial instability -a vulnerability effect- and that financial instability has a negative effect on financialisation -a trauma effect-, using Seemingly Unrelated Regressions and 3SLS. We find a positive causal effect of credit/GDP on non-performing loans - a vulnerability effect- in the EU as a whole, in the Eurozone, in the core of the EU but not at its periphery, and a negative effect of non-performing loans on credit/GDP - a trauma effect - in all samples. Even when relaxing our identification assumption, both opposite effects hold.

This paper assesses the transmission of ECB monetary policies, conventional and unconventional, to both interest rates and lending volumes or bond issuance for three types of different economic agents through five different markets: sovereign bonds at 6-month, 5-year and 10-year horizons, loans to non-financial corporations, and housing loans to households, during the financial crisis, and for the four largest economies of the Euro Area. We look at three different unconventional tools: excess liquidity, longer-term refinancing operations and securities held for monetary policy purposes following the decomposition of the ECB’s Weekly Financial Statements. We first identify series of ECB policy shocks at the Euro Area aggregate level by removing the systematic component of each series and controlling for announcement effects. We second include these exogenous shocks in country-specific structural VAR, in which we control for the credit demand side. The main result is that only the pass-through from the ECB rate to interest rates has been effective. Unconventional policies have had uneven effects and primarily on interest rates.

During the crisis, the ECB modified its collateral framework to face increased liquidity needs of commercial banks. This has taken two forms: the minimum required rating for different classes of assets has been reduced and the haircut associated to these assets has evolved conditional on the default risks of these assets. The benefits in terms of cushioning a liquidity crisis and enhancing monetary policy transmission have most probably exceeded the costs in terms of riskier central bank balance sheet and potential capital losses. This document was provided by Policy Department A at the request of the Economic and Monetary Affairs Committee.

Cette contribution s’intéresse aux effets redistributifs des politiques monétaires non conventionnelles. Les canaux par lesquels la politique monétaire influence les inégalités sont présentés et cette relation est testée au niveau de la zone euro. Les résultats suggèrent que les politiques monétaires non conventionnelles ont pu exacerber les inégalités en favorisant les ménages déjà détenteurs d’un emploi ou possédant un patrimoine financier.

En annonçant un plan d’assouplissement quantitatif ( QE ) en janvier 2015, la BCE renforce les moyens mis en œuvre pour lutter contre le risque déflationniste dans la zone euro. Ce risque s’est en effet amplifié avec le recul de l’inflation, le maintien d’un niveau de chômage élevé et la possibilité d’un décrochage des anticipations. Les modalités du QE sont proches de celles adoptées par d’autres banques centrales, en particulier la Réserve fédérale ou la Banque d’Angleterre, si bien que l’on pe ut tirer des enseignements des effets de ces politiques monétaires non-conven tionnelles. Bien que les effets sur l'économie réelle restent incertains il ressort néanmoins que ces mesures ont conduit à une baisse des ta ux d’intérêt souverains et plus généralement à une amélioration des conditions financières dans l’ensemble de l’économie. Ces effets ont notamment résulté d’un signal sur l’orientation présente et future de la politique monétaire et d’une réalloca tion des portefeuilles des investisseurs. Certaines études montre nt également que le QE américain a provoqué une dépréciation du dollar. Cet effet pourra it être primordial dans le cas des mesures prises par la BCE. Une analyse en termes de modèles VAR montre que les mesures de politique monétaire prises par la BCE ont un effet significatif sur l’euro mais également sur l’inflation et les anticipations d’inflation.

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Depuis 2008, la Banque centrale européenne (BCE) a sensiblement modifié sa politique de collatéral, c’est-à-dire la qualité des actifs qu’elle exige d’une banque commerciale en garantie du prêt qu’elle lui octroie ainsi que la décote qu’elle applique sur la valeur de cet actif en cas de défaut de la contrepartie. Les modifications de cette politique ont eu potentiellement des répercussions sur le risque pris par la BCE en même temps qu’elles ont facilité l’accès des banques commerciales à la liquidité. Une note récente, dont nous résumons quelques éléments ci-dessous, fait le point sur cette politique et sur ses enjeux. [Premier paragraphe]

En ajustant la taille et la composition de leur bilan, les banques centrales ont profondément modifié leur stratégie de politique monétaire. Bien que la mise en œuvre de ces mesures ait été initialement envisagée pour une période de crise, la question se pose désormais de l’utilisation du bilan comme instrument de politique monétaire en dehors des périodes de crise. La politique d’achats de titres effectués par les banques centrales s’est traduite par une augmentation considérable de la taille de leur bilan. En septembre 2017, les bilans de la Réserve fédérale et de la BCE s’élevaient respectivement à près de 4 500 Mds de dollars (soit 23,3 % du PIB des Etats-Unis) et 4 300 Mds d’euros pour la BCE (38,5 % du PIB de la zone euro), alors qu’ils étaient de 870 Mds de dollars (soit 6,0 % du PIB) et 1 190 Mds d’euros (soit 12,7 % du PIB) en juin 2007. La fin de la crise financière et de la crise économique plaide pour un resserrement progressif de la politique monétaire, déjà entamé aux Etats-Unis et à venir dans la zone euro. Ainsi, la Réserve fédérale a augmenté le taux d’intérêt directeur à cinq reprises depuis décembre 2015 et a commencé à réduire la taille de son bilan en octobre 2017. Toutefois, aucune indication précise n’a été donnée sur la taille du bilan des banques centrales une fois que le processus de normalisation aura été achevé. Au-delà de la taille se pose la question du rôle de ces politiques de bilan pour la conduite de la politique monétaire à venir. [Premières lignes]

Le Président de la Banque centrale européenne, M. Mario Draghi, a annoncé récemment que l’augmentation du taux directeur de la BCE interviendrait « bien après » la fin des mesures d’achats massifs de titres obligataires (prévue pour septembre 2018), principalement émis par les Etats de la zone euro, et à un « rythme mesuré ». La hausse du taux directeur pourrait donc intervenir vers la mi-2019, soit quelques semaines avant la passation de pouvoir entre Mario Draghi et son successeur. [Premier paragraphe]

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Le consensus qui prévalait sur le rôle des banques centrales s’est fissuré. La poursuite du seul objectif de stabilité des prix est aujourd’hui insuffisante pour assurer la stabilité macroéconomique et financière. Un nouveau paradigme émarge dans lequel les banques centrales doivent à la fois veiller à la stabilité des prix, à la croissance et à la stabilité financière. Les évolutions institutionnelles récentes de la BCE vont dans ce sens puisqu’elle se voit confier la surveillance micro-prudentielle. En outre, la conduite de la politique monétaire dans la zone euro montre que la BCE est aussi restée attentive à l’évolution de la croissance. Mais, si la BCE poursuit de fait un triple mandat, la question de la bonne articulation entre ces différentes missions continue de se poser. La coordination entre les différents acteurs en charge de la politique monétaire, de la régulation financière et de la politique budgétaire est primordiale et fait défaut dans l’architecture actuelle. Par ailleurs, certaines pratiques doivent être clarifiées. La BCE a joué un rôle de prêteur en dernier ressort (des banques et dans une moindre mesure des États) sans que cette fonction ne lui soit précisément attribuée. Enfin, dans ce nouveau schéma, la BCE souffre d’une illégitimité démocratique, renforcée par le rôle croissant qu’elle joue dans la détermination de l’équilibre macroéconomique et financier de la zone euro. Il nous semble important que la BCE soit plus explicite au regard des différents objectifs poursuivis et qu’elle mette en oeuvre les conditions d’une coopération étroite avec les instances budgétaires et de régulation financière. Enfin, nous appelons à la création ex nihilo d’un organe de contrôle de la BCE, chargé de discuter et d’analyser la pertinence des politiques monétaires mises en place par la BCE.

The recent rise in Eurozone long-term interest rates could jeopardize the on-going recovery if interest rates went beyond what the fundamentals require. We investigate possible overshooting after identifying the main determinants of long-term interest rates in the Eurozone and in some of its Member States since 1999. We include four categories of fundamentals (macroeconomic, financial, expectations, international). We find that monetary variables, spillovers from US financial markets, expectations and sovereign risks are the main determinants of long-term interest rates in the Eurozone. The empirical model has a very good fit and does not identify recent overshooting. The observed rise since August 2016 is attributed to two factors. The first one is the increase in US long-term interest rates after the reversal in the Fed’s monetary stance. The second factor stems from the political tensions in France, Italy or Spain which generated higher perceived political risk. While the former factor might continue to drive Eurozone interest rates up, the second one might have receded with the results of the French presidential elections and drive interest rates down.

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Les effets de la politique monétaire dépendent-ils de l’information dont disposent les ménages et les entreprises ? Dans ce billet, nous analysons dans quelle mesure la façon dont la banque centrale surprend les acteurs économiques affecte les effets de sa politique, et dans quelle mesure la publication par la banque centrale de son information privée modifie les effets de sa politique. Dans une économie où l’information serait parfaite et où les anticipations des agents privés sont rationnelles, les annonces de politique monétaire n’ont pas d’effet réel (sur l’activité) sauf s’il s’agit de « surprises », c’est-à-dire de décisions non anticipées. Dans la mesure où les agents privés connaissent les raisons économiques justifiant les décisions de politique monétaire, une surprise de politique monétaire correspond donc à un changement temporaire de préférence des banquiers centraux. [Premiers paragraphes]

When the central bank and private agents do not share the same information, private agents may not be able to appreciate whether monetary policy responds to changes in the macroeconomic outlook or to changes in policy preferences. In this context, this paper investigates whether the publication of the central bank macroeconomic information set modifies private agents’ interpretation of policy decisions. We find that the sign and magnitude of the effects of monetary policy depend on the publication of policymakers’ macroeconomic views. Contractionary monetary policy has negative effects on inflation expectations and stock prices only if associated with inflationary news

in Journal of Money, Credit and Banking Publié en 2014-09
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We explore empirically the theoretical prediction that public information acts as a focal point in the context of the U.S. monetary policy. We aim at establishing whether the publication of Federal Open Market Committee (FOMC) inflation forecasts affects the cross-sectional dispersion of private inflation expectations. Our main finding is that publishing FOMC inflation forecasts has a negative effect on the cross-sectional dispersion of private current-year inflation forecasts. This effect is found to be robust to another survey data set and to various macroeconomic controls. Moreover, we find that the dispersion of private inflation forecasts is not affected by the dispersion of views among FOMC members.

This paper investigates the instantaneous and dynamic effects of ECB forward guidance announcements on the term structure of private short-term interest rate expectations. We estimate the static and dynamic impact of forward guidance on private agents’ expectations about future short-term interest rates using a high-frequency methodology and an ARCH model, complemented with local projections. We find that ECB forward guidance announcements decrease most of the term structure of private short-term interest rate expectations, this being robust to several specifications. The effect is stronger on longer maturities and persistent.

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Focusing on a set of central banks that publish inflation forecasts in real time, this paper aims to establish whether central bank inflation forecasts influence private inflation forecasts. The response is positive in the five countries studied: Sweden, the United Kingdom, Canada, Switzerland, and Japan. Three hypotheses may explain this central bank influence: central bank forecasts are more accurate than private ones, are based on different information sets, and/or convey signals about future policy decisions and policymakers’ preferences and objectives. We provide evidence that the source of these central banks’ influence is not linked to their forecasting performance.

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