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Pendant la période de confinement, le produit intérieur brut de la France estréduit de 32 %. Cette évaluation confirme l'analyse présentée dans le OFCE Policybrief n° 65 et correspond aux premières mesures effectuées par l'INSEE ou la Banquede France (encadré 1). Sur le seul champ « entreprises », hors services non marchands et immobilier, la perte d'activité est de 42 %. [Premier paragraphe]

Parallèlement aux décisions de la Réserve fédérale et de la BCE, les gouvernements multiplient les annonces de plans de relance pour tenter d’amortir les conséquences économiques de la crise sanitaire du COVID19 qui a déclenché une récession d’une ampleur et d’une vitesse inédites. Le confinement de la population et la fermeture des commerces non essentiels induisent respectivement une baisse des heures travaillées et un empêchement de la consommation ou de l’investissement combinant un choc d’offre avec un choc de demande. [Premier paragraphe]

In parallel with the decisions taken by the US Federal Reserve and the European Central Bank (ECB), governments are stepping up announcements of stimulus packages to try to cushion the economic impact of the Covid-19 health crisis, which has triggered a recession on an unprecedented scale and pace. The confinement of the population and the closure of non-essential businesses is leading to a reduction in hours worked and in consumption and investment, combining a supply shock and demand shock. [First paragraph]

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Les décisions prises dans l’urgence par les institutions économiques nationales et européennes seront-elles suffisantes pour amortir le choc de la crise économique, conséquence inévitable de la pandémie du Covid-19 ? Analyse par Xavier Ragot, président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui évoque aussi la nécessité de repenser, à l'issue de cet épisode tragique, les liens entre économie, société et environnement. [Premier paragraphe]

Publication date 2020-03
GAFFARD Jean-Luc
AMENDOLA Mario
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Le temps est le grand absent de la théorie économique. Telle est la thèse de ce livre qui dénonce l’impuissance des économistes à proposer des remèdes adéquats face à l’instabilité actuelle ou, tout simplement, à saisir l’économie dans sa réalité, toujours singulière et mouvante. Renvoyant dos à dos néoclassiques et kéneysiens, s’opposant à l’idée que le retour à l’équilibre est la fin de l’histoire, les auteurs soulignent que les phénomènes économiques sont faits d’incertitude et d’irréversibilité. Ils montrent que le regard sur les acteurs économiques se trouve radicalement modifié par la prise en compte du temps : l’entrepreneur, initiateur de ruptures, redevient un arbitre entre le court et le long terme ; la monnaie et le crédit sont vus comme des ponts indispensables vers le futur ; les pouvoirs publics sont appelés à renouer avec leurs fonctions de régulation. Les économies de marché se voient ainsi dotées d’une nouvelle capacité de résilience qui réside principalement dans cette maîtrise – décisive – des horloges multiples.

in Social Europe Publication date 2020-03
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The coronavirus crisis highlights the need to update the European welfare state to a social-ecological state, able to socialise 21st-century ecological risks.

Publication date 2020-02 Collection Sciences Po OFCE Working Paper : 07/2020
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Cet article propose une revue de la littérature relative aux évaluations d'impact du crédit d’impôt recherche (CIR) sur l'effectif des personnels de la recherche. Après un rappel de l'effet théorique du CIR sur le prix d'usage des connaissances accumulées par les entreprises, nous comparons les résultats des études concernant l'efficacité et l'efficience du dispositif. Ils révèlent, entre autres, que le CIR corrige la discrimination à l'embauche des docteurs dans les entreprises, mais avec un effet d'aubaine pour les docteurs-ingénieurs. Dans les TPE, les aides à l'emploi de RD agissent au détriment de l'emploi non-aidé, malgré le CIR. Enfin, avec seulement 2,5 % des activités de RD éligibles au CIR confiées aux organismes publics, le dispositif favorise le décloisonnement de ces organismes, mais sans effet visible sur leurs effectifs. La majorité des dépenses de RD étant des dépenses de personnel, ces résultats contribuent à expliquer le faible impact du CIR sur la R&D. Ils interrogent aussi le dévoiement du dispositif de sa mission historique : pallier le sous-investissement en RD, et non être un instrument de compétitivité des salariés hautement qualifiés, pendant que le CICE assure celle des salariés rémunérés près du SMIC. Nous concluons l'article par une discussion de la pertinence des réformes récentes du CIR.

La première partie de cet article propose quatre approches des systèmes urbains et tente de caractériser les enjeux de soutenabilité qui s'y rattachent. La deuxième partie s'attache à mettre en lumière l'enjeu des inégalités environnementales des systèmes urbains ainsi caractérisés, à la croisée de la justice spatiale et environnementale. La troisième partie reprend les quatre approches définies à la première partie pour montrer, au sujet du cas français, comment prendre la mesure des inégalités environnementales urbaines définies à la deuxième partie.

Au cours des années 1990, l’Italie, comme la Suède et la Pologne, a mis en place le système notionnel à cotisations définies : d’une part, le régime continue à être financé par répartition (le paiement des pensions est assuré par les cotisations sociales des travailleurs actuels) ; d’autre part, un compte virtuel est établi pour chaque travailleur, sur lequel s’accumulent ses cotisations sociales, avec un rendement – comptabilisé annuellement sur le solde – égal à la croissance moyenne du PIB sur les cinq dernières années. [Premier paragraphe]

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Establishing the external validity of experimental inflation forecasts is essential if laboratory experiments are to be used as decision-making tools for monetary policy. Our contribution is to document whether different measures of inflation expectations, based on various categories of agents (participants in experiments, households, industry forecasters, professional forecasters, financial market participants and central bankers), share common patterns. We do so by analyzing the forecasting performance of these different categories of data, their deviations from full information rational expectations, and the variables that enter the determination of these expectations. Overall, the different categories of forecasts exhibit common features: forecast errors are comparably large and autocorrelated, and forecast errors and forecast revisions are predictable from past information, suggesting the presence of some form of bounded rationality or information imperfections. Finally, lagged inflation positively affects the determination of inflation expectations. While experimental forecasts are relatively comparable to survey and financial market data, more heterogeneity is observed compared to central bank forecasts.

L’article propose une introduction au numéro spécial de la Revue de l’OFCE « Écologie et inégalités » en présentant les différents âges de l’économie de l’environnement, le défaut d’intérêt de la discipline économique contemporaine pour les enjeux environnementaux et les étapes de ce que serait une transition juste.

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The results of the June 2016 referendum in favour of the UK leaving the EU opened a period of huge economic and political uncertainty in the UK, and in the EU27. A large number of official and academic analyses have been published that address the economic impact of different modalities of Brexit. Section 1 analyses possible models for the future UK-EU relationship, from remaining in the single market and in the customs union, to a Free Trade Agreement (FTA) or world trade organization (WTO) rules. Section 1 also discusses the future of UK trade regulations (tariff and non-tariff barriers, trade agreements) and the various channels through which Brexit could have an impact on the UK economy (trade, foreign direct investment (FDI), migration, productivity, fiscal policy). The UK must make a trade-off between ensuring access to the EU market and increasing its regulatory autonomy. Section 2 surveys studies released on the impacts of Brexit, over short-and long-term horizons, under different scenarios, from a soft Brexit to a hard Brexit and a no deal scenario. These studies provide very different results depending on the methods they use and the assumptions they adopt on the future relationship between the UK and the EU27, mainly on how they view the effects of trade openness and regulations on productivity, in level as in growth rate. Studies usinggravity models and computable general equilibrium models generally find negative but small effects on UK GDP. Some studies increase these effects by adding the negative impact of a less open UK economy on labour productivity growth, even if Brexiteers want to open the UK to non-EU economies. Others believe that a liberalisation shock could boost output growth, but the UK is already a very liberal economy. The impact of Brexit on the GDP of the EU27 countries is on average 4 to 5 times smaller than on UK GDP, although some countries (Ireland in particular) are more affected. In the shorter term, uncertainty about Brexit has a negative effecton investment and exports, which is partly offset by lower interest rates and exchange rates.

in Revue de l'OFCE Publication date 2019-12
ALOUINI Olfa
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What are the relationships between country size, economic growth and business cycle volatility? To investigate this question, we developed an originalcountry-size index with principal component analysis. Traditional analysis usually equates country size with population. Our methodology enables to simultaneously consider several factors constitutive of country size: population,GDP and arable land. These additional variables allow us to capture different components of the country size and to control for more than a demographic effect. Using a panel data set of 163 countries for 1960–2007, we find, contrary to Rose (2006), that country size has a significant and negative correlation with economic performance. Our results for output volatility extend the negative and significant relationship found by Furceri and Karras (2007). In addition, we present differentiated results for small and large countries, OECD members, eurozone countries and the so-called BRIC countries.

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Too often, economics disassociates humans from nature, the economy from the biosphere that contains it, and sustainability from fairness. When economists do engage with environmental issues, they typically reduce their analysis to a science of efficiency that leaves aside issues of distributional analysis and justice. The aim of this lucid textbook is to provide a framework that prioritizes human well-being within the limits of the biosphere, and to rethink economic analysis and policy in the light of not just efficiency but equity. Leading economist Éloi Laurent systematically ties together sustainability and justice issues in covering a wide range of topics, from biodiversity and ecosystems, energy and climate change, environmental health and environmental justice, to new indicators of well-being and sustainability beyond GDP and growth, social-ecological transition, and sustainable urban systems. This book equips readers with ideas and tools from various disciplines alongside economics, such as history, political science, and philosophy, and invites them to apply those insights in order to understand and eventually tackle pressing twenty-first-century challenges. It will be an invaluable resource for students of environmental economics and policy, and sustainable development.

This Policy brief presents the last OFCE forecasts on the euro area countries and addresses the issue of margins for manoeuvre to cope with an extended period of economic slowdown in the area. Will fiscal rules fetter policy reaction? We forecast a growth rate of 1.2%, but negative risks remain substantial. We then discuss public debt evolution and compute the fiscal policies necessary to reach a 60% public debt over GDP target in 2040. The fiscal consolidation appears unrealistic in some countries, questioning the credibility of this target. In addition, we investigate the (moderate) effect of interest rate on the fiscal consolidation requirement. Finally, the very notion of fiscal space will depend on the speed of adjustment of public debt and on the level of interest rates.

in OFCE Policy Brief Publication date 2019-12
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This Policy brief analyses the recent expansionary decisions of the ECB in September 2019, which are now under scrutiny and have even been criticized. ■ Recent facts confirm the need of an expansionary monetary policy, as inflation expectations are still decreasing and credit remains weak. ■ We pay a special attention to the three types of risk evoked in the public debate. ■ First, it has been argued that low interest rates could increase the households saving rate due to an income effect. We show that this does not materialize on recent data. We observe such a correlation only for Germany, and this already before 2008, casting some doubt on the direction of the causality. ■ Second, it is argued that the banks' profits are at risk because of low interest rates. We show that banks' profits are steady and are recovering since 2012, and that the new measures are not expected to have a negative effect on bank's profits. ■ Third, using a macro-finance assessment of financial imbalances, we do not observe the emerging of bubbles on housing and stock market. ■ Although the downside should be carefully analysed, we conclude that the critics of the recent expansionary monetary policy does not rely on sound evidence. ■ Finally, and in any case, a fiscal expansion would reduce the need for expansionary policies. A discussion of the euro area fiscal stance is needed.

in Economie et statistique Publication date 2019-12
AGHION Philippe
BUNEL Simon
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Dans cet article, nous défendons l’idée que les effets de l’intelligence artificielle (IA) et de l’automatisation sur la croissance et l’emploi dépendent pour une large part des institutions et des politiques. Notre analyse s’articule en deux temps. Dans une première partie, nous démontrons que l’IA peut stimuler la croissance en remplaçant la main‑d’oeuvre par du capital, tant en matière de production de biens et services que de production d’idées. Toutefois, nous soutenons que l’IA peut inhiber la croissance si elle est associée à une politique concurrentielle inadaptée. Dans une seconde partie, nous discutons l’effet de la robotisation sur l’emploi en France au cours de la période 1994‑2014. D’après notre analyse empirique sur données françaises, nous démontrons premièrement que la robotisation réduit l’emploi global au niveau des zones d’emploi, et deuxièmement que les travailleurs ayant un faible niveau d’éducation sont davantage pénalisés par la robotisation que les travailleurs ayant un fort niveau d’éducation. Ce constat suggère que des politiques inadaptées en matière de marché du travail et d’éducation réduisent l’impact positif que l’IA et l’automatisation pourraient avoir sur l’emploi.

in Revue de l'OFCE Publication date 2019-12
PINOIS Ricardo
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World public debt has increased by 30% of world GDP between 2007 and2017. During the same period, the real interest rate on public debt has fallenby roughly 200 basis points, whereas it should have increased by 100 basispoints according to previous estimates. It reveals that demand for public debthas increased faster than supply. Where does the increase in savings comefrom? To answer this question, we construct the world financial marketequilibrium to identify the country and agents across countries who increasedtheir saving rate. Using the equality between the sum of private and publicsaving and investment at the world level, we find four lessons. First, the worldinvestment rate has been slightly increasing during the period, with animpressive shift of investment to China. The investment rate of China was 4% of world GDP in 2007. It jumps to 12% in 2017. Second, during the period, the world experienced an impressive reduction of global imbalances. The Chinesesaving rate increased less than Chinese investment and the US saving rate increased more than US investment. Third, the increase in the world saving rate comes from highly indebted countries before 2007, mostly from the US and southern Europe. The increase in the current account of Italy, Spain and Greece (from a negative territory) is the order of magnitude of the increase in the US current account. Fourth, there is no clear relationship between the householdsaving rate and national government borrowing, thus not confirming the Ricardian equivalence view. Finally, it seems that the factors generating a highnet saving rate in China are temporary, whereas the deleveraging of US andsouthern Europe may be long-lasting. As a consequence, one can expect lowinterest rates for a long period of time.

Nous comparons les prévisions de croissance de l’économie française à l’horizon 2021 réalisées entre septembre et mi-novembre 2019 par 20 organismes (publics et privés, dont l’OFCE). Après être passée de 2,4 % en 2017 à 1,7 % en 2018, l’activité ralentirait pour l’ensemble des prévisionnistes, en moyenne à 1,3 % en 2019. Il n'y a pas d'accélération prévue à l’horizon de l'exercice de prévision : l’activité progresserait en moyenne à son rythme potentiel de 1,2 % en 2020 et de 1,25 % en 2021. En 2018, le commerce extérieur, par sa contribution positive, a compensé partiellement une demande intérieure moins dynamique. En 2019, la consommation des ménages est le principal moteur de la croissance. L’environnement international serait moins favorable et les risques sur la croissance plutôt orientés à la baisse. Pour tous, l’inflation reste globalement modérée en prévision (entre 1,1 % et 1,9 % en 2021 selon les instituts), c’est également le cas de l’inflation sous-jacente, comprise entre 0,8 % et 1,4 % en 2021. Il existe un moindre consensus sur le taux de chômage à l’horizon 2021 : il baisserait de 9,1 % de la population active en 2018 à 8,5 % en moyenne en 2019 mais les prévisions sont diverses en fin de période. En effet, les plus pessimistes l’envisagent à 9,8 % tandis que les plus optimistes le situent à 7,5 %. En moyenne, il se stabiliserait à 8,3 % sur les deux dernières années étudiées. La progression des salaires resterait contenue (avec un maximum à 2,1 % en 2021). L’impact positif des réformes passées et en cours sur la compétitivité des entreprises et sur l’emploi et in fine sur la croissance du PIB ne ressort pas véritablement des scénarios. Enfin, la France est sortie de la Procédure de déficit excessif en 2018 et tous les instituts sauf un prévoient le respect des règles budgétaires concernant le déficit public, qui resterait en deçà du seuil des 3 % à l’horizon 2021 (hormis le dépassement exceptionnel en 2019 du fait du CICE). En 2021, il serait compris entre 4 % et 1,8 % du PIB. Si les règles sont respectées en termes de solde budgétaire, ce n’est pas le cas des efforts structurels inscrits dans les différents scénarios puisqu’il est quasiment nul sur l’ensemble de l’exercice de prévision. Un document de travail plus détaillé est associé à ce Policy brief.

Publication date 2019-12 Collection ETUI Working paper : 13
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The fi scal governance of the EMU is in dire need of reform. Its current arrangements suff er from several shortcomings, most notably, the limitations they impose on national fi scal policies, steering them towards too restrictive or pro-cyclical stances; the absence of an unconditional lender of last resort for governments and the consequent doubts over the ‘safe asset’ status of national government bonds that this absence creates; the underdevelopment of an economic (policy) union, resulting in the dominance of public defi cit and debt considerations over considerations of well-being, full employment and broader economic objectives in guiding the conduct of fi scal policies; and last but not least, the fact that, under the EMU institutional architecture, there are fewer opportunities for democratic participation and scrutiny of the conduct of fi scal policies. Starting from the view that the crises in the euro zone were basically triggered by fi nancial markets and reinforced by a lack of instruments for eff ective economic policy at the EMU level, we contribute to the ongoing debate on how to reform the Eurozone. We propose a focus on general principles for fi scal governance reform aiming at a better economic, social and environmental performance on the part of EMU. As the main principles for progressive governance, we identify a need for: – a much more active and prominent role for fi scal policy; – ‘safer’ government bonds; – more and better coordination between fi scal and other economic, social and environmental policies, as well as between member states, to foster sustainable well-being; and – more democratic participation and scrutiny.

in International Journal of Finance and Economics Publication date 2019-12
LABONDANCE Fabien
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Although the literature has provided evidence of the predictive power of credit for financial and banking crises, this article aims to investigate the grounds of this link by assessing the interrelationships between credit and banking fragility. The main identification assumption represents credit and banking fragility as a system of simultaneous joint data generating processes whose error terms are correlated. We test the null hypotheses that credit positively affects banking fragility—a vulnerability effect—and that banking fragility has a negative effect on credit—a trauma effect. We use seemingly unrelated regressions and 3SLS on a panel of European Union (EU) countries from 1998 to 2012 and control for the financial and macroeconomic environment. We find a positive effect of credit on banking fragility in the EU as a whole, in the Eurozone, in the core of the EU but not at its periphery, and a negative effect of banking fragility on credit in all samples.

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In this article, we propose an original analysis of advice given by financial analysts prior to WW1. Our article focuses on the writings of A. Neymarck, one of the most popular French analysts in the early 20th Century. The creation of portfolios from a new database composed of the monthly returns of all the security types listed on the official Paris Stock Exchange from 1903 to 1912 has provided results demonstrating that Neymarck correctly identified the risk in a number of sectors. The performances of these portfolios, which were built according to Neymarck’s guidelines, confirm Neymarck’s ranking in terms of both risk and return: the richer the investor, the riskier and the more profitable his portfolio was seen to be. Finally, the Modern Portfolio Theory enables us to pinpoint the few imperfections in Neymarck’s advice, which globally appears to be driven by reliable financial analysis.

in Industrial and Corporate Change Publication date 2019-12
SELIN HAZIR Cilem
BELLONE Flora
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This article explores the determinants of changes to the range of exports at the firm level with a focus on the role played by the firm’s local environment. It extends the model developed by Bernard et al. (2010) to a multiregional setting to account for localized externalities. The model is tested using French micro-data on monoregional manufacturing firms covering the period 2002–2007. Our main finding is that the local product space has an impact on exporters’ product-market entry and exit decisions. Firms tend to modify their exported product mix to achieve congruence with the core products of the locality. Also, firms receive higher revenue from the export of products that are more related to the core capabilities of the locality.

Time is ripe for a review of the ECB strategy: the economic context and the audience for communication have changed, and the tools for policy decisions and for analysing the environment have expanded. The definition of the inflation target, the twopillar strategy and the use of “non-standard” policy measures need discussion. A change in the ECB mandate is also worth discussing for it would permit to evaluate the current strategy and mandate against an alternative. This document was provided by Policy Department A at the request of the Committee on Economic and Monetary Affairs.

in Journal of Environmental Economics and Management Publication date 2019-11
MARIN Giovanni
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The political acceptability of climate policies is undermined by job-killing arguments, especially for the least-skilled workers. However, evidence of the distributional impacts for different workers remains scant. We examine the associations between climate policies, proxied by energy prices, and workforce skills for 14 European countries and 15 industrial sectors over the period 1995–2011. Using a shift-share instrumental variable estimator and controlling for the influence of automation and globalization, we find that climate policies have been skill biased against manual workers and have favoured technicians. The long-term change in energy prices accounted for between 9.2% and 17.5% (resp. 4.2% and 8.0%) of the increase (resp. decrease) in the share of technicians (resp. manual workers).

in Makroökonomie im Dienste Menschen, Festschrift für Gustav A. Horn Publication date 2019-11
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Publication date 2019-11
GUERINI Mattia
THI LUU Duc
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We propose a novel approach to investigate the synchronization of business cycles and we apply it to a Eurostat database of manufacturing industrial production time-series in the European Union (EU) over the 2000-2017 period. Our approach exploits Random Matrix Theory and extracts the latent information contained in a balanced panel data by cleaning it from possible spurious correlation. We employ this method to study the synchronization among different countries over time. Our empirical exercise tracks the evolution of the European synchronization patterns and identifies the emergence of synchronization clusters among different EU economies. We find that synchronization in the Euro Area increased during the first decade of the century and that it reached a peak during the Great Recession period. It then decreased in the aftermath of the crisis, reverting to the levels observable at the beginning of the 21st century. Second, we show that the asynchronous business cycle dynamics at the beginning of the century was structured along a East-West axis, with eastern European countries having a diverging business cycle dynamics with respect to their western partners. The recession brought about a structural transformation of business cycles co-movements in Europe. Nowadays the divide can be identified along the North vs. South axis. This recent surge in asynchronization might be harmful for the European Unio because it implies countries’ heterogeneous responses to common policies.

Dans cet article, nous évaluons sur données agrégées les élasticités-prix du commerce international pour six grands pays développés : la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Ces estimations actualisent les travaux de Ducoudré et Heyer (2014). Si elles s'appuient pour l'essentiel sur les données fournies par la comptabilité nationale, la demande adressée pour chaque pays est issue d'une nouvelle base de données construite à l'OFCE retraçant les flux de commerce et les prix au niveau mondial dans 43 zones géographiques. Celle-ci ne se limite plus aux seuls flux de marchandises comme cela était le cas dans nos anciens travaux mais intègre désormais les échanges de services, ces derniers restant toujours très dynamiques sur la période récente et représentant une part de plus en plus importante dans le commerce mondial. Il ressort de nos estimations qu'en termes de volume d'exportations, l'Italie et l'Espagne sont les 2 pays les plus sensibles à une variation des prix relatifs. Concernant les élasticités-prix des prix à l'exportation, ce sont les États-Unis qui se singularisent, avec une élasticité de 0,23, soit bien en-dessous de celles estimées pour les autres pays qui se situent aux alentours de 0,5, reflétant ainsi le pouvoir de marché des firmes américaines. S'agissant des importations, l'Espagne et le Royaume-Uni ont l'élasticité-prix la plus élevée (respectivement 0,92 et 0,99). Ces deux pays sont aussi ceux qui connaissent la diminution la plus importante du volume de leurs importations, comparée aux autres pays étudiés, à la suite d'une dépréciation de 10 % du taux de change de leur devise par rapport à leurs concurrents, une fois pris en compte l'ajustement des prix d'importations.

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