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Publié en 2021-06 Collection LIEPP Working Paper : 122
BROWN Jennifer
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Data on the labor market outcomes of university graduates show that gender pay gaps appear soon after graduation in nearly every field of study. We provide descriptive evidence of a plausible cause of the gender starting-salary gap: choices within an educational setting that differ between male and female students, even after accounting for academic specialization. We examine the choices of undergraduate students at a selective French university who are competing for seats at foreign universities to fulfill a mandatory exchange program requirement. Holding fixed students’ field of study, we find that average and high-ability female students request exchange universities that are worse-ranked than their male peers. A survey eliciting students’ preferences suggests that male students prioritize the academic characteristics of potential exchange universities more often, whereas similar female students consider both the academic and non-academic characteristics of exchange destinations. We explore the short-term consequences of these differing preferences using a simulation that assigns students to exchange seats solely on university ranking and students’ academic performance. Female students’ assignment improves almost uniformly, whereas top-performing male students face increased competition for seats and male students with average grades face less competition as high-achieving female students shift towards better-ranked assignments.

Publié en 2021 Collection Sciences Po OFCE Working Paper : 14/2021
DOSI Giovanni
LAMPERTI Francesco
MAZZUCATO Mariana
ROVENTINI Andrea
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We study the impact of alternative innovation policies on the short- and long-run performance of the economy, as well as on public finances, extending the Schumpeter meeting Keynes agent-based model (Dosi et al., 2010). In particular, we consider market-based innovation policies such as R&D subsidies to firms, tax discount on investment, and direct policies akin to the “Entrepreneurial State” (Mazzucato, 2013), involving the creation of public research oriented firms diffusing technologies along specific trajectories, and funding a Public Research Lab conducting basic research to achieve radical innovations that enlarge the technological opportunities of the economy. Simu- lation results show that all policies improve productivity and GDP growth, but the best outcomes are achieved by active discretionary State policies, which are also able to crowd-in private investment and have positive hysteresis effects on growth dynamics. For the same size of public resources allocated to market-based interventions, “Mission” innovation policies deliver significantly better aggregate performance if the government is patient enough and willing to bear the intrinsic risks related to innovative activities.

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À l’image des performances économiques de l’ensemble des pays industrialisés, l’activité a fortement reculé au deuxième trimestre 2020 outre-Atlantique avant un rebond tout aussi marqué le trimestre suivant. Aux États-Unis, la gestion de la crise repose en grande partie sur les États et l’élection de Joe Biden ne devrait pas modifier ce cadre puisqu’il déclarait le 19 novembre qu’il n’ordonnerait pas de confinement global. Pour autant, la situation sanitaire connaît une nouvelle dégradation avec plus de 200 000 nouvelles contaminations par jour en moyenne depuis début décembre. De nombreux États adoptent en conséquence des mesures prophylactiques plus contraignantes sans pour autant revenir sur un confinement tel que celui observé au printemps. Cette situation pourrait ternir la situation conjoncturelle en fin d’année et aussi le début du mandat du nouveau Président élu en novembre dernier. Elle rend surtout encore plus nécessaire la mise en œuvre d’un nouveau plan de relance retardé par la période électorale. [Premier paragraphe]

Le 16 mars 2020, le Conseil scientifique préconise d’arrêter toutes les activités qui ne sont pas « strictement nécessaires à la vie de la Nation »[1]. Le même jour le Président Emmanuel Macron restreint la mobilité des personnes : fermeture des frontières de l’espace Schengen, suspension des voyages avec les pays hors d’Europe, interdiction des regroupements non nécessaires ; c’est le début du « confinement », un coup d’arrêt net pour le transport aérien, déjà ralenti par les différentes décisions des pays touchés avant la France. Le 31 mars, l’aéroport d’Orly suspend la totalité de ses vols. L’ensemble des vols résiduels sont alors concentrés sur l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Il faut attendre le 26 juin 2020 pour qu’un avion décolle de nouveau d’Orly. [Premier paragraphe]

in OFCE Publié en 2020-12
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Le 9 novembre 2020, dans la collection Policy Brief de l’OFCE, Christophe Blot et Paul Hubert ont publié un document intitulé : « De la monétisation à l’annulation de la dette publique, quels enjeux pour les Banques centrales ? ». Ils comparent les effets de l’assouplissement quantitatif (Quantitative Easing, QE) et de la monétisation des dettes publiques et concluent : « La monétisation serait probablement plus efficace que le QE pour la stabilisation de la croissance nominale ». Nous nous proposons ici de revenir sur cette conclusion, en développant trois points : le concept de monétisation n’a pas grand sens, dans une économie financière moderne où la masse monétaire est endogène ; la comparaison faite par les auteurs est faussée puisque, sous le nom de QE, ils analysent l’impact d’achats de titres publics par la Banque centrale, à politique budgétaire donnée, tandis que sous le nom de monétisation, ils incluent à la fois l’effet d’une politique budgétaire plus expansionniste et celui de l’achat par la Banque centrale de titres publics perpétuels à coupon zéro ; enfin, et surtout, ces titres perpétuels à coupon zéro auraient une valeur nulle, de sorte que ce que les auteurs nomment monétisation est équivalent à l’annulation des dettes publiques détenues par la Banque centrale, une opération comptable fictive, qu’ils critiquent à juste titre. [Premier paragraphe]

Ce travail met à jour la prévision de croissance pour l’économie française en 2020 et 2021 présentée le 14 octobre 2020 et qui prenait en compte les informations disponibles au 9 octobre 2020 (OFCE, 2020). [Premier paragraphe]

Cet article a pour objectif d’étudier les effets des variations du prix du pétrole sur les prix à la consommation et les prix de production pendant la période de la crise de la Covid-19. Pour ce faire, nous réalisons une double décomposition des prix de production (entre ses différentes composantes et entre secteurs) et nous construisons un indice des prix à la consommation « confinement » correspondant au panier de consommation en cette période particulière. Nous utilisons ensuite un modèle non-linéaire afin d’identifier spécifiquement l’effet d’une baisse, forte, et en période de récession, des prix du pétrole. Nos estimations suggèrent que le choc pétrolier du début d’année 2020 n’aura que très peu d’effets sur l’inflation. Les ménages ne bénéficieraient donc pas d’une hausse de leur pouvoir d’achat. Du côté des entreprises, l’effet de la baisse des prix du pétrole sur leur prix de production est réel et leur permettrait de restaurer leurs marges unitaires. Nos résultats indiquent que cette baisse du prix du baril pourrait améliorer les marges unitaires des entreprises de plus d’1/2 point en 2020, estimation qui pourrait même s’élever à 1 point pour les secteurs des transports, de l’énergie et de l’agriculture. [Premier paragraphe]

Dans cet article, nous proposons une estimation de l'élasticité de l'emploi aux défaillances d'entreprises en enrichissant les équations traditionnelles de demande de travail des créations et des faillites d'entreprises. Il ressort de ce travail que, après contrôle de l'effet direct de la crise macroéconomique sur l'emploi, les défaillances d'entreprises ont une incidence significative sur les destructions d'emplois : lorsque l'on contraint l'élasticité de l'emploi aux défaillances d'entreprises à être identique dans toutes les branches, celle-ci sort significativement, avec le signe attendu et s'élève à -0,3. Ce résultat corrobore le constat avancé par Banerjee et al. (2020b) selon lequel le marché du travail serait davantage impacté lorsque la crise s'accompagne de faillites d'entreprises d'une ampleur similaire. [Premier paragraphe]

Depuis 2009, les banques centrales achètent massivement des titres de dette publique. Cette politique d’assouplissement quantitatif (QE) a fait exploser la taille de leur bilan et certains y voient de facto une monétisation des dettes publiques. La monétisation, concept flou dans le débat public, est associée à l'image d'une banque centrale « faisant tourner la planche à billets », ce qui en pratique ne correspond pas aux opérations conduites aujourd'hui. La monétisation devrait se traduire par i) une économie d'intérêts payés par le gouvernement, ii) une création de monnaie, iii) permanente (ou durable) et iv) refléter un changement implicite de l'objectif des banques centrales ou de leur cible d'inflation. Le QE se distingue de la monétisation parce qu'il ne crée pas de la monnaie mais des réserves excédentaires. Les caractéristiques de ces réserves sont très différentes de celle de la monnaie. Elles sont soumises à un taux d'intérêt et ne circulent qu'au sein du système bancaire. Le QE permet de réduire la charge d'intérêts payée par le gouvernement mais ne modifie pas ses obligations à l'égard du remboursement de la dette. Cette politique est efficace pour limiter la hausse des taux d'intérêt souverains, notamment leurs écarts dans la zone euro, et améliorer la soutenabilité des dettes publiques. Elle montre cependant ses limites en tant qu'outil de stabilisation macroéconomique. Une politique de monétisation, qui elle crée de la monnaie, serait probablement plus efficace en termes de stabilisation de la croissance nominale. Elle requiert cependant une plus forte coordination avec la politique budgétaire, ce qui la rend plus difficile à mettre en œuvre dans la zone euro. L'annulation de dette publique détenue par les banques centrales est une autre option possible. Son objectif est de donner des marges de manœuvre supplémentaires à la politique budgétaire. Ce choix n'aurait pas d'incidence sur l'orientation de la politique monétaire. Cependant, le signal envoyé aux investisseurs est ambigu : en suggérant qu'un défaut souverain est possible, il pourrait se traduire in fine par une hausse des taux d'intérêt. L'annulation pourrait donc être contreproductive alors que les gouvernements n'ont actuellement aucun mal à financer leur dette et que les taux d'intérêts souverains sont négatifs dans de nombreux pays.

Éloi Laurent soutient que l’espérance de vie et la pleine santé doivent devenir nos boussoles communes dans ce nouveau siècle, permettant de nous orienter les yeux grands ouverts dans un monde où bien-être humain et vitalité des écosystèmes sont irrémédiablement entrelacés et projetés ensemble à toute allure dans une spirale de plus en plus vicieuse qu’il nous faut à tout prix inverser. Être prospère aujourd’hui, c’est se donner les moyens de garantir la poursuite de l’aventure humaine dans vingt ou trente ans. Être prospère, c’est donc d’abord être en bonne santé. En se laissant guider par une pleine santé accordant toute leur place aux écosystèmes qui nous font vivre, il devient possible de réorienter nos systèmes économiques pour donner un sens partagé à la transition écologique : une transition aussi bien individuelle que collective, personnelle que relationnelle, biologique qu’écologique. Une transition instinctive, sensuelle et viscérale. Par ce sens retrouvé, aux antipodes d’indicateurs économiques qui ne disent plus rien à personne, la pleine santé a le pouvoir d’apaiser, de guérir, de réparer. [Résumé éditeur]

La science économique a été pensée par des hommes, pour être au service d'une société dirigée par des hommes. Elle est aussi la science sociale la moins féminisée : les femmes représentent à peine un quart des économistes. « Je suis une économiste féministe », affirme Hélène Périvier. En levant le voile sur l'apparente neutralité des concepts et des analyses de cette discipline, elle met au jour les ressorts d’une organisation sociale issue du modèle patriarcal, centrée sur Monsieur Gagnepain, tandis que Madame Aufoyer est devenue Madame Gagnemiettes. L’économie féministe, parce qu’elle renouvelle les thèmes et les approches de la discipline, déploie des savoirs et des outils pour atteindre l’égalité des sexes. [Résumé éditeur]

Comparé aux autres pays de l'OCDE, le capital public en France est élevé ainsi que la qualité des infrastructures. Mais la tendance depuis dix ans n'est pas favorable. L'investissement public brut est sur une tendance décroissante depuis maintenant plusieurs années. Le taux de croissance de l'investissement public net montre une chute plus importante encore. Cela signifie que la dépréciation du capital public et des infrastructures n'est que très partiellement compensée. La valeur patrimoniale des administrations publiques est encore positive mais a subi une chute importante et atteint un point bas inquiétant. En effet, la dette publique a cru plus vite que le capital public. En plus des effets de long terme, les analyses montrent que l'investissement public a l'avantage de stimuler l'activité économique à court terme. Pendant la période de crise de la Covid-19, il faut s'attendre à des effets positifs importants en France du fait de la situation économique courante. L'investissement public est presque autofinancé en période de récession. Les collectivités locales sont le premier investisseur public. Elles réalisent près de 70 % de l'investissement public civil. L'investissement public pour les ouvrages de génie civil, le logement, l'éducation et la protection de l'environnement est principalement réalisé par les collectivités locales. Trois fonctions de l'investissement public demandent un effort particulier. La première est la maintenance des infrastructures existantes, en particulier de génie civil. La seconde est la transition énergétique et l'investissement pour la biodiversité, dont les montants totaux nécessaires sont élevés. Enfin la troisième concerne les infrastructures de l'économie numérique. Le plan de relance de 100 milliards d'euros indique une inflexion encore modeste en faveur de l'investissement public. En effet, les montants nécessaires sont élevés sur plusieurs années. À court terme, l'enjeu essentiel est la mise en œuvre rapide de l'investissement public afin de bénéficier à la fois des effets de court et long terme.

Ce travail de prévision a été réalisé sur la base d'un retour progressif à une situation sanitaire moins contrainte (i.e. des mesures prophylactiques proches de celles de l'été 2020) à partir du deuxième trimestre 2021. Dans le monde, la valeur ajoutée ne retrouvera son niveau de fin 2019 qu'à la fin 2021, après une chute de plus de 10 % au deuxième trimestre 2020, impliquant ainsi la perte de deux années de croissance du fait de la crise sanitaire. En partant de notre prévision réalisée en octobre 2019, l'évaluation de cette perte d'activité liée à la crise de la Covid-19 fin 2021 se situe entre -2 points (Allemagne et Italie) et -6 points de PIB (Espagne). Pour la Chine, la perte serait de 2,3 points de PIB. Dans les principaux pays développés, une épargne «forcée» s'est constituée durant la crise sanitaire. À la mi-2020, nous l'évaluons à près de 90 milliards de livres sterling pour les ménages britanniques soit 12 points de leur revenu disponible (RdB), à plus de 60 milliards d'euros en France et en Allemagne (respectivement 8,6 et 7,6 points de RdB) et est proche de 40 milliards d'euros en Espagne et en Italie (respectivement 10 et 6,4 points de RdB). Cette épargne moyenne cache la dynamique de la pauvreté. En France, sur l'ensemble de l'année 2020, nous prévoyons une baisse de 9% du PIB. 55% du choc serait absorbé par les administrations publiques. Les entreprises verraient leur revenu se réduire de 56 milliards (ce qui correspond à 41 % du choc) et leur taux de marge baisserait de 4,2 points de valeur ajoutée sur l'année. La baisse de revenu pour les ménage serait limitée (-5 milliards) et l'accumulation d’«épargne Covid» serait élevée, représentant 86 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année 2020. Pour 2020 le déficit atteindrait -8,9% de PIB, un maximum historique depuis que les comptes nationaux sont disponibles. En 2021 le déficit public s'établirait à -6,3% du PIB. Le nombre de chômeurs augmenterait de 810 000 sur l'année 2020 et le taux de chômage atteindrait 11% en fin d'année. Le chômage baisserait de 400 000 personnes en 2021 et le taux de chômage serait de 9,6 % de la population active fin 2021, soit 1,5 point de plus que son niveau observé fin 2019. Le Plan de relance améliorerait le PIB à hauteur de 1,1% pour 2021 et la croissance serait de 7%. Le calibrage budgétaire des mesures de réponse à la crise sur deux ans couvre environ 30% des pertes cumulées d'activité sur 2020-21, soit une part similaire au plan de relance de 2009-2010. En 2022, les nouvelles mesures issues du Plan de relance auraient un impact de 0,9 point de PIB sur l'activité.

Publié en 2020-10
AGHION Philippe
BUNEL Simon
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La destruction créatrice est le processus par lequel de nouvelles innovations viennent constamment rendre les technologies et activités existantes obsolètes. C’est le processus par lequel les emplois nouvellement créés viennent sans cesse remplacer les emplois existants. Ce livre invite le lecteur à repenser l’histoire et les énigmes de la croissance à travers le prisme de la destruction créatrice et à remettre en cause nombre d’idées reçues. Pourquoi les révolutions technologiques et l’automatisation créent plus d’emplois qu’elles n’en détruisent. Pourquoi concurrence et politique industrielle ne sont pas antinomiques. Pourquoi l’impôt n’est pas le seul moyen de rendre la croissance plus juste. Pourquoi la croissance n’est pas correctement mesurée. Pourquoi la stagnation séculaire n’est pas une fatalité. Pourquoi l’industrialisation n’est pas une étape indispensable dans le processus de développement. Pourquoi la taxe carbone n’est pas l’unique levier d’une croissance plus verte. Pourquoi, avec des politiques publiques appropriées, la destruction créatrice ne nuit pas à la santé et au bonheur. Pourquoi l’innovation a besoin du marché, de l’État, mais également d’une intervention active de la société civile. Le Pouvoir de la destruction créatrice est à la fois une exploration des ressorts de la prospérité économique et un guide pour penser l’avenir du capitalisme. [Résumé éditeur]

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l existe trois manières au moins de se représenter le défi écologique de la première moitié du 21ème siècle. La première est celle des « limites planétaires ». L’article du collectif regroupé derrière Johan Rockström qui a popularisé cette approche[1] a connu un retentissement considérable (ses différentes versions ayant été citées à ce jour près de 10 000 fois dans la littérature académique). [Premier paragrapjhe]

La forte chute de l’activité et ses conséquences sociales brutales ont conduit les gouvernements et les banques centrales à prendre des mesures ambitieuses de soutien afin d’amortir le choc qui s’est traduit par une récession mondiale inédite au premier semestre 2020, analysée dans le Policy Brief n° 78. Face à une crise sanitaire sans précédent dans l’histoire contemporaine, ayant nécessité des arrêts d’activité forcés pour freiner la propagation du virus, les gouvernements ont mis en place des mesures urgentes de soutien afin d’éviter l’enclenchement d’une crise incontrôlée susceptible d’altérer durablement la trajectoire économique[1]. Trois grands types de mesures ont été prises : certaines visent à maintenir le pouvoir d’achat des ménages malgré les arrêts d’activité ; d’autres à l’intention des entreprises tentent de préserver l’outil de production et enfin des mesures spécifiques au secteur de la santé. Les comptes nationaux trimestriels, disponibles à la fin du premier semestre, permettent de connaître à quel point le revenu disponible des agents privés a été préservé par la politique budgétaire à ce stade de la crise de la covid-19. [Premier paragraphe]

in tocqueville21.com Publié en 2020-10
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During The Tocqueville Review/La Revue Tocqueville‘s recent conference on the notion of Well-Being, economist Eloi Laurent gave a presentation entitled “Human Well-being and the Biosphere: Connecting the Circles,” in which he argued that in the face of ecological crises, human well-being must be understood in connection to the health of ecosystems. In other words, that there is a reciprocal relation between social justice and ecological sustainability. Following the conference, Stephen Sawyer and Arthur Goldhammer had these questions for Laurent, building on the approach he outlined in his presentation. Eloi Laurent’s latest book is Et si la santé guidait le monde, published this year at Les liens qui libèrent. [Introduction]

1 ■ La France est excédentaire dans les secteurs de la pharmacie et de la chimie. Elle est plus à la peine dans celui du matériel médical et partage avec les autres pays riches un fort déficit dans le secteur du textile. Les importations de produits chimiques et pharmaceutiques proviennent plus d'Europe que d'Asie. 2 ■ Les intrants nécessaires à la production dans ces secteurs proviennent égale-ment plus d'Europe que d'Asie mais la part des intrants chinois a fortement augmenté, notamment dans l'industrie chimique. 3 ■ La crise de la COVID-19 a déclenché de fortes tensions sur l'approvisionnement de produits spécifiques comme les ventilateurs, les masques et tout autre équi-pement de protection. En l'espèce, la part importée de ces produits est très élevée, en particulier en France. Les prix de ces produits ont fortement augmenté, surtout quand l'offreur était en situation de monopole comme la Chine dans le textile. 4 ■ L'identification des produits critiques dépend du niveau d'observation mais même un niveau très désagrégé peut se montrer insuffisant à révéler les straté-gies des acteurs commerciaux qui importent pour réexporter. 5 ■ La France est vulnérable aux tensions d'approvisionnement sur les produits et équipements médicaux et notamment sur les réactifs pour réaliser les tests séro-logiques. Elle a intérêt, ainsi que les autres États européens, à anticiper une réponse européenne à de possibles tensions sur ce produit, principalement fourni par les États-Unis.

in Journal of Public Economics Publié en 2020-10
EYQUEM Aurélien
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A tractable incomplete-marketmodel with endogenous unemployment risk, sticky prices, real wage rigidity and a fiscal side is calibrated to Euro Area countries and used to analyze the macroeconomic effects of lockdown policies. Modeling them as a shock to the extensive margin of labor adjustment – a rise in separations – produces large and persistent negative effects on output, unemployment and welfare, raises precautionary savings and lowers inflation, in line with early evidence about inflation dynamics. Modeling lockdowns as a shock to the intensive margin – a fall in labor utilization – produces small and short-lived macroeconomic and welfare effects, and implies a counterfactual rise in inflation. Conditional on a lockdown(separation) shock, raising public spending or extending UI benefits by large amounts is much more effective in stimulating the economy than during normal times. Quantitatively however, the ability of such policies to flatten the output and unemployment curves remains limited, even though these policies can alleviate a reasonable share of the aggregate welfare losses from the lockdown.

Dès le déclenchement de ce « fait social total » que fut la pandémie de Covid-19, la communauté scientifique de Sciences Po s'est lancée dans des analyses collectives et interdisciplinaires pour tenter de comprendre sa signification. Sidérant, impensable, incompréhensible, un événement-monde comme la pandémie de Covid-19, au moment où il se produit, prend autant de sens différents que d'acteurs chargés de le gérer et d'en parler : responsables politiques, scientifiques, médecins, médias, réseaux sociaux… Dans cette cacophonie interprétative, les sciences sociales sont d’une grande utilité. Dès le déclenchement de ce « fait social total », la communauté scientifique de Sciences Po s’est lancée dans des analyses collectives et interdisciplinaires pour tenter de comprendre sa signification. Il n’est pas seulement nécessaire d’éclairer les aspects éruptifs et disruptifs de telles crises, mais aussi de saisir ce qu’elles révèlent de nos sociétés et ce qu’elles leur font, alors que nous devons apprendre à exister avec le coronavirus, peut-être pour longtemps.

“Greater cohesion in an increasingly fractured world: Where now for the European project?”. This was the theme of the 16th EUROFRAME Conference on economic policy issues in the European Union, which was held on 7 June 2019 in Dublin. EUROFRAME is a network of European economic institutes that includes: DIW Berlin and IfW Kiel (Germany), WIFO (Austria), ETLA (Finland), OFCE (France), ESRI (Ireland), PROMETEIA (Italy), CPB (Netherlands), CASE (Poland) and the NIESR (United Kingdom). Since 2004, EUROFRAME has organized an annual conference on an important subject for Europe’s economies. In 2019, 27 researchers made presentations, most of which are available on the conference website. This article provides a summary of the work presented and discussed during the conference.

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The results of the June 2016 referendum in favour of the UK leaving the EU opened a period of huge economic and political uncertainty in the UK, and in the EU27. A large number of official and academic analyses have been published that address the economic impact of different modalities of Brexit. Section 1 analyses possible models for the future UK-EU relationship, from remaining in the single market and in the customs union, to a Free Trade Agreement (FTA) or world trade organization (WTO) rules. Section 1 also discusses the future of UK trade regulations (tariff and non-tariff barriers, trade agreements) and the various channels through which Brexit could have an impact on the UK economy (trade, foreign direct investment (FDI), migration, productivity, fiscal policy). The UK must make a trade-off between ensuring access to the EU market and increasing its regulatory autonomy. Section 2 surveys studies released on the impacts of Brexit, over short-and long-term horizons, under different scenarios, from a soft Brexit to a hard Brexit and a no deal scenario. These studies provide very different results depending on the methods they use and the assumptions they adopt on the future relationship between the UK and the EU27, mainly on how they view the effects of trade openness and regulations on productivity, in level as in growth rate. Studies usinggravity models and computable general equilibrium models generally find negative but small effects on UK GDP. Some studies increase these effects by adding the negative impact of a less open UK economy on labour productivity growth, even if Brexiteers want to open the UK to non-EU economies. Others believe that a liberalisation shock could boost output growth, but the UK is already a very liberal economy. The impact of Brexit on the GDP of the EU27 countries is on average 4 to 5 times smaller than on UK GDP, although some countries (Ireland in particular) are more affected. In the shorter term, uncertainty about Brexit has a negative effecton investment and exports, which is partly offset by lower interest rates and exchange rates.

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ECB’s asset purchase programmes have been implemented at different times in different economic environments and may pursue different objectives. From the point of view of removing financial fragmentation and taming sovereign stress in the euro area, the PEPP has been successful so far. Moreover, this outcome was obtained without fully using its potential resources. To date and contingent on the available set of information, the current monetary stance has not gone too far and it retains some ammunitions. This document was provided by Policy Department A at the request of the Committee on Economic and Monetary Affairs (ECON).

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Le meilleur recouvrement des pensions impayées par les pères permet de diminuer les dépenses publiques mais n’augmente pas toujours le revenu des mères isolées. Il conduit même à une baisse dans certains cas.

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We simulate the impact of the Covid-19 crisis on corporate solvency using a sample of around one million French nonfinancial companies, assuming they minimize their production costs in the context of a sharp drop in demand. We find that the lockdown triggers an unprecedented increase in the share of illiquid and insolvent firms, with the former more than doubling relative to a No-Covid scenario (growing from 3.8% to more than 10%) and insolvencies increasing by 80% (from 1.8% to 3.2%). The crisis has a heterogeneous effect across sectors, firm size, and region. Sectors such as hotels and restaurants, household services, and construction are the most vulnerable, while wholesale and retail trade, and manufacturing are more resilient. Micro-firms and large businesses are more likely to face solvency issues, whereas SMEs and medium-large firms display lower insolvency rates. The furlough scheme put forward by the government (activité partielle) has been very effective in limiting the number of insolvencies, reducing it by more than 1 percentage point (approximately 12,000 firms in our sample). This crisis will also have an impact on the overall efficiency of the French economic system, as market selection appears to be less efficient during crisis periods relative to “normal times”: in fact, the fraction of very productive firms that are insolvent significantly increases in the aftermath of the lockdown. This provides a rationale for policy interventions aimed at supporting efficient, viable, yet illiquid firms weathering the storm. We evaluate the cost of such a scheme aimed at strength-ening firms' financial health to around 8 billion euros.

in Economics Letters Publié en 2020-07
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This paper investigates whether economic activity dynamics predict GDP revisions using panel data from 15 OECD countries. We find that economic activity predicts GDP revisions: early releases tend to overestimate GDP growth during slowdowns — and vice-versa. We also find that the source of the predictability could be related to the sampling of information collection. Finally, the predictability comes from short-term economic activity dynamics rather than business cycle position.

in Quantitative Economics Publié en 2020-07
FULLER David L.
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In this paper, we investigate the causes and consequences of “unclaimed” unemployment insurance (UI) benefits. A search model is developed where the costs to collecting UI benefits include both a traditional “fixed” administrative cost and an endogenous cost arising from worker and firm interactions. Experience rated taxes give firms an incentive to challenge a worker’s UI claim, and these challenges are costly for the worker. Exploiting data on improper denials of UI benefits across states in the U.S. system, a two-way fixed effects analysis shows a statistically significant negative relationship between the improper denials and the UI take-up rate, providing empirical support for our model. We calibrate the model to elasticities implied by the two-way fixed effects regression to quantify the relative size of these UI collection costs. The results imply that on average the costs associated with firm challenges of UI claims account for 41% of the total costs of collecting, with improper denials accounting for 8% of the total cost. The endogenous collection costs imply the unemployment rate responds much slower to changes in UI benefits relative to a model with fixed collection costs. Finally, removing all eligibility requirements and allowing workers to collect UI benefits without cost shows these costs to be 4,5% of expected output net of vacancy costs. Moreover, this change has minimal impact on the unemployment rate.

Nous analysons les effets de la pandémie de la Covid-19 et des mesures prophylactiques engagées sur l'activité économique, l'emploi et les revenus des agents économiques durant la période allant du 17 mars 2020 au 5 juillet 2020. Les huit semaines de confinement ont conduit à une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 32 %. Pendant la période de déconfinement progressif du 11 mai au5 juillet 2020, l'activité se serait réduite de -11 points de PIB par rapport à la situation prévalant avant la crise, signifiant un retour partiel à l'activité « normale ». L'impact de la crise sanitaire serait massif sur la croissance annuelle de l'activité économique française en 2020 : au cours de ces seize semaines, la perte de PIB représente165 milliards d'euros et pèserait de 6,6 points sur la croissance du PIB de l'année2020. Les stabilisateurs automatiques et les politiques engagées pendant la pandémie pour préserver le tissu économique conduisent les administrations publiques (APU) à absorber 58 % de la perte d'activité. Les ménages et les entrepreneurs individuels encaissent une perte de revenu de 14 milliards, soit près de 10 % du total, les entreprises devant donc absorber un tiers de la perte de revenu, plus de 50 milliards d'euros. Les pertes de revenu des ménages sont plus que compensées par la diminution de la consommation, engendrant une épargne « forcée » atteignant 75 milliards d'euros sur les seize semaines. Cette épargne est concentrée au sein des ménages les plus riches. Le dispositif d'activité partielle constitue un instrument majeur de l'absorption du choc. Il permet d'indemniser les entreprises effectivement touchées par les conséquences de la pandémie, tout en limitant les destructions d'emplois et la perte de revenu des salariés. Les motifs principaux de recours à l'activité partielle évoluent : baisse d'activité pendant le confinement, gardes d'enfant et vulnérabilité au virus pendant les premières phases du déconfinement. Si le recours au dispositif « vulnérable » reste limité, il pourrait être un facteur plus déterminant au cours des prochains mois dans le cas d'un éventuel rebond de la pandémie.

in Research Briefs in Economic Policy Publié en 2020-07
AGHION Philippe
BUNEL Simon
JARAVEL Xavier
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What are the effects of automation in the labor and product markets? A host of factors may be at play. Automating the production process may displace certain workers, raising the possibility of technological unemployment, but these displacement effects could be offset by a productivity effect. Automation may induce productivity gains, increase market demand and the scale of production, and in turn increase labor demand. Depending on the extent to which productivity gains are passed through to consumers by producers, consumers could benefit from lower prices or producers could retain higher profits. Finally, because of business-stealing effects from firms that automate and displace their competitors, the industry-level employment and the price and profit effects of automation may differ from their firm-level or plant-level impacts. [First paragraph]

Depuis la mi-mars, de nombreux pays ont mis en place des mesures de confinement incitant les populations à limiter les interactions physiques afin d'enrayer la crise sanitaire due à la pandémie de la Covid-19. Ces dernières se sont traduites par une baisse de la demande qui s’est ensuite diffusée à l’ensemble de l’économie à travers le tissu productif. Dans cette étude, nous étudions la transmission des mesures de confinement en vigueur en avril2020 à l’économie mondiale en mobilisant les tableaux entrées-sorties issus de la World Input-Output Database (WIOD) publiés en 2016. Selon notre évaluation, les mesures de confinement et de distanciation sociale mises en place à leur niveau du mois d’avril conduiraient à une baisse de 19 % de la valeur ajoutée mondiale. La dépendance vis-à-vis de l’étranger, à travers les exportations nettes (tourisme compris), constitue une fragilité supplémentaire face à une crise de cette ampleur. Les pays les plus impactés par les mesures de confinement prises en avril sont les pays européens. En premier lieu ceux où le confinement a été le plus strict, en particulier la France, l’Espagne et l’Italie mais également ceux pour lesquels la contribution extérieure à la baisse de l’activité est plus importante, malgré des politiques de confinement moins sévères, l’Allemagne étant particulièrement affectée par ce canal.

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