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Le deuxième colloque, à l'origine du présent ouvrage, s'est tenu en avril 2015, afin de traiter la période des années 1960 aux années 1980, marquée par de profondes mutations : une révolution agricole qui bouleverse les conditions de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles, l'insertion croissante dans les marchés internationaux, qui succède à une stratégie d'échanges basée sur l'empire colonial, les nouvelles perspectives ouvertes par la construction européenne. Autant de bouleversements qui génèrent des formes renouvelées d'intervention de l’État. Réunir différentes approches disciplinaires (historiens, géographes, économistes, sociologues...), couvrir différentes filières, évoquer les acteurs, dans leurs parcours collectifs ou individuels (professionnels, personnels des établissements, politiques, hauts fonctionnaires...) en croisant les communications scientifiques et les témoignages d'acteurs de cette période : telle est l'ambition qui a guidé la programmation des travaux, dirigée par Alain Chatriot (Professeur d'histoire contemporaine, Sciences Po Paris), Fabien Conord (Maître de conférences HDR en histoire contemporaine, Université Blaise-Pascal Clermont-Ferrand II, CHEC), et Edouard Lynch (Professeur d'histoire contemporaine, Université Louis-Lumière - Lyon II). C'est dans cette dynamique d'intensification de la politique d'encadrement des marchés, d'intervention accrue de la puissance publique dans le contexte fluctuant et parfois tendu de la mise en oeuvre de la PAC que s'inscrivent les différentes communications et les témoignages qui leur font écho, rassemblés dans cet ouvrage, qui s'attache à éclairer des pans encore largement méconnus de cette période centrale de notre histoire économique, sociale et politiques.

in Politica, sociedad, instituciones y saberes. Dialogos interdisciplinares e intercontinentales Publié en 2017
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in Revue française de science politique Publié en 2016-10
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Si la problématique de l’expertise mobilise aujourd’hui de nombreux chercheurs, la figure de l’expert engagé dans un parti politique reste mal connue. Fondé sur l’analyse quantitative et qualitative d’un corpus de 196 « économistes », cet article étudie la sociologie et le rôle de ces acteurs construisant le discours et les programmes économiques du PS dans la décennie 1970, où l’organisation désormais dirigée par François Mitterrand se donne la conquête du pouvoir pour objectif. Il nuance l’idée d’une confiscation progressive de l’expertise par les grands commis du ministère des Finances ; il montre également qu’en dernier ressort, ce sont les aléas de la conjoncture politique qui ouvrent ou ferment des possibles aux écrits des « économistes » engagés en socialisme.

in Marx, une passion française Publié en 2018-04
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Des sciences humaines à la vie interne des partis politiques, des avant-gardes artistiques au monde colonial francophone, de l’extrême-gauche à la droite aronienne, un regard singulier qui permet de comprendre les multiples usages et déformations d’une œuvre qui reste parmi les plus importantes de l’époque contemporaine. En octobre 2017, une enquête montrait qu’un jeune Français sur deux rejetait l’idée selon laquelle « le mot communisme fait ancien, dépassé ». Plus d’un quart des sondés exprimait une opinion positive sur la « pensée de Karl Marx ». Malgré la disparition de l’URSS, l’effondrement du Parti communiste, les séquelles laissées par le stalinisme et la doxa affirmant qu’« il n’y a pas d’alternative », le spectre de Marx hante toujours l’imaginaire français. Nul hasard à cela : la vie intellectuelle comme l’histoire politique de la France ont été durablement marquées par les présences multiples de Marx. Deux siècles après la naissance de ce dernier, en 1818, cet ouvrage offre un éclairage historique et sociologique sur la façon dont la pensée de Marx a été reçue dans le contexte français, du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Il propose non pas une nouvelle interprétation de Marx, mais un décryptage des formes complexes qu’y a prises son œuvre. Analysant la place et l’influence de Marx dans le débat intellectuel, politique et artistique français, de l’extrême gauche à la droite aronienne, et jusque dans le monde colonial francophone, les contributeurs de cet ouvrage proposent un regard singulier qui permet de comprendre les usages – et mésusages – d’une œuvre qui reste parmi les plus importantes de l’époque contemporaine.

in COGITO, la lettre de la recherche à Sciences Po Publié en 2018-10
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Quand Pierre Mauroy résistait avec rigueur au néo-libéralisme 16 octobre 2018 Catégories Mots-clés By NL-HaNA, ANEFO / neg. stroken, 1945-1989 (ANEFO) [CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons Pierre Mauroy, 21 mai 1981 by NL-HaNA, ANEFO L’idée répandue selon laquelle les élites socialistes françaises se sont converties aux charmes du néo-libéralisme au début des années 1980 correspond-elle à la réalité ? François Mitterrand aurait-il endossé en mars 1983 les habits de Ronald Reagan pendant que son Premier ministre Pierre Mauroy aurait conduit sans le savoir une politique économique thatchérienne? En s’appuyant notamment sur les archives de la présidence de la République et de Matignon, Mathieu Fulla, chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po montre dans son article « Quand Pierre Mauroy résistait avec rigueur au ‘néolibéralisme’ (1981-1984) », (Vingtième siècle, avril 2018) qu’il n’en est rien. Le caractère néo-libéral de la politique économique socialiste de la période reste introuvable. Si la France est entrée dans une forme de néo-libéralisme économique dans les années 1980, c’est plutôt sous les gouvernements Fabius et Chirac que sous Pierre Mauroy. Interview.

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Entre 1945 et 1948, les attachés militaires tentent de prolonger l’alliance militaire entre la France et la Grande-Bretagne d’une part, la Tchécoslovaquie restaurée d’autre part. Ce chapitre, s’appuyant sur des sources aussi bien françaises et britanniques que tchécoslovaques, redonne leur place aux acteurs de la « Grande Alliance » et questionne le « pont » tchécoslovaque au cours de la sortie de guerre et de l’entrée en Guerre froide. Malgré la concurrence soviétique et la dégradation du climat international, les représentants occidentaux tentèrent de faire renaître les liens coupés par les accords de Munich. Disposant de relais anciens et nouveaux, d’interlocuteurs notamment francophones, les attachés militaires et leurs maigres équipes purent maintenir une activité et une représentation en Tchécoslovaquie. Cependant, non considérés comme prioritaires par Paris et Londres, les attachés ne disposaient pas des moyens de contrebalancer l’influence croissante des communistes et de leur patron soviétique. La prise de pouvoir par les communistes en février 1948 modifia le rôle des attachés occidentaux, désormais chargés d’une mission de veille en territoire ennemi. Les tensions croissantes conduisirent à l’isolement ou à l’expulsion des attachés. La coopération interalliée se structura alors par bloc idéologique.

Journalistes et chroniqueurs stars, instituts de sondages, débats télévisés : hommes et femmes politiques de tous bords sont accrus à ce qui fait et défait leur communication. Souvent décriée ou détestée, la communication politique semble être, sinon un "gros mot", un oxymore. C'est pourtant un point névralgique du monde politique et un outil indispensable pour conquérir le vote des électeurs. Elle est l'objet de fantasmes, de controverses. Communication rime-t-elle avec manipulation ? Les médias font-ils l'élection ? Les sondages sont-ils fiables ? Les journalistes sont-ils les complices des politiques ? A travers une série de dix questions essentielles et d'exemples étonnants tirés de l'actualité et de l'histoire contemporaine, Pierre-Emmanuel Guigo décrypte les grandes tendances de la communication politique en France et aux Etats-Unis. (présentation de l'éditeur)

in Politiques du passé : Les usages politiques du passé dans la France contemporaine Sous la direction de ANDRIEU Claire Publié en 2006
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LE PLUS. Pacte de responsabilité, CICE, réforme du Code du travail... François Hollande assume de plus en plus clairement une politique de l'offre au niveau économique, avec l'appui de Manuel Valls et d'Emmanuel Macron. Assistons-nous à un tournant majeur dans l'histoire de la gauche ? Éclairage de l'historien Mathieu Fulla, auteur de "Les socialistes français et l'économie (1944-1981)".

in La Vie des Idées Publié en 2018-01
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La marche de l’Europe communautaire vers le néo-libéralisme économique était-elle inévitable ? C’est à la déconstruction de ce schéma trop commode et non dénué d’arrière-pensées politiques, à gauche comme à droite, que s’attache l’historien Laurent Warlouzet dans un ouvrage stimulant et informé.

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"Le parcours de Michel Rocard permet de suivre la mue doctrinale délicate du socialisme français, du marxisme vers un capitalisme tempéré par un Etat régulateur. Il illustre aussi le rôle de la compétence économique dans la construction de l'image publique d'un responsable politique."

Quel rôle ont joué le Conseil d’État et la juridiction administrative ? Comment se sont-ils organisés pendant la Première Guerre mondiale ? Quelles ont été les conséquences tant sur le plan juridique que social de cette situation de guerre ? Alors que la doctrine en contentieux administratif est florissante à la veille du conflit, quels enseignements tirer de la jurisprudence du Conseil d’État durant le conflit lui-même ? C’est aussi le lien fondamental du Conseil d’État avec la République qui se trouve questionné. Au-delà de la doctrine juridique, ces travaux ont permis de retracer les itinéraires et l’engagement des membres du Conseil d’État ainsi que la manière dont il a pu assumer ses missions traditionnelles de conseiller et de de juge. (Contrôle des actes de l’état de guerre). Le Comité d’histoire du Conseil d’État et de la juridiction administrative livre ici l’état de ses recherches, inédites, sur ces toutes questions - Publiées dans le cadre du colloque, organisé à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale (Paris : 20-21 novembre 2015).

in Orienter et réguler les marchés agricoles : entre pilotage national et politique agricole commune Sous la direction de CHATRIOT Alain Publié en 2017-11
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in Les trames de l'histoire : entreprises, territoires, consommations, institutions Sous la direction de CHATRIOT Alain Publié en 2017-07
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in Les Cahiers d'histoire sociale Publié en 2006
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Le 2 octobre 1944, l’hebdomadaire américain Life consacre un dossier à la libération de la France. Les photographies de Paris en fête viennent se heurter aux clichés de six jeunes Français fusillés à Grenoble au début du mois de septembre. Comment expliquer l’exécution de ces « traîtres obscurs », âgés d’une vingtaine d’années ? La France vient d’entrer dans une période trouble que l’on nommera bientôt « l’épuration », où miliciens et maquisards livrent leurs derniers combats, mais où se règlent aussi des comptes qui n’ont pas grand chose à voir avec les luttes de l’Occupation. À travers le récit d’une affaire qui, dès sa parution dans la presse américaine, a frappé l’opinion internationale, ce sont quatre années d’affrontements internes et de guerre civile qui sont ici retracées, dans un contexte de collaboration avec l’ennemi et d’engagements politiques, sociaux et familiaux bien antérieurs au déclenchement du conflit.

in Chatting with Henri Matisse: The Lost 1941 Interview Publié en 2013-09
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In 1941 the Swiss art critic Pierre Courthion interviewed Henri Matisse while the artist was in bed recovering from a serious operation. After months of complicated discussions between them, and just weeks before the book was to come out - the artist even had approved the cover design - Matisse suddenly refused its publication. Taken from a typescript of the interview which resides at the Getty Research Institute, this rich conversation (conducted during the Nazi occupation of France) is published for the first time in this volume, where it appears both in English translation and in the original French version. Matisse unravels memories of his youth and his life as a bohemian student in Gustave Moreau's atelier. He recounts his experience with collectors, including Alfred Barnes. He discusses fame, writers, musicians, politicians, and, most fascinatingly, his travels. With a preface by Claude Duthuit, Matisse's grandson, Chatting with Henri Matisse contains a preface by and essays by Yve-Alain Bois and Laurence Bertrand Dorleac. The book also includes unpublished correspondence and other original documents related to Courthion's interview and abounds with details about avant-garde life, tactics, and artistic creativity in the first half of the twentieth century.

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Ce catalogue de l'exposition «Guernica» présente l'histoire de l'un des chefs-d'œuvre majeurs de Pablo Picasso à travers les liens qui unirent le tableau et l'artiste tout au long de sa vie, et la manière dont l'œuvre a infusé la culture jusqu'à devenir une icône populaire. Créé en 1937, Guernica synthétise les recherches plastiques menées par Picasso depuis plus de 40 ans. Grâce à la reproduction de plus de 130 œuvres de l'artiste, cet ouvrage propose une nouvelle lecture des chefs-d'œuvre qui jalonnent la route de Guernica. Exposée, reproduite partout dans le monde, l'œuvre fut à la fois un symbole antifranquiste, antifasciste et pacifiste. Si Guernica est encore aujourd'hui considérée comme une œuvre d'une rare puissance, c'est aussi grâce aux contextes visuels, politiques et littéraires dans lesquels elle a été exposée : le Pavillon de l'Exposition internationale des Arts et Techniques de 1937 et l'importance d'hommes relais tels Michel Leiris ou Paul Éluard. Enfin, le catalogue présentera une dizaine d'œuvres et témoignages d'artistes contemporains directement inspirés par Guernica.

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Cette thèse de doctorat ne vise pas tant à questionner la pertinence de la formule d'École romaine (Scuola Romana) appliquée à un groupe de peintres et de sculpteurs actifs à Rome dans l'entre-deux-guerres qu'à tenter de comprendre le succès de cette étiquette jusqu'à nos jours. Différentes méthodes sont utilisées pour aborder les écrits de critique d'art et les discours scientifiques, mais aussi les productions textuelles plus liées à la fiction et au témoignage. D'autre part, ce travail analyse les carrières singulières des artistes ainsi que le devenir des œuvres afin de replacer l'École romaine par rapport à une histoire du goût en Italie et au-delà. L'étude suit une progression chronologique. Elle porte d'abord sur la réception de l'École romaine du temps de son activité, entre 1918 et 1945, puis interroge la place des artistes du mouvement dans l'Italie de l'après-Seconde Guerre mondiale, dans un contexte marqué par les divisions politiques. Enfin, à partir des années 1980, l'on assiste à une tentative de revalorisation marchande de l'École romaine sans précédent. Il s'agit alors d'évaluer les résultats de cette action et de comprendre ce qui l'a rendue possible. Les questions de la modernité artistique ainsi que celles des liens de la scène artistique romaine avec le fascisme puis avec la mémoire du régime sont au cœur de cette recherche, constituant des approches neuves pour étudier un objet encore mal connu en France.

Sous la direction de MICHAËL Androula, BERTRAND DORLÉAC Laurence Publié en 2005
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Actes du colloque organisé par l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts, avec le soutien de l'Institut nationale d'histoire de l'art, l'Institut universitaire de France, le Centre d'histoire de l'Europe du XXe siècle (Sciences Po), les 29 et 30 novembre 2002. Picasso est devenu un objet de mythe au détriment de la connaissance de son oeuvre et de ce qui assure son originalité. En 1930 déjà, Georges Bataille et Carl Einstein dans la revue "Documents", prévenaient qu'il était à la fois le signal de tout ce que le temps possédait de liberté mais également tout ce que l'on s'échinait à détourner et à simplifier au profit d'un peu de confort. Débusquer les idées reçues était en quelque sorte le prix à payer pour affronter une oeuvre qui défiait toute normalisation de l'expérience en art. Cette rencontre a visé à discuter les nombreux clichés inlassablement reconduits jusqu'à ce jour ainsi que les différents aspects de la construction du mythe.

in Nymphéas : L'abstraction américaine et le dernier Monet Publié en 2018-04
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Ce texte montre pourquoi les dernières œuvres de Monet — qui ont servi de matrices aux artistes modernes de la seconde partie du XXe siècle et jusqu’à ce jour — ne pouvaient pas être appréciées par leurs contemporains entre 1914 et 1945.

in Niki de Saint Phalle : 1930-2002 Publié en 2014-09
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in Jacques Villeglé : vacanze romane Publié en 2009
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in Arts & Sociétés - Lettre du séminaire Sous la direction de BERTRAND DORLÉAC Laurence Publié en 2015-07
DUQUERROY Marion
Centre d'histoire de Sciences Po
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Longtemps délaissé, l’animal se retrouve au centre de l’art contemporain depuis les années 1980 surtout. Contre toute attente, il est moins au service de l’écologie que pour réassurer le statut de l’humain, nous dit Marion Duquerroy dont la thèse sur le sujet sera publiée aux presses du réel. L’histoire de son embaumement puis de sa naturalisation et de sa mise sous verre en dit plus long sur nous que sur lui ; de même, la manie répandue de découper les bêtes en morceaux (« botched taxidermy », selon l’expression de Steve Baker).

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Art of the Defeat offers an unflinching look at the pivotal role art played in France during the German occupation. It begins with Adolf Hitler's staging of the armistice at Rethondes and moves across the dark years - analyzing the official junket by French artists to Germany, the exhibition of Arno Breker's colossi in Paris, the looting of state museums and Jewish collections, the glorification of Philipe Pétain and a pure national identity, the demonization of modernists and foreigners, ans the range of responses by artists and artisans. The sum is a pioneering exposé of the deployment of art and ideology to hold the heart of darkness at bay.

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Dans Le Déclin de l'Occident, Oswald Spengler voyait en Monet aussi les derniers feux du monde occidental et ce livre sombre commencé en 1914 deviendra un best-seller influent dans toute l'Europe après 1918 jusqu'en 1945, pour finalement sombrer dans l'oubli ou presque. Dans sa morphologie historique où l'humanité n'avait pas plus de but que le papillon ou l'orchidée, il annonçait la fin inéluctable de toute la culture occidentale qui avait épuisé son cycle de vie. Or, au moment où Spengler renonçait à devenir le romancier qu'il avait toujours rêvé d'être pour désigner la catastrophe, et alors que l'Europe allait s'abolir dans la boue des tranchées de la Grande Guerre, Monet, l'ancêtre, à moitié mourant, reprenait l'idée de ses Nymphéas en élargissant à l'infini le champ de son rêve d'un tout sans fin dans son laboratoire de Giverny. De son jardin artificiel où se mélangeait savamment la double inspiration de l'Occident et de l'Extrême-Orient, il fit ses derniers chefs-d'œuvre. Installés à l'Orangerie des Tuileries en 1927 et visités aujourd'hui par les amateurs du monde entier, ils sont désormais présentés comme un «monument à la paix» alors que le peintre les avait offerts à la France par l'entremise de Clemenceau comme un monument à la victoire de 1918. Entre-temps, l'Europe avait purgé sa violence dans ses orages d'acier, hantée plus que jamais par le déclin, cette figure imaginée depuis si longtemps par les hommes à partir du moment où le temps fut compté, l'histoire engagée. (4ème de couv.)

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