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in Manuel d'analyse du web en Sciences Humaines et Sociales Publication date 2013-01
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La période des années cinquante et soixante constitue un extraordinaire laboratoire d’idées pour qui veut comprendre les transformations de la société française. C’est une époque où, après le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale, parvient au pouvoir une génération de leaders politiques, syndicaux, professionnels qui vont tenir les rênes du pouvoir jusqu’à aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire serait-on tenté de dire. Au-delà des clivages politiques où idéologiques, et sans vouloir faire de cette période une sorte « d’âge d’or », il est tout à fait intéressant de constater la capacité de ces élites à construire une vision cohérente de la société française et de rôle que l’État doit y jouer à travers la mise en place de politiques modernisatrices. Aucun secteur n’échappe ainsi à cette volonté de changement et l’agriculture, avec les lois d’orientation de 1960 et 1962, y prend toute sa part (...).

Contestation over European integration, pauses and crises, as well as growing evidence of its political and social implications, has drawn scholars' attention to the question of the politicization of the European Union (EU) at the domestic level. This article argues in favour of complementing the existing literature on the spatial competition over EU-related issues with a study of the salience and diversity of these issues. We illustrate the potentialities of such an approach, drawing on the examples of French, British and German parliamentary parties between 1986 and 2009. Our study of electoral manifestos generates two main conclusions. First, as patterns of attention to Europe fluctuate considerably over time and tend to follow systemic dynamics, the resonance and political consequences of party discourses over integration will depend on the presence of political parties able and willing to push the EU onto the electoral agenda. Second, the EU gives rise to distinct issue emphases in each country and in each party, resulting from the 'domestication' of European debates by parties. This observation suggests that we should be cautious with regard to the location of domestic parties along a single, transnational dimension that opposes Europhiles and Eurosceptics, as the EU does not enter domestic agendas in the same form everywhere.

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Premier paragraphe : Cette note met en perspective la performance du Front national (FN) lors du premier tour des élections municipales de 2014 en France métropolitaine, en comparant l’implantation, les résultats et la capacité de maintien du parti d’extrême droite avec les élections municipales depuis 1989. Malgré la conquête de la commune d’Hénin-Beaumont et les scores très élevés enregistrés dans le Sud-Est notamment, les élections municipales de 2014 ne marquent pas une poussée historique du FN. En revanche, elles confirment son retour à ses plus hauts niveaux, prolongeant le mouvement enclenché depuis les élections régionales de 2010.

L’article traite des liens entre consensus et déficit démocratique de l’Union européenne à travers le cas du Parlement européen. En privilégiant une approche du consensus comme processus plutôt que comme résultat, l’analyse entend mieux comprendre à la fois les démocraties de consensus et l’organisation du travail dans l’Assemblée européenne.

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Cette thèse appréhende les institutions parlementaires par les comportements de ses acteurs. Plus particulièrement, l'objet de notre travail est de nous interroger sur les larges majorités que l'on observe au Parlement européen et à la Chambre des Représentants américaine. Comment comprendre que dans deux Assemblées particulièrement larges, où les élus sont issus de pays ou de régions très différentes les unes des autres, les majorités formées frôlent les unanimités? Notre travail revient sur différentes perspectives adoptées jusqu'ici pour en dégager plusieurs limites: approche de choix social, théorie institutionnelle, modèle culturel, théories des coalitions. . Cette première analyse nous permet de proposer un autre modèle explicatif: celui du choix rationnel. Ainsi, formulé simplement, le postulat principal de ce travail est que si les élus parviennent à s'entendre très largement, c'est parce que cela répond à la satisfaction de leur utilité, et ce en dépit des nombreuses barrières (linguistiques, régionales, idéologiques, etc. ) qui les séparent. Partant de cette hypothèse centrale, ce travail propose d'observer concrètement les modalités de formation des consensus: qui sont les acteurs centraux de cette entreprise, quelles sont les stratégies utilisées, la temporalité adoptée. Cette observation nous permet en définitive de soulever le rôle fondamental des opportunités institutionnelles dans la compréhension du métier parlementaire.

Cette thèse porte sur le changement des politiques d’armement en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et au niveau européen de 1976 à 2010. Elle repose sur l’analyse transversale des politiques et des programmes en cooperation des missiles antichar TRIGAT. Face aux développements européens (OCCAR, Agence européenne de la défense et directive sur les marchés publics de défense et de sécurité) et aux réformes nationales libérales (privatisation, nouveau management public), ce travail interroge la redéfinition du rôle et des instruments de l’État dans ce domaine d’action publique. Il s’agit de comprendre pourquoi les gouvernements initient ces changements, puis d’analyser le fonctionnement au concret de la coopération européenne. Cette étude montre que la montée vers l’Europe s’explique par le « double mouvement » de la libéralisation : on assiste à la mise en œuvre de réformes libérales et au renforcement des stratégies de politique industrielle de défense gouvernementales au sein de la coopération. Les tensions engendrées par la combinaison de ces enjeux expliquent à la fois l’institutionnalisation de nouvelles organisations européennes et le maintien des États comme acteurs prédominants. On observe la mutation des stratégies de « patriotisme économique » des Etats entre niveaux national et européen. Plus qu’un transfert de compétences dans un jeu à somme nulle, ces développements créent une gouvernance européenne multi-niveaux qui ne se réduit pas à l’Union européenne : dans ce cadre, les gouvernements restent déterminants, tandis que les organisations européennes participent d’une intégration négative fondée sur la création d’un marché (market making).

This paper focuses on the European Union’s engagement – or lack thereof – with Islamist political parties in North Africa following the Arab uprisings. By delving into the case of Tunisia’s Ennahda, it shows that the party’s growing moderation trajectory has been matched by a greater pragmatic engagement by the EU during the period 2011–16. It is argued that this new trend is explained by a partial shift in the frames that the EU employs to interpret ongoing changes in the Middle East and North Africa region as well as its interests and potential role in the region.

This conclusion provides a comparative survey of the main findings of this special issue and suggests avenues for further research. It shows that the security–stability nexus through which the EU approaches the Southern Mediterranean has experienced some measure of reframing in the wake of the Arab uprisings. While leading the EU towards a more inclusive approach, this partial frame redefinition has on the whole translated into forms of highly selective engagement. This conclusion suggests that this mismatch between the change in frame definition and its enactment in different policy areas can be accounted for with reference to four factors: institutional sources of policy rigidity, time lag, issue politicization and the willingness of Mediterranean partners to engage with the EU.

in Die Bürger und ihr Staat in Deutschland und Frankreich/Les Citoyens et leurs Etat en France et en Allemagne Publication date 2014-12
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Premier paragraphe : Selon un sondage de l'Institut CSA pour BFMTV, 20 Minutes et RMC publié mercredi, le candidat du Front de Gauche atteindrait pour la première fois la barre des 10%. Et s'il créait la surprise lors de la présidentielle ?

Thesis Advisor MULLER Pierre Publication date 2011-12
JÖNSSON-LECLERC Alexandra
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Cette analyse comparée des politiques de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle en Europe retrace les conditions de genèse et d'institutionnalisation d'une action publique à ce sujet en France, en Suède et au Royaume-Uni depuis le début du 20ème siècle et dans les années 1960/1970 avant d'interroger leur évolution depuis les années 1990 à aujourd’hui. Focalisant sous quelles formes et par quelles justifications les pouvoirs publics dans les trois pays ont décidé d'intervenir pour organiser des services d'accueil des jeunes enfants et des dispositifs de congé parental, l'analyse insiste initialement sur les différences qui marquent historiquement ces politiques. Elle met ensuite en visibilité une série des changements graduels récents agencés dans les trois cas autour de deux axes communs : un processus de « défamilialisation » d'un côté, combinant une prise en charge étatique accentuée de la petite enfance et une diversité croissante des services. Un processus de « parentalisation » de l'autre côté, traduit par une orientation publique du travail familial visant à favoriser à la fois une plus grande participation professionnelle des parents et une implication parentale plus égalitaire au sein du foyer. Cette re-définition similaire des frontières entre public et privé dans les trois cas laisse voir une tendance à la convergence articulée autour d'une nouvelle conception des rapports de genre. Mise en perspective avec l'intervention accrue des instances communautaires dans ce domaine, cette convergence atteste de l'imbrication croissante des politiques publiques européennes, révélant un cas où l'influence de l'Europe ne peut être ni prouvée, ni écartée.

La sécularisation de la vie sociale et politique progresse sans discontinuer en France, en dépit d'un "retour du religieux" qui semble s'esquisser du point de vue de la religiosité des jeunes. Dans ce contexte, l'émergence de l'islam comme seconde religion de France provoque de nombreux débats qui portent sur les adaptations réciproques de la société française et des structures et pratiques de ce culte minoritaire. Mais au-delà de l'islam en tant que tel, c'est le rapport à la religion des immigrés et de leurs descendants qui est perçu comme spécifique par contraste avec celui de la population majoritaire. Mais qu'en est-il vraiment ? La religiosité des immigrés et de leurs descendants se distingue-t-elle de celle de la population majoritaire ? Observe-t-on des modes différenciés de religiosité selon l'origine, à l'intérieur des mêmes religions, et entre religions ? Comment s'effectue la transmission religieuse intra-familiale et dans quelle mesure le fait d'avoir grandi dans une famille où la religion était importante détermine la religiosité actuelle des personnes ? Le maintien du sentiment religieux est-il plus fréquent dans les religions minoritaires, en particulier dans le cadre de la migration ? Pour la première fois, l'enquête TeO permet de traiter ces questions sur la base d'effectifs représentatifs et de taille suffisante pour analyser les relations entre trajectoires sociales, origines géographico-culturelles et affiliations religieuses.

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Premier paragraphe : A 769 voix près, le FN pouvait obtenir un troisième député. Jean-François Mancel, le député UMP sortant, a sauvé son mandat de justesse en duel face à la FN Florence Italiani. Une surprise, tant la candidate FN a progressé en termes de voix entre les deux tours avec près de 6.000 suffrages supplémentaires, contre 3.000 pour le candidat UMP. Inventaire des raisons qui expliquent ce résultat.

Au lendemain de la victoire de François Hollande, plusieurs interrogations se font jour notamment celle de l’adéquation entre la France des urnes et la France sociologique. Ainsi certains considèrent que la victoire de la gauche s’est faite à rebours des évolutions de long terme qui, elles, seraient favorables au camp perdant. « France de droite vote à gauche » a ainsi déclaré Jean-Marc Lech le 7 mai sur France Inter. Mais de quelles logiques sociologiques parle-t-on ? (...).

in Agora débats / Jeunesses Publication date 2009-12
BECQUET Valérie
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Après avoir examiné les contours de la « fabrique du citoyen » à partir de l’analyse de la socialisation politique des enfants et des jeunes, des rapports au politique et des pratiques qui en résultent, ce second dossier aborde une dimension complémentaire en s’intéressant à l’engagement politique des jeunes. L’examen de cette thématique est d’autant plus pertinent qu’elle apparaît dans le contexte actuel particulièrement marginalisée. Deux tendances concomitantes peuvent éclairer cette situation : le déplacement des engagements juvéniles vers d’autres types de mouvements ou d’organisations et l’émergence d’une action publique visant à développer la participation des jeunes. Ces tendances s’adossent toutes deux au constat d’une dégradation du rapport des jeunes au champ politique en général, et aux hommes et partis politiques en particulier (...).

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L’événement majeur de l’année a été l’élection présidentielle de mai 2012, à l’issue de laquelle le candidat du Parti socialiste (PS) François Hollande est devenu le deuxième président de gauche de toute l’histoire de la Ve République. Mais quel sens donner à cette victoire ? N’a-t-on pas assisté de nouveau à l’expression d’un « vote de crise » qui avait déjà emporté nombre d’autres gouvernements dans l’Union européenne (UE) ? S’agissait-il d’une victoire de la gauche ou d’une défaite du président sortant Nicolas Sarkozy ?

in European Union Politics Publication date 2012-06
STIMSON James A.
THIÉBAUT Cyrille
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The theory of issue evolution predicts that the dimensional space of party competition is simple. We contrast this prediction with the expectation that a complicated multi-party system, such as the one in France, produces a more complicated dimensional structure. To test this claim, we examine the longitudinal structure of the policy preferences that underlie public opinion in France. Using surveys of preferences as a basic data source, we are able to extract two latent dimensions that almost fully explain the reported preferences. Both dimensions are defined by the left–right structure of the French party system. Whereas one is the traditional socioeconomic domain, the other comprises a wide array of new cultural issues. The orthogonal solution, however, does not produce the expected socioeconomic and cultural dimensions. Thus we impose our prior belief in the socioeconomic and cultural content and rotate the two dimensions independently to maximize fit with the two prior dimensions. We show that the same two-dimensional structure is also present in cross-sectional data, and can be used to position parties in the two-dimensional space. Moreover, we find that the two dimensions are closely connected, despite their completely different content. The explanation, which arises from the theory of issue evolution, is that the meaning of left–right is dynamic as well as elastic and incorporates new issues as they arise.

Premier paragraphe : Sciences Po est attaqué par la Cour des comptes sur l'inefficacité de sa politique d'ouverture sociale. La proportion d'étudiants issus de parents cadres ou exerçant une profession intellectuelle supérieure est aujourd'hui de 63,3%.

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L’impact du renouvellement générationnel sur la vie politique et citoyenne reste trop souvent négligé à la fois dans les débats publics et scientifiques. Les raisons de ce désintérêt tiennent à la fois à la prégnance et les apports des études sur la socialisation, et donc sur le cycle de vie, et à une focale de la recherche sur les générations politiques au sens de K. Mannheim. Pourtant l’analyse par cohorte du placement à gauche ou à droite des Français depuis les années 1970 permet de mettre en évidence des transformations majeures. Le renouvellement générationnel n’est pas politiquement neutre. Il handicape la droite et fait progresser la part des « non alignés ». A travers le renouvellement générationnel se donne alors à voir la transformation en profondeur des notions de gauche et de droite dues notamment à l’émergence des enjeux culturels, mais également une redéfinition des rapports à la politique en général et au vote en particulier.

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La recherche est souvent affaire de cycles et de redécouvertes. Ce livre n’échappe pas à cette logique. À l’instar d’Alan Zuckerman qui s’intéresse aux logiques sociales du politique ou de Céline Braconnier1 qui insiste sur l’importance des groupes d’appartenance primaire des individus pour saisir leurs comportements électoraux, le travail de Meredith Rolfe vise à resocialiser l’individu, ici quand il s’agit d’aller voter. Pour l’auteure, il faut sortir d’une analyse atomistique, qu’elle soit centrée sur le calcul des coûts ou des bénéfices (Anthony Downs), ou bien des ressources civiques, afin de proposer une « théorie sociale » de la participation électorale [Premier paragraphe].

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