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in Futuribles Publication date 2003-08
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En s'appuyant sur les enquêtes françaises sur les emplois du temps, l'auteur caractérise les changements intervenus de 1974 à 1999 dans les usages du temps de la population urbaine. Si le temps personnel (sommeil, repas...) absorbe la moitié de la journée, l'autre moitié est consacrée au travail, dont la durée diminue sensiblement entre 1974 et 1986, et aux loisirs. En 1974, les femmes fournissaient trois fois plus de travail domestique que les hommes, en 1998 elles en produisent un peu moins du double. En 1974 les hommes fournissaient 80 % de travail professionnel de plus que les femmes, en 1998 cet excédent n'est plus que de 50 %. Le temps passé à la couture décline massivement. Une diminution moins forte affecte les temps consacrés à la toilette, à la cuisine, aux soins aux enfants. Croissance, en revanche, des temps de bricolage, de jardinage, de courses avec, encore, de sensibles différences entre les hommes et les femmes. Les actifs très qualifiés travaillent de plus en plus, tandis que les moins qualifiés consacrent de plus en plus de temps à des loisirs peu onéreux, tels que de regarder la télévision.

in Données sociales. La société française, 2002-2003 Publication date 2002
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En un demi-siècle, la diminution de la durée du travail domestique féminin est de l'ordre de deux heures et demie par jour pour les femmes vivant en couple. Elle a été rendue possible par l'extension de la civilisation industrielle et par une lente évolution vers une plus grande symétrie des rôles masculins et féminins. La durée totale du travail, professionnel et domestique, était sensiblement plus élevée pour les femmes que pour les hommes dans les années 1960, en 1998 l'excédent féminin a disparu. L'essor de l'habitat pavillonnaire a alourdi la charge du travail domestique, mais la diminution du nombre d'enfants et l'élévation des niveaux de formation ont joué dans le sens d'un allégement.

Alors que la mobilité spatiale apparaît tout à fait centrale dans les logiques de stratification sociale, de nombreux travaux s’intéressent à la très forte progression des pratiques de mobilité, arguant d’une véritable démocratisation. Parmi les pratiques de mobilité qui bénéficient d’une banalisation particulièrement forte et intense figure le recours au transport aérien, dont l’accès est spécialement rare et valorisé. Le discours quasiment unanime de la démocratisation du transport aérien invite précisément à s’interroger sur celle-ci et à en poser les limites. Aussi s’agit-il de définir cette démocratisation selon la composition et les recompositions sociales des voyageurs aériens au fil du temps. L’analyse des chances de recours au transport aérien dans les déplacements de longue distance, ainsi que la composition sociale des voyageurs aériens en fonction de caractéristiques sociodémographiques mais aussi des conditions et des motifs de voyages, repose ici sur l’exploitation secondaire de données des Enquêtes nationales transports de 1974, 1981, 1993 et 2008. Nous montrons notamment que la banalisation du transport aérien se comprend essentiellement comme une démocratisation quantitative – autrement dit une augmentation uniforme des chances d’avoir recours au voyage aérien – accompagnée d’une certaine forme de polarisation – c’est-à-dire une multiplication des voyages plutôt qu’une multiplication des voyageurs.

in Actes de la recherche en sciences sociales Publication date 2002-03
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Les formes de l’exercice rémunéré de la sociologie ont connu en France d’amples transformations depuis 1945. Elles sont analysées à l’aide d’une documentation partiellement inédite sur les formes d’organisation de la recherche publique, sur les caractéristiques et les parcours des étudiants, sur les revues et associations par le canal desquelles s’exprime la vie de la discipline. Trois périodes sont distinguées. La pratique de la recherche empirique à temps plein s’organise en France vers 1950 dans le cadre du CNRS, sous l’impulsion notamment de G. Friedmann. La définition livresque de la discipline qui prévalait au sein de l’Université reflue avec la création en 1958 de la licence de sociologie qui ouvre sur un exercice professionnel en dehors du monde académique ; le renforcement de l’assise institutionnelle de la sociologie se poursuit dans le domaine de la recherche avec la multiplication des revues scientifiques, dans celui de l’enseignement secondaire avec la création en 1976 de l’agrégation de sciences sociales, concours dont la sociologie est, avec l’économie, une des matières principales. La troisième phase qui s’amorce au cours des années 1970 peut être décrite comme l’ère des enseignants : embarquée dans l’université de masse, la sociologie fait partie des « disciplines-refuges » au sein desquelles la résistance à l’élitisme est dans l’ensemble assez vive. Cette orientation affaiblit les perspectives de professionnalisation des diplômés de sociologie.

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Un ouvrier ou employé sur sept accédait à un emploi salarié de cadre ou de membre des professions intermédiaires de 1982 à 1990, contre un sur dix de 1968 à 1975. Sur ces deux périodes, le taux de passage à son compte reste de un sur trente. Les risques de chômage ont été multipliés par trois. Les femmes accèdent deux fois moins que les hommes à des catégories supérieures, et leur risque de chômage est presque double. L'étude s'appuie sur le dispositif longitudinal de l'Echantillon Démographique Permanent de l'INSEE.

in Données urbaines Sous la direction de PUMAIN Denise, GODARD Francis Publication date 1996
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Les changements intervenus de 1982 à 1990 dans la distribution spatiale de la population française sont plus massifs que ceux qui avaient pu être enregistrés de 1968 à 1975 puis de 1975 à 1982. La polarisation du territoire entre la capitale, relativement attractive à l'égard de l'immigration, et la province, qui l'est moins, se renforce. L'étude s'appuie sur l'Echantillon démographique permanent (EDP) de l'INSEE.

Publication date 2011
DUHAMEL Olivier
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[Tout savoir sur l'instauration de l'élection du président par le peuple, le passage du septennat au quinquennat, l'accès à la candidature, l'argent des élections, leur contrôle, les campagnes électorales, les slogans, les consignes de vote, les résultats... Retrouver les extraits des grands duels, découvrir l'évolution du vote des femmes, des jeunes, des ouvriers... Une petite encyclopédie des élections présidentielles en France. Résumé éditeur]

Présentation d'un numéro d'Etudes sociales consacré aux monographies de familles de la série des Ouvriers européens (1855 et 1877-79) et des Ouvriers des deux mondes (1857-1930).

Les différences entre les emplois du temps des femmes et des hommes de 55 ans et plus se sont réduites en matière de travail domestique, de temps libre et de temps personnel. Elles se sont maintenues ou accentuées pour certaines activités plus détaillées : la cuisine, l’entretien du linge et le ménage (durée en baisse, part des femmes accrue), les loisirs de sortie (durée en hausse, part des femmes encore plus faible). Par ailleurs, le vieillissement se traduit principalement par un accroissement des temps de repos et de sommeil, qui survient plus précocement chez les moins diplômés et les plus démunis économiquement. L’observation porte sur les inactifs de 55 ans et plus, interrogés en 1986 et 1998 dans le cadre des enquêtes insee sur les emplois du temps.

in Les Mélouga, une famille pyrénéenne au XIXe siècle Publication date 1994-11
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La monographie d'une famille de paysans pyrénéens, les Mélouga, que Frédéric Le Play réalise à Cauterets en août 1856 joue un rôle-clé dans son oeuvre. Les Mélouga forment une "famille-souche", un modèle aux yeux de l'auteur. Ils feront l'objet de revisites de la part de plusieurs leplaysiens, Emile Cheysson, Bayard, Fernand Butel - qui rendront compte de la disparition des caractéristiques propres à la famille-souche.

in Les Mélouga, une famille pyrénéenne au XIXe siècle Publication date 1994-11
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Le Play, en dépit de son idéologie poussiéreuse, s'est affirmé, dans le champ des sciences sociales, comme un grand défricheur, par la méthodologie de ses travaux de terrain et par le caractère collectif de l'entreprise de recherche qu'il a initiée.

Publication date 2017
DUHAMEL Olivier
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Les auteurs présentent les élections présidentielles françaises, depuis la première en 1965 jusqu'à la prochaine, en 2017. Ils ne suivent pas un plan chronologique, qui serait fastidieux, mais thématique, nettement plus intéressant pour la réflexion. Chaque chapitre comprend un ensemble de données, juridiques et politiques. Il sera introduit par une brève synthèse. (Résumé éditeur)

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L'avènement d'une « civilisation des loisirs » favorisée par la croissance économique, annoncée au début des années 1960 par le sociologue Joffre Dumazedier, est démentie par les faits, si l'on se réfère aux constats dressés à partir des enquêtes Emploi du temps de 1974, 1986 et 1998. La tendance séculaire à la baisse de la durée du travail s'est interrompue entre les deux dernières enquêtes. En contrepartie, la durée du temps de loisir marque le pas dans le cas des actifs occupés, et ne continue à augmenter que dans celui des inactifs. Les femmes étaient par le passé très défavorisées par rapport aux hommes pour ce qui est de la durée des loisirs. Ce handicap a été en partie rattrapé par l'atténuation des disparités des temps de travail professionnel et domestique avec les hommes. Le temps libre féminin progresse, mais au détriment du travail domestique, et non de l'activité professionnelle. Alors qu'en 1974, les milieux populaires bénéficiaient de moins de loisirs que les milieux favorisés, c'est aujourd'hui l'inverse, mais cette progression résulte pour l'essentiel de leur plus grande exposition au chômage, et de l'extension de celui-ci. Le diplôme est le déterminant de la durée du travail dont l'impact a le plus changé : ce sont maintenant les plus diplômés qui travaillent le plus, et qui consacrent le moins de temps aux loisirs. La différenciation des pratiques de loisirs selon le niveau scolaire conserve les mêmes caractéristiques principales en 1974 et en 1998 : les spectacles et sorties, la participation à la vie associative, la lecture, la pratique des jeux ou de la musique sont plutôt l'apanage des plus diplômés. Les téléspectateurs sont encore plus souvent que par le passé les titulaires du certificat d'études et les sans diplôme : l'avance en la matière de ces derniers, par rapport aux bacheliers et aux diplômés de l'enseignement supérieur, s'est accrue.