Type
Article
Titre
Vers une politique locale du métabolisme urbain ? Le cas des matériaux de (dé)construction à Plaine Commune
Dans
Urbanités
Numéro
12 (octobre 2019)
Pages
en ligne - p.
ISSN
22689613
Mots clés
villes, matériaux, métabolisme urbain, économie circulaire, aménagement
Résumé
FR
Les matériaux de construction et de démolition constituent, en tonnes, la deuxième matière consommée par les villes après l’eau et les principaux déchets urbains solides (Augiseau et Barles, 2017). En France, la quantité de déchets générés par les chantiers est huit fois supérieure à la quantité de déchets ménagers : les chantiers du bâtiment et des travaux publics (BTP) ont produit 227,5 millions de tonnes de déchets en 2014 tandis que les déchets ménagers ont représenté environ 30 millions de tonnes (Ademe, 2017). La production matérielle des espaces urbains suit une logique linéaire : les matériaux sont extraits en grande quantité dans le milieu local, ils sont accumulés dans les villes sous la forme du bâti et des infrastructures avant d’être rejetés sous la forme de déchets. Ce mode de production de la ville génère en amont des tensions sur l’approvisionnement en ressources minérales locales qui se raréfient. En aval, ces matériaux contribuent à l’artificialisation des sols via la mise en décharge des matières issues des chantiers. L’empreinte matérielle de la production urbaine, c’est-à-dire la quantité de matière nécessaire à la réalisation des projets urbains, est donc importante et en partie insoutenable. Cependant, elle est peu connue et n’entre pas dans les calculs des acteurs de la ville lors des choix d’aménagement...

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT