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L’article étudie les évolutions de la fixation du prix des médicaments par l’État en France depuis 1948. Si les objectifs de cette politique sont restés les mêmes depuis 70 ans (assurer l’accès des patients à des traitements de qualité, sans grever les comptes de l’Assurance maladie ni compromettre le développement de l’industrie), ses modalités concrètes ont de leur côté fortement évolué, passant d’une administration unilatérale des prix par l’État à une co-régulation du marché des médicaments. Cette transformation a amené les représentants de l’État et de l’Assurance maladie (le Comité économique des produits de santé) à composer avec un nombre croissant d’acteurs (industriels, experts indépendants, professionnels de santé mais aussi politiques pratiquées dans d’autres pays). Pour autant, elle n’a pas conduit à un retrait de l’État : au contraire, la portée de la régulation s’est étendue à l’ensemble des acteurs et des dispositifs déterminant les dépenses de médicaments remboursés.

1st lines: 1. Regulation and Industry Change: reversing cause and effect The link between the evolution of regulatory institutions and the development of new schemes for value creation within an industry (i.e, its business model) has most often been studied from the angle of how sectorial change has affected the institutionalization of new policy instruments. More precisely, the line of questioning generally adopted has been whether or not political actors have sought to simply follow long term trends within an industrial sector - e.g., technological breaks or the evolving structure of innovation (Aghion and Howitt 1992), its exogenous conditions (Kane 1981) and more recently, economic crisis (Tirole 2012) - by creating an appropriate regulatory framework, consistent with the new environment in which private actors operate. If bureaucrats or politicians appear to have failed to ensure that new processes of value creation are translated into regulatory institutions that match the dynamics of the sector in question, other scholars regularly allege the capture of the political process by interest groups (Carpenter and Moss 2014).

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First lines: Over the last twenty years, many studies have reported the growing use of market-based instruments for the delivery of health services in Europe. Though still largely funded by the public purse, the general narrative that emerges is that European healthcare systems face a creeping tendency towards the integration of competition, price mechanisms, exit options, agencification or more specific tools (see for examples Paton, 1998, Neby, 2015). Scholars have devoted a great deal of attention to distinguishing this process of marketization from privatization (Hansen and Lindholst, 2016). Put simply, the former does not necessarily equate to, nor does it entail, the later. While marketization can occur without significant shifts in terms of the overall share of public spending, privatization designates an increased level of provision led by private providers — conversely, these providers may resemble former public actors more closely than market operators. Stated differently, there can be marketization without privatization, and vice versa. However, research also suggests that marketization in health policy has often been paralleled by privatization, even though contrasting paths have been followed from one country to another (Maarse, 2006).

1ère lignes : Dans leur ouvrage intitulé Relic, William Howell et Terry Moe poursuivent leur travail de conceptualisation de l’institution présidentielle aux États-Unis, entamé au début des années 2000 pour le premier1, et dans les années 1980 pour le second2. Bien que fondée sur un bilan des précédents travaux des auteurs, la thèse générale développée dans le livre se présente surtout comme une prise de position dans le débat public américain.

in Revue française de science politique Publication date 2017
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1ères lignes : Depuis une vingtaine d’années, de nombreux travaux ont été consacrés aux « méthodes mixtes » (Mixed-Methods) en science politique. En dépit de la diversité des procédures développées, leurs promoteurs sont énéralement motivés par un même constat : les approches qualitatives, appliquées « en profondeur » à un petit nombre de trajectoires, pourraient utilement servir à compléter, nuancer, voire remettre en cause des théories démontrées par des méthodes quantitatives sur de plus grandes populations de « cas ».

in Revue française de science politique (English) Publication date 2013
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in Dictionnaire d'économie politique Publication date 2018-09
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Définition de la notion de régulation en science politique

in Dictionnaire d'économie politique Publication date 2018-09
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in Dictionnaire d'économie politique Publication date 2018-09
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Définition de la notion de postnéolibéralisme

in Gouvernement & action publique Publication date 2018-01
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L'article questionne la propension de schémas de régulation nationaux à façonner le comportement et les représentations d'entreprises « globalisées ». On étudie pour ce faire le déploiement d'agences d'évaluation médico-économique et ses effets dans le secteur pharmaceutique. Au sein de l'industrie, l'adoption des attentes et des méthodes d'évaluation spécifiques à une seule agence nationale située en Angleterre est observée. Deux explications de cette situation sont alors avancées. Un travail politique des experts de l'agence en question est d'abord mis au jour. Leur présence dans de multiples espaces internationaux a ainsi permis une importante valorisation des standards réglementaires utilisés. Dans un second temps, ces initiatives provoquent une émulation au sein de l'industrie. Convaincus que les approches du régulateur anglais sont amenées à se généraliser, les industriels en adoptent graduellement les principes. La légitimité qui leur est accordée produit en retour des effets sur les stratégies de développement des médicaments, et sur la relation des industriels avec les autres agences de régulation nationales.

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