Type
Article
Title
L’émergence d’un parti nationaliste radical en Bulgarie : Ataka ou le mal-être du post-communisme
In
Critique internationale
Author(s)
Editor
FR : Presses de Sciences Po
Number
30
Pages
41 - 56 p.
ISSN
12907839
Abstract
FR | EN
Aux élections législatives de juin 2005, le succès d’Ataka - une coalition nationaliste dont le discours emprunte à l’extrême droite (sentiments anti-turcs, anti-roms) et à l’extrême gauche (anti-américanisme, nostalgie d’un État social et autoritaire) tout en cultivant un certain antisémitisme - a surpris. Deux mois plus tôt, la Bulgarie avait signé le Traité d’adhésion à l’Union européenne. Avec une croissance soutenue, des investissements étrangers en hausse et un progressif rattrapage des revenus des nouvelles classes moyennes, le pays semblait en passe de clore sa « transition » postcommuniste. Comment comprendre l’apparition d’une formation radicale aussi tardivement dans le cours des changements ? Les résultats du parti de Volen Siderov expriment, au premier chef, le désaveu d’une classe politique accusée de défendre des intérêts particuliers au détriment du bien commun. Ils reflètent également les tensions provoquées par les brutales transformations postcommunistes et la perte de sens qui les a accompagnées. Ils désignent enfin les frustrations par rapport à une communauté internationale (le FMI, les États-Unis, l’Union européenne) qui a imposé l’adoption de politiques impopulaires au nom de standards qu’elle ne s’applique souvent pas à elle-même.

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